La tradition des crêpes remonte à plusieurs siècles et est étroitement liée au cycle des saisons.
La crêpe, avec sa forme ronde et sa couleur dorée, évoque le retour de la lumière et des jours plus longs après l’hiver.
Février est traditionnellement le mois de la Chandeleur.
Mais connaissez-vous les Geutelingen belges? Une spécialité entre la crêpe et la galette qu’on déguste autour du 9 février à l’occasion de la fête de Sainte Apolline.
Si les geutelingen sont indissociables d’Elst (localité rattachée à Brakel), elles le doivent en grande partie au pèlerinage de Sainte Apolline.
À l’approche du 9 février, fête de la sainte, nombre de pèlerins arrivaient dans la bourgade en quête de guérison et de protection contre les maux de dents.
Les pouvoirs guérisseurs qu’on lui prête prennent leur origine dans son hagiographie.
La sainte souvent représentée des tenailles à la main, rappelle le sort peu enviable qu’on lui réserva.
Un groupe d’hommes semait la terreur à Alexandrie. Ivres de violence, ils se ruent sur la jeune femme, la rouent de coups, fracassent sa mâchoire et lui arrache les dents.
Ils la menacent du bûcher si elle ne renie pas sa foi.
Apolline refuse et décide de se jeter elle-même dans le feu.
Du feu du bûcher à celui des fours à bois, il n’y a qu’un pas symbolique.
Le pèlerinage était l’occasion de confectionner ces sortes de crêpes épaisses que les pèlerins pouvaient consommer sur place, emporter facilement et les villageois servir en famille.
Traditionnellement, la fabrication des geutelingen commençait les deux dernières semaines de janvier pour se terminer la première quinzaine de février.
Très populaire en Belgique jusqu’aux années 1930, la tradition des geutelingen tombe peu à peu en désuétude après guerre, en grande partie en raison de la disparition des fours à bois.
Dans les années 1970, un comité se créé à Elst autour de l’idée de faire revivre cette recette ancienne.
Une impulsion relayée par la famille De Koekelaere qui perpétue aujourd’hui encore cette tradition artisanale.
Cette crêpe épaisse confectionnée avec du lait, de la farine, des œufs, de la levure, et de la cannelle est cuite dans un four à bois d’argile.
C’est ce mode de cuisson qui lui donne à la fois la saveur et la texture moelleuse particulière.
Le musée du four organise régulièrement des visites ateliers pour vous faire découvrir - et déguster - la fameuse Geuteling (au singulier), Geutelingen au pluriel pour les plus gourmands !
Laisser lever la pâte en la couvrant d’un linge à température ambiante, idéalement près d’un endroit chaud.
Compter 1 h à 1 h 15.
La cuisson se fait à l’origine dans un four à bois.
La pâte était alors versée directement sur le revêtement d’argile.
On verse l’équivalent d’une louche directement sur la pierre.
La pâte gonfle sur la partie supérieure.
Retirez les Geutelingen dès qu’elles sont d’un brun bien doré.
La fête des GEUTELINGEN se déroule traditionnellement le premier dimanche après le 9 février, jour de la fête de Sainte Apolline.
Enfin, profitez-en également pour découvrir les magnifiques Ardennes Flamandes à moins d’une heure de la métropole lilloise.
Où acheter cette spécialité ?
Pour une cuisson homogène et maîtrisée, il est important de s’équiper d’ustensiles adaptés.
Une poêle à crêpes Mineral B de De Buyer permet une diffusion uniforme de la chaleur.
Voici une base pour environ 15 à 18 crêpes fines, idéale pour une Chandeleur conviviale.
Ce qui fait la force de cette pâte, c’est l’équilibre : le lait entier apporte le moelleux, l’eau allège la texture, le sucre et le sel relèvent le goût, et le mélange vanille + alcool donne un parfum élégant, sans dominer.
Pour varier les plaisirs, vous pouvez parfumer la pâte avec de la vanille ou de la fleur d’oranger.
Installez-vous calmement.
En 10 minutes, votre pâte est prête à reposer, et vous avez déjà fait le plus gros du travail.
Dans un grand saladier, cassez 4 œufs et fouettez-les légèrement.
