La douleur d'estomac après avoir consommé de la viande rouge peut être le signe d'une mauvaise digestion ou d'une intoxication alimentaire. Il est important de comprendre les causes possibles, les symptômes associés et les mesures à prendre pour soulager l'inconfort et prévenir de futurs épisodes.
Aussi désignée sous le terme de « dyspepsie », une mauvaise digestion peut provoquer plusieurs types de symptômes :
Lorsque les symptômes se manifestent juste après un repas trop copieux ou l’ingestion d’un aliment inhabituel (un repas épicé ou particulièrement gras, par exemple), il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Le système digestif réagit simplement à cette prise alimentaire inhabituelle, et a du mal à s’adapter.
Mais il est aussi possible que les symptômes d’une mauvaise digestion apparaissent de manière fréquente et régulière, plusieurs fois par semaine. On parle de dyspepsie fonctionnelle lorsque les symptômes se manifestent pendant plus de 6 mois, et pendant au moins 3 mois consécutifs.
Les symptômes de la mauvaise digestion traduisent en général le type de dysfonctionnement dont souffre l’estomac. Les sensations d’inconfort ou de lourdeur d’estomac sont en général dues à une mauvaise vidange de l’estomac après le repas. Lorsqu’une sensation de satiété précoce survient, c’est souvent parce que l’estomac a du mal à se distendre au moment de la prise alimentaire.
Dans la majorité des cas, les problèmes de digestion chroniques sont dus à une mauvaise hygiène alimentaire (ou à une mauvaise hygiène de vie). Les symptômes d’une mauvaise digestion peuvent se manifester après un repas trop copieux, lorsque la digestion est longue et fastidieuse.
Une mauvaise digestion chronique peut aussi être due à un problème de santé ou à une maladie. Il peut s’agir d’un simple trouble, comme l’aérophagie (ingestion d’air pendant les repas, provoquant un inconfort abdominal et des éructations) ou une gastro-entérite virale (les symptômes disparaissent en quelques jours). Mais les symptômes peuvent aussi être le signe d’une maladie chronique (du fois, du pancréas ou de la vésicule biliaire) ou d’une inflammation sévère de l’œsophage et de l’estomac (une gastrite chronique, une œsophagite due à un reflux gastro-œsophagien, un ulcère gastroduodénal).
Certains médicaments contre les troubles de l’érection (sildénafil et tadalafil) permettent d’augmenter l’afflux de sang dans le pénis lors d’une stimulation sexuelle.
Si les problèmes de digestion apparaissent de manière isolée et épisodique, après un repas particulièrement copieux ou la consommation de certains aliments, il suffit en général d’adapter son régime alimentaire pour les faire disparaître.
La plupart du temps, les symptômes d’une mauvaise digestion ne sont provoqués par aucune cause particulière (dyspepsie fonctionnelle). Ils peuvent être soulagés en adoptant simplement une bonne hygiène alimentaire. Pour cela, il faut d’abord éliminer tous les aliments qui déclenchent les symptômes digestifs (et donc les identifier). Il est recommandé d’éviter de consommer des aliments difficiles à digérer (voir plus haut) et de limiter sa consommation d’alcool, de café, de thé et de boissons gazeuses.
Éviter les repas trop copieux et faire plutôt plusieurs petits repas par jour aide aussi l’estomac à digérer plus facilement. Il est enfin important de prendre le temps de manger, et de bien mâcher.
Adopter une meilleure hygiène de vie permet également de diminuer ou de faire disparaître les problèmes de digestion.
Plusieurs types de médicaments permettent également de soulager certains symptômes désagréables. Plusieurs médicaments sont indiqués en cas de troubles de la digestion (ou « crise de foie »). Certains médicaments facilitent la sécrétion de la bile ou son évacuation vers l’intestin (arginine, citrate de bétaïne, sorbitol), alors que d’autres contiennent des enzymes indispensable à la digestion, ou du charbon végétal (à prendre en cas de ballonnements). Ces médicaments peuvent être prescrits par un médecin ou pris en auto-médication.
Si des examens révèlent la présence de la bactérie Helicobacter pylori dans l’organisme (fréquente en cas de gastrite, d’ulcère ou de cancer de l’estomac), le médecin prescrit un traitement antibiotique (association d’un IPP, d’amoxicilline ou métronidazole en cas d’allergie, et de clarithromycine ou lévofloxacine en cas de résistance à cet antibiotique).
