Le Code Couleur du Packaging Alimentaire : Signification et Impact

Dans le vaste domaine du packaging alimentaire, chaque couleur, chaque nuance et chaque trait de design jouent un rôle crucial bien au-delà de l’apparence esthétique. L’emballage alimentaire n’est pas simplement une enveloppe qui entoure votre produit ; c’est une première impression, une communication silencieuse avec les consommateurs.

Au-delà de la simple enveloppe protectrice, l’emballage alimentaire pour la vente à emporter avec de la couleur devient le reflet d’un univers symbolique où chaque teinte détient sa propre signification. Du rouge vibrant évoquant la passion au vert apaisant suggérant la fraîcheur, chaque couleur est porteuse d’un message subliminal.

Au cœur du vaste domaine de l’emballage alimentaire, la psychologie des couleurs se révèle être un outil puissant, un langage subtil qui parle directement à l’esprit des consommateurs. Pour augmenter ses ventes, une marque peut tirer avantage du pouvoir des couleurs dans le design de son emballage alimentaire.

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La Signification des Couleurs dans le Packaging Alimentaire

Le choix méticuleux des couleurs dans le design de l’emballage alimentaire n’est pas simplement une question d’esthétique, mais plutôt une stratégie élaborée visant à influencer la perception des consommateurs.

Voici quelques exemples de l'influence des couleurs:

  • Bleu : Lorsqu’il s’agit d’aliments liés à la santé, le bleu s’impose comme une couleur de premier choix. Elle évoque la fraîcheur, la pureté et instaure un sentiment de confiance chez les consommateurs.
  • Rouge : Couleur vibrante par excellence, est souvent associé à la passion, à l’énergie, et à la stimulation des sens. Dans l’univers de l’emballage alimentaire, le rouge trouve sa place dans les produits gourmands et savoureux.
  • Vert : Associé à la nature et à la fraîcheur, le vert est un choix évident pour les produits biologiques, les jus de fruits et les aliments sains.
  • Noir : Souvent synonyme d’élégance, s’impose comme une teinte de choix pour les produits haut de gamme.
  • Blanc : En optant pour un emballage alimentaire blanc, les professionnels du packaging abordent les consommateurs avec une image de produits non altérés et de première qualité, attirant ainsi l’attention dès le premier regard.

Par exemple, en adoptant des teintes de bleu associées à la fraîcheur, une entreprise alimentaire peut créer une impression de produits sains et de qualité, incitant les consommateurs à accorder une attention particulière à ses offres.

Le Nutri-Score : Un Code Couleur pour la Santé

Que Choisir a soumis plus de 300 produits (biscuits, céréales, plats cuisinés, sauces, soupes, desserts, laitages…) au code couleur proposé par le Programme national nutrition santé pour résumer la qualité nutritionnelle des produits. Ce système permettrait aux consommateurs de se faire une idée plus précise de la valeur nutritionnelle des produits, parfois présentée sous des dehors trop flatteurs sur les emballages, mais aussi de comparer facilement deux produits de la même famille.

Comment fonctionne le Nutri-score ?

Le nutri-score c’est un outil pour te repérer dans les valeurs nutritionnelles des aliments provenant de l’industrie agro-alimentaire, dits « transformés » et surtout ultra-transformés. C’est une information claire et accessible sur la qualité nutritionnelle des produits de « grande distribution ».

C’est un algorithme nutritionnel (élaboré par des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle). Il prend en compte la qualité nutritionnelle des aliments mais aussi les recommandations alimentaires et l’état de santé des consommateurs d’un pays donné. Il évalue les composantes positives et négatives du produit. Par exemple la présence de fibres, de fruits, de légumes, de légumineuses, de fruits à coque, d’huile de colza, de noix et d’olive vs la présence de sucre, de sel, d’acides gras saturés, d’additifs etc pour lui attribuer une note globale.

A quoi sert le nutri-score ?

Le nutri-score va t’aider à faire des choix plus simples et plus sains dans les rayons, il est également un outil de santé publique reconnu pour lutter contre certaines maladies liées à l’alimentation. Il faut toutefois garder en tête la différence entre valeur et qualité nutritionnelle.

Les sodas sont un très bon exemple. Ils sont peu caloriques et classés « B » selon le nutri-score, bien que leur qualité nutritionnelle soit inexistante. C’est pour cela que l’algorithme qui calcule ce nutri-score évolue en 2024.

Qu’est ce qui va changer en 2024 ?

En 2024, les règles de calcul du nutri-score ont été revues pour te permettre de comparer encore mieux les produits selon leur qualité nutritionnelle mais surtout coller au mieux aux recommandations des pays dans lesquels ils sont vendus. Dans les faits cela te permettra de mieux repérer les aliments parfois un peu riches mais avec des qualités nutritionnelles plus intéressantes. Certains poissons gras et des huiles riches en bonnes graisses auront un meilleur nutri-score. Il vaut mieux manger des sardines à l’huile qu’un plat préparé light à base de poisson par exemple.

Pour les boissons c’est la présence d’édulcorants qui est maintenant prise en compte. Par exemple les sodas lights bourrés d’édulcorants notés B car contenant peu de sucre seront désormais classés de C à E. Il te sera plus facile de repérer les produits à base de farine complète, riches en fibres, qui auront désormais de meilleurs scores que leurs équivalents raffinés.

Enfin, la volaille sera mieux classée que la viande rouge dont la consommation est à limiter.

Ce que le nutri-score ne calcule pas !

Le nutri-score évolue en 2024 pour être au plus près des recommandations en santé. Malgré tout il ne distingue pas les « catégories » d’aliments dont on parlait au début ; bruts, transformés et ultra-transformés. Késaco ?

  • Les produits bruts qui sont des « matières premières » comme la viande, les fruits, les légumes, les légumineuses ou encore le lait. Le sel, l’huile et même le sucre qui sont peu transformés.
  • Les produits transformés, comme le pain, la confiture, la charcuterie, et même ta sauce tomate ! Ils sont fabriqués à partir de produits bruts par des procédés simples comme la cuisson ou la salaison pour la charcuterie par exemple.
  • Et puis il y a les ultra-transformés, les céréales en boite, les plats préparés, les nuggets, les nouilles instantanées, les biscuits, les crèmes glacées, les chips, les sodas…

Pour la faire courte, les « ultra-transformés » ont une faible qualité nutritionnelle : il s’agit en effet souvent de produits non seulement riches en sel, en sucres et/ou en graisses saturées, additifs, édulcorants… mais aussi pauvres en fibres et en vitamines. Et c’est sans parler de leurs modes de production, de leurs emballages.

De plus en plus d’études suggèrent que les personnes qui consomment beaucoup d’aliments ultra-transformés ont plus de risque de développer des troubles métaboliques : surpoids et obésité, diabète, dyslipidémie, hypertension. D’autres travaux suggèrent que ces aliments pourraient aussi augmenter le risque de cancers, de maladie de Crohn ou même de symptômes dépressifs. Pour en savoir plus tu peux consulter les études en cours sur le site de l’INSERM.

Comprendre le Nutri-Score

Chacun des articles alimentaires qui font part d’une notation par le Nutri-Score présente une couleur et une lettre spécifiques. Cela va de la couleur verte à rouge et de la lettre A à la lettre E.

Voici une explication des différentes notes :

  • A (Vert) : Les produits qui sont classés A indiquent que les nutriments qu’ils apportent peuvent être consommés en bonne quantité. Il s’agit de la meilleure note qu’un article peut avoir.
  • B (Vert clair) : La lettre B indique que le produit est équilibré et peut se consommer en quantité. La seule différence entre les deux lettres réside en fait dans le score.
  • C (Jaune) : Les articles notés par la lettre C en jaune, il s’agit du juste milieu. En d’autres termes, ces denrées sont à consommer avec modération.
  • D (Orange) : Tel est également le cas pour les produits notés par la lettre D en orange. Effectivement, même s’ils sont constitués de nutriments contribuant à la santé des consommateurs, ceux à éviter y sont plus présents. Parmi les produits concernés, vous avez le jambon en raison de sa teneur de sel et de graisse en quantité. Parfois, vous pouvez aussi retrouver des briques de jus étiquetées en C à cause du rajout de sucre.
  • E (Rouge) : La lettre E est la note donnée aux produits faisant part d’un score très bas. Effectivement, cet étiquetage nous indique que l’article ne doit pas être consommé régulièrement. Bien évidemment, les produits notés par la lettre E ne sont pas à éviter. D’autre part, vous devez équilibrer un repas comprenant des aliments notés E. Et ce, en y ajoutant d’autres produits mieux notés comme une salade ou des légumes par exemple.

Il est important de noter que le Nutri-Score n'est pas obligatoire, mais l'Union européenne projette d’imposer ce dispositif dans l’ensemble de l’Europe. Cette obligation concernerait alors les articles alimentaires distribués sur l’ensemble du territoire français.

Conclusion

En conclusion, l’emballage alimentaire va bien au-delà de sa fonction première de protection des produits. Il est un outil de communication puissant, influençant les perceptions et les choix des consommateurs. Le Nutri-Score, quant à lui, est un outil précieux pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus éclairés et à promouvoir une alimentation plus saine.

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