Le Nutri-Score est un système d'étiquetage nutritionnel apposé sur la face avant des emballages des produits alimentaires. Il a été créé pour faciliter la compréhension des informations nutritionnelles par les consommateurs et les aider à faire des choix éclairés. Ce système est complémentaire à la déclaration nutritionnelle obligatoire fixée par la réglementation européenne.
Le Nutri-Score est un repère graphique basé sur une échelle de 5 couleurs, allant du vert foncé au orange foncé, associées à des lettres allant de A (« meilleure qualité nutritionnelle ») à E (« moins bonne qualité nutritionnelle »).
Le logo est attribué sur la base d’un score prenant en compte pour 100 gr ou 100 mL de produit, la teneur :
Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.
Le Nutri-Score a été mis en place pour la première fois en France en 2017, en se basant sur les travaux de l’équipe du Pr. Serge Hercberg ainsi que l’expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Depuis son lancement en France, plusieurs pays ont décidé de recommander son utilisation: la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas et le Luxembourg.
Parmi les approches recommandées en matière de santé publique, l’étiquetage en face avant de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires n’avait pas encore été mise en œuvre. Dans le même esprit que l’étiquette énergie des appareils électroménagers, ce système prévoit l’attribution d’une note de A à E (chacune associée à une couleur de vert à rouge) qui serait affichée de manière volontaire sur la face avant des produits.
Selon une étude de Santé publique France, 90% des consommateurs français savent que le Nutri-Score vise à caractériser la qualité nutritionnelle des produits alimentaires. Selon sa qualité, l’alimentation est un facteur de protection de la santé ou de risque de développement des pathologies les plus fréquentes en France : divers cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, obésité.
Au-delà des batailles de mots, l’association Open Food Facts a pour objet la transparence et l’ouverture des données sur les produits alimentaires. Le site Open Food Facts permet d’explorer la base de données suivant différentes facettes comme les catégories de produits, les marques, les labels, et maintenant les notes nutritionnelles. Il est intéressant de comparer les notes nutritionnelles des différentes catégories de produits.
Open Food Facts est un projet citoyen issu de la société civile (toute l’équipe du projet ainsi que les 1500 contributeurs sont bénévoles). Nous faisons appel à la collecte citoyenne (crowdsourcing) pour rassembler les données des produits alimentaires du monde entier. Des projets comme l’encyclopédie Wikipédia et la carte collaborative et libre OpenStreetMap ont montré que les citoyens du monde entier peuvent s’unir pour réaliser de grandes choses.
Nous sommes donc particulièrement heureux d’avoir pu dialoguer et collaborer avec une équipe scientifique. L’équipe du Professeur Hercberg nous a transmis la formule de calcul et toutes les informations nécessaires pour calculer le score et les notes nutritionnelles, et nous avons donc pu appliquer la formule aux produits présents dans la base collaborative Open Food Facts.
Le calcul du score est possible pour les produits pour lesquels un tableau nutritionnel suffisamment complet figure sur l’emballage. Nous sommes également très heureux d’avoir pu fournir en retour à l’équipe du Professeur Hercberg l’ensemble de notre base de données de produits enrichie du score nutritionnel.
Dans le cadre de la gouvernance transnationale du Nutri-Score, le comité de pilotage a finalisé le processus de révision de l’algorithme de calcul du Nutri-Score. Les recommandations du comité scientifique pour les boissons ont ainsi été adoptées le 30 mars 2023. Ce nouvel algorithme renforcera l’efficacité du Nutri-Score pour classer les aliments et les boissons en cohérence avec les principales recommandations alimentaires des pays européens et guider les consommateurs vers des choix éclairés et favorables à leur santé.
Les 7 pays engagés dans la gouvernance transnationale du Nutri-Score (Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse) ont adopté le 26 juillet les évolutions de l’algorithme de calcul pour les aliments, élaborées par le comité scientifique européen indépendant. Ces évolutions renforceront l’efficacité du Nutri-Score pour classer les aliments en cohérence avec les recommandations alimentaires, et ainsi guider les consommateurs vers des choix alimentaires favorables à un meilleur état de santé.
En 2023, le comité scientifique européen du Nutri-score a proposé de faire évoluer l’algorithme afin que le logo soit davantage aligné avec les recommandations alimentaires des différents pays impliqués, qu’il prenne mieux en compte les connaissances scientifiques et qu’il s’adapte aux évolutions de l’offre alimentaire.
