Complément Alimentaire Riche en Iode : Bienfaits et Risques

L’iode est un oligoélément essentiel à notre organisme et présent en grande quantité dans les océans. Il est un oligoélément que l’on trouve dans les algues marines, les poissons de mer, les crustacés et les mollusques, mais aussi dans le jaune d’œuf et le lait provenant d’animaux élevés en zones côtières. Solide bleu-noir à température ambiante, connu pour sa vapeur violette distinctive, l'iode est un élément chimique appartenant à la famille des halogènes, mais c’est aussi un oligo-élément essentiel à la santé humaine. Il est particulièrement concentré dans la glande thyroïde, située au niveau du cou, où il participe à la synthèse des hormones thyroïdiennes.

L'iode est principalement utilisé par la glande thyroïde pour produire des hormones thyroïdiennes, jouant un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme et de nombreuses autres fonctions corporelles. En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant de l’iode. L'iode consommé sous la forme de compléments alimentaires.

Cet article explore en détail les bienfaits et les risques associés à la consommation de compléments alimentaires riches en iode, en mettant en lumière son rôle crucial dans diverses fonctions corporelles et les précautions à prendre pour une utilisation sûre et efficace.

Thyroïde et dosage TSH - 2 minutes pour comprendre

Importance de l'iode pour la santé

L'iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes. Une fois ingéré, il voyage dans tout l’organisme avant de rejoindre la thyroïde, où il participe à la synthèse des hormones thyroïdiennes T4 (thyroxine) et T3 (triiodothyronine). Les hormones thyroïdiennes exercent une influence sur l’ensemble de la physiologie cellulaire, leur taux adéquat est primordial pour soutenir un développement physique et cognitif optimal.

En plus de son rôle dans la fonction thyroïdienne, l'iode est également important pour le bon développement du cerveau et du système nerveux, en particulier chez les nourrissons et les enfants. La glande thyroïde, située dans le cou, utilise l'iode pour fabriquer deux hormones, la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Ces hormones régulent diverses fonctions corporelles, notamment le rythme cardiaque, la température corporelle et la production d'énergie.

Les organes et tissus les plus riches en iode, en-dehors de la thyroïde, sont les glandes mammaires, les glandes salivaires, la muqueuse de l’estomac, le thymus, le liquide céphalorachidien, la peau, les artères, les os et les articulations. Il joue un rôle dans le système immunitaire.

Les bienfaits de l'iode

  • Maintien d’une fonction thyroïdienne saine : L'iode est essentiel à la production d'hormones thyroïdiennes, qui régulent le métabolisme de l'organisme.
  • Prévention du goitre : Un goitre est une hypertrophie de la glande thyroïde causée par une carence en iode.
  • Développement du cerveau : L'iode est également important pour le développement du cerveau des nourrissons et des jeunes enfants.
  • Prévient le déclin cognitif : Une carence en iode peut entraîner des troubles cognitifs, notamment chez les personnes âgées.

Carence en iode : causes et conséquences

Les carences en iode constituent un problème majeur de santé publique. Puisque l’iode est d’origine marine, plus on s’éloigne de la mer, moins on consomme de produits marins, moins on respire l’air chargé en iode, et plus on risque d’avoir des carences. Selon de nombreuses études européennes, une large partie de la population âgée de plus de 10 ans présente une insuffisance d’apport en iode. Face à cette insuffisance, la thyroïde compense son manque en grossissant et en captant le maximum d’iodes, au détriment du reste de l’organisme.

Présent dans la croûte terrestre et les fonds marins, l’iode est un élément assez rare dans la nature, proportionnellement à l’oxygène ou au silicium. L’océan et les sédiments marins en constituent le réservoir principal. Alors que les régions montagneuses en sont les plus carencées.

