Consommation Alimentaire Annuelle par Personne : Statistiques et Tendances en France

L’alimentation intègre l’ensemble des consommations alimentaires sous forme d’aliments ou de boissons. Au niveau mondial, l’alimentation est un des principaux facteurs de risque de mortalité, responsable d’environ 1 décès sur 5. Elle est associée à un peu plus de 10 millions de décès par an dans le monde, ce qui représente environ 20% de la mortalité mondiale. Ainsi, l’alimentation est un facteur de risque modifiable pour de nombreuses maladies chroniques non transmissibles dans le monde industrialisé : obésité, cancers, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2.

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) vise à améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur ce facteur. Il s’agit de s’établir sur les bénéfices associés à une consommation adéquate de fruits et légumes et d’agir sur ce déterminant majeur. Cette étude a été réalisée à partir des données du Baromètre 2021 de Santé publique France, à partir des données du Baromètre 2021 de Santé publique France. Cette étude a été réalisée à partir des données du Baromètre 2021 de Santé publique France. Elle repose sur une génération aléatoire de numéros de téléphone fixes et mobiles. Les consommations alimentaires ont été estimées au moyen d’un questionnaire fréquentiel de groupes d’aliments.

L’alimentation est un des principaux déterminants de la santé. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a révisé les repères de consommations alimentaires. Le Haut Conseil de la Santé Publique a également souligné l’importance d’une alimentation adaptée. Les résultats présentés ici décrivent les fréquences de consommation de fruits et légumes, légumes secs, féculents complets et boissons sucrées de la population adulte française (hexagone et DROM) en 2021.

En 2024, les comptes nationaux passent en base 2020. La dépense de consommation finale des ménages se limite aux dépenses que les ménages supportent directement, incluant la part des dépenses de santé et d'éducation restant à leur charge. Le revenu arbitrable retire du revenu disponible brut (RDB) les dépenses pré-engagées.

COMMENT *VRAIMENT* BIEN MANGER

Évolution de la Consommation Alimentaire en France

À partir des données de l’Insee, nous pouvons retracer l’évolution de la consommation des Français depuis les années 1950. Entre 1959 et 2023, la consommation des Français a augmenté chaque année, sauf en 1993, 2012 et en 2020. L’augmentation n’a pas été continuellement la même. Pendant les Trente Glorieuses, de l’après-guerre au premier choc pétrolier de 1973, l’augmentation annuelle moyenne de la consommation a été de 4,1 % au niveau individuel. Depuis, la croissance a été beaucoup moins dynamique à environ 1,9 % par an, ce qui représente néanmoins une multiplication par un peu plus de deux du volume de consommation depuis 1975.

La progression globale recouvre de profonds changements dans la répartition du budget des ménages entre les différents postes de dépenses. Cela provient du fait que les besoins alimentaires des individus ne sont pas extensibles indéfiniment, même si la qualité de l’alimentation peut augmenter. La part en valeur des dépenses d’alimentation (y compris le tabac), est passée de 29 % du budget de consommation en 1960 à 15,9 % en 2023.

Consommation de Viande et de Produits Laitiers

La consommation mondiale de viande a doublé depuis les années 1990, bien plus rapidement que l’augmentation de la population. Les Américains (du Nord et du Sud), les Australiens ou les Européens ont doublé leur consommation de produits animaux depuis 50 ans et mangent 2 fois plus de protéines d’origine animale que la moyenne mondiale. En Chine, la consommation de viande par habitant (65 kg en 2022) a quadruplé en 40 ans. La population indienne en revanche reste très faible consommatrice de viande (environ 5 kg/habitant/an), pour partie pour des raisons culturelles ou religieuses.

En France, après une baisse au début des années 2010, la consommation individuelle de viande connaît une très légère hausse depuis quelques années. C’est le résultat de la hausse de consommation des populations jeunes, en particulier de viande hachée, qui contrebalance le changement de régime de certaines populations pour des motivations diverses (par ex., environnement, bien-être animal) et l’augmentation d’une population âgée moins consommatrice. La proportion des différentes viandes, elle, se modifie, « en faveur des viandes de volaille ; celles de bœuf et des « autres viandes » (abats, équidés, lapins, gibiers) diminuent depuis le début des années 80 », comme le souligne le service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture.

