Devenir maman transforme tout, et pendant la grossesse, chaque nutriment compte. Il est essentiel de bien choisir ses compléments alimentaires pour assurer la sérénité de ces 9 mois si précieux. Mais quels compléments choisir ? Les dosages sont-ils adaptés ? Cet article vous guide à travers les besoins nutritionnels spécifiques de la grossesse et vous aide à faire les meilleurs choix pour vous et votre bébé.
Pendant la grossesse, prendre des suppléments en vitamines est parfois nécessaire chez la femme enceinte. Les vitamines sont utiles pendant la grossesse, comme la vitamine D ou la vitamine C. Chez la femme enceinte, certains suppléments en vitamines permettent d'éviter les risques d'anémie ou encore de contribuer au bon développement de bébé, notamment pour fortifier ses os.
Les besoins en fer s’accroissent fortement pendant la grossesse. Un apport suffisant en fer permet d’assurer le transport de l’oxygène dans le sang de la mère et du fœtus, et permet à ce dernier de se constituer des réserves en fer. Les besoins sont particulièrement importants pendant les deuxième et troisième trimestres. En France, il est fréquent qu’une femme ait des apports insuffisants en fer avant même le début de sa grossesse. Pour cette raison, le médecin effectue systématiquement un dosage du fer dans le sang lors des premières semaines.
Les folates (acide folique ou vitamine B9) participent à la multiplication des cellules de notre organisme. L’embryon, dont les cellules se divisent très rapidement pendant les trois premiers mois de la grossesse, est particulièrement sensible à une carence en folates. L’apport en folates est capital dans la prévention d’une malformation du système nerveux de l’enfant, le spina bifida. Idéalement, l’apport en folates doit être optimal plusieurs semaines avant le début de la grossesse, en particulier chez les femmes de moins de vingt ans, chez celles qui fument et chez celles dont la grossesse suit immédiatement l’arrêt des contraceptifs oraux (pilule). Le médecin peut prescrire des compléments riches en folates.
La vitamine D favorise la fixation du calcium sur le squelette du fœtus. Dans certains cas, le médecin peut prescrire une supplémentation en vitamine D, soit sous forme de gouttes à prendre tous les jours, soit sous forme d'une dose unique prise au septième mois de la grossesse. Cependant, un excès de vitamine D présente un risque pour le fœtus. Pour cette raison, l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a affirmé qu'« il convient par prudence de déconseiller aux femmes enceintes ou désireuses de procréer la consommation de foie (quelle que soit l'espèce) ou de produits à base de foie », le foie étant un aliment très riche en vitamine D et A.
Une étude a montré qu’en région parisienne, un tiers des femmes enceintes avait une alimentation trop pauvre en iode et que certaines d’entre elles étaient en état de carence avérée. La consommation de sel iodé et de produits de la mer bien cuits (crustacés, moules, poissons de mer...) est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde pendant la grossesse et au développement du cerveau de l’enfant.
La vitamine C aide à lutter contre la fatigue, et permet d'augmenter la résistance aux infections, d'accélérer les processus de cicatrisation et de réparation des fractures. La vitamine C favorise aussi l’absorption du fer, essentiel pour les éventuelles carences tout au long de la grossesse.
Pendant la grossesse, elle soutient l’énergie et aide à réduire la fatigue, tout en renforçant l'immunité.
Pour autant, toutes les vitamines en comprimés ne se valent pas et en prendre n'est pas obligatoire pendant la grossesse. Souvent, une alimentation diversifiée suffit à combler les besoins d'une femme enceinte. Mais "les vitamines ne vont pas remplacer une bonne alimentation. Idéalement en première intention, il faut avoir une alimentation équilibrée au quotidien, en choisissant des aliments riches en vitamines, plutôt que de prendre des comprimés", nous explique Giuliana Faure. Chaque vitamine ayant des actions spécifiques, il ne faut pas prendre n'importe quelle vitamine.
Un grand OUI. Après l'accouchement, nous vous recommandons de passer à notre formule Post-Partum.
Une cure de vitamines peut être réalisée au cours de la grossesse en cas de symptômes ou de carences, constatés par un médecin. "En théorie, il faut débuter la prise d'acide folique trois mois avant un projet de grossesse et jusqu'à trois mois de grossesse pour éviter une anomalie du tube neural du bébé, pour que sa colonne vertébrale se forme bien", signale la professionnelle de santé.
Idéalement, l’apport en folates doit être optimal plusieurs semaines avant le début de la grossesse, en particulier chez les femmes de moins de vingt ans, chez celles qui fument et chez celles dont la grossesse suit immédiatement l’arrêt des contraceptifs oraux (pilule).