Les signes d’une carence en iode sont multiples : surpoids, fatigue, dépression, problème de concentration, baisse d’énergie musculaire … Les carences en iode peuvent provoquer de graves maladies, dont le crétinisme : une insuffisance thyroïdienne chronique conduisant à des déficiences mentales et physiques. Chez les enfants, elle provoque un handicap mental irréversible appelé « crétinisme ».

Diagnostic de la carence en iode

L’observation des signes cliniques est fondamentale pour suspecter un manque d’iode. Pour confirmer la carence en iode, il est possible de demander une iodurie urinaire, mais il est bien préférable de faire une recherche dans les urines prélevées pendant 24 heures (iodurie de 24 h), car 90 % de l’iode est éliminé par l’urine. Les taux idéaux à viser sont de 150 µg/L minimum, et de 200 µg/ml pendant la grossesse. Les avis sont partagés quant à la limite supérieure à ne pas dépasser, mais le consensus habituel donne la valeur de 300 µg/L.

Dans certains cas, il peut être envisagé d’étudier la fonctionnalité des enzymes chargées de transformer l’hormone thyroïdienne T4 en T3 ; ce test est appelé « recherche des polymorphismes de l’iodothyronine désiodase de type 2 » (DIO2).

Les sources d'iode

L’iode est présent dans le sel enrichi, les fruits de mer, le poisson et les algues. Une alimentation équilibrée apporte suffisamment d'iode et la prise de compléments est rarement justifiée. Une alimentation diversifiée et riche en produits de la mer fournit généralement suffisamment d’iode pour couvrir les besoins physiologiques.

Les fruits de mer sont l'une des meilleures sources d'iode, les algues (varech) contenant certains des niveaux d'iode les plus élevés. En France, à l’exception de sels particuliers comme la fleur de sel, le sel de cuisine est quasi systématiquement enrichi en iode et cet apport suffit généralement à couvrir les besoins. Les personnes qui suivent un régime pauvre en sel doivent veiller à ingérer suffisamment d’iode, par exemple en mangeant du poisson.

Certains aliments, comme le soja ou les légumes de la famille des choux, peuvent diminuer l'absorption de l'iode par l'intestin. Malheureusement, il est très rare que l’iode contenu dans les aliments suffisent à combler les carences. Il est recommandé aux adultes de consommer au moins 150 microgrammes d'iode par jour.

Compléments alimentaires riches en iode

Il arrive fréquemment que des personnes soient exposées à un risque de carence et peuvent avoir besoin de prendre des suppléments d'iode marine en complément alimentaire.

Quand envisager une supplémentation en iode ?

  • Végétaliens et végétariens : les personnes ayant choisi ces régimes alimentaires peuvent être exposés à un risque de carence s'ils ne consomment pas de produits animaux, car l'iode se trouve principalement dans les fruits de mer et les produits laitiers.
  • Grossesse et allaitement : Les femmes enceintes et celles qui allaitent ont besoin de plus grandes quantités d'iode pour favoriser le bon développement du cerveau et du système nerveux de leur bébé. Des suppléments d'iode marine en complément alimentaire peuvent être recommandés pour répondre à ces besoins accrus. Les femmes enceintes et celles qui allaitent doivent éviter d’ingérer plus de 200 µg d’iode par jour.

Pour pallier les problèmes de santé engendrés par une carence prolongée en iode, la Suisse fut le premier pays à ajouter cet oligoélément dans le sel en 1922. Certains professionnels de santé en appellent à une complémentation plus fréquente en iode des personnes, prenant acte des carences réelles trop souvent non détectées. Pour assurer un équilibre hormonal et contribuer à la production normale d’hormones thyroïdiennes grâce à l’iode, les Laboratoires COPMED ont développé le complément alimentaire naturel THYROSTIM® riche en iode.