Certains traitements naturels peuvent aussi favoriser une meilleure digestion. Il peut s’agir de compléments alimentaires contenant des enzymes spécifiques ou des compléments alimentaires à base de plantes, qui ont des effets sur la production de bile, ou des propriétés apaisantes. Connues pour leurs nombreuses vertus, les plantes sont aussi disponibles sous forme d’extraits.
Il est enfin possible d’avoir recours à des compléments alimentaires composés d’ingrédients qui permettent de protéger la paroi de l’estomac ou d’enrichir la flore intestinale (algues, probiotiques).
L’intoxication alimentaire est principalement définie par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des agents infectieux (bactéries, virus, parasites) ou par une substance toxique produite par un agent infectieux. Il existe toutefois des intoxications alimentaires, non infectieuses, de nature allergique ou encore secondaire à l'ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds.
L’intoxication alimentaire se manifeste principalement par des symptômes digestifs (diarrhées, nausées, vomissements, douleurs abdominales). Certains agents infectieux et produits chimiques entraînent également des troubles neurologiques.
Le plus souvent bénigne, l’intoxication alimentaire peut se révéler grave voire mortelle, en particulier chez les personnes fragiles (nourrisson, personnes âgées).
Les intoxications alimentaires sont fréquentes, y compris dans les pays développés. Dans les pays en voie de développement, elles représentent un vrai problème de santé publique. Lorsque l’intoxication alimentaire touche au moins 2 personnes proches, on parle de toxi infection alimentaire collective (TIAC). Les viandes de volailles, les préparations alimentaires à base d’oeufs et les fruits de mer sont les plus souvent incriminés.
Les principaux facteurs favorisant les TIAC sont la rupture de la chaîne du froid, des erreurs dans le processus de préparation des aliments, un délai trop long entre préparation et consommation.
Toute TIAC doit faire l’objet d’une déclaration aux autorités sanitaires du département. Elles pourront alors mener, si nécessaire, une enquête permettant de retrouver l’aliment contaminant et de prendre des mesures adaptées comme par exemple, un rappel de produit ou la fermeture d’un lieu de production.
Plusieurs types d’agents infectieux, bactéries, parasites et virus, peuvent être responsables d’intoxication alimentaire. A chacun correspond une symptomatologie plus ou moins spécifique.
L'empoisonnement alimentaire prend le plus souvent la forme de symptômes digestifs: diarrhées, nausées, vomissements,douleurs abdominales de courte durée, apparaissant rapidement après ingestion de l’aliment contaminant.
Dans le trio de tête des agents responsables d’intoxication alimentaire, on retrouve campylobacter, salmonella et norovirus.
D’autres agents infectieux moins fréquents sont responsables d’intoxications alimentaires: clostridium botulinum donne un tableau plutôt neurologique, les virus de l’hépatite A et de l’hépatite E entraînent des hépatites aiguës, les Escherichia Coli sont des bactéries naturellement présentes dans le tube digestif souvent en cause dans la diarrhée du voyageur, les shigelles ou encore les yersinia ...
Il peut être difficile de faire la différence entre une intoxication alimentaire et une gastro. Il existe cependant des signes permettant de différencier les deux.
La différence majeure concerne la période d’incubation. Si vos symptômes apparaissent plus de 24h après un repas, il y a plus de chance pour que cela soit une gastro-entérite. En effet, la période d'incubation est beaucoup plus courte dans le cas d'une intoxication alimentaire.
De plus, la gastro dure plus longtemps qu’une intoxication alimentaire. Si vos symptômes perdurent plus de 48h, il s’agit là aussi sans doute d’une gastro-entérite.
En revanche, si vous êtes plusieurs à présenter des symptômes similaires au même moment, il s'agit probablement là d'une intoxication alimentaire.
La contamination des aliments peut avoir lieu à différents niveaux: production, préparation, conservation. Elle est le plus souvent due à un défaut des règles d’hygiène.
Les aliments les plus à risque de transmettre une infection intestinale sont :
Des aliments sains ou stérilisés par la cuisson peuvent être contaminés secondairement avant consommation au contact d’aliments crus contaminés ou des mains sales de l’homme.
A savoir certaines de ces infections peuvent également être transmises par d’autres voies: eau, contact de personne à personne, contact direct avec des animaux.
Les aliments contaminés n'ont pas toujours d'odeur. Soyez particulièrement vigilants en été lorsque la chaleur peut accélerer le développement des bactéries et donc la contamination des denrées.
Le traitement de l’intoxication alimentaire consiste avant tout à corriger les symptômes grâce aux mesures diététiques et à un traitement médicamenteux adapté.
Il doit s’adapter au type et à l’intensité des symptômes. Il comprend:
En cas de déshydratation sévère, l'hospitalisation s'impose pour assurer une réhydratation par voie veineuse.
Voici quelques conseils qui devraient vous permettre d’éviter les intoxications alimentaires:
Heureusement les intoxications alimentaires sont le plus souvent bénignes, de courte durée et se passent de traitement médicamenteux. Certaines situations nécessitent cependant de consulter un médecin:
Il est parfois difficile de reconnaître une viande avariée. Une viande avariée comporte de nombreux dangers : elle peut en effet devenir le terreau des bactéries comme les staphylocoques, E. coli, la listéria, ou les salmonelles lorsqu’il est mal conservé.
Pour protéger sa santé, le premier réflexe à avoir est, bien sûr, de vérifier la date limite de consommation (DLC) pour s’assurer que les bactéries n’ont pas eu le temps de proliférer. Si elle a été dépassée, vous pouvez jeter le produit sans vous poser de questions, peu importe qu’il s’agisse d’un bout de viande ou de quelques tranches de charcuterie.
Si en ouvrant le papier d’emballage ou la barquette, vous remarquez que la viande dégage une odeur d’ammoniaque, aigre, ou de moisi, qu’elle est visqueuse ou grise, il vaut mieux la jeter. En cas de doute, l’odeur est une valeur un peu plus sûre.
D’après le site Live Strong, une cuisson à température élevée pendant un temps adéquat peut détruire certaines bactéries, mais les toxines restent dans la viande et la rendent impropre à la consommation.
Lorsque la viande est industrielle, référez-vous à la date limite de consommation (DLC) inscrite sur l’emballage.
Escherichia coli est une bactérie présente dans le microbiote intestinal de l’humain et des animaux. Si la plupart des souches d’Escherichia coli sont inoffensives, certaines d’entre elles, comme les ECEH, ayant acquis des facteurs de virulence, sont pathogènes. Elles vont libérer des toxines induisant majoritairement une lésion de l’endothélium vasculaire (la couche de cellules tapissant les vaisseaux sanguins) intestinal et rénal.
La transmission des pathogènes de type ECEH survient majoritairement lors de la consommation d’aliments contaminés. Le réservoir naturel des ECEH étant principalement le tube digestif des bovins, les produits alimentaires concernés sont généralement la viande crue ou insuffisamment cuite, les produits laitiers au lait cru, et plus rarement les produits végétaux crus. La contamination peut également survenir lors de la traite ou l’abattage de ces animaux.
La transmission interhumaine de ECEH est également possible, mais elle survient plus rarement. Les symptômes provoqués par ECEH (E. coli entérohémorragiques) apparaissent entre 3 et 4 jours après l’infection (source : Anses, 2019). Il s’agit de douleurs abdominales et de diarrhées, lesquelles peuvent évoluer vers des formes sanglantes (colites hémorragiques). Des vomissements et de la fièvre peuvent aussi survenir.
En France une surveillance nationale de ces infections a été initiée dès 1996. Escherichia coli est une bactérie que l’on connaît depuis plus de 100 ans. Cette bactérie vit dans le tube digestif des animaux et des humains. On en dénombre une très grande variété. La plupart de ces bactéries vivent paisiblement dans notre tube digestif. Mais au cours de l’évolution, certains types de bactéries ont acquis des facteurs de virulence, les rendant pathogènes pour certaines parties de notre corps.
| Aspect | Mesures |
|---|---|
| Hygiène Alimentaire | Lavage des mains, nettoyage des surfaces, cuisson adéquate des viandes |
| Conservation | Respect de la chaîne du froid, stockage à température adéquate |
| Alimentation | Hydratation, alimentation légère, éviter les aliments irritants |
| Médicaments | Anti-diarrhéiques, antispasmodiques, antibiotiques (si nécessaire) |
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