Castel et Fromaget : Une Histoire de Construction Métallique et d'Innovation

L'histoire de Castel et Fromaget débute en 1928. M. Castel et M. Fromaget, serrurier et ingénieur, tous deux natifs de Fleurance, ont dû réaliser un séchoir à tabac. Personne n'imaginait alors qu'elle bâtirait des ouvrages d'une telle ampleur dans le monde entier un siècle plus tard !

Pour en revenir à Castel et Fromaget, l’entreprise créée en 1929 et rachetée par le Groupe Fayat en 1977, elle est spécialisée dans la charpente métallique et s’est rapidement imposée comme leader français de la construction de bâtiments métalliques.

Aujourd'hui, lorsque M. André Délas, Responsable Export, fait visiter l'atelier, il serre la main de chacun et l'ambiance semble plutôt familiale. Dans l'atelier, c'est le bruit, le froid, les odeurs de soudure ou de peinture, les machines impressionnantes, notamment les lasers qui tranchent les plaques d'acier, les perforatrices géantes, des électro-aimants qui déplacent des tonnes d'acier... Dans le bureau d'études, à l'inverse, il fait chaud, c'est une succession d'alvéoles qui abritent ingénieurs et dessinateurs au travail sur de grands écrans et des logiciels en 2D ou 3D.

Actuellement sur le projet de conception et de construction du stade de Bordeaux, Castel & Fromaget réalise également de grands projets en France et dans le monde entier (ex : le Centre Régional Méditerranéen de Marseille, la chaîne d'assemblage Airbus à Blagnac, l'usine Renault à Tanger...), mais aussi des bâtiments aux dimensions plus modestes (ex : bâtiments agricoles et parkings en structure métallique). Quand on aime vraiment son métier, on travaille mieux, nous a fait comprendre André Délas.

L'entreprise fleurantine Castel et Fromaget vient de remporter un très important concours d'appel d'offre, la construction à Lyon du nouveau musée des Confluences. Ce musée qui sera installé au confluent du Rhône et de la Saône est né de la nécessité de rénover le musée d'histoire naturelle de Lyon qui n'était plus aux normes de sécurité. L'objectif assigné au futur musée sera de développer la culture scientifique et de s'ouvrir au monde.

Pour l'entreprise de Fleurance qui emploie 300 salariés, il s'agit d'un chantier gigantesque qui succède à celui des halls de l'Airbus A 380. C'est Bruno Monflier, directeur commercial de l'entreprise et Laurent Dellac responsable commercial grands projets qui ont annoncé l'événement, hier : « Il s'agit d'un nouveau chantier prestigieux pour Castel et Fromaget. Nous avons remporté ce projet en nous regroupant avec d'autres entreprises du Groupe Fayat. Il a été acquis à la suite d'une compétition importante entre trois groupements sélectionnés qui représentent les plus grandes sociétés de construction en France. »

Les architectes qui ont conçu ce bâtiment sont autrichiens : il s'agit du cabinet « Coop Himelb (L) Au ». Une des qualités qui ont permis à Castel et Fromaget de remporter ce marché est sa capacité à proposer des solutions originales. En effet, initialement, le projet avait été conçu en béton, et c'est en proposant une variante acier qui s'est avérée beaucoup plus adaptée, que Castel et le groupement d'entreprises dont il fait partie ont pu emporter la mise.

Bruno Monflier explique : « La part d'intelligence apportée, au-delà de l'habillage constitué de verre et de métal, qui est l'image voulue par l'architecte, et qui doit être respectée, c'est l'ossature métallique que Castel a proposée. C'est ce qui a fait la différence. Comme à Toulouse pour l'A 380, c'est l'intelligence qui gagne, la capacité à apporter des idées. Ce travail de créativité et d'imagination est dû au sein de l'entreprise à Laurent Dellac » ajoute Bruno Monflier.

Un an de mise en œuvre sera nécessaire à la fabrication de cette ossature. Un niveau de complexité semblable à celui exigé pour la construction des halls d'Airbus. 150 millions d'euros terminés. 180 mètres de long, dans sa partie extérieure au sol, 90 mètres de large, et 37 mètres de haut. Le poids de la structure sera de 4 300 tonnes et l'ensemble avec les revêtements extérieurs de 6 000 tonnes. « Une tour Eiffel que l'on aurait couchée et stylisée » ajoute Laurent Dellac. Trois ans de travaux seront nécessaires à sa construction auxquels il faut ajouter de6 mois à 1 an d'aménagement intérieur. Les premiers travaux ont débuté en septembre.

On les a ainsi vus réaliser des ouvrages prestigieux de plus de 5.000 tonnes, au Parking de l’Aéroport Toulouse