Les emballages sont omniprésents dans la vie du consommateur, et parmi eux, les emballages en matière plastique connaissent une diversification surprenante. L’agroalimentaire représente aujourd’hui en Europe plus de 50% du marché des plastiques. Sans les emballages plastiques, notre quotidien serait modifié : plus de « briques » de lait ou de jus de fruits, plus de sachets de salades préemballées, plus de pâtes boulangères crues, plus de poêles antiadhérentes, plus de boîtes de conserves revêtues d’un vernis protecteur, plus de petits pots d’aliments pour bébé dont les joints sont faits avec des plastiques.
En effet, l’une des principales caractéristiques du plastique est son remarquable rapport qualité/poids. Ainsi par exemple, un sac de sortie de caisse, un pot de yaourt, un flacon d’adoucissant, un film de palettisation ont vu leur poids réduit de 45 à 70% en moins de 20 ans. Cette performance des plastiques permet le meilleur rapport poids contenant/contenu. Il en résulte de considérables économies de transport. On peut, par exemple, transporter 10 kg dans un sac à bretelles de 6 g, conditionner 9 litres d’eau avec 250 g de bouteilles, et un film de 14 g regroupe 6 bouteilles de 1,5 l chacune.
La grande majorité des plastiques d’emballage est fabriquée à partir d’un nombre réduit de monomères. Cinq polymères représentent à eux seuls 90% du marché : le polyéthylène, le polypropylène, le polystyrène, le PVC et le PET. Par contre, les adjuvants technologiques se comptent par milliers. Ce sont eux qui permettent d’ajuster les propriétés et la forme du matériau.
Or, il existe des problèmes de compatibilité entre les emballages plastiques et les aliments. En effet, les interactions entre plastique et aliment sont inévitables, mais elles entraînent parfois des défauts de qualité tant sur des plans organoleptique que toxicologique. Entre l’usine qui va fabriquer les granulés de matériaux plastiques et les consommateurs qui achèteront les produits finis, il y a toute une chaîne de transformations de l’emballage ou du couple emballage/produit.
Deux sources principales de contamination :
Les conditions de contact et de conservation: la migration augmente avec la durée et la température de stockage. La nature du matériau d’emballage : certains additifs ont plus ou moins d’affinité pour le milieu de contact. Prenons l’exemple du polystyrène : pour améliorer sa souplesse, les fabricants lui ajoutent généralement des huiles minérales (hydrocarbures d’origine minérale).
Les incidents de qualité d’origine toxicologique sont la hantise des industriels de l’agroalimentaire. C’est l’image de marque de leur produit qui est exposée, alors qu’ils ne maîtrisent pas la fabrication de matériaux dont ils ne sont que les utilisateurs. Il y a souvent des échelons multiples entre eux et le fabricant de polymères, ce qui rend difficile l’attribution des responsabilités en cas d’incident ; or à ce jour, le remplisseur est toujours considéré comme responsable.
C’est pourquoi les industriels de l’agroalimentaire demandent de plus en plus souvent à leurs fournisseurs de plastiques de certifier que ces matériaux sont conformes à la réglementation européenne. Le fabricant de plastiques effectue des tests sur des simulateurs d’aliments, dans des conditions standards de température et de temps de contact. Des méthodes de contrôle existent mais elles sont souvent laborieuses et inapplicables à un contrôle en ligne. Sur le plan des contaminations potentielles, il est pratiquement impossible d’effectuer des analyses systématiques pour identifier tout ce qui migre.
De plus, il n’est pas possible d’effectuer des essais pendant toute la durée de vie d’un produit alimentaire (plusieurs années dans le cas des conserves) avant de décider si un matériau ou un lot de plastique est apte au contact alimentaire.
Concernant la réglementation des emballages alimentaires, la conformité européenne est de plus en plus exigeante. Elle renforce la responsabilité des entreprises, quelle que soit sa taille à respecter les normes de qualité et la norme ISO environnementale afin d’assurer la qualité des produits. La réglementation des emballages plastiques devient un sujet très délicat qui inquiète beaucoup d’entreprises depuis quelque temps. En effet, la loi sur la transition écologique qui est entrée en vigueur incite à l’utilisation d’emballage alimentaire écologique.
La conformité européenne participe à la vérification de la traçabilité du produit sur les conditions dans lesquelles le produit a été fabriqué. Elle veille à ce que l’emballage ne vienne pas modifier la denrée à cause des matériaux qui composent ce conditionnement. La réglementation d’emballage des produits alimentaires exige à respecter l’environnement en choisissant des matériaux recyclables.
