Sao Tomé et Principe, un archipel situé dans le golfe de Guinée en Afrique, est souvent surnommé "l'île Chocolat". Cette désignation charmante trouve ses racines dans l'histoire riche et sucrée de ces îles, autrefois une partie intégrante de l'empire colonial portugais. Partons à la découverte de cette île surprenante et de son histoire cacaotière.
L'archipel de Sao Tomé et Principe est situé dans le golfe de Guinée, à proximité de l'équateur, au large des côtes de l'Afrique centrale. Composé de deux îles principales, Sao Tomé et Principe, ainsi que de plusieurs îlots, cet archipel fait partie des plus petits pays d'Afrique en termes de superficie et de population. Sao Tomé, la plus grande des deux îles, se trouve à environ 250 kilomètres des côtes gabonaises, tandis que Principe est située à 140 kilomètres au nord-est de Sao Tomé.
Découvert par les explorateurs portugais au 15ème siècle, Sao Tomé et Principe a été colonisé rapidement en raison de son potentiel agricole. Initialement, les colons portugais ont introduit la canne à sucre, mais le sol volcanique et le climat favorable ont fait de ces îles un endroit propice pour d'autres cultures, notamment le cacao. Les Portugais ont donc établi des colonies sur ces îles dès la fin du 15ème siècle, introduisant non seulement des cultures agricoles mais aussi leur langue et leur culture. Au fil des siècles, l'archipel a joué un rôle important dans l'économie coloniale portugaise, devenant l'un des principaux producteurs de cacao au monde.
Au milieu de l'immensité de l'Océan Atlantique, sur les Côtes Ouest Africaines, juste en face du Gabon sont nichées les deux magnifiques archipels : Sao Tomé et Principé.
Il fallut attendre 1822 pour que le cacaoyer soit introduit comme plante ornementale à Sao Tomé. Les premières plantations de cacao ont été introduites par les Portugais à la fin du 19ème siècle. Rapidement, le cacao est devenu la principale culture d'exportation de l'archipel. Les vastes plantations, appelées "rocas", ont été établies sur les deux îles, et Sao Tomé en particulier est devenu célèbre pour la qualité de son cacao.
Au milieu du XIXe siècle, le Luso-Portugais João María de Sousa e Almeida (Príncipe, vers 1810 - São Tomé, vers 1880), gouverneur de Benguela en 1841, lança le système des grandes plantations (roças) - il devait être anobli « baron d’Agua-Izé », du nom de la terre qu’il avait acquise en 1853 au sud de la capitale. Ces plantations, obtenues à partir de plants importés du Brésil, produisaient un cacau fino, de type forastero, de qualité. À partir de la fin du XIXe siècle, l’économie santoméenne, à dominante cacaoyère, fut gérée du Portugal, essentiellement par des sociétés anonymes. Quelques-unes des grandes plantations produisaient annuellement plus de 2 000 tonnes de cacao marchand.
Au tout début du XXe siècle, São Tomé devint le premier producteur mondial de cacao et fut surnommée « l’île chocolat ». Les exportations de Saõ Tomé et Principe passèrent de 17 679 tonnes en 1902 à 24 193 tonnes en 1907. Les surfaces cultivées étaient de 11 040 acres à Saõ Tomé, pour 11 104 acres à Principe.
Ces plantations, souvent étendues sur des centaines d'hectares, abritent des cacaoyers cultivés selon des méthodes traditionnelles. Les plantations de cacao de Sao Tomé, comme la célèbre Roca Agua-Izé, sont des témoins vivants de l'histoire coloniale et agricole de l'île. Visiter ces plantations, c’est faire un saut dans le passé et découvrir comment le cacao, surnommé "l'or brun", a façonné la culture et l'histoire de ce petit pays africain.
L’activité économique de l’île se structure alors autour des "roças", de vastes exploitations agricoles centrées sur la culture du cacao. Ces domaines structurent l’espace et la société : ils regroupent les terres cultivées mais aussi le logement du propriétaire terrien, les dortoirs pour esclaves et travailleurs sous contrat, des hôpitaux pour soigner les travailleurs de leurs maladies tropicales, d’une école et d’une place centrale.
La Roca Agua-Izé, l'une des plus grandes plantations de cacao de Sao Tomé, est un lieu emblématique pour comprendre l'histoire du cacao sur l'île. Située le long de la côte de chocolat, cette plantation offre des visites guidées qui plongent les visiteurs dans le passé colonial et les techniques de production du cacao.
Premier producteur de cacao à la fin du 19e siècle, le petit archipel lusophone a perdu dans la deuxième moitié du 20e siècle la quasi-totalité de sa production. A la fin du 19e siècle, l'archipel était le premier producteur mondial avec près de 35.000 tonnes par an. Mais après l'indépendance en 1975, "les Portugais sont partis avec leur savoir-faire, des épidémies ont attaqué le cacao et l’État a redistribué des terres à d'anciens employés sans aucun encadrement.
Le temps passant, la hausse du coût de la main-d’œuvre, les maladies des cacaoyers, et les changements du marché mondial contribuent au déclin de l’industrie cacaotière sur l’île.
