La diversification alimentaire est une étape fondatrice de la vie de l’enfant. Elle est définie comme l’introduction d’aliments autres que le lait maternel ou infantile chez un nourrisson. Entre 4 et 6 mois, c’est le bon moment pour commencer ce que l’on appelle « la diversification alimentaire ». À partir de 4 mois révolus débute la diversification alimentaire pour votre bébé. Il est recommandé de débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois.
En effet, les pratiques éducatives des parents, des proches et plus largement de l’entourage social vont contribuer à l’acceptation par l’enfant de nouveaux aliments pendant la période de diversification et vont avoir une influence sur sa manière de s’alimenter sur le long terme. L’écoute et l’observation de l’enfant pour adapter l’alimentation à son évolution sont primordiales.
Dans le cadre du programme national quinquennal nutrition santé (PNNS), Santé publique France élabore les recommandations nationales sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité basées sur des données scientifiques. En 2021, Santé publique France a formulé, avec l’appui de professionnels de santé et de la petite enfance, les recommandations alimentaires pour les parents d’enfants âgés de moins de 3 ans.
Entre 4 et 6 mois, votre bébé a grandi, son appareil digestif et ses reins sont plus matures. Il a de nouveaux besoins nutritionnels. Chez les enfants nés à terme il est conseillé de débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois. Certains bébés sont attirés par les nouveaux goûts dès 4 mois. Pas d’inquiétude : chacun son moment ! On se souvient simplement qu’après 6 mois, le lait seul ne suffit plus.
Les premières fois, on peut proposer un aliment en toute petite quantité, sur le bout d’une cuillère ou du doigt juste avant la tétée. Entre 4 et 6 mois, le but n’est pas de remplacer les tétées mais de faire découvrir à bébé de nouveaux goûts et de nouvelles odeurs. Pour l'alimentation de bébé, mieux vaut la variété que la quantité. Pendant les premières semaines, quelques cuillères à café de purée ou de compote chaque jour suffisent. Ensuite, on peut augmenter les quantités progressivement.
Aujourd’hui, on sait qu’un bébé peut commencer à découvrir toutes les familles d’aliments entre 4 et 6 mois, y compris ceux qui peuvent provoquer une allergie (œuf, arachide, poudre d’amandes ou de noisettes…). Pareil pour le gluten. On peut utiliser les mêmes produits frais que pour toute la famille, en préférant le bio si possible pour les fruits et légumes, les légumes secs et les féculents complets. Les petits pots du commerce sont pratiques quand on n’a pas le temps de cuisiner, hors domicile, en voyage… mais ils offrent moins de variété que le fait maison.
Entre 4 et 6 mois, l'alimentation de bébé est particulière : il mange à la cuillère des purées ou compotes très lisses. Pour cela, on cuit les aliments tout simplement à l’eau, sans sel. Comme bébé mange de toutes petites quantités, on n'hésite pas à cuisiner plus et à congeler le surplus dans un bac à glaçons. Il faut alors le consommer dans les deux mois. Pour ne pas se tromper, on peut mettre le bac à glaçon dans une poche datée et identifiée.
Et si bébé a du mal à accepter dans un premier temps autre chose que le lait ? Une règle d’or est de ne jamais forcer bébé à manger, surtout pas en enfonçant une cuillère dans sa bouche. On observe bébé et ses réactions : s’il ne veut pas manger, c’est peut-être qu’il n’a plus faim ou qu’il est surpris par un nouvel aliment, un nouveau goût. Si c’est le cas, on lui re-proposera une prochaine fois en sachant qu’il faut souvent présenter plusieurs fois le même aliment (parfois jusqu’à 10 !), pour que l’enfant l’accepte et commence à y prendre plaisir.
Pendant la période de 6 mois à 3 ans un apport de lait ou équivalents laitiers pour un volume deru. 500 à 750 ml/j. Apport limité à un repas par jour à raison de 10 g par jour et par année d’âge : 10 g avant 1 an, 20 g de 1 à 2 ans, 30 g de 2 à 3 ans. Viande rouge ou blanche, poisson 2 fois par semaine en alternant poisson maigre et gras. L’arachide et les fruits à coque sont riches en huile végétale et l’on peut les introduire dès le début de la diversification, réduits en poudre, pour faciliter l’acquisition de la tolérance. L’apport en lait est à inclure dans la quantité d’eau totale.
En raison du risque d’accoutumance au goût sucré et du risque secondaire et surpoids et de caries, leur apport doit être très limité. L’alimentation, un enjeu fort de santé dès le plus jeune âge.
Etant au plus proche des familles dans cette période de diversification alimentaire qui peut susciter beaucoup de questions, les professionnels de santé et de la petite enfance sont des interlocuteurs privilégiés pour relayer les recommandations auprès des parents et adapter les conseils à chaque enfant, chaque situation. C’est pourquoi, Santé publique France met à leur disposition tous les contenus utiles, facilement accessibles depuis l’espace Recommandations - Ressources Pros du site mangerbouger.fr, ainsi qu’un résumé des nouvelles recommandations pour accompagner et conseiller les parents.
Tous les professionnels peuvent également commander en nombre la brochure « Pas à pas, votre enfant mange comme un grand. Le petit guide de la diversification alimentaire », afin de la remettre aux parents au cours de leurs échanges sur le sujet.
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