Les fêtes de fin d’année, souvent synonymes de plaisirs gourmands, peuvent devenir une véritable source d’angoisse pour ceux qui souffrent de troubles du comportement alimentaire (TCA), entre dîners opulents et commentaires malvenus. En France, près d’un million de personnes souffrent de troubles des conduites alimentaires (TCA) mais près de la moitié n’ont pas été diagnostiquées. La semaine de sensibilisation aux troubles des conduites alimentaires (TCA) se tient du 2 au 8 juin 2025.
Un trouble des conduites alimentaires, également appelé trouble du comportement alimentaire ou TCA, se définit comme une pratique alimentaire dans laquelle la relation à la nourriture est dysfonctionnelle. Au-delà du rapport à l’alimentation, la personne concernée par un TCA peut également éprouver une grande souffrance psychique et des difficultés comportementales en lien avec son poids.
Ces souffrances concernent plus généralement l’apparence corporelle et l’activité physique. Les relations à autrui, et plus généralement le quotidien, s’en trouvent fortement impactées. Lorsque ces troubles s’installent dans la durée, ils peuvent avoir de sérieuses répercussions sur la santé mentale et physique, mais aussi sur le fonctionnement psychosocial et la qualité de vie de la personne concernée.
Si le genre féminin a une plus grande propension à développer ce type de trouble, le TCA peut néanmoins se déclarer chez tout un chacun, indépendamment de l’âge, de la culture, du statut socio-économique ou encore du statut pondéral. Les personnes souffrant d’un TCA présentent par ailleurs un plus grand risque de développer une autre comorbidité psychique, comme par exemple la dépression, voire de passer à l’acte.
Bien que la prévalence de ces troubles soit difficile à estimer précisément, de récentes études estiment que 4 à 9% de la population mondiale pourrait souffrir d’un TCA.
On distingue trois types de TCA, l’anorexie mentale, la boulimie et l’hyperphagie boulimique.
L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires où il y a principalement une restriction avec une perte de poids, des préoccupations autour de l’image du corps. corps qui vont avoir des conséquences physiques.
Dans la boulimie, les personnes vont souffrir de ce qu’on appelle de crise de boulimie, c’est-à-dire l’absorption extrêmement importante de nourriture dans une quantité très importante, dans une durée très limitée, plus qu’elle ne serait pour d’autres personnes pour absorber les mêmes quantités de nourriture. Dans la boulimie, les personnes ont ce qu’on appelle les stratégies de contrôle de poids, c’est-à-dire qu’elles ne veulent pas prendre du poids, donc elles vont avoir des comportements comme se faire vomir, prendre des médicaments ou faire beaucoup d’activités physiques.
Dans l’hyperphagie boulimique, on a les mêmes crises de boulimie, mais sans stratégie de contrôle de poids, ce qui fait que les personnes vont prendre du poids ou être en surpoids.
Pour les troubles qui sont restrictifs comme l’anorexie mentale, effectivement les personnes perdent du poids et on peut les voir s’amégrir. Pour la boulimie, très souvent il n’y a pas de signe physique et pour l’hyperphagie boulimique, le plus souvent c’est associé avec une prise de poids ou un surpoids. La difficulté, c’est que ces symptômes ne sont pas les premiers que...
Il n’est pas toujours facile de repérer un trouble des conduites alimentaires chez son enfant.
Si les facteurs sont souvent individuels et génétiques, ils sont aggravés par un contexte médiatique et social où la minceur est survalorisée. Parfois, certains événements, joyeux ou traumatiques, changent en profondeur le rapport que l’on a avec notre corps.
Selon Sophie Deram : "On connaît un peu mieux les mécanismes déclencheurs et on voit qu'il y a un facteur biologique. Les troubles alimentaires ont été longtemps traités avec de la psychanalyse et d'ailleurs ça a été très longtemps la faute de la maman."
Elle ajoute : "On voit qu'il y a quand même des facteurs biologiques, génétiques qui sont en jeu. Et d'ailleurs, aujourd'hui, on intègre la famille dans le traitement. C'est très important de faire une psychoéducation avec la famille et de voir qu'en fait le grand déclencheur, c'est la restriction, qui peut être volontaire - 'Je veux maigrir parce qu'on me trouve grosse' -, mais cela peut être aussi involontaire comme une grosse grippe."
Les troubles du comportement alimentaire sont désormais mieux connus et mieux pris en charge. La formation PSSM donne des points de repère permettant de reconnaître les signes d’alerte associée à ces troubles complexes et la façon d’appréhender la personne concernée.
Elle permet également de s’informer sur les ressources utiles et les services dédiés à la prise en charge de ce type de trouble.
Selon Sophie Deram : "L'une des premières pistes, quand on travaille sur le traitement de la compulsion alimentaire, c'est de nourrir le corps. Donc c'est très difficile à faire parce que le patient en général est en quête de perte de poids. Il trouve qu'il mange beaucoup trop et on lui dit qu'il faut commencer par manger. Alors évidemment, ça paraît un peu difficile à comprendre. Mais en mangeant régulièrement, vous apaisez votre santé physique et vous ne déclenchez pas ce monstre, comme Elsa le nomme."
Après plus de quinze ans de troubles alimentaires, cette comédienne de 33 ans se met dans la peau d’une influenceuse fitness pour sensibiliser les plus jeunes aux dangers d’un monde d’apparences.
Candice : Au début j’avais totalement refusé l’aide parce que j’étais pas vraiment dans le déni mais j’étais dans le refus d’accepter qu’on puisse m’aider. Et j’étais dans la perception de… pouvoir m’aider seule.
Elsa Wolinski est quant à elle journaliste, écrivaine, chroniqueuse sur France 2. Elle publie chez Flammarion un récit personnel À demain. Elle est la fille du grand dessinateur Georges Wolinski, tragiquement disparu lors des attentats de Charlie Hebdo en 2015, et de Maryse Wolinski, journaliste et écrivaine également récemment emportée par un cancer.
tags: #documentaire #troubles #alimentaires #types
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic