Le braisage est une technique de cuisson lente qui consiste à faire cuire à feu doux une viande, un poisson ou des légumes dans une cocotte ou une casserole avec une garniture aromatique. Avec une bonne cocotte, les braisés traditionnels qui ont fait la réputation de la haute cuisine française sont à portée de tous.
Il existe deux types de braisage :
Avant la généralisation des fourneaux à gaz, les cuisiniers utilisaient des braisières en fonte ou en cuivre dont le couvercle creux, maintenait des braises et de la cendre chaude. Chauffé par le dessus et par le dessous, l'aliment était d'abord saisi avant de poursuivre une longue cuisson à l'étouffé. Au four, votre cocotte en fonte se comporte exactement comme une braisière. Elle est chauffée dessus et dessous, elle répartit la chaleur et la perte d'eau est réduite. Nos fours modernes sont très bien isolés et permettent de maintenir une chaleur constante en consommant un minimum d'énergie.
L'immense intérêt des cuissons en cocotte, c'est de travailler en milieu clos pour favoriser les échanges sapides. Les notes de grillé apportent une succulence dont il est difficile de se passer. Deux options s'offrent à nous :
Notez au passage que, si les viandes dites à braiser donnent de bons résultats avec ce mode de cuisson, n'importe quelle viande convient.
Autrefois, quand on utilisait encore les braises, les cuisiniers et les cuisinières redoutaient le coup de feu. Le braisage est une cuisson douce et lente qui attendrit les viandes, mais en chauffant trop fort, on obtient l'effet inverse. Techniquement, au lieu de dissoudre le collagène dans l'eau des cellules (c'est le collagène qui rend les viandes dures), on perce ces cellules et l'eau se perd. Sans eau, le collagène ne se dissout plus, notre viande reste dure et elle se sèche pas même si elle cuit dans beaucoup de liquide. Par contre, une fois dissout dans l'eau de la cellule, le collagène fait une gelée qui véhicule toutes les saveurs.
Pour éviter le funeste coup de feu nous disposons aujourd'hui d'un instrument très sur : le four thermostaté. Plus de risque d'erreur, il suffit de choisir la température et comme le braisé cuit en milieu clos, vous ne dessécherez pas. Une fois votre braisé coloré, mouillez-le d'un bouillon aromatique bien relevé ou de vin. La température va chuter et comme avec une marinade, la viande va se nourrir de ce complément aromatique sans perdre ses saveurs propres. Fermez la cocotte avec son couvercle et remettez au four.
Idéalement il faudrait considérer le braisage comme une cuisson à basse température ou plus exactement, à juste température. Sous l'action de la chaleur, les protéines coagulent. C'est ce qui se produit quand nous faisons cuire un œuf. À 62°C. le blanc commence à coaguler pour devenir franchement ferme autour de 70°C. Alors que le jaune qui est majoritairement constitué d'une autre protéine (l'ovovitelline) commence à perdre sa fluidité vers 70C°, pour devenir complètement dur à 85°C.
Comme pour l'œuf, les protéines de la viande coagulent et se durcissent. Si nous voulons éviter ce durcissement et la perte d'eau, il est souhaitable de travailler au dessous des températures de coagulation. Dans tous les cas, restez bien au-dessous des 100C°. de l'ébullition. Si vous faites bouillir l'eau des cellules, la vapeur fait éclater la membrane cellulaire, les protéines coagulées se rétractent et l'eau est expulsée. C'est ce que nous souhaitons éviter absolument.
Le temps de cuisson dépend essentiellement de la taille de votre cocotte et du volume de la pièce à braiser. Avec un four à 80°C, comptez 6 / 7 heures de cuisson pour une cocotte de 2 ou 3 litres. Mais ce peut être beaucoup plus. Pour gagner du temps vous pouvez enfourner 30 à 45 minutes votre cocotte à 180°C. avant de régler la température de votre four sur celle que vous voulez obtenir à cœur. Soyez patient.
