Déduction des Impôts pour l'Aide Alimentaire en France

Vous versez une pension alimentaire pour un ou plusieurs enfants ? Vous pouvez la déduire de vos revenus, sous conditions, si la pension alimentaire subvient aux besoins d'un enfant qui n'est pas compté à votre charge. La déduction varie selon que votre enfant est mineur ou majeur.

[Droit fiscal] Une pension alimentaire déductible des impôts ?

Cette page est à jour de la loi de finances pour 2026 parue au Journal officiel du 20 février. Cependant, les formulaires, services en ligne et documents d'information ne sont pas encore disponibles pour la campagne 2026 de la déclaration des revenus de 2025. Ils seront mis en ligne dès qu'ils seront disponibles.

Pensions alimentaires suite à décision de justice

Principes

En cas de divorce ou de séparation de corps, le parent qui verse une pension alimentaire pour l’entretien de son ou ses enfants mineurs peut déduire l’intégralité de cette pension de son revenu global. Pour bénéficier de cette mesure, l’enfant ne doit pas être pris en compte pour la détermination du quotient familial de celui qui verse la pension alimentaire. Voir la documentation fiscale.

Le principe de la résidence alternée est en principe incompatible avec le versement d’une pension alimentaire dès lors que les frais sont présumés partagés. Cependant, dans le cas où une pension alimentaire serait versée pour un enfant en résidence alternée, elle ne serait pas déductible fiscalement car l'enfant est pris en compte pour la détermination du quotient familial, corrélativement cette pension ne sera pas imposable chez le parent qui la reçoit.

Versements pris en compte

Les modalités et les garanties de la pension sont fixées par le jugement ou par la convention des conjoints homologuée par le juge. Vous pouvez ajouter à ce montant des dépenses en nature telles que les frais de cantine, les frais de scolarité ou des dépenses médicales non remboursées si vous les avez réellement payées et si vous pouvez les justifier.

Vous pouvez revaloriser spontanément le montant de la pension alimentaire initialement fixé par décision de justice ne comportant aucune clause d’indexation, sans qu’une nouvelle décision de justice intervienne. Il faut que le montant revalorisé soit compatible avec les ressources du parent qui le verse et les besoins de l’enfant et à condition que les versements correspondent effectivement à une revalorisation de la pension alimentaire initiale.

Ne sont pas admises les dépenses induites par le droit de visite tels que les frais de trajets aller-retour pour aller chercher un enfant et le ramener au domicile, l’hébergement, les vacances.

Pour revaloriser votre pension alimentaire, voir le simulateur de l’Insee et la documentation fiscale.

Option pour le versement d’une rente

La pension alimentaire pour l’entretien d’un enfant mineur peut être remplacée par le versement d’un capital constitutif d’une rente dans la limite de déduction de 2 700 € par an et par enfant (voir la documentation fiscale, paragraphes 110 et suivants).

Important Si le montant de votre pension a été fixé en vertu d'une décision de justice devenue définitive avant 2006, elle est automatiquement majorée par l’Administration de 25 % pour les enfants mineurs ou l’ex-époux (sans plafond). Cette majoration est consécutive à la suppression en 2006 de différents abattements dont celui de 20 % sur les salaires et les pensions.

Situation particulière de la prestation compensatoire

S’agissant de la prestation compensatoire versée à l’ex-conjoint(e), le débiteur de celle-ci, s’il s’acquitte de son obligation en numéraire dans les douze mois à compter de la date à laquelle le jugement est passé en force de chose jugée, bénéficie d’une réduction d'impôt sur le revenu égale à 25 % du montant fixé par le juge, retenu dans la limite de 30 500 € (soit une réduction d’impôt de 7 625€).

Si les sommes ont été réparties à cheval sur deux années, la réduction d’impôt est également répartie sur deux ans au prorata des versements effectués. Si les versements excèdent au total 30 500 €, la base de calcul de la réduction d’impôt de la première année s’obtient en multipliant le plafond global de 30 500 € par le rapport existant entre les versements effectués la première année (ligne 7WN de la déclaration) et le total des versements prévus (ligne 7WO de la déclaration).

Si le total des versements prévus est inférieur à 30 500 €, la base de la réduction d’impôt de la première année est égale au montant des versements effectués la première année.

Voir la documentation fiscale

Pensions alimentaires versées aux enfants

Les règles fiscales diffèrent suivant que vous versez une pension alimentaire à un enfant mineur ou majeur.

Pensions alimentaires versées aux enfants mineurs

En l’absence de décision de justice, vous pouvez déduire une pension pour votre enfant mineur dont vous n’avez pas la charge d’entretien à titre exclusif ou principal et qui ne vous procure pas une majoration de votre nombre de part.

Le montant de la pension déductible doit être justifié et être en proportion de vos revenus et des ressources de l’autre parent. Indiquez son montant en ligne 6 GU.

La pension est imposable au nom du parent qui la perçoit.

Précision concernant les enfants en garde alternée

Ils sont considérés à charge puisqu’ils donnent droit à une majoration du nombre de parts. Les éventuelles pensions alimentaires versées pour des enfants en garde alternées ne sont donc pas déductibles (et par conséquent pas imposables chez celui qui les reçoit.

Si vous vivez en concubinage, vous pouvez déduire une pension alimentaire, pour votre ou vos enfants communs, versée à l’autre parent qui les compte à charge à condition de les avoir reconnus. Le montant déduit doit être réel et justifié.

En présence d’une décision de justice, la pension alimentaire est généralement acquittée par le foyer fiscal qui n’a pas la garde de l’enfant. Elle se limite aux sommes réellement payées en 2024 (montant à porter ligne 6 GU).

Voir la documentation

Pensions alimentaires versées aux enfants majeurs

En l’absence de décision de justice, vous pouvez déduire les sommes réelles et justifiées versées à votre ou vos enfants majeurs dans le besoin, non rattachés à votre foyer fiscal, quel que soit leur âge.

Les enfants doivent disposer de ressources insuffisantes (salaires, allocations, bourse, etc.) pour vivre : enfants en recherche d’emploi, au chômage, étudiants, etc. Les dépenses couvrent la nourriture, l’habillement, les frais de scolarité, l’assurance volontaire à la sécurité sociale, etc.

S’ils vivent sous votre toit

Les frais de nourriture et de logement peuvent être déduits pour un montant forfaitaire de 4 039 € pour 2024, plafond éventuellement réduit au prorata du nombre de mois d’hébergement, auquel peuvent s’ajouter d’autres dépenses justifiées et réellement payées (par exemple des frais de scolarité et des frais de santé) dans la limite du plafond global de déduction de 6 794 € par enfant.

S’ils sont mariés ou pacsés et que les revenus du couple justifient le versement d’une pension, le montant forfaitaire est doublé (8 078€).

Si les enfants ont moins de 21 ans, ou moins de 25 ans s’ils sont étudiants, ou invalides quel soit leur âge, vous avez le choix entre le rattachement à votre foyer fiscal ou la déduction de la pension alimentaire.

Le rattachement peut être plus intéressant mais cela dépend de vos revenus et de ceux des enfants concernés. Des simulations sont alors nécessaires pour choisir la solution la plus avantage (simulateur de l’Administration).

Attention : Vous ne pouvez pas déduire une pension aux enfants ayant eu 18 ans en 2024, puisqu'ils sont comptés à votre charge.

S’ils ne vivent pas sous votre toit

La pension réellement versée est admise en déduction sans toutefois pouvoir dépasser la somme de 6 794 € par enfant. L’enfant majeur devra déclarer séparément en incluant cette somme dans sa propre déclaration des revenus.

Rappel

Le montant de la pension que vous versez est imposable au nom des enfants. Dans tous les cas le montant des pensions versées aux enfants majeurs est limité par la loi :

  • Maximum de 6 794 € par an par enfant,
  • 13 588 € si l’enfant majeur est marié ou pacsé ou bien célibataire et chargé de famille, quel que soit le nombre de petits-enfants.

Si votre petit-enfant est à la charge de ses deux parents séparés dans le cadre d’une résidence alternée, l’abattement auquel il donne droit est divisé par deux (3 397 €).

Pensions versées aux orphelins par les grands-parents

Les grands-parents paternels ou maternels peuvent déduire une pension alimentaire versée pour l'entretien et l’éducation de leur(s) petit(s)-enfant(s) orphelin(s), dans la proportion de leurs ressources et des besoins des bénéficiaires.

Les conditions de déduction sont les mêmes que ci-dessus.

Ils peuvent aussi les compter à charge mais à condition qu'ils vivent sous leur toit et qu'ils soient à leur charge de manière effective et exclusive.

Pensions alimentaires versées aux ascendants

Généralités

Si l’un de vos ascendants (père ou mère, grands-parents, adoptants même dans le cas d’adoption simple…) ne dispose pas de ressources suffisantes pour vivre et que vous l’aidez, le montant que vous lui versez est déductible. Cette déduction n’est pas conditionnée par le fait que l’ascendant aidé vive sous votre toit.