L’ISO ou l’organisme international de normalisation impose des normes sur les caractéristiques et performances d’un produit. La Norme ISO informe sur les tests à faire sur le produit ou service avant sa sortie sur le marché et il vise le processus de fabrication ainsi que la qualité du produit fini. La norme ISO sert à calibrer la qualité d’un produit pour être conforme aux exigences du marché international actuel et elle ne cesse d’évoluer suivant le rythme de changement des demandes des consommateurs.
Il existe de nombreuses normes pour que le marché ne soit pas inondé de produits défectueux et impropres à la consommation. Ainsi il y a :
L’étiquetage joue un rôle important pour la survie d’une denrée alimentaire. En fait, il existe des étiquetages obligatoires sur un emballage alimentaire comme la mention « convient aux aliments ». Elle est faite pour indiquer que l’emballage est destiné à un produit alimentaire.
La sureté des emballages alimentaires dépend beaucoup de la qualité de l’étiquetage. Il permet d’avoir des informations sur sa condition d’utilisation, la température adéquate ainsi que l’exclusion d’usage pour d’autres aliments.
Les matériaux destinés aux denrées alimentaires sont reconnaissables à leur pictogramme composé d’un verre et d’une fourchette. Le fabricant de MCDA s’engage sur la conformité de son produit dans des conditions définies : type de denrées, température et durée de contact, usage unique ou répété.
La Loi AGEC, entrée en vigueur en 2020, est pionnière dans le domaine. Elle vise à réduire l'usage des plastiques à usage unique et à promouvoir l’économie circulaire. Parmi ses principales mesures, l'interdiction de la vaisselle jetable en plastique dans les établissements de restauration à partir du 1er janvier 2023, et la réduction des emballages plastiques de 20 % d'ici 2025, se démarquent. Les professionnels du secteur alimentaire doivent désormais intégrer ces exigences dans leur gestion des emballages.
Une autre des lois majeures est la Loi Climat et Résilience, qui a introduit une interdiction progressive des plastiques non recyclables, y compris pour les emballages alimentaires. Le passage à des emballages plus durables fait partie d'une démarche globale visant à réduire l'empreinte carbone et la production de déchets plastiques.
Plus récemment, le règlement européen 2025/40, adopté en décembre 2024, impose des objectifs stricts pour réduire l'impact environnemental des emballages à l'échelle de l'Union européenne. Ce règlement vise à harmoniser les pratiques entre les États membres et à garantir que les matériaux d'emballage soient recyclables, réutilisables ou faits de matières recyclées.
Depuis le 1er janvier 2025, l'utilisation de contenants alimentaires en plastique pour la cuisson, le réchauffage et le service est désormais interdite dans plusieurs établissements de restauration collective, notamment dans les écoles, les universités et les structures d’accueil pour jeunes enfants. Cette mesure s’inscrit dans une démarche visant à limiter l’usage du plastique dans le secteur alimentaire, conformément aux objectifs environnementaux fixés par les lois « EGALIM » et « AGEC ».
Contrairement aux verre, papier et métal qui sont récupérés, le plastique donne l’image d’un gâchis. Si l’on veut valoriser les plastiques et empêcher qu’ils n’encombrent les décharges ou partent en fumée, il faut les réutiliser.
Au vu des tonnages en jeu et des rythmes de production, la réutilisation suppose que l’on fasse de nouveaux emballages alimentaires avec les emballages récupérés ; mais ceci n’est pas sans risques pour le consommateur. Imaginons, par exemple, qu’après avoir consommé le contenu d’une bouteille d’eau, un utilisateur y mette une substance toxique (essence, détergent, pesticide, ...) avant de la jeter à la décharge.
Plusieurs procédés de recyclage existent ; ils vont du simple lavage des bouteilles à une dépolymérisation complète du matériau en monomères qui sont ensuite purifiés puis repolymérisés pour fabriquer une bouteille neuve. Les procédés de lavage ne sont guère efficaces : le PET par exemple devient opaque s’il est lavé à des températures trop élevées, mais un lavage à des températures trop basses est inefficace.
A ce jour, une idée s’impose : celle de ne pas mettre un matériau plastique recyclé directement au contact de l’aliment. Si l’on veut empêcher toute migration incontrôlée pouvant avoir des conséquences sur la sécurité alimentaire, il serait nécessaire de mettre une couche de plastique neuf entre l’aliment et le matériau déjà employé. A cette seule condition, l’utilisation de matériaux recyclés pourra présenter un intérêt, notamment en réduisant la quantité des déchets dans les décharges.
Mais quel en sera le coût de fabrication et donc de vente pour des emballages qui aujourd’hui ne dépassent pas 10% du prix de l’aliment. En utilisant des plastiques déjà recyclés et en additionnant des surcouches, ne risque-t-on pas de perdre les avantages qui ont fait l’engouement pour ces matériaux et de reporter le problème ? La valorisation des matériaux usagés sera obligatoire dès 2002.
