La confiture de cerises fait partie de ces plaisirs simples et authentiques qui évoquent à la fois les étés de l’enfance, les cueillettes en famille et les petits-déjeuners gourmands. À la fois douce, parfumée et légèrement acidulée, elle capture à merveille l’arôme unique des cerises mûries au soleil. Réaliser sa propre confiture de cerises, c’est renouer avec une tradition culinaire ancienne, transmise de génération en génération. C’est aussi choisir ses ingrédients avec soin, privilégier des cerises bien mûres, du sucre de qualité, et ajuster les saveurs selon ses goûts.
Cette recette vous guidera pas à pas pour réussir votre confiture à tous les coups, même si vous débutez. Si vous êtes à la recherche d’une préparation à la fois savoureuse, facile à réaliser et sans additif, cette confiture de cerises traditionnelle répondra à toutes vos attentes.
Dans le Gers, il n’est pas rare de croiser, au détour d’un chemin, un vieux cerisier dressé comme un gardien des coteaux. J’ai toujours eu l’impression qu’ils marquaient autrefois les limites des parcelles rurales ou l’entrée des fermes. Ces vénérables cerisiers donnent encore des fruits rouges vif et brillants.
Et puisque la session confiture s’annonce ce week-end, je me suis dit que peut-être, vous aussi, aimeriez glisser cette douceur dans vos bocaux. La voici, pour que le plaisir soit partagé.
Certaines recherches et découvertes effectuées par des archéologues confirment que la cerise existait 3000 ans avant notre ère. À l’époque il s’agissait du cerisier sauvage ou merisier dont la cerise actuelle est une descendante. Les premières cultures remonteraient au IVe siècle avant notre ère selon des traces archéologiques en Asie Mineure. Elles seraient grecques puis romaines. C’est lors de campagne de guerre que Lucullus, général romain aurait ramenée la cerise à Rome en l’An 73 comme le mentionne Pline, naturaliste bien connu.
Le cerisier fait son apparition en France au Moyen Age. La cerise entre dans les menus, crue ou cuite dans le vin, elle est servie comme dessert. Ce fruit délicat et sucré était largement apprécié, mais aussi son bois, à la texture et à la finesse délicate.
Un certain Jean Morelot, de Fontenoy-le-Château rapporta de ses voyages en Asie Mineure des plants de cerisiers. C’est au cours du XVIIe siècle que la cerise de Montmorency gagne ses lettres de noblesse. En 1689, lorsque Louis XIV accorde au prince de Condé les lettres patentes lui permettant de modifier le nom du duché-pairie de Montmorency par celui d’Enghien, le fruit fait déjà parler de lui. Vers la fin du XIXème siècle, Montmorency était réputé pour sa récolte de cerises : les Parisiens s’y rendaient en foule, à la belle saison. Avec l’Arrivée des premiers colonisateurs il sera introduit en Amérique du Nord.
Voici une liste des ingrédients pour réaliser votre confiture de cerise :
Suivez ces étapes simples pour préparer votre confiture de cerise :
Lavez soigneusement les cerises et dénoyautez-les. Prélevez les zestes du citron à l’aide d’une râpe fine, puis pressez le jus. Lavez et dénoyautez les cerises. Déposez les cerises, le sucre, le jus et les zestes dans un grand faitout. Mélangez bien et laissez macérer 1 h à température ambiante.
À l’issue de ce temps, portez à feu vif pour faire fondre le sucre. Faites cuire au moins 1/2 heure à feu moyen. À ce stade, vous pouvez mixer la confiture partiellement pour garder des morceaux, ou plus finement selon la texture souhaitée. Poursuivez la cuisson à feu doux jusqu’à ce que la confiture épaississe. Ébouillantez bocaux et couvercles de vos pots à confiture. Versez la confiture encore chaude, fermez aussitôt et retournez les pots.
L’année dernière, un voisin des coteaux nous a offert un panier débordant de cerises, “pour les plus-si-petits gourmands”, a-t-il dit avec un sourire. Il y en avait tant que nos quatre appétits ne pouvaient suffire. Les cerises étant naturellement très sucrée, l’ajout du sucre pour la conservation peu conduire à une préparation saturée en sucre. J’ai trouvé l’équilibre en y glissant de zeste de citron - pour contrebalancer le sucre et rehausser le fruit d’une pointe d’acidité vive. Cette année, alors que la nouvelle récolte de cerises est arrivée, j’ai refait le plein auprès de ma productrice favorite.
Une confiture de cerises à la fève de Tonka. Ce n’est pas la première fois que j’utilise cette petite fève si odorante dans mes confitures. On peut notamment la retrouver dans ma confiture de rhubarbe et poires à la fève de Tonka. J’adore son parfum, à intégrer avec parcimonie mais tellement délicieuse. Je dois dire que ma petite Maëli adore mettre son nez au dessus du petit bocal où sont conservées mes petites fèves.
Recette de la confiture de cerise pour 1 kg de cerises (avec noyau), de sucre et du jus d'un demi citron. Le lendemain, faites cuire à feu vif. Une bassine à confiture est l'idéal car elle permet une meilleure évaporation de l'eau. Lorsque la confiture s'épaissit (environ 30 minutes), vérifiez la cuisson en versant une goutte de votre confiture de cerise sur une assiette froide. Mettez ensuite en pot dans des pots de confiture propres et secs, fermez et posez à l'envers jusqu'à ce que cela refroidisse.
Voici quelques conseils pour réussir votre confiture de cerises :
Cette confiture peut s’utilise en tartines, pour garnir des gâteaux basques, tartes à la confiture (exemple). Elle peut aussi être servie avec du fromage pour un mets sucré salé.
Nutrition : par portion
| Nutriment | Valeur |
|---|---|
| kcal | 0.25 |
| Matières grasses | 0 g |
| dont saturées | 0 g |
| Glucides | 0.06 g |
| Sucres | 0.06 g |
| Fibres | 0 g |
| Protéines | 0 g |
| Sel | 0 g |
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