L'histoire de la cocotte Les Milles est riche et complexe, traversant différentes époques et contextes sociaux. Des hôtels particuliers somptueux du Second Empire aux camps de déportation, ce terme évoque des réalités variées et souvent poignantes.
Au numéro 25 de l’avenue des Champs-Élysées, à Paris, s’élève l’un des derniers témoins architecturaux de la fête parisienne du Second Empire (1852-1870), un hôtel particulier à l’histoire sulfureuse et aux décors parmi les plus luxueux et extravagants de l’époque : l’hôtel de la Païva.
Si les lieux accueillent aujourd’hui, et depuis sa création en 1903, le Travellers Club - un gentlemen’s club à l’anglaise qui deviendra propriétaire des murs en 1923 -, le bâtiment reste indissociable de sa commanditaire, Esther Lachmann (1819-1884), tantôt appelée Thérèse ou Blanche, et qui sera surtout connue sous le pseudonyme de la Païva.
Femme charismatique et déterminée, courtisane russe d’origine polonaise installée à Paris au milieu du 19e siècle, elle sera mariée à trois reprises, sera tour à tour marquise portugaise puis comtesse prussienne, connaîtra -souvent bibliquement- les plus grands hommes du monde de l’époque, et défrayera régulièrement la chronique par ses mœurs et ses extravagances.
Escalier de l'hôtel de la Païva
Construit sous la direction de l’architecte Pierre Manguin entre 1855 et 1866, l’hôtel dit de la Païva, d’inspiration Renaissance italienne, est emblématique du style Second Empire ou Napoléon III, ce style éclectique, dit aussi historiciste, qui mélange les influences décoratives et architecturales des époques passées, pour un rendu on ne peut plus flamboyant, parfois à la limite de l’excessif.
Escalier en onyx jaune d’Algérie, statues de marbre à l’Antique, salle-de-bain arabo-mauresque, Grand Salon ultra-luxueux, chambre Renaissance, jardin d’hiver, façades sculptées… mais aussi peintures de Paul Baudry, sculptures et décors de Jules Dalou, Louis-Ernest Barrias, Eugène Delaplanche, Léon Cugnot, Eugène Legrain, ou encore Albert-Ernest Carrier-Belleuse… l’hôtel de la marquise de Païva est un véritable palais où chaque élément décoratif lui rend hommage, à elle, la reine des lieux; la plus convoitée et la plus scandaleuse de celles qu’on appelait alors les grandes horizontales.
Lors de sa construction, déjà, à mesure que ses murs s’élèvent, et que l’on admire le luxe de ses décors et de ses matériaux, l’hôtel intrigue et fait très vite parler de lui, parmi les badauds comme dans la haute société, à Paris et au-delà.
Une fois son hôtel construit, même si l’on entendra souvent dire dans Paris que «chez la Païva, qui paye y va!», il faut savoir que la noble courtisane triera sur le volet ses invitées. Au-delà de ses amants et bienfaiteurs, elle recevra, entre autres privilégiés, des amis comme Théophile Gautier ou Émile de Girardin, des philosophes et écrivains comme Ernest Renan ou Hippolyte Taine, ou encore l’homme politique Léon Gambetta et les frères Goncourt qui, bien que réguliers de l’hôtel, ne manqueront pas de critiquer leur hôte, les soirées qu’elle organise -on y mange très mal, disent-ils- ou les lieux mêmes qu’ils qualifient de «Louvre du cul», en référence aux activités de leur propriétaire.
Pour mieux comprendre la genèse de cet hôtel particulier atypique, classé aux Monuments Historiques depuis 1980, et avant d’en découvrir certaines des pièces emblématiques, il faut apprendre à mieux connaître sa locataire. Avant de pénétrer dans le somptueux édifice des Champs-Élysées, je vous propose ainsi de revenir sur l’histoire romanesque de celle que l’on connaît surtout sous le nom de la Païva.
Esther Pauline Blanche Lachmann est née le 7 mai 1819 en Russie, dans le ghetto de Moscou, autrement nommé alors Zone de Résidence des Juifs. Rien ne laissait supposer, alors, qu’elle deviendrait la courtisane la plus célèbre du Second Empire.
Son père, Martin Lachmann, tisserand, et sa mère, Anna Amalia Klein, sont d’origine polonaise. Le 11 août 1836, elle épouse un tailleur français nommé François Hyacinthe Villoing, un luthérien pour qui elle se convertit et avec qui elle apprendra la langue de Molière, et qui, en 1837, lui donnera un fils, Antoine.
Pendant ce long voyage qui la conduira à Paris, elle passera notamment par Constantinople où elle apprendra à user de ses charmes et à se perfectionner dans les métiers de l’amour. Arrivée dans la capitale française à la fin des années 1830, elle s’installe d’abord dans le quartier juif et mal famé de Saint-Paul, dans le Marais, où elle commence au bas de l’échelle en travaillant comme prostituée, sur le trottoir, rue Pavée.