Les pays engagés dans le Nutri-Score ont mis en place une gouvernance européenne pour harmoniser les règles d’utilisation et de calcul. Ils ont travaillé sur une évolution de l’algorithme, qui prend désormais en compte certaines incohérences précédemment citées, les nouvelles recommandations de santé des différents pays impliqués, mais aussi l’évolution de l’offre alimentaire.
Ce nouveau calcul devait entrer en vigueur en France au printemps 2024. Les industriels et distributeurs bénéficieront ensuite d’un délai de 2 ans pour se mettre en conformité avec le nouveau calcul.
Cet algorithme amélioré prend, tout d’abord, en compte la présence d’édulcorants dans les boissons, utilisés notamment comme alternative au sucre. Les boissons « light » pouvaient, en effet, se servir de ces additifs pour obtenir un score plus favorable qu’une boisson sucrée conventionnelle. Le Coca Cola light va ainsi voir sa note réduite de B à C.
Les recommandations actuelles étant à la réduction de la consommation de viande rouge, sa notation serait moins bonne que celle de la volaille. Selon ce nouveau calcul, la boîte de Chocapic, qui était auparavant notée A, va être rétrogradée en C. Malgré les efforts de Nestlé, ces céréales restent en effet beaucoup trop sucrées. Seuls les mueslis sans sucre pourront conserver la note en vert.
À l’inverse, la note de certains produits auparavant considérés comme trop gras, comme les huiles riches en omégas 6 et omégas 3 ou certains poissons, va s’améliorer.
Afin d’assurer une cohérence entre les différents territoires, les pays se sont accordés sur une mise en œuvre coordonnée du nouvel algorithme une fois les procédures règlementaires finalisées par les différents pays d’ici la fin de l’année 2023. A compter de cette date, les opérateurs disposeront d’un délai de deux ans pour adapter le Nutri-Score de leurs produits.
Au sein de la gouvernance européenne du Nutri-Score, un comité scientifique a été mis en place afin d’évaluer de potentielles évolutions de l’algorithme du Nutri-Score, tout en respectant ses principes clés (i.e. transversalité de l’algorithme de calcul, prise en compte des données de la déclaration nutritionnelle obligatoire, calcul aux 100g ou 100mL, etc). Dans ce cadre, les opérateurs et associations de consommateurs sont invités à transmettre, s’ils le souhaitent, des requêtes portant sur des propositions de potentielles évolutions de l’algorithme.
Le comité scientifique du Nutri-Score comprend des experts indépendants sélectionnés dans le domaine de la nutrition et de la santé publique des pays engagés, exempts de conflits d'intérêts avec l'industrie, dans le but d'améliorer l'algorithme sous-jacent au Nutri-Score.
Le comité de pilotage a mis en place un forum des utilisateurs qui s’est réuni pour la 1ere fois en octobre 2024. Le forum réunit des représentants des associations des consommateurs et des opérateurs économiques. Il vise à échanger sur les questions opérationnelles de mise en œuvre du Nutri-Score et à prendre en compte l’expertise pratique de ces acteurs.
La décision du comité de pilotage d’adopter les propositions et la publication du rapport scientifique sur l’évolution de l’algorithme pour les produits solides constituent la première étape du processus d’évolution. La seconde étape interviendra en fin d’année 2022 avec des propositions de révision de l’algorithme pour les boissons.
Le calendrier de mise en œuvre du nouvel algorithme du Nutri-Score sera établi une fois l’algorithme complet adopté par le comité de pilotage. A partir de la date d’entrée en vigueur du nouvel algorithme, une période suffisamment longue sera laissée aux opérateurs pour permettre la mise en œuvre du logo.
Un premier appel à contribution a été lancé durant l’été 2021. Opérateurs et associations de consommateurs ont ainsi pu faire parvenir, des propositions de potentielles évolutions de l’algorithme du Nutri-Score. Les requêtes validées à la majorité des deux tiers des membres du comité de pilotage des 7 pays engagés dans la gouvernance transnationale du Nutri-Score ont été transmises aux experts du comité scientifique, pour examen. Afin de garantir la transparence des travaux menés, il a été convenu que les requêtes des opérateurs français transmises au comité scientifique seraient publiées sur les sites internet de Santé publique France et du Ministère des Solidarités et de la Santé avec leur accord.
En juin 2020, 415 entreprises étaient engagées en faveur du Nutri-Score en France. En juin 2021, elles sont plus de 700 entreprises, représentant 57% des parts de marché en volumes de ventes. Ces chiffres témoignent d’un déploiement progressif et dynamique du Nutri-Score sur le marché français.