Sérénité grossesse, Gestarelle, Prenatal Nutrient… Un simple tour en parapharmacie, en pharmacie ou sur le Net permet de constater que la grossesse est un heureux événement pour les fabricants de compléments alimentaires. Alors que les supplémentations en vitamines, minéraux et oligoéléments sont très répandues chez les femmes en âge de procréer (2 fois plus que chez les hommes), l’étude Nutrinet indiquait en 2013 que près de 75 % des femmes en consommaient en troisième trimestre. Or cette consommation, qui se fait souvent en dehors de toute prescription médicale, n’est pas sans risque pour la santé de l’enfant à naître.
Il est crucial de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute supplémentation. Les professionnels de la santé ont un rôle important à jouer pour distinguer les allégations marketing du bénéfice réel de ces compléments pour leur patiente.
Dans le cadre du dispositif national de nutrivigilance (voir encadré), la survenue de cas d’hypercalcémie néonatale et d’hypothyroïdie congénitale chez des nourrissons ont alerté les autorités de santé. Ces signalements ont conduit l’Anses à évaluer les risques associés à la prise de compléments contenant de la vitamine D, qui entre en jeu dans l’assimilation du calcium, ou de l’iode, indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes.
« L’hypercalcémie (excès de calcium dans le sang, ndlr) chez le nouveau-né peut entraîner des problèmes variables allant des simples troubles digestifs aux épisodes de convulsion. De même, un excès d’iode peut être à l’origine d’une hypothyroïdie congénitale, permanente ou transitoire. Ce trouble grave chez le nourrisson est systématiquement dépisté en France à la naissance, car il entraîne un risque de retard psychomoteur », explique le docteur Gérard Lasfargues, directeur général adjoint scientifique de l’Anses.
Dans son avis, l’Agence de sécurité sanitaire met donc en garde contre la prise de compléments alimentaires en l’absence de besoins établis. « Les compléments alimentaires sont certes encadrés par un décret de mars 2006, mais cela n’empêche pas les dérives. Si la réglementation fixe des teneurs maximales réglementaires, soit 5 microgrammes par prise journalière pour la vitamine D et 250 microgrammes pour l’iode, on trouve sur Internet des compléments qui ne respectent ces limites. Sans compter la multiplication des sources par l’utilisation de cocktails vitaminés qui peut entraîner un surdosage », prévient Gérard Lasfargues.
Enfin, si dans certains cas la supplémentation des femmes enceintes peut se justifier, notamment en cas de carences en fer ou en vitamine D « avérées », c’est-à-dire confirmée par des analyses sanguines, l’agence émet toutefois deux recommandations importantes :
Pendant la grossesse, l'utilisation de compléments alimentaires à des fins thérapeutiques n'est pas anodine et peut se révéler dangereuse dans certains cas, pour la mère comme pour l'enfant à naître. Pour éviter les accidents, il est indispensable de consulter un médecin avant de prendre un complément alimentaire, quel qu’il soit. En effet, les compléments alimentaires ne sont pas sans danger pour le fœtus. Les mêmes précautions s’imposent pendant l’allaitement. Le médecin prescrit, en fonction des cas, un médicament ou un complément alimentaire adapté.
Réservé à l’adulte et à la femme enceinte. Déconseillé aux personnes souffrant de troubles de la thyroïde.
Idéalement en première intention, il faut avoir une alimentation équilibrée au quotidien, en choisissant des aliments riches en vitamines, plutôt que de prendre des comprimés", nous explique Giuliana Faure.
Pour faire le plein de fer pendant la grossesse, il suffit encore une fois de savoir quoi manger (fruits secs, légumes secs, oléagineux...). Les aliments riches en vitamine C, en vitamine B9 et en cuivre, vous permettront également de multiplier par deux ou trois vos capacités d'absorption.
L'association Test Achats précise que non seulement les complexes multivitaminés pour la grossesse ne sont pas toujours nécessaires, mais qu'ils peuvent aussi s'avérer très coûteux et plus chers que l’acide folique. Un supplément en acide folique coûte en moyenne 0,12 cents par jour tandis qu’un complexe multivitaminé pour femme enceinte coûte en moyenne entre 0,43 et 0,79 cents/jour, selon qu’il contient ou non de l’huile de poisson. », souligne cette dernière. Le coût peut grimper jusqu’à entre 237 et 355,50€ pour une multivitamines de grossesse avec huile de poisson prise pendant 10 mois ou 15 mois !
L'organisme fait toutefois savoir que la vitamine de grossesse n’est pas à exclure dans certains cas, à déterminer par le professionnel de santé. Elle peut par exemple s’avérer utile dans le cas d’une alimentation peu variée, de nausées et vomissements extrêmes ou encore d’un régime végétarien/végétalien.
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