Au cours de sa carrière de lorette, elle fait la connaissance, en 1840, d’un certain Henri Herz, un pianiste fortuné qui s’éprend d’elle et l’introduit auprès du milieu artistique de l’époque qui gravite et s’installe dans ce quartier dit de la Nouvelle Athènes, dans le 9e arrondissement de Paris, à quelques pas de l’église Notre-Dame-de-Lorette.
Au 19e siècle les prostituées n’échappent pas à la hiérarchisation de la société. Ainsi, au sein même de cette profession aux multiples visages, on trouve différents niveaux et différents types de travailleuses.
En août et septembre 1942, 1.938 Juifs dont 96 enfants, quittent le camp des Milles (Bouches-du-Rhône) en cinq convois pour être déportés à Auschwitz.
Elli Blatt, Laja Hinda, Rafael Maiersdorf, Paula Sara Lewin. Ces quatre personnes font partie des 1.938 Juifs déportés dans des wagons à bestiaux depuis le camp des Milles vers Auschwitz, en août et septembre 1942. Des journaux intimes ont été retrouvés. Quelques survivants ont parlé.
Raymond-Raoul Lambert, mort en déportation avec sa femme et ses quatre enfants, a tenu des carnets. Il y écrit : "les appels des déportés commencent dans la cour, sous le soleil cruel. Les insolations sont nombreuses, les civières passent… Le désordre augmente encore la cruauté des mesures… Sur des valises, des femmes pleurent et des hommes, hébétés, attendent. Quels gestes des pauvres pères qui, avant la déportation définitive, caressent le visage d’un fils ou d’une fille comme pour en conserver l’empreinte au bout des doigts !
Léo Baum, lui, a été déporté par le convoi n°19 du 14 août 1942. Eva Cayre a 18 ans quand elle est internée dans le camp provençal. Elle écrit : "dans ma mémoire, il reste toujours des wagons avec les gens qu’on avait jetés presque à l’intérieur, parce qu’ils ne pouvaient pas monter.
Parmi les déportés, il y a un grand nombre d'étrangers. La famille Lewinsohn par exemple, a fui l'Allemagne en 1938. Blanka, Fritz et leur fils Erich sont séparés une première fois quand ce dernier, alors âgé de 19 ans, décide de partir seul en Angleterre. Ses parents se rendent à Bruxelles. Envoyés au camp de Gurs, ils sont transférés séparément à Marseille où ils tentent en vain d’obtenir un visa pour le Mexique.
Le 13 août 1942, Fritz et Blanka sont assassinés à leur arrivée. Leur fils Erich construit sa vie à Londres, il se consacre à l’enseignement de l’histoire de la Shoah.
Le pasteur Henri Manen par exemple, a délivré de faux certificats de baptême. Dans son livre "Au fond de l’abîme", il raconte : "mercredi 12 août : la nuit est venue. C’est hallucinant. J’ai chronométré, en trente secondes se décide maintenant le sort d’un homme ! Détresse, humiliation, dégoût, écœurement - infinie tristesse.
"Vers 7h, l’intendant de police de Marseille et son chef de cabinet sont arrivés au camp. Ils ont estimé que ‘le chargement’ n’était pas assez complet, et ont donné à la police l’ordre de rafler à l’infirmerie, dans un dortoir d’hommes et dans un dortoir de femmes le complément jugé indispensable.
Camp des Milles
Présentation d’une histoire pour enfants : Une cocotte coquette caquette à Kilukru… Oh le bel oeuf ! Qui va le manger ? Lucie, pleine de bonté, le partage avec son étrange invité. Et la voilà récompensée !
Dans cette histoire pour enfants, nous retrouvons une petite vieille, Lucie qui n’a pas beaucoup d’argent, mais elle a un grand cœur. Elle possède également une poule dont elle prend soin. Un jour, alors qu’elle va acheter du pain avec le peu d’argent qui lui reste, elle tombe sur un mendiant qu’elle invite chaleureusement à partager son repas. Le temps était froid, elle propose à cet homme mystérieux de dormir au chaud dans la grange.
Il accepte avec joie et pour la remercier de sa générosité, il lui dit que le lendemain matin, la première chose qu’elle fera le lendemain en se levant se reproduira 1000 fois.
J’ai beaucoup aimé cette histoire pour enfants qui véhicule un joli message digne des plus grands contes populaires. En effet, ici, on apprendra combien la générosité et surtout la sincérité est importante. Ce que l’on fait avec le coeur est récompensé, ce que l’on fait par intérêt sera récompensé exactement à sa juste valeur, c’est à dire pas grand chose.
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