Comment éviter les fausses routes alimentaires : Conseils et Prévention

Une fausse route se définit comme « un accident dû à l’inhalation, dans les voies aériennes, de liquide ou de particules alimentaires normalement destinés à l’œsophage »(1). Dans le langage courant, on dit souvent « il ou elle s’étrangle ». Faire une fausse route, c’est « avaler de travers ».

Il s’agit du passage de liquides ou d’aliments dans les voies respiratoires. Les fausses routes peuvent être à l’origine de troubles importants (infections pulmonaires, gêne respiratoire, etc.).

On parle de trouble de la déglutition à partir du moment où l'on fait des fausses routes à répétition, ou lorsqu'on s'étrangle en avalant de façon répétée. Un trouble de la déglutition expose à un risque de fausse route. Si les débris alimentaires bloquent rarement la trachée, ils entraînent, au fil du temps, des infections pulmonaires.

Il est nécessaire de les signaler au médecin, afin qu’il puisse diagnostiquer l’origine du problème et proposer des moyens pour réduire les risques. Il sera en mesure de diagnostiquer l’origine du problème et de prescrire les éventuels moyens à mettre en œuvre pour en réduire le risque. Il vous dirigera très certainement vers un ORL et une orthophoniste.

Les personnes amenées à donner à manger ou à boire à la personne en fin de vie doivent être alertées (intervenants au domicile, visiteurs occasionnels, etc.). Il est également important d’alerter les intervenants du domicile, notamment ceux qui aident la personne à boire ou à manger, afin d’éveiller leur vigilance sur cette manifestation.

La multiplicité des causes possibles doit inciter à en parler avec le médecin, qui pourra faire une investigation poussée afin de proposer un traitement adapté, qui dans la plupart des cas atténuera, voire soulagera les symptômes.

Les fausses routes, nausées et vomissements, mais aussi l’évolution de la maladie et les douleurs peuvent provoquer chez la personne en fin de vie un refus de manger. Des conflits entre la personne malade et les proches, voire les professionnels, peuvent apparaître à ce sujet, tant il est vrai que l’alimentation possède une signification symbolique majeure de plaisir, de vie et de lien affectif et social. Il est important de garder à l’esprit que la qualité de vie de la personne en fin de vie passe aussi par le respect de ses choix.

Vous avez été confronté à un évènement indésirable en lien avec une fausse route, ou souhaitez simplement vous renseigner ? Cette page s’adresse à tous les professionnels qui recherchent des sources fiables de recommandations en lien avec les fausses routes.

La dysphagie, ce trouble de la déglutition qui complique l’acte de manger, touche de nombreuses personnes. Pour les personnes atteintes de fausse route, ou dysphagie, cette expérience est quotidienne et peut entraîner des fausses routes graves. Le danger ? Une prise alimentaire altérée, un risque d’étouffement, mais aussi des complications sévères comme la pneumopathie d’inhalation. Pourtant, des solutions existent ! Comment mieux comprendre la dysphagie, identifier les signes avant-coureurs, et surtout, éviter les fausses routes ?

Comprendre la dysphagie et les textures alimentaires

Face aux risques de fausse route (quand les aliments passent dans les voies respiratoires), adapter les textures devient essentiel. L’adaptation des textures n’est pas un simple caprice mais une nécessité pour certaines personnes. Les fausses routes peuvent entraîner des complications graves comme des pneumopathies d’inhalation, voire des étouffements.

L’échelle IDDSI (International Dysphagia Diet Standardisation Initiative) propose une classification des textures alimentaires en 8 niveaux, du liquide très fluide (niveau 0) au solide normal (niveau 7). Cette classification aide à identifier précisément les textures adaptées à chaque situation.

Pour les personnes souffrant de dysphagie, le choix de la texture appropriée permet de retrouver le plaisir de manger tout en garantissant la sécurité. Un repas bien texturé facilite la formation du bol alimentaire et sa progression vers l’œsophage plutôt que vers les voies respiratoires.

Astuces pour sécuriser les repas au quotidien

Avant même de parler recettes, quelques règles de base s’imposent pour limiter les risques :

  • Soigner l’hygiène bucco-dentaire : une bouche saine facilite la mastication et la déglutition
  • Adopter une posture adéquate : assis bien droit, légèrement penché vers l’avant
  • Créer un environnement calme : éviter les distractions pendant les repas
  • Utiliser des ustensiles adaptés : verres à encoche nasale, couverts ergonomiques
  • Prendre son temps : manger lentement, par petites bouchées

Lors d’une fausse route, si votre proche continue à avoir du mal à respirer, il est indispensable de contacter le médecin ou le Samu (le 15). Au quotidien, des gestes simples peuvent être mis en place pour limiter les fausses routes de votre proche :

  1. Veiller régulièrement à son hygiène bucco-dentaire
  2. Installer la personne malade dans une posture adaptée au cours du repas :

    La première précaution à prendre avant chaque absorption de liquide ou de solide par votre proche est de l’installer en position assise ou semi-assise, avec les pieds bien en appui au sol (ou sur des cale-pieds).

    Etre vigilant à ce que la personne ait la tête inclinée vers l’avant, mais pas trop. L'idée étant d'augmenter au maximum l'amplitude respiratoire.

    Par exemple, si vous donnez à manger à une personne souffrant de troubles de la déglutition ou sujette à des fausses routes, assurez-vous de vous positionner un peu plus bas qu’elle, afin qu’elle incline automatiquement la tête vers l’avant.

  3. Favoriser un environnement calme au moment de la prise des repas et ne pas solliciter votre proche - par des questions par exemple.
  4. Adapter son alimentation et la manière d’avaler
    • Servir les plats froids ou chauds, plutôt que des plats tièdes.
    • Favoriser des aliments faciles à mastiquer, les mets à texture lisse et uniforme, tels que les purées de légumes, les potages épais, les veloutés, les œufs, les yaourts, les fromages à pâte molle, les flans, etc.
    • Supprimer les aliments contenant des petits morceaux tels que le riz, les petits pois, etc.
    • Eviter les aliments secs qui s’émiettent facilement, tels que les biscottes, les biscuits secs, etc.
    • Servir des boissons froides ou chaudes (jamais de boissons tièdes), aromatisées ou pétillantes.
    • Servir de l’eau gélifiée ou des boissons épaissies.
    • Boire et manger par petites quantités.
    • Vérifier que la bouche est bien vidée toutes les 4 à 5 bouchées.

Outre l’utilisation d’une paille ou d’une cuillère pour boire en petite quantité et penché vers l’avant, il existe dans le commerce des verres à encoche nasale réduisant le risque de fausse route.

Vous pouvez également utiliser les pailles anti-reflux UNIFLOW , le liquide reste dans la paille entre chaque aspiration, réduisant ainsi l’aspiration d’air.

Il faut manger dans le calme, sans parler ou être sollicité, ni regarder la télévision.

ON ÉVITE ON PRIVILÉGIE
Les plats tièdes ou boissons tempérées. Les plats chauds et boissons froides, chaudes ou pétillantes.

Si les troubles de déglutition sont trop importants, on pourra adapter la texture des repas (mixé, haché…), par exemple grâce à ce masticateur pour viande.

Idée reçue : « Émietter une biscotte ou un gâteau dans le thé ou toute autre boisson pour le ramollir permet de faciliter la déglutition.»

FAUX : Les miettes dans du liquide peuvent justement être à l'origine d'une fausse route.

Adapter les textures demande quelques techniques spécifiques selon le niveau recherché :

  • Pour une texture tendre en petits morceaux (niveau 6)

    Privilégiez les cuissons longues et mijotées qui attendrissent naturellement les aliments. Braiser, mijoter ou cuire à la vapeur sont des méthodes idéales. Les morceaux doivent pouvoir s’écraser facilement avec une fourchette.

  • Pour une texture hachée et lubrifiée (niveau 5)

    Après cuisson, hachez finement les aliments et ajoutez des sauces onctueuses pour faciliter la déglutition. L’ajout de crème, beurre ou huile d’olive permet de lier les aliments entre eux.

  • Pour une texture mixée ou liquéfiée (niveaux 3 et 4)

    Utilisez un mixeur puissant ou un blender pour obtenir une texture homogène sans grumeaux. Ajoutez progressivement du liquide (bouillon, lait, crème) jusqu’à obtenir la consistance souhaitée. Filtrez si nécessaire pour éliminer les fibres ou petits morceaux restants.

En pratique : comment tester une texture à la maison ?

Une fois la texture définie par un professionnel de santé selon l’échelle IDDSI, il est possible de la vérifier à domicile à l’aide de tests simples :

  • Pour les textures épaisses (niveau 3 - liquide épais) : utilisez le test à la seringue de 10 ml. Remplissez-la de la préparation, puis laissez-la s’écouler 10 secondes. Le volume restant dans la seringue indique le niveau.
  • Pour les textures lisses (niveau 4 - purée homogène) : utilisez une cuillère. La préparation doit pouvoir être prélevée à la cuillère, ne pas couler et tomber en un seul bloc si on incline la cuillère. Elle conserve sa forme dans l’assiette.
  • Pour les textures hachées/lubrifiées (niveau 5) : utilisez une fourchette. Les morceaux doivent s’écraser facilement sous une légère pression et ne pas se disperser.
  • Pour les textures tendres (niveau 6) : les aliments doivent pouvoir être coupés avec les dents ou s’écraser avec une fourchette sans force excessive, sans laisser de morceaux durs ou secs.

Ces tests ne remplacent pas l’évaluation d’un professionnel, mais ils permettent de s’assurer que les plats sont conformes au niveau prescrit.

Manger avec les yeux reste essentiel, même pour les repas à texture modifiée. Quelques astuces pour rendre ces plats appétissants :

  • Utilisez des emporte-pièces pour donner des formes aux purées
  • Jouez sur les couleurs en séparant les différents éléments du repas
  • Présentez les plats dans une vaisselle attrayante
  • Décorez avec des herbes fraîches mixées ou des épices colorées
  • Servez à température adéquate pour préserver les saveurs

La dysphagie ne doit pas rimer avec privation gustative. Avec ces recettes et astuces, les repas texturés peuvent être aussi savoureux que sécuritaires. L’essentiel est d’adapter les préparations aux besoins spécifiques de chaque personne, idéalement après consultation d’un professionnel de santé. En combinant techniques culinaires, créativité et connaissances nutritionnelles, les fausses routes peuvent être évitées tout en préservant le plaisir de manger - ce moment si important dans notre quotidien et notre vie sociale.

Comment réagir face à quelqu’un qui s’étouffe ?

Que faire en cas de fausse route ?

Lors d’une fausse route, si votre proche continue à avoir du mal à respirer, il est indispensable de contacter le médecin ou le Samu (le 15).

Si un adulte ou un enfant de plus de deux ans est victime d’une fausse-route devant vous, vous devez d’abord utiliser la technique des claques. Placez-vous sur le côté de la personne, un peu en arrière. Penchez-la vers l’avant, et soutenez sa poitrine dans l’une de vos mains (cela évite au corps étranger de s’enfoncer encore plus dans la trachée). Avec le talon de votre autre main, donnez des claques fermes et vigoureuses entre ses deux omoplates (au milieu du haut du dos). Entre chaque claque, vérifiez l’état de la personne et si l’objet a été expulsé (par un mouvement de toux).

Si les claques dans le dos n’ont pas d’effet, il faut passer aux compressions abdominales. Réservée aux adultes et aux enfants à partir de deux ans, la manœuvre de Heimlich suppose d’abord de mettre la personne qui s’étouffe debout. Placez-vous derrière elle et entourez sa taille à l’aide de vos deux bras (au niveau de la partie supérieure de son abdomen). Faites en sorte que son buste s’incline légèrement vers l’avant. Avec l’une de vos mains, formez un poing : placez ce poing fermé au centre de l’abdomen de la personne, entre le nombril et l’extrémité inférieure de son sternum. Plaquez ce poing contre son ventre à l’aide de votre autre main, et enfoncez-le brusquement et fortement vers vous et vers le haut. Lorsque vous effectuez ce geste, vous devez avoir l'impression de soulever la personne. Si les compressions permettent de dégager les voies respiratoires, arrêtez la procédure.

Si les gestes de premiers secours ne suffisent pas à déloger l’aliment qui bloque la respiration, vous devez prévenir les services médicaux d’urgence. Vous pouvez joindre les secours au 15 (Samu) ou au 112 (numéro d’urgence européen), depuis un téléphone fixe ou mobile. Vous pouvez également appeler les pompiers, au 18.

Pour faciliter l’intervention des secours, pensez à parler calmement. Les informations doivent être précises : transmettez votre nom et votre numéro de téléphone, le nom de la victime et l’adresse où elle se trouve (avec le code d’accès, le bâtiment, l’étage et la porte de l’appartement s’il s’agit d’une résidence ou d’un immeuble).

En attendant les secours, n’allongez pas la personne qui s’étouffe (sauf si elle est inconsciente, et que vous devez commencer les gestes de réanimation cardio-pulmonaire). Laissez-la prendre la position qu’elle préfère, de manière instinctive (en général, la personne s’assoit et se penche vers l’avant).

La personne est prise en charge dès l’arrivée des secours. Chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans, on utilise la manœuvre de Mofenson en cas de fausse-route alimentaire.

Les secours doivent quant à eux être alertés dès les premiers signes d’étouffement et d’asphyxie (appel gratuit, depuis le 15 ou le 112). Les gestes de premiers secours ne doivent être effectués que si l’enfant ne peut plus du tout respirer, à cause d’une obstruction totale de ses voies respiratoires. S’il tousse, s’il pleure ou s’il crie, il faut attendre l’arrivée des secours.

Pour la technique des 5 claques, vous devez vous asseoir. Placez l’une de vos mains sur le ventre et le thorax de l’enfant, avec vos doigts de part et d’autre de sa mâchoire. Installez l’enfant sur l’une de vos cuisses, à plat ventre et la tête dirigée vers le bas, au-delà de votre genou. Avec votre autre main, tapez vigoureusement entre ses omoplates. Si cette première manœuvre ne fonctionne pas, vous devez passer aux compressions thoraciques.

Prenez l’enfant et retournez-le sur le dos : placez-le sur votre avant-bras, appuyé sur votre cuisse. Soutenue dans l’une de vos mains, sa tête doit être plus basse que son corps (il faut se servir de la gravité). Vous devez ensuite réaliser des compressions au niveau de son sternum, à l’aide de deux doigts. Là encore, répétez ce geste 5 fois. Si l’obstruction persiste, continuez à alterner entre 5 claques et 5 compressions thoraciques, jusqu’à ce que les secours arrivent.

Prévention de la fausse route chez les personnes âgées

La fausse route de la personne âgée est un trouble plus fréquent qu'on ne le croit. Il peut entraîner des complications graves comme des infections pulmonaires ou des étouffements. La fausse route d'une personne âgée survient lorsque celle-ci avale de travers, laissant passer par accident un liquide, un aliment ou même un filet de salive dans ses voies respiratoires au lieu de l'oesophage.

C'est en apprenant à détecter les signes montrant qu'une personne âgée est en train de faire une fausse route alimentaire que vous pourrez intervenir au mieux. Les quintes de toux volontaires peuvent aider à expulser l'aliment ou le liquide qui s'est infiltré dans les voies respiratoires de la personne âgée. En tant que proche aidant, vous avez donc un rôle à jouer pour dépêtrer votre parent de sa fausse route. Pour y arriver, encouragez-le à déclencher volontairement un réflexe de toux. Tâchez de rester calme et réfléchi pour pouvoir rassurer votre proche en lui donnant des instructions claires et simples à mettre en place dans l'urgence de la fausse route. Dites-lui de s'incliner légèrement en avant et de tousser fort d'un seul coup. Tapotez-lui le dos pour plus d'efficacité.

Rien n'y fait ? Votre parent âgé ne parvient pas à tousser ? Voici comment réaliser une méthode de Heimlich sur une personne âgée faisant une fausse route : il suffit d'exercer une pression sèche, vers le haut, au niveau du diaphragme :

  • Placez-vous derrière la personne.
  • Passez vos bras autour de son ventre.
  • Mettez un poing juste au-dessus de son nombril, puis attrapez ce poing avec votre autre main.
  • Poussez fortement vers l’intérieur et vers le haut, comme pour soulever un peu la personne âgée.

⚠️ Attention néanmoins, la manoeuvre d'Heimlich n'est pas sans danger. Mal pratiquée, elle peut entraîner une contusion de l'abdomen, voire une fracture de la pointe du sternum.

Vous avez essayé les gestes précédents sans succès jusque là ? Pire, votre proche âgé a fini par perdre connaissance ? Il convient d'appeler les secours sans plus attendre. Composez le 15, le 18 ou le 112 (numéro européen) pour démarrer un appel d'urgence.

⚠️ Si la personne reste inanimée, vous pouvez commencer une réanimation cardio-pulmonaire. Si vous ne savez pas comment procéder, laissez-vous guider par les instructions de votre interlocuteur des secours avec lequel vous êtes en ligne par téléphone.

Certaines mesures simples permettent d’éviter les fausse-routes alimentaires. Pour prévenir l’étouffement chez le bébé et le jeune enfant, il est par exemple recommandé de ne jamais donner d’aliments de petite taille à un bébé (cacahuètes, pistaches, petits bonbons ronds et durs…), et de toujours les garder hors de sa portée. L’enfant doit apprendre à manger assis (jamais en courant), dans le calme et sans parler.

Pour éviter les fausse-routes alimentaires chez les adultes et les personnes âgées, il faut aussi prendre ses repas dans le calme, assis, et à table. Si la personne âgée a du mal à mâcher ou à avaler, il faut découper ou mixer les aliments trop gros ou trop durs. Les médicaments doivent être avalés avec de l’eau, et les prothèses dentaires bien entretenues et régulièrement vérifiées.

Si elle ne fait pas attention, une personne peut facilement s’étouffer avec un petit objet du quotidien (une vis ou une cheville qu’elle tient entre ses dents pendant qu’elle bricole, par exemple). Les bébés et les jeunes enfants peuvent quant à eux avaler de travers les petits jouets ou les objets à leur portée (une bille ou une petite pile ronde, un capuchon de stylo ou une pièce de monnaie…). Mais il est aussi possible de s’étouffer avec un aliment. Un repas pris trop rapidement, des difficultés à mâcher et à avaler, un éclat de rire ou un mouvement de surprise en mangeant… et c’est la fausse-route alimentaire !

Plusieurs types d’aliments peuvent obstruer les voies aériennes et gêner (ou bloquer) la respiration : un aliment liquide ou solide, un morceau de viande trop gros ou, au contraire, un aliment de petite taille (une cacahuète ou une pistache, un bonbon rond et dur, un grain de raisin…). Au lieu de rejoindre l’œsophage et l’estomac, l’aliment se coince dans le pharynx, le larynx, la trachée ou l’une des deux bronches. Il bloque les voies respiratoires, et empêche l’air extérieur de rejoindre les poumons. La personne ne peut plus respirer : elle s’étouffe.

Si l’aliment ne bloque pas totalement le passage de l’air vers les poumons (obstruction partielle), la personne peut continuer à respirer. Elle présente néanmoins une gêne respiratoire, tousse violemment et sa respiration est bruyante. Dans ce cas, il ne faut effectuer aucune manœuvre de secours (au risque de déplacer l’aliment, et de provoquer une obstruction totale des voies aériennes). Si la toux ne permet pas de déloger le corps étranger, il faut conduire la personne à l’hôpital, en position assise.

Si l’aliment bloque totalement les voies aériennes, la personne ne peut plus parler ni respirer. Elle tousse d’abord violemment, puis devient agitée et se tient la gorge avec les deux mains. Si le corps étranger n’est pas expulsé rapidement par la toux, la personne peut émettre des sons aigus et sifflants. Son rythme cardiaque s'accélère, elle s’asphyxie, devient bleue et perd connaissance.

Chez le nourrisson et le bébé, les symptômes de la fausse-route et de l’étouffement sont généralement moins faciles à reconnaître. En cas d’asphyxie totale, l’enfant ne tousse plus et ne respire plus. Il est pâle. Ses lèvres et les extrémités de ses mains et de ses pieds deviennent bleues. Il peut s’agiter ou, au contraire, rester immobile.

Aliments à privilégier et à éviter

Pour limiter les risques de fausse route, certains aliments sont à bannir tandis que d’autres sont parfaitement adaptés.

À éviter absolument

  • Les aliments à textures mixtes (soupe avec morceaux, yaourt aux fruits)
  • Les aliments filandreux (poireaux, céleri, ananas)
  • Les aliments secs ou friables (biscottes, chips)
  • Les aliments collants (pain de mie, banane)
  • Les aliments à petits grains (riz, semoule non mixée)

À privilégier

  • Les viandes tendres et mijotées
  • Les poissons sans arêtes
  • Les purées de légumes et de fruits
  • Les crèmes, flans et entremets
  • Les sauces onctueuses pour lier les aliments

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