Ajoutez 3 g de sel et 50 g de sucre, mélangez encore.
Incorporez ensuite 200 g de farine, petit à petit, tout en fouettant.
À ce stade, la pâte est assez épaisse, c’est normal.
L’important est d’obtenir un mélange déjà homogène, même si la texture est un peu dense.
Versez environ un tiers des 500 ml de lait entier.
Fouettez bien pour lisser.
Ajoutez le reste du lait en deux fois, en mélangeant entre chaque ajout.
Complétez avec les 60 ml d’eau.
Si vous prenez le temps d’ajouter le lait progressivement, vous limitez vraiment les grumeaux.
Pour une texture ultra lisse, un mixeur plongeant peut finir le travail.
Fendez la gousse de vanille en deux, grattez les graines et ajoutez-les à la pâte.
Versez 30 g de rhum ou de Grand Marnier, si vous en utilisez.
Faites fondre 20 g de beurre, laissez-le tiédir, puis ajoutez-le au mélange.
Le parfum reste discret à la cuisson, mais il donne ce petit plus qui fait lever les sourcils à la première bouchée.
Rien n’agresse, tout est en douceur.
Couvrez le saladier avec un linge propre ou un film alimentaire.
Laissez reposer la pâte au moins 2 heures au réfrigérateur.
Ce temps de repos permet à la farine de bien s’hydrater.
La pâte devient plus souple, plus stable à la cuisson, et les crêpes se tiennent mieux.
C’est un peu long, oui, mais la différence se voit dans la poêle.
Une bonne pâte ne suffit pas.
La façon dont vous chauffez la poêle et versez la pâte joue autant que les ingrédients.
Heureusement, avec quelques gestes simples, tout devient fluide.
Faites chauffer une poêle à crêpes ou une poêle antiadhésive à feu vif.
Ajoutez quelques gouttes d’huile, puis essuyez l’excédent avec un essuie-tout.
La poêle doit être chaude, mais pas fumante au point de brûler instantanément.
Cette fine pellicule de gras évite que les crêpes accrochent, sans les alourdir.
Après le repos, mélangez la pâte quelques secondes pour bien la réhomogénéiser.
Versez une petite louche de pâte au centre de la poêle chaude.
Inclinez immédiatement la poêle dans tous les sens pour étaler la pâte en une couche fine.
Laissez cuire jusqu’à ce que la surface devienne mate et que les bords se détachent légèrement.
Retournez la crêpe à l’aide d’une spatule en bois et dorez l’autre face.
Recommencez en huilant très légèrement la poêle de temps en temps.
Quand le geste est pris, vous rentrez dans un rythme presque hypnotique.
Une crêpe cuit, une autre est déjà prête à être versée.
Si vos crêpes sont souvent sèches, cassantes, ou pleines de petits morceaux de farine, ce n’est pas une fatalité.
Quelques ajustements suffisent pour changer la donne.
Tout le monde n’a pas les mêmes envies le 2 février.
Entre les enfants, les amateurs de version salée, ou ceux qui évitent l’alcool, cette base se module très facilement.
Remplacez les 30 g de rhum ou Grand Marnier par 1 à 2 cuillères à soupe de fleur d’oranger ou 1 cuillère à café d’extrait de vanille.
Conservez la gousse de vanille pour une saveur plus riche.
Le résultat reste très parfumé, mais plus adapté aux enfants ou aux personnes qui préfèrent éviter l’alcool.
Supprimez les 50 g de sucre.
Gardez le sel, et retirez l’alcool si la garniture est très relevée.
Vous obtenez une base neutre qui fonctionne très bien avec du jambon, du fromage, des œufs, des champignons ou des légumes sautés.
La texture reste aussi fiable à la cuisson.
Une fois les crêpes prêtes, la fête commence vraiment.
Vous pouvez rester classique ou oser des associations plus originales.
L’avantage d’une bonne pâte de base, c’est qu’elle supporte aussi bien le sucré très riche que le salé plus marqué.
Vous n’êtes pas limité.
Pour une Chandeleur vraiment mémorable, retenez surtout ces points clés :
Avec cette méthode, vous avez une vraie base de chef, mais à la portée de votre cuisine.
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