Concernant la notoriété du Nutri-Score auprès des consommateurs, celle-ci reste très élevée, avec 95% des adultes français et 97% des adolescents ayant déjà vu ou entendu parler du Nutri-Score.
En juillet 2020, 415 exploitants du secteur alimentaire étaient engagés dans le Nutri-Score en France, ce qui représente environ 50 % des parts de marché en volumes des ventes. Aujourd’hui, près de 500 industriels du secteur alimentaire se sont engagés à utiliser le logo en France.
Les autorités compétentes de Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse annoncent la mise en place d’un mécanisme de coordination transnational pour faciliter l’utilisation de l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score sur la face avant des emballages.
Pour choisir ce que nous mangerons, et qui deviendra partie intégrante de notre corps, nous exigeons que le produit soit non seulement bon pour notre santé, mais aussi soit désirable, donc d’une couleur séduisante et qui nous semble « normale ». D’où l’utilisation de colorants, que d’ailleurs nos grands-mères utilisaient spontanément en badigeonnant leurs brioches et leurs rôtis en croûte de jaune d’œuf afin de les rendre encore plus tentants.
Il existe trois types de colorants alimentaires : les naturels (par exemple betterave, caramel), les colorants de synthèse fabriqués par l’industrie chimique mais qui existent à l’identique dans la nature, et les colorants artificiels, c’est-à-dire produits par l’art de l’homme et qui n’ont pas d’équivalents dans la nature (par exemple le bleu patente V).
La sécurité de tous les colorants alimentaires autorisés dans l’Union européenne (UE) fait l’objet d’une évaluation scientifique rigoureuse, effectuée par les experts scientifiques du groupe ANS (Alimentation, Nutrition, Sécurité) de l’EFSA ; leurs résultats sont publics.
Nous avons spontanément tendance à croire que ce qui est naturel est meilleur que ce qui est synthétique et dans ce cas, le produit de la vie, biologique, naturel, est perçu comme bon alors que le produit fabriqué par l’homme, synthétique, est perçu comme mauvais, voire dangereux. Lorsqu’il s’agit de colorants identiques au naturel, qui possèdent donc très exactement la même structure moléculaire que celui qui a été biosynthétisé dans la plante ou l’animal, la distinction n’a évidemment pas de sens.
Il faut différencier les colorants synthétiques et les colorants artificiels qui, eux, n’existent pas dans la nature, car ce sont des molécules créées par l’homme pour répondre à des besoins nouveaux ou pour gagner en efficacité. En faible quantité, tous ces produits, naturels ou non, sont très certainement innocents. Ils font d’ailleurs l’objet d’une réglementation très contraignante.
La vente de denrées alimentaires est encadrée par des règles strictes d'étiquetage afin d’informer au mieux le consommateur sur les produits qu’il est susceptible d'acheter. Ces informations nutritionnelles servent à renseigner le consommateur sur la composition des aliments qu'il est susceptible d'acheter puis de consommer.
Le règlement européen EU n°1169/2011, dit règlement INCO, établit les règles quant à l’information des consommateurs, leur permettant ainsi d’accéder à des informations de bases tel que la déclaration nutritionnelle ou la liste des ingrédients. Afin de faciliter la compréhension de ces informations, d’autres formes d’expression et de présentation ou d’information volontaire peuvent être fournies en complément de la déclaration nutritionnelle obligatoire en accord avec les articles 35 à 37 du règlement INCO.
Comme l'explique la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans son article sur les allégations nutritionnelles : « les allégations nutritionnelles et de santé sont des mentions, images ou symboles valorisant les denrées alimentaires sur le plan nutritionnel ou de la santé. » Notez qu'il s'agit d'un système d'étiquetage nutritionnel complémentaire à la déclaration nutritionnelle obligatoire détaillée ci-dessus.
Que Choisir a soumis plus de 300 produits (biscuits, céréales, plats cuisinés, sauces, soupes, desserts, laitages…) au code couleur proposé par le Programme national nutrition santé pour résumer la qualité nutritionnelle des produits. Des dizaines de données chiffrées, des abréviations compréhensibles des seuls initiés, des pourcentages dont on se demande à quoi ils se réfèrent : les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages alimentaires sont inexploitables par les consommateurs.
Ce système que soutiennent de nombreux scientifiques et associations dont l’UFC-Que Choisir permettrait aux consommateurs de se faire une idée plus précise de la valeur nutritionnelle des produits, parfois présentée sous des dehors trop flatteurs sur les emballages, mais aussi de comparer facilement deux produits de la même famille.
Quelques exemples révélateurs de l’utilité du code couleur :
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