La consommation de lait est en forte augmentation à l’échelle mondiale : +1,7 % par an environ sur la dernière décennie. La moyenne mondiale de 118 kg équivalent lait/habitant/an en 2022 cache une forte hétérogénéité : environ 40 kg équivalent lait en Chine, 115 en Inde, et 285 en France. « En Europe, nos besoins intérieurs plafonnent et nous sommes devenus le premier exportateur mondial de produits laitiers, avec 36 % du total des exportations en valeur en 2022 », souligne Vincent Chatellier, de l’unité Structures et marchés agricoles, ressources et territoires (SMART), à Rennes. L’UE à 27 produit environ 150 millions de tonnes de lait par an, ce qui la situe au 2e rang mondial, derrière l’Inde (200 millions de tonnes par an).

Disparités Sociales dans la Consommation Alimentaire

Le poids de l’alimentation est d’autant plus élevé que le niveau de vie des ménages est faible. Les 10 % des ménages qui ont le niveau de vie le plus faible consacrent une part bien plus importante à l’alimentation à domicile que pour les 10 % qui ont le niveau de vie le plus élevé. Depuis le début du siècle, si les écarts entre riches et pauvres augmentent à nouveau et l’alimentation est particulièrement touchée. Selon une étude du CREDOC en 2022,16 % de personnes déclaraient ne pas manger à leur faim.

Chaque année, un ménage français dépense 27 400 euros en moyenne, soit 2 300 par mois, selon l’enquête sur le budget des familles réalisée par l’Insee en 2017. Les biens de base constituent une part plus importante du budget des catégories les moins favorisées. Le poste « alimentation et boissons non alcoolisées » est - en proportion de leur budget -plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres supérieurs (16,4 % contre 13,5 %).

En matière d’alimentation par exemple, le budget « viande bovine » des cadres est supérieur à celui des ouvriers, mais ces derniers dépensent davantage pour le porc. Le prix de ces denrées n’est pas le même. Alors que les cadres ont un budget global supérieur de 30 % aux ouvriers pour l’alimentation, ils dépensent deux fois plus pour les légumes frais et le poisson. Inversement, les ouvriers, même avec des revenus très inférieurs, dépensent plus en valeur absolue (en euros) que les cadres en boissons gazeuses ou en margarine.

Structure de la Consommation des Cadres et des Ouvriers

Voici une comparaison des dépenses des cadres supérieurs et des ouvriers en pourcentage de leur budget total :

Poste de DépenseCadres Supérieurs (%)Ouvriers (%)Écart
Alimentation et boissons non alcoolisées13,516,4-2,9
Boissons alcoolisées et tabac1,93,9-2,0
Habillement et chaussures5,55,40,1
Logement et charges13,418,4-5,0
Meubles et équipement du foyer6,54,61,9
Santé1,81,60,1
Transports16,817,5-0,7
Communications2,13,4-1,3
Loisirs et culture11,37,93,5
Enseignement1,30,50,9
Restauration et hôtels10,75,55,2
Divers15,214,90,3

Lecture : Les cadres consacrent en moyenne 13,5 % de leur budget à l'alimentation et aux boissons non alcoolisées.

Consommation de Fruits, Légumes, Féculents et Boissons Sucrées

En ce qui concerne les fruits et légumes, il semble que les recommandations soient mieux suivies par les femmes que par les hommes. Une consommation quotidienne de plus d’un verre de boissons sucrées était plus fréquente chez les hommes. En 2021, 28,9% des hommes et 26,2% des femmes déclaraient consommer au moins cinq portions de fruits et légumes par jour. Les femmes étaient moins souvent des petites consommatrices de fruits et légumes que les hommes.

Concernant les féculents complets, 26,0% des femmes consommaient au moins un féculent complet par jour, contre 28,9% des hommes. Par ailleurs, 18% des hommes et 12% des femmes consommaient plus d’un verre de boissons sucrées par jour. La consommation quotidienne de plus d’un verre de boissons sucrées était plus fréquente chez les hommes.

Adéquation aux Recommandations Nutritionnelles

Les niveaux de conformité avec les recommandations sont significativement plus faibles que la moyenne pour la France hexagonale. Des habitudes alimentaires interrogés, surtout chez les femmes étaient contrastées avec la France hexagonale mais également entre eux.

Dans les DROM, on observe des pourcentages moins élevés de petits consommateurs uniquement chez les femmes, mais des pourcentages d’adéquation aux recommandations plus élevées que la France hexagonale. En Guadeloupe, la consommation de légumes secs est plus élevée qu'en France hexagonale, chez les hommes comme chez les femmes.

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