La technique du braisage convient mieux aux grosses pièces et la taille de la cocotte est primordiale. L'espace entre le bord de la cocotte et la viande doit être réduit au minimum pour bien concentrer les saveurs. Si vous le pouvez, utilisez une cocotte en fonte pure. Elle favorise la coloration des viandes.
Utiliser sa cocotte au four a de nombreux avantages :
Après coloration, quand votre cocotte convenablement agencée est prête à mettre au four, il est temps de mouiller avec votre vin ou votre bouillon sans recouvrir la viande. Un braisé n'est pas une cuisson en bouillon. Il n'est pas question de diluer les saveurs mais au contraire de les concentrer. C'est pour cette raison que la cocotte doit être bien remplie. Mouillez avec un bouillon chaud. (Partir d'un bouillon froid allonge inutilement les temps de cuisson.)
La technique du sous vide nous permet de cuire à basse température sans risque. Vous pourrez congeler sans différence de texture, et votre viande sera particulièrement tendre et goutteuse. Marinez au moins 24 heures. Conservez votre vin ou votre bouillon que vous ferez réduire. Colorez la viande cuite sous vide à feu vif dans votre cocotte avant d'ajouter votre mouillement réduit. Terminez la cuisson à feu très doux au four, à couvert, sans dépasser 70°C.
Les pièces de bœuf entrant dans la composition de plats braisés comme le bourguignon, le ragoût ou la daube sont nombreux. L’important est de penser à bien mélanger les morceaux. Les plats braisés à base de veau comme le sauté se préparent avec des morceaux à cuisson lente. Quant à l’osso bucco, c’est une recette à base de jarret, présenté avec l’os et découpé en tronçons. De nombreuses pièces de l’agneau se prêtent aussi à des recettes braisées, dont le « best-seller » est le navarin. Quelques produits tripiers se prêtent à la cuisson braisée. C’est le cas bien sûr de la joue de bœuf, que l’on peut préparer comme un bourguignon, mais aussi du cœur. Les tripes « à la mode de Caen » se cuisinent également braisées à très petit feu.
Les pièces de porc aptes à une cuisson braisée sont innombrables : rôti, rouelle, poitrine, palette, etc. Cette forme de cuisson confère de la jutosité et du moelleux à viande.
| Morceaux | Préparation | Mode de cuisson | Niveau et Temps de cuisson | Quantité/Personne |
|---|---|---|---|---|
| Aiguillette | Rôti braisé | Braiser | A la cocotte - Niveau de cuisson : Rosé, à point - 1h par kg | 200 g |
| Bavette d'Aloyau Bavette de Flanchet | Bifteck | Poêler/Griller | Dans une poêle chaude, pour une pièce de 2cm d’épais : Bleue : 30 secondes à feu vif, le temps de cuire la viande en aller-retour. Saignant : 30 secondes à feu vif, puis saisissez chaque face 1 minute 30. A point : 30 secondes à feu très vif puis saisissez chaque face 2 minutes 30. |
Une technique infaillible pour attendrir une viande dure consiste à faire mijoter longuement à feu doux des aliments dans un récipient fermé, comme dans la cuisson à l’étouffée, dans un peu de liquide plus ou moins aromatisé. Cependant, il y a quand même des différences. Ainsi, par exemple, ici, on n’utilise pas d’aromates et on ne fait pas cuire la viande à feu doux. On utilise seulement du sel et encore, on n’est pas obligé. Par ailleurs, il faut faire cuire la viande à feu moyen, sinon vous allez en avoir pour des heures et des heures de cuisson ! Déjà que la cuisson est assez longue !
Ensuite, cette manière de braiser la viande consiste, tout simplement, à faire cuire votre pièce de viande en plusieurs fois (de 2 à 4 fois). Et ce, dans un petit volume d’eau. En d’autres termes, vous la faites cuire, assez longtemps, dans une certaine quantité d’eau et à feu moyen. Lorsque toute l’eau s’est évaporée, la viande va commencer à faire un bruit de « grésillement » ou de friture. On dit qu’elle « chantonne ». A ce moment, vous rajoutez de l’eau et vous la refaites cuire. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que votre viande soit tendre (en général, au bout du 3e ou 4e temps de cuisson).
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