La notion de besoin est toute relative. Elle dépend de la situation du bénéficiaire qui doit être dans une situation ne lui assurant pas des moyens suffisants d'existence.

Divers éléments entrent en ligne de compte :

  • Montant de l’ensemble de ses revenus (imposables ou non), patrimoine et épargne
  • Montant du loyer et des charges diverses (par exemple les frais d’hospitalisation non remboursés ou les frais d’hébergement en maison de retraite)

Voir la documentation

Situations particulières

Si vous avez acquitté tout ou partie des frais d’obsèques d’un parent, vous pouvez les déduire si celui-ci n’a pas d’actif successoral suffisant pour couvrir ces frais.

Les sommes que vous versez doivent être justifiées.

Aide collective : si vous êtes plusieurs à aider vos parents (typiquement plusieurs frères et sœurs), chacun déduit la somme qu’il a versée ; les parents déclarant la totalité des sommes perçues.

Vous pouvez également déduire en pension alimentaire l’aide en nature que vous apportez. Dans ce dernier cas, veillez à pouvoir justifier de la nature et du montant des frais concernés.

Hébergement d’un ascendant

Si vous recueillez sous votre toit un ou des ascendants sans ressources suffisantes, vous pouvez déduire une somme forfaitaire de 4 039 € pour 2024 par ascendant. Cette somme correspond à l’évaluation du coût de la nourriture et de l’hébergement pour une personne. Aucun justificatif n’est demandé par l’administration fiscale.

Si le parent a plus de 75 ans, la déduction forfaitaire est admise lorsque ses ressources ne dépassent pas le plafond de ressources fixé pour l'octroi de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Pour l’année 2024, le plafond s’élève ainsi à 12 144,27 € par an pour une personne seule ou 18 854,02 € pour un couple.

Si vous n’accueillez votre ascendant qu’une partie de l’année, la somme forfaitaire est réduite au prorata du nombre de mois d’hébergement.

Dans le cadre de l'obligation alimentaire, prévue aux articles 205 à 207 du Code Civil et aux termes de l'article 156 II. 2° du Code Général des Impôts (CGI), vous pouvez déduire l'aide que vous apportez à vos parents, beaux-parents et grands-parents, enfants, gendres, belles-filles ou petits-enfants, pour subvenir aux besoins essentiels de la vie courante, même lorsqu'ils résident à l'étranger.

En revanche, vous n’avez pas d’obligation alimentaire envers vos frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, etc. Par conséquent, les aides apportées à ces personnes ne seront pas déductibles.

La déduction reste soumise aux conditions générales prévues en matière de pensions alimentaires.

Qu’est-ce que l’obligation alimentaire ?

L’obligation alimentaire s’applique si l’ascendant ne dispose pas de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins essentiels (se nourrir, se loger, s’habiller, se soigner…). Elle concerne les enfants et petits-enfants mais aussi les gendres et belles-filles.

Dans la plupart des cas, l’obligation alimentaire sert à financer le séjour en EHPAD des personnes âgées, en complément de l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Versée par le conseil départemental, l’ASH peut couvrir tout ou partie des frais d’hébergement facturés par l’établissement d’accueil.

L'obligation alimentaire ne se substitue pas à l'ASH, et vice versa.

Bon à savoir : Depuis la promulgation de la loi du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien-vieillir et de l’autonomie, les petits-enfants ne sont plus tenus de participer financièrement au séjour de leur grand-parent en EHPAD.

Si vous versez une pension alimentaire à un ascendant, vous pouvez déduire cette pension de vos revenus.

  • Vous devez avoir un lien de parenté avec l’ascendant.

Le montant de l’obligation alimentaire n’est pas limité. Vous pouvez donc indiquer sur votre feuille d’imposition les frais réellement supportés pour soutenir votre ascendant. Si vous hébergez chez vous votre parent, vous pouvez déduire de vos revenus une somme forfaitaire de 3 968 €.

Le Service Public précise toutefois que « si ce montant forfaitaire vous semble insuffisant, vous conservez la possibilité de déduire le montant effectif des dépenses effectuées. Mais dans ce cas, vous devez pouvoir les justifier.

Si vous versez une pension alimentaire à un ascendant, vous devez en indiquer le montant sur votre déclaration de revenus en case 6GU, dans la rubrique « Autres pensions alimentaires ». Si votre parent réside en EHPAD, inscrivez les frais annuels que vous avez engagés pour financer son séjour en établissement. De son côté, le bénéficiaire doit, lui aussi, déclarer la somme perçue au titre de l’obligation alimentaire en case 1AO ou 1BO dans la rubrique « Pensions alimentaires perçues ».

Cette aide n'est pas fixe et son montant peut être revu en cas d’amélioration de la situation financière du bénéficiaire, et donc diminué ou au contraire augmenté. Le montant de l'obligation alimentaire peut également varier en fonction des changements survenus chez les obligés, et leurs éventuelles contraintes à devoir réduire leur participation financière. Par exemple, en cas de conflits familiaux, c’est le juge des affaires familiales qui procédera à la réévaluation du montant de l'aide.

À noter : aucun minimum ou maximum n’est exigé dans le cadre de l’obligation alimentaire. Elle doit répondre aux besoins du bénéficiaire et aux capacités des obligés.

Besoin d'aide pour trouver une maison de retraite ?

Principe

L'aide que vous apportez à vos enfants ou petits-enfants majeurs dans le cadre de votre obligation alimentaire est déductible de vos revenus.

Cette déduction n’est pas liée à l’hébergement, au statut ou non d’étudiant, à une potentielle invalidité ou à l’âge de plus ou moins 25 ans.

Cependant, vous ne pouvez pas déduire de pension alimentaire - ou de dépense à caractère alimentaire - au bénéfice d'un enfant lorsque ce dernier est déjà pris en compte dans la détermination de votre imposition sur les revenus (rattachement des enfants majeurs ou chargés de famille à votre déclaration de revenus).

Si votre enfant ne figure pas sur votre déclaration de revenus et que vous lui versez une pension alimentaire, vous devez être à même de justifier des éléments suivants si votre centre des finances publiques vous le demande :

  • votre obligation alimentaire envers cet enfant (lien de parenté) ;
  • la réalité des versements ou des paiements pour le compte de l'enfant ;
  • des besoins de l'enfant et du niveau de vos ressources.

La pension alimentaire déduite doit aussi être déclarée par votre enfant ou par le parent auquel il est rattaché fiscalement.

Si le montant de la pension a été fixé par un juge, vous ne pouvez pas déduire plus que ce montant, sous clause d'indexation éventuelle. Vous pouvez cependant revaloriser le montant fixé par le juge, dès lors que la pension est compatible avec vos ressources et avec les besoins de l'enfant.

En revanche, vous ne pourrez pas déduire les frais occasionnés par le droit de visite (frais de voyage, dépenses engagées pour accueillir votre enfant ...).

Seuil de déduction et forfait

Votre enfant étant majeur, vous pouvez bénéficier d’une déduction limitée à un certain montant (maximum 6 794 € pour 2024).

Si votre enfant est majeur et marié, pacsé et/ou chargé de famille et que vous subvenez seul à ses besoins, vous pouvez bénéficier d’une déduction également limitée et ce quel que soit le nombre de vos petits-enfants (maximum 13 588€ pour 2024).

Si l’enfant majeur vit sous votre toit durant toute l’année et ne dispose pas de ressources suffisantes, vous pouvez déduire une somme forfaitaire par enfant ( 4 039 € pour 2024, 4 039 € x 2 lorsque l'enfant est marié ou pacsé) sans avoir à fournir de justificatifs.

Lorsque l’hébergement de l’enfant ne porte que sur une fraction de l’année, cette somme doit être réduite au prorata du nombre de mois concernés, tout mois commencé devant être retenu.

Vous hébergez durablement votre proche chez vous

Vous pouvez bénéficier d’une déduction fiscale.

Si vous hébergez gracieusement à votre domicile un de vos parents (père ou mère ou beaux-parents) qui ne dispose pas de ressources suffisantes, vous pouvez déduire, au titre des pensions alimentaires, une somme forfaitaire (sans justification) correspondant à l’hébergement et à la nourriture.

Si vous hébergez gracieusement à votre domicile un proche qui ne dispose pas de ressources suffisantes, âgé de plus de 75 ans, qui n'est pas l'un de vos parents (père ou mère ou beaux-parents), le montant des frais d'accueil (hébergement, nourriture...) peut être déduit de votre revenu imposable, au titre des frais d’accueil (déduction plafonnée).

En ce cas, la personne que vous hébergez ne doit pas être comptée à votre charge : vous ne pouvez pas à la fois bénéficier d’une majoration du nombre de parts et déduire ces avantages en nature.

Vous pouvez bénéficier d’une majoration de part pour le calcul de l’impôt sur le revenu

Vous avez le droit à une part supplémentaire si vous hébergez sous votre toit une personne titulaire d’une CMI invalidité ou d’une carte d’invalidité pour une incapacité d’au moins 80 % (cette personne ne doit pas être votre conjoint ou votre enfant).

Vous devez porter sur votre déclaration les revenus dont la personne que vous hébergez a disposé au cours de l’année.

À noter : Votre proche peut bénéficier automatiquement d’une CMI invalidité qui remplace progressivement l’ancienne carte d’invalidité s’il bénéficie de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et que sa perte d’autonomie est évaluée en GIR 1 ou en GIR 2.

Vous participez aux frais d’hébergement en EHPAD de votre parent

Si vous participez aux frais d’hébergement en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de votre parent dans le cadre de l’obligation alimentaire, vous pouvez déduire la somme que vous versez au titre de pension alimentaire.

Votre parent n’a pas à déclarer la somme que vous déduisez dès lors qu'il ne dispose que de très faibles ressources, notamment l’ASPA (l'allocation de solidarité aux personnes âgées).

Pour toute question concernant les aides fiscales ou pour être aidé dans votre déclaration de revenus, vous pouvez contacter le point d'accueil des Finances Publiques le plus proche de votre domicile.

Tableau récapitulatif des montants déductibles en 2024

Situation Montant maximal déductible
Enfant majeur (ne vivant pas sous votre toit) 6 794 € par an
Enfant majeur marié ou pacsé (ne vivant pas sous votre toit) 13 588 € par an
Enfant majeur vivant sous votre toit (forfait) 4 039 € par an
Enfant majeur marié ou pacsé vivant sous votre toit (forfait) 8 078 € par an
Ascendant hébergé sous votre toit (forfait) 4 039 € par an

Aux termes des articles 205 à 207 du code civil, vous êtes tenu à une obligation alimentaire vis-à-vis de vos parents, beaux-parents et grands-parents. Lorsque vous les aidez à subvenir aux besoins essentiels de la vie courante, vous pouvez déduire les dépenses correspondantes (nourriture, logement, santé…). En revanche, vous n’avez pas d’obligation alimentaire envers vos frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, etc. Par conséquent, les aides apportées à ces personnes ne sont pas déductibles.

Cas général

Cette déduction est toutefois soumise à conditions. Ainsi, le montant déductible de la pension alimentaire est limité aux besoins de celui qui en bénéficie (article 208 du code civil), et aux ressources de celui qui la verse, bien que la loi ne fixe pas de montant limite précis. En outre, sauf exception, la pension alimentaire déduite de votre revenu doit être déclarée par le bénéficiaire (exception prévue en cas de versement direct à un établissement de dépendance, pour un ascendant ayant de très faibles ressources).

Vous pouvez verser une pension alimentaire sous diverses formes à savoir :

  • en argent (chèques, virement...) ;
  • en payant directement diverses dépenses, comme les frais médicaux, les frais de maison de retraite ou d’établissement hospitalier...

Pour bénéficier de la déduction, vous devez pouvoir justifier :

  • le versement effectif de la pension ou la réalité des dépenses effectuées (factures...) pour le compte du bénéficiaire ;
  • l'état de besoin du bénéficiaire (l’ascendant que vous aidez ne dispose pas de ressources personnelles suffisantes, le montant de l’aide à apporter peut être justifié par certains frais…).

Rappel : ne joignez pas de justificatifs à votre déclaration, conservez-les, ils pourront vous être demandés ultérieurement par l'administration.

Cas particuliers

Si l’ascendant vit avec vous :

Vous pouvez déduire de vos revenus et sans justification une somme forfaitaire (4 039 € pour l'année 2024). Vous devez pouvoir justifier des ressources insuffisantes de l'ascendant.

Cette déduction est possible pour chaque ascendant recueilli sous votre toit.

Si cette déduction forfaitaire vous paraît insuffisante, vous pouvez alors, comme dans le cas général, déduire le montant réel de vos dépenses et versements, à condition de pouvoir justifier :

  • le versement effectif de la pension (relevés bancaires ...) et la réalité des dépenses effectuées (factures...) ;
  • l’état de besoin du bénéficiaire (ressources insuffisantes...).

Si l'ascendant recueilli est titulaire de la carte mobilité inclusion mention "invalidité":

Vous pouvez :

  • soit déduire une pension alimentaire ;
  • soit considérer votre ascendant comme personne à charge et bénéficier d’une augmentation de 1 part pour le calcul de votre impôt sur le revenu. Dans ce cas, vous devrez ajouter ses revenus à vos revenus déclarés.

A noter : si vous avez recueilli une personne âgée de plus de 75 ans, autre qu'un ascendant (frère ou sœur, oncle ou tante, personne avec laquelle vous n’avez aucun lien de parenté), vous pouvez aussi déduire de vos revenus une somme forfaitaire par personne recueillie (4 039 € pour l'année 2024).

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