Les éleveurs de porcs français traversent aujourd'hui une crise existentielle. Tout est bon dans le cochon, mais rien ne va plus dans la filière. C'est une "crise historique", dénoncée fin janvier par la filière porcine, que traversent les éleveurs français depuis un an.
La filière du porc français a appelé à un "soutien urgent de l'État" pour éponger 440 millions d'euros de pertes subies par les éleveurs en 2021. Afin de répondre à la demande de "soutien urgent" de l'interprofession porcine Inaporc dans un communiqué de presse, l'État a débloqué 270 millions d'euros dans le cadre d'un plan d'aide massif face aux ventes à perte et au marché saturé, qui ont provoqué "440 millions d'euros de perte".
Les éleveurs de porc français traversent aujourd'hui une crise existentielle. En cause, la perte de compétitivité de ses producteurs, soumis à la concurrence européenne, et la baisse globale de la demande : les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la souffrance animale et aux dégâts de l'élevage intensif de porc sur l'environnement et la santé humaine.
Plusieurs facteurs contribuent à cette crise:
La crise a des conséquences importantes pour les éleveurs et l'ensemble de la filière:
Au 31 décembre 2015, le prix d’un kilo de porc qui entrait à l’abattoir était de 1,07€. Un prix inférieur de dix centimes à celui du début d’année (1,17€/kg la première semaine de janvier), et surtout bien loin du montant souhaité par les fédérations agricoles, la FNSEA en premier lieu : 1,40€ le kilo.
La production porcine est également critiquée en raison de son impact environnemental. Le bilan environnemental est également critiqué en raison de la prolifération des algues vertes, présentant un risque sanitaire majeur.
Viande la plus consommée en France, sa production polluante est sous le feu des critiques. Les violentes gesticulations de certains éleveurs, toujours prêts à mettre à sac un bâtiment officiel pour obtenir une subvention supplémentaire, le sont tout autant. Ils restent néanmoins les principaux responsables de la surproduction chronique de viande porcine.
Si les outils de concertation entre éleveurs semblent les plus aisés à mettre en œuvre pour trouver des solutions face à la crise et aux scandales sanitaires, certains se détournent de l'élevage par caillebotis. Ils produisent du porc haut de gamme respectueux de l'environnement, quitte à augmenter les prix.
"C'est un phénomène d'économie d'échelle", explique Gaëlle Petit, "on peut produire autant ou plus avec des ressources limitées (...) et se pose la question de la valeur des produits, avec la traçabilité".
Une aide pour les entreprises grandes consommatrices d’énergie a été mise en place depuis juillet. Néanmoins, une aide pour les entreprises grandes consommatrices d’énergie a été mise en place depuis juillet.
Un grand espoir réside dans l'annonce, lundi dernier, de la reconnaissance officielle de l'Interprofession nationale porcine (INAPORC). "Il est du rôle de l'Interprofession porcine de s'engager dans une campagne de relance de la consommation et de revalorisation de l'image de la viande porcine", affirme le SNCP.
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