La courge spaghetti, aussi appelée spaghetti végétal, est une forme de courge de l'espèce Cucurbita pepo. Elle fait partie des courges coureuses, c’est une courge coureuse peu envahissante. Les plus connues sont originaires d'Amérique du Sud. Ses tiges sont couvertes de petites épines piquantes.
Courge Spaghetti coupée en deux
La courge Spaghetti a des fruits ovoïdes de 20 à 30 cm de long de 2 à 4 kg. La couleur de l’écorce de leur fruit varie entre le jaune paille, le blanc cassé et le vert clair et certaines courges spaghetti ont quelques motifs comme des lignes blanches. Sa peau est lisse. La chair donne à la cuisson de longs filaments fermes et peu parfumés comme les pâtes italiennes qui portent le même nom. Chaque plante produit en général 2 à 5 fruits pendant une période de 100 jours. La conservation peut se prolonger plus d’une année. Cette courge est intéressante par la présentation de sa chair qui permettra de réaliser les recettes de spaghetti. Nature, la saveur des filaments est assez neutre. Elle s’accommode avec toutes les sauces pour les pâtes.
Nous conseillons de cultiver les courges en plein champ sur bâche (tissée ou ensilage). Cette culture est facilement conduite en MSV et présente l’avantage d’un départ rapide sur prairie. La courge est une culture gourmande donc, si elle ne succède pas à une prairie, elle nécessite un apport de compost végétal, de fumier animal, etc. Les courges supportent bien les sols un peu lourds et avec une bonne capacité de rétention en eau.
La courge est plutôt cultivée sur bâche : sur bâche tissée, qui a l’avantage d’être perméable ou sur bâche d’ensilage, moins chère et gardant plus de chaleur tout en maintenant le sol humide plus longtemps. Les semis sont réalisés en pépinière 2 à 4 semaines avant la plantation. Pour prévenir les pertes après la plantation, mettre en route une deuxième petite série espacée de 2 semaines. La courge n’est pas très exigeante en eau sauf au démarrage si le sol est vraiment sec, la culture sur bâche permettant de limiter l’évaporation. Une irrigation en période de canicule lorsque les feuilles s’effondrent permet d’augmenter significativement le rendement.
Il est possible de semer la graine de courge directement en mai lorsque le sol est réchauffé. La graine est déposée dans le trou de la bâche et enfoncée de 2-3 cm ou recouverte de compost. Cet itinéraire est plus rapide et permet une meilleure implantation mais plus risqué (prédation, température trop froide, enherbement...). Il est conseillé d’avoir entre 1/3 et 2/3 de la surface en plantation pour sécuriser la culture.
La récolte est finalement une étape très importante, notamment pour garantir une bonne conservation. Elle se fait manuellement, lorsque le feuillage est fané (généralement fin août - début septembre), idéalement par temps sec et ensoleillé. Le meilleur stade de récolte est lorsque le pédoncule est encore légèrement vert, les fruits d’une couleur vive et le taux de sucre au plus haut (possible d’utiliser un réfractomètre pour suivre et mesurer le brix). Une récolte trop précoce engendrera une mauvaise conservation, mais il faut récolter avant les gelées. Il est nécessaire d’avoir un déshumidificateur au début de la période de stockage, car c’est à cette période que les pédoncules rendent l’eau.
A l’implantation, attention aux rongeurs et aux limaces. Dans les régions froides, implanter les courges le plus tôt possible, tout en évitant les dernières gelées, pour que la maturation des courges soit complète. Il est alors recommandé d’utiliser des protections.
Aujourd’hui, les courges et les citrouilles sont très présentes sur les étals des marchés et dans les potagers familiaux. Elles sont couramment consommées. Mais attention, déclare le Dr Philippe Assouly, « le goût particulièrement amer doit alerter le consommateur aussi bien que le médecin qui traite les patients ».
La toxicité digestive des cucurbitacées est connue. Elle est liée à la présence de molécules appelées cucurbitacines, responsables de leur puissante action purgative au niveau intestinal. L’alopécie est imputable à une cucurbitacine, présente dans les courges et coloquintes, et responsable de leur goût amer. Ce composé cytotoxique provoque, de la même façon qu’une chimiothérapie, la chute du cheveu lors de sa phase anagène, autrement dit pendant la croissance active du bulbe.
L’amertume est le résultat d’un accident de pollinisation croisée. Celle-ci est causée par un insecte pollinisateur entre une variété de courge cultivée et une espèce sauvage, avec pour conséquence la production de graines ayant hérité de caractères génétiques de la courge sauvage et donc plus tard l’obtention d’un fruit hybride au goût amer.
Plusieurs cas d'intoxication aux courges ont été rapportés, mettant en évidence les risques liés à la consommation de courges amères :
Des études ont été menées pour évaluer l'ampleur du problème :
Ce rapport concluait à l’utilité, dans le commerce, « d’un étiquetage non ambigu mentionnant l’espèce et le cultivar, le nom vernaculaire et le nom scientifique en latin et surtout la comestibilité. Ainsi, le risque de confusion lors de l’achat de légumes ou de courges décoratives serait limité ».
En Europe, deux séries de cas d’intoxication aux cucurbitacées amères ont été présentées en 2016 au congrès de l’EAPCCT (Association européenne des centres anti-poison et des toxicologues cliniciens). Le centre antipoison d’Édimbourg (Écosse) a rapporté 34 cas survenus entre 2008 et 2015, parmi lesquels 76,7 % des patients ont présenté des troubles digestifs. La seconde série de cas concerne 81 personnes qui avaient consommé des courgettes. Parmi eux, un patient de 78 ans a présenté des douleurs abdominales et une diarrhée sanglante après ingestion d’une courgette amère cuisinée. Trois jours plus tard, le patient a développé une péritonite à la suite d’une inflammation du côlon avec perforation (colite nécrosante), suivie d’un choc septique. Il a ensuite fait un arrêt cardiaque ayant nécessité des soins en réanimation puis a subi une ablation du côlon en urgence.
En ce moment, nous sommes en plein dans la saison des curcubitacées, et nombreuses sont les variétés. Et c'est avec cette dernière que je vous propose une recette simple et sans aucune conséquence.
La courge spaghetti peut être préparée de différentes manières :
A vous de choisir le mode qui vous conviendra le mieux.
Ouvrir une courge spaghetti
Une fois recueillis les filaments, les passer à la poêle avec du beurre, sel, poivre et cumin. Répartir cette préparation dans chaque cocotte. Le reste de la famille à aimé, celui dont je doutais le plus était Mr Miam, qui reste assez basique dans l'alimentation { pas de chance depuis la création de mon blog, c'est un peu moins basique :-)) } !
| Aspect | Description |
|---|---|
| Goût amer | Signe d'une concentration élevée en cucurbitacines |
| Symptômes d'intoxication | Nausées, vomissements, diarrhée, alopécie |
| Précaution | Ne pas consommer de courges au goût amer |
| Étiquetage | Vérifier l'étiquetage pour éviter les confusions avec les coloquintes |
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