Aujourd’hui, le commerce du cacao est un marché mondial avec une soixantaine de pays producteurs. Certaines régions productrices comme São Tomé-et-Principe sont valorisées pour leur terroir et le patrimoine génétique de leurs cacaoyers. Leurs fèves sont recherchées pour la fabrication de chocolat fin. Actuellement, le marché du chocolat haut-de-gamme valorise les "chocolats d’origine" dont la traçabilité et (en théorie) la génétique sont claires. La nouvelle tendance consiste ainsi, pour les chocolatiers européens, à travailler en direct avec des producteurs sélectionnés pour la qualité de leurs fèves. Le chocolatier européen torréfie lui-même les fèves et produit ce qu’on appelle un chocolat "de la fève à la tablette" (bean to bar). On observe désormais une déclinaison locale de cette tendance puisque certains producteurs de fèves fabriquent leur propre chocolat sur place, selon le concept de l’"arbre à la tablette" (tree to bar).
C’est ainsi qu’en Amazonie, mais aussi à São Tomé et dans d’autres régions, la filière cacaotière vit actuellement un large renouveau avec la production locale de chocolats fins. Ce mouvement associé à la chocolaterie haut-de-gamme permet de redessiner la géopolitique du cacao : alors que traditionnellement les producteurs de fèves se trouvent dans les pays du Sud et les fabricants de chocolat dans les pays du Nord, on assiste désormais au développement de savoir-faire chocolatiers dans les Suds.
Un projet fou pour un chocolat extraordinaire à déguster sans modération. Le chocolat Diogo Vaz de l'île de Sao Tomé est une perle rare. Le landais Jean-Rémy Martin tombé il y a plusieurs années amoureux de l'île en est à l'origine. En 2014 il y rachète avec ses associés basco-landais une plantation vieille de 140 ans et la réaménage. La production est biologique et donc respectueuse de l'environnement, le savoir-faire y est valorisé en offrant à la population de meilleures conditions de vie (suivi médical, éducation des enfants, formation professionnelle, accès à l'eau potable, aides sociales et économiques, ..) et la commercialisation de ce chocolat unique au monde est assurée avec brio.
Il faut dire que le terroir est incroyable, la terre volcanique combinée à un climat local exceptionnel font de Diogo Vaz l'un des meilleurs cacao au monde. Diogo Vaz ou la tentation. Difficile de résister à la qualité de ce chocolat que vous pourrez déguster en plaquettes en choisissant vos millésimes, en bombons, en plaques à casser, vous aimerez aussi le grué, le caco en poudre ou encore les noisettes enrobées, .... A vous de choisir et si vous n'y parvenez pas les coffrets dégustation s'offre à vous.
Pour pâtisser avec le chocolat bio, équitable et responsable de nos landais rendez-vous sur le site internet Diogo Vaz Chocolate pour retrouver les recettes travaillées par Jérémie Saillard le chef chocolatier de "l'île chocolat", doux surnom de Sao Tomé. Rien de plus simple que de réaliser soi-même pâte à tartiner, rochers aux amandes ou encore crème glacée au grué. A vous de jouer !
"Toute notre économie s'est assise sur le cacao et toute la population est liée d’une façon ou d’une autre au cacao", résume à l'AFP Carlos Vila Nova, président de la République de Sao Tomé. "Aujourd'hui, nous avons un savoir-faire qui nous permet de très bien connaitre le produit", souligne-t-il. "Dans l'économie mondialisée, il faut lui donner une plus-value. Il faut miser sur la qualité.
En somme, la migration du cacao est le fruit d’un projet colonial poussé par le gout des européens envers cette nouvelle boisson. Entre la population, la culture et surtout l’environnement exceptionnel, trop facile de choisir votre prochaine destination de rêve.
Pour les amateurs de chocolat, un voyage à Sao Tomé et Principe est une expérience sensorielle sans égale. Ici, vous aurez l’occasion de déguster certains des meilleurs chocolats du monde, souvent primés dans des compétitions internationales pour leur qualité exceptionnelle. Le surnom "l'île Chocolat" est un hommage à l'importance du cacao dans l'histoire et l'économie de Sao Tomé. Ce nom évoque non seulement la production abondante de cacao mais aussi la qualité exceptionnelle du chocolat qui en est issu.
Le tourisme autour du chocolat à Sao Tomé et Principe ne se limite pas aux plantations. Les îles offrent aussi des paysages à couper le souffle, des plages de sable fin, une biodiversité incroyable, et des villes pleines de charme. La capitale, Sao Tomé, est un mélange vibrant de cultures africaines et portugaises, où chaque coin de rue raconte une partie de l’histoire fascinante de l’archipel.
| Période | Production (tonnes) | Remarques |
|---|---|---|
| Début du XXe siècle | 24 193 (en 1907) | Premier producteur mondial |
| Fin du XXe siècle | Diminution significative | Après l'indépendance en 1975 |
| Aujourd'hui | Production en renouveau | Focalisation sur la qualité et le chocolat haut de gamme |
En somme, Sao Tomé et Principe, surnommé l'île Chocolat, est une destination de voyage qui promet non seulement des découvertes historiques et culturelles, mais aussi des expériences gustatives inoubliables.
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