Une autre voie moins polluante serait de fabriquer des emballages comestibles. Ce serait de plus un débouché pour les protéines agricoles. Par exemple, un film de plastique à base de gluten de blé a été mis au point en 1992 par des chercheurs du CIRAD.
En mars 2021, le baromètre des Marques Engagées de l’IFOP dévoilait que 84% des Français souhaitent que les entreprises françaises s’engagent en faveur de l’environnement. Un engouement pour l’écologie appuyé par des législations concernant les emballages alimentaires, qui font de plus en plus pression sur les responsables logistiques.
Derrière le terme “emballages alimentaires écologiques” peuvent se trouver une multitude de produits, notamment conçus dans différentes matières propres au contact alimentaire. Alors, face à ces législations de plus en plus strictes, vers quels matériaux pouvez-vous toujours vous tourner ?
Envie d’apporter votre contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde ? Les professionnels du packaging proposent aujourd’hui plusieurs de nombreux emballages alternatifs écologiques de bonne qualité. Choisir un emballage en matériaux recyclés est bénéfique d’un point de vue écologique sur deux points essentiels. D’une part, il facilite la gestion des déchets ménagers avec la limitation de la production de nouveaux emballages à usage uniques.
L’emballage en carton est pratique pour couvrir la majorité des produits dans le commerce. Il peut donc être utilisé pour donner à ses articles un aspect plus authentique et séduire les consommateurs à l’instinct écologique. Le papier par contre est souple et convient particulièrement aux produits légers qui n’ont pas un poids conséquent.
À l’instar du papier et du carton, l’emballage en bambou provient d’une plante : le bambou. Cette dernière se démarque comme la plante ligneuse avec la croissance la plus rapide au monde. Selon les estimations, elle peut prendre 61 cm par jour avec des récoltes allant de 3 à 7 ans. En plus de sa croissance rapide, l’emballage en bambou est à la fois résistant et durable. Il est en mesure de résister à de fortes pressions, même lorsqu’il est étiré. Vous n’aurez donc pas de soucis à avoir si vous l’utiliser pour transporter des plusieurs produits ou des articles lourds.
Si l’emballage en bagasse est autant sollicité par les industriels, c’est bien en raison de sa structure étanche et de sa résistance aux graisses. Il ne craint ni l’humidité ni les liquides, ce qui en fait un équipement par excellence pour la conservation des produits. Par ailleurs, la bagasse est résistante à la chaleur et peut supporter des températures allant à 200 ° C.
À l’opposé des plastiques traditionnels, ils sont produits à partir de sources alternatives. Il peut s’agir de pailles de maïs, de blé ou d’autres espèces végétales. Hormis son caractère écologique, l’emballage bioplastique est résistant et peut servir à transporter des bagages plus ou moins lourds. Aussi, il faut noter qu’ils se décomposent au bout de quelques mois généralement.
L’autre alternative pour remplacer les emballages en plastique est le packaging en métal. Il s’agit d’une matière très résistante qui possède d’excellentes qualités en matière de sécurité et de durabilité. Ces qualités sont utilisées dans divers domaines comme l’alimentation et le cosmétique. En optant pour un packaging en métal, vous avez la possibilité de vous démarquer et de miser sur l’originalité.
Les emballages en métal sont respectueux de l’environnement. Il existe de nombreuses techniques pour les recycler à l’infini et les réutiliser à d’autres fins. Enfin, ces équipements sont propres et ne présentent aucun danger spécifique pour l’organisme.
Comprendre les normes des emballages alimentaires est essentiel pour garantir la sécurité et la qualité des produits que nous consommons quotidiennement. Ces normes visent à protéger tant le consommateur que l’environnement en assurant que les emballages ne contiennent pas de substances nocives et qu’ils sont produits de manière durable.
En conclusion, l’évolution des réglementations et la prise de conscience environnementale poussent à repenser les emballages alimentaires en plastique. L’innovation et l’adoption de matériaux durables sont essentielles pour un avenir plus sûr et respectueux de l’environnement.
| Matériau | Avantages | Inconvénients | Applications |
|---|---|---|---|
| PET (recyclable) | Faible perméabilité au CO2, recyclable | Dépendance aux ressources fossiles | Bouteilles d'eau, boissons gazeuses |
| rPET (recyclé) | Réduit les déchets, recyclable | Peut nécessiter une couche de plastique neuf | Bouteilles, barquettes |
| PLA (biosourcé) | Fabriqué à partir de ressources renouvelables | Compostage industriel requis | Emballages alimentaires, vaisselle jetable |
| Papier/Carton | Renouvelable, personnalisable | Peut nécessiter un revêtement pour l'étanchéité | Boîtes, sacs |
| Bagasse | Résistant à la chaleur et aux graisses | Intégration dans la filière papier/carton | Barquettes, assiettes |
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