En cas d'accident nucléaire, on limite les risques d’absorption d’iode radioactif par la thyroïde, grâce à la prise de comprimés d’iode stable. En saturant les cellules thyroïdiennes, l’iode stable évite l’absorption de l’iode radioactif. Lors d'irradiation thérapeutique ou accidentelle, la prise de comprimés d'iodure de potassium permet de prévenir les atteintes thyroïdiennes causées par les radiations. En effet, cette substance sature la glande thyroïde en iode et évite la fixation de l'iode radioactif. Pour être efficace, elle doit être administrée dans les trois ou quatre heures suivant l'exposition. Pour cette raison, les personnes habitant à proximité d'une centrale nucléaire reçoivent, à titre préventif, des comprimés d'iodure de potassium à utiliser le cas échéant. Attention, la prise d’iode ne protège que contre l’iode radioactif. Elle ne protège pas contre les autres éléments radioactifs qui peuvent être présents, en particulier lors d’attaque nucléaire, par exemple les césium 134 ou 137. Certaines armes nucléaires ne relâchent d’ailleurs pas du tout d’iode radioactif.

Risques et précautions liés à la consommation d'iode

L’iode étant un oligoélément essentiel à la vie, il n'est pas possible d’y être allergique au sens propre. S’il y a une réaction forte liée à un produit contenant de l’iode, celle-ci est généralement liée à d’autres molécules : par exemple la povidone, les conservateurs dans les antiseptiques type Bétadine ou un allergène non identifié pour le moment dans les produits de contraste iodés (notamment utilisés pour réaliser un scanner). En revanche, l’iode contenu dans ces derniers (jusqu’à cinquante fois les AJR !) peut transitoirement perturber le fonctionnement de la thyroïde, en particulier chez les personnes âgées et surtout en cas de dysfonctionnement préexistant.

Certaines personnes sont hypersensibles à l’iode et développent rapidement des symptômes tels que fièvre, urticaire, œdèmes ou hémorragies sous la peau. Suite à une prise d’iode, on peut également observer des poussées d’acné, des troubles du rythme cardiaque, des fourmillements ou une confusion, par exemple. L’iode peut interagir avec des médicaments. Elle diminue l’efficacité de certains anticoagulants (fluidifiants du sang) et augmente celle des médicaments traitant l’hyperthyroïdie.

L’iode est généralement bien toléré par l’organisme. L’apparition d’effets secondaires est essentiellement liée à un surdosage (iodisme). L’hyperthyroïdie est considérée comme un point de vigilance important en ce qui concerne la consommation d’iode. La surcharge en iode n’est quasiment jamais alimentaire, mais plutôt médicamenteuse. L’amioradone, médicament arythmique est l’une des sources les plus fréquemment associées à une exposition excessive d’iode.

En ce qui concerne le sel iodé, il est la plupart du temps raffiné (il contient donc moins de minéraux et d’oligoéléments qu’un sel brut), additionné d’antiagglomérants néfastes pour la santé comme des dérivés de l’aluminium, et sa teneur en iode diminue vite à l'air libre. Attention : il contient aussi parfois du fluor ajouté, alors qu’il y en a peut-être déjà dans des produits d’hygiène buccodentaire utilisés (risque de surdosage). D’autre part, le sel iodé est souvent passé aux rayons ionisants dont on ignore les effets sur la santé à long terme.

Recommandations importantes

  • Les femmes enceintes et celles qui allaitent doivent éviter d’ingérer plus de 200 µg d’iode par jour.
  • Si vous envisagez une cure d’iode marine en complément alimentaire et que votre professionnel de santé vous y encourage, rendez-vous sur la boutique Pierre Jérôme pour découvrir les offres proposées.
  • Le plus Pierre Jérôme : les gélules d’iode marine en complément alimentaire Pierre Jérôme sont fabriquées en France dans un laboratoire certifié ISO 9001 et ISO 22000.
  • Les informations de cette fiche sont données à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas se substituer à l’avis d’un professionnel de santé. En outre, de nouveaux travaux peuvent venir contredire ou compléter les informations de cette fiche.

tags: #complement #alimentaire #riche #en #iode #bienfaits

Articles populaires: