La France, pays de gastronomie, regorge de douceurs dont l'histoire est aussi riche que leur goût. Des créations royales aux traditions régionales, chaque gâteau raconte une histoire unique. Plongeons au cœur de cet univers sucré pour découvrir les secrets et les anecdotes qui se cachent derrière nos pâtisseries préférées.
Depuis 1660, la Maison Adam, ainsi que la recette secrète du Macaron Basque, est tenue par la famille Adam. C'est une histoire de famille qui traverse les siècles et les générations. Aujourd’hui, l’entreprise est gérée par la dernière génération de la famille, composée de deux frères, Andoni et Miguel.
Le 9 juin 1660, le roi vient d’épouser l’infante Marie-Thérèse d’Autriche en l’église Saint-Jean-Baptiste, quand Adam fait porter aux mariés et à la reine mère Anne d’Autriche des macarons de sa façon dont la finesse est appréciée. La grâce royale est sur nous. Et depuis 1660, le lien ne s’est jamais rompu. Deux siècles après le Roi-Soleil, un empereur inaugure l’âge d’or de la dynastie Adam. Napoléon III et Eugénie aiment séjourner à Biarritz et lancent la Côte basque.
Une partie du secret du macaron Adam tient au mélange amandes et sucre, au concassage et au broyage destinés à homogénéiser. Avant l’ajout des blancs d’œufs et de nouveau le mélange de l’ensemble qui donne la pâte. Notre secret de fabrication se transmet ainsi à chaque génération de façon exclusivement orale.
On vous avait déjà parlé des noms de sucreries que l’on trouvait vraiment désopilants, cette fois-ci, on s’est penchés sur l’histoire des plus célèbres pâtisseries frenchy ! Paris-Brest, Opéra ou encore Financier, on vous explique d’où viennent les noms de ces délicieux gâteaux qui paradent dans les vitrines des boulangers.
C’est le pâtissier Cyriaque Gavillon qui crée ce gâteau révolutionnaire et (presque) léger en 1955. Il doit son nom à l’épouse de ce monsieur qui trouvait que le gâteau évoquait la scène de l’Opéra Garnier de Paris, plate et brillante.
Ce gâteau serait né au XVIIIe siècle, quand le roi de Pologne Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine installé à Nancy, trouvant le kougelhof trop sec à son goût, demanda à ce qu’il soit arrosé de vin Tokay, qu’on remplacera par du rhum ensuite ! Le nom « baba » vient probablement d’une recette polonaise à laquelle il ressemblait fortement.
La délicieuse madeleine aurait été inventée au cours d’une dispute. En 1755, Stanislas Leszczynski, toujours le même que celui du baba au rhum, donne une réception au château de Commercy, en Lorraine. Au cours du dîner, il apprend qu’une prise de bec a lieu dans les cuisines entre l’intendant et le cuisinier qui rend son tablier en zappant le dessert. C’est la servante Madeleine Paumier, qui rattrape le coup en improvisant des gâteaux aux œufs délicieux. Aux anges, le roi Stanislas décide de baptiser du prénom de Madeleine le fameux gâteau. La madeleine de Commercy est née !
Celui-là est plutôt évident, on vous laisse d’ailleurs une petite seconde pour trouver pourquoi on les appelle comme ça… C’est bon ? C’est tout bonnement parce que ce délicieux gâteau est composé de 4 ingrédients - farine, oeufs, sucre, beurre - à part totalement égale. Certains aventuriers du goût réduisent un peu la quantité de farine pour empêcher que ça soit trop sec… du coup on les appelle quand-même des quatre-quarts ?
L’éclair n’a pas toujours porté ce nom. Avant 1850, cette pâtisserie s’intitulait « pain à la duchesse ». C’était alors une pâtisserie en pâte à choux en forme de doigt, roulée dans des amandes. C’est Antonin Carême, l’un des plus grands pâtissiers du XIXe siècle qui a eu l’idée de moderniser les petites duchesses. Mais c’est seulement 20 ans après sa mort que la pâtisserie sera baptisée éclair.
Représentant une roue de vélo, le Paris-Brest est un clin d’œil à la course cycliste du même nom, créée par Pierre Giffard en 1891. C’est lui, qui quelques années plus tard, en 1910, demande à un pâtissier de Maisons Laffitte, Louis Durand, de confectionner un dessert pour rendre hommage à la course.
La sublime commune de Saint trop’ et ses excès, même dans les pâtisseries… La rumeur dit qu’un pâtissier venu de Pologne du nom d’Alexandre Micka aurait crée cette tarte à base de brioche, de sucre et de crème, et qu’il l’aurait présentée à la mythique Brigitte Bardot lors du tournage de « Et Dieu créa la femme ». Elle lui aurait ensuite proposé ce nom, qu’il aurait instantanément accepté.
En breton, kouign veut dire “gâteau” et amann “beurre”, kouign-amann veut donc dire tout bonnement “gâteau au beurre”. On aurait pu tout aussi bien le deviner après la première bouchée.
À l’origine, le terme « profiterole », employé par Rabelais, désignait un « petit profit » , une petite gratification reçue par les domestiques. Dès le XVIème siècle, les profiteroles deviennent des boulettes de pain cuites sous la cendre, qu’on jettera quelques années plus tard dans la soupe.
Le Saint-Honoré est un grand classique de la pâtisserie française. Il a été créé par Chiboust en 1840, un pâtissier de la rue Saint-Honoré à Paris.
Brioche des Rois, couronne des Rois ou galette provençale : autant de noms que l'on entend parfois pour désigner une recette bien connue en Provence, et même dans tout le Sud de la France et jusqu'en Espagne, le gâteau des Rois.
Le gâteau des Rois, c'est cette brioche pleines de fruits confits, qu'on cuisine chaque année en Provence le jour de l’Épiphanie. Au XIVe siècle, par le biais des papes d’Avignon, le gâteau des Rois arriva en France.
Dans le calendrier chrétien, la fête de l’Épiphanie achève ainsi le temps de Noël. Et si la France célèbre cette fête majoritairement autour de la galette à la frangipane, la Provence, elle, continue de partager ses fameux gâteaux des Rois, fourrés de fruits confits, parfumés à la fleur d’oranger : ces fruits confits représenteraient d’ailleurs les trésors amenés par les Mages au petit Jésus.
Berry Farah est un Canadien gourmand, passionné de pâtisserie, historien dans l’âme, curieux, il s’amuse à jouer de contes et légendes brodées autour des pâtisseries, en a fait un livre, qui fourmille de recherches, de détails et de rétablissements de vérité. Il a ouvert avec ses livres une nouvelle façon de voir la pâtisserie et de la raconter.
En historienne, en traductrice, elle s’est perdue dans des piles de livres anciens, a parcouru des kilomètres dans des bibliothèques, s’est plongée sur le pages de manuscrits, elle accompli un travail de fourmi pour remonter le temps, balayer le faux, rétablir la vérité et ainsi voici la véritable histoire de la brioche, du baba et autres héros des boulangeries-pâtisseries.
Son livre, "132 pages et quelques d’histoires exquises de gâteaux, de brioches, de pâtisseries", croise la grande histoire de l’Europe - on croise des rois et des reines, on pénètre dans les cuisines de châteaux, on aperçoit de grands pâtissiers et des petits mirlitons, on découvre les dots de jeunes princesses venues épouser un roi avec la recette de leur pâtisserie adorée, et la petite histoire de ces douceurs qui ont traversé les siècles, se sont enrichies de légendes et de fausses certitudes.
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