L’industrie alimentaire, souvent appelée « industrie agroalimentaire » (IAA), englobe toutes les activités industrielles qui transforment des matières premières issues de l’agriculture, de l'élevage ou de la pêche en produits alimentaires destinés principalement à la consommation humaine. Ce secteur joue un rôle clé non seulement dans notre alimentation quotidienne, mais aussi dans l’économie globale.
Répartition des secteurs d'activité en France.
Une chaîne de production est un système organisé où les matières premières sont transformées en produits finis à travers une série d’étapes séquentielles. Elle représente l'ensemble des opérations nécessaires pour mettre un produit sur le marché et s’organise autour de différents postes de travail organisés en chaîne de manière coordonnée. Le produit transite par chaque poste tout au long de sa fabrication : des matières premières à l’assemblage final. La chaîne de production inclut tous ces postes : le traitement des matières premières, la fabrication, le contrôle qualité.
Elle implique aussi d’autres éléments, comme les équipements nécessaires, la maintenance, les opérateurs, l’information. Une chaîne de production industrielle est un système nécessitant une organisation pointue.
Jusqu’au XVIIIe siècle, les méthodes de production étaient limitées. Même si les premières usines se sont développées à cette époque, les processus restaient plutôt localisés à proximité les uns des autres. Cela répondait à une nécessité pratique. Il n’était pas envisageable de faire parcourir de longues distances aux matières premières. Cela aurait nécessité une logistique contraignante, longue, coûteuse.
L’essor des moteurs à vapeur a ensuite modifié la donne. Il n’était plus indispensable de rester proche d’une source d’énergie pour fabriquer des produits. Peu à peu, les différentes étapes de fabrication ont été réunies au sein des mêmes bâtiments. Différents postes, et donc différents corps de métiers, étaient présents dans un même entrepôt.
Le développement de machines permettant l’automatisation de tâches autrefois effectuées par des humains a stimulé la révolution industrielle. La première chaîne de montage a été conçue par Eli Witney. Elle a été mise en place en 1913 par Henry Ford, dans la compagnie Ford Motors, dédiée à la fabrication automobile. Ce fut une révolution. Il était désormais possible de déplacer un produit sans interruption d’un poste de travail à l’autre pour le concevoir. La chaîne de production industrielle était née.
La chaîne de montage Ford en 1913 a marqué une révolution dans l'industrie automobile.
L’industrie agroalimentaire se trouve aujourd’hui à un carrefour stratégique, confrontée à des enjeux qui redéfinissent ses pratiques et ses perspectives d’avenir. Parmi ces enjeux, on retrouve :
La logistique agricole et alimentaire met en œuvre une succession d’étapes pour relier le lieu de production au consommateur final. Historiquement conditionnés par le caractère saisonnier, périssable et local des produits agricoles, les itinéraires parcourus par les denrées alimentaires se sont constamment allongés dans le dernier demi-siècle. Des innovations agronomiques, industrielles et technologiques ont rendu possibles les échanges sur de longues distances. Les circuits de distribution se sont standardisés, en s’appuyant en particulier sur le triptyque camion-route-entrepôt et en accompagnant l’essor des bassins périurbains de consommation.
La logistique alimentaire utilise des circuits et des relais communs à l’ensemble des marchandises, et elle se déploie à l’échelle internationale, mais elle ne répond pas nécessairement à une division du travail aussi poussée que dans d’autres secteurs économiques, comme l’automobile ou l’électronique. Une part importante des produits agricoles est distribuée aux consommateurs en étant non ou très peu transformés, tandis que les recettes plus élaborées reposent sur un petit nombre d’étapes, souvent réalisées dans la même usine de transformation. De ce fait, les circuits logistiques comptent relativement peu de sites et d’opérations de manutention.
Les difficultés rencontrées par les opérateurs sont avant tout liées aux fragilités des matières premières et de denrées. Parallèlement, de nouvelles demandes sociétales s’expriment : limitation de l’impact environnemental du transport, prise en compte du bien-être animal, réduction des pertes et gaspillage alimentaires. La première contrainte, pour la logistique alimentaire, tient au caractère périssable des produits : fragilité physique des fruits et légumes mûrs, sensibilité microbiologique des denrées d’origine animale, etc.
Lors de la collecte, du transport, de la transformation éventuelle, du stockage et de la distribution, les paramètres de température et d’hygrométrie doivent être maîtrisés. Pour y parvenir, les opérateurs cherchent le meilleur « itinéraire logistique », c’est-à-dire la combinaison des flux de produits intégrant l’ensemble des opérations nécessaires à leur mise à disposition des consommateurs.
En effet, le transport des marchandises agricoles et alimentaires représente environ 20 % du total des émissions de gaz à effet de serre du système alimentaire français. La part du transport routier y est largement prépondérante, représentant plus de 90 % de la logistique alimentaire, du fait notamment des livraisons du dernier kilomètre, non accessibles à d’autres véhicules.
Schéma illustrant la complexité de la chaîne logistique dans l'industrie agroalimentaire.
L’univers de l’industrie agroalimentaire, par sa diversité et son dynamisme, ouvre la porte à une vaste gamme de métiers passionnants. Au cœur de l’industrie agroalimentaire, les métiers liés à la production et à la transformation des aliments sont essentiels. Agriculteurs, éleveurs et techniciens agricoles travaillent de concert pour fournir des matières premières de qualité.
La sécurité et la qualité des aliments étant primordiales, les métiers dédiés à ces aspects sont en constante demande. La dernière étape du parcours agroalimentaire conduit les produits vers les points de vente, où les commerciaux, les responsables de rayon et les experts en marketing alimentaire jouent un rôle clé.
Pour travailler dans les industries alimentaires, il existe toute une palette de formations allant du CAP au diplôme d’ingénieur et correspondant à différents métiers (logistique, production, maintenance, qualité...). Au niveau bac + 2, le plus recherché dans le secteur, on recense une douzaine de BTS, autant de DUT et 8 BTSA (brevets de technicien supérieur agricole). Parmi les spécialités les plus prisées citons le BTSA industries agroalimentaires, les DUT qualité, logistique industrielle et organisation (ex organisation et génie de la production), DUT génie biologique option industries alimentaires et biologiques, DUT génie du conditionnement et de l’emballage.
Par ailleurs, une vingtaine d’écoles délivrent un diplôme d’ingénieur en agroalimentaire. Presque la moitié d’entre elles recrutent leurs étudiants directement après le bac pour un cursus en cinq ans, alors que les autres comme les ENSA (écoles nationales supérieures d’agronomie) sont accessibles après une prépa ou, par le biais des admissions parallèles, après un bac + 2 (BTS, DUT scientifiques…).
| Niveau de Formation | Exemples de Formations | Exemples de Métiers |
|---|---|---|
| CAP | CAP Opérateur de Production Alimentaire | Opérateur de production |
| Bac +2 (BTS/DUT) | BTSA Industries Agroalimentaires, DUT Qualité, Logistique Industrielle et Organisation | Technicien de maintenance, Responsable qualité |
| Bac +5 (Ingénieur) | Diplôme d'Ingénieur en Agroalimentaire (ENSA, etc.) | Ingénieur agroalimentaire, Chef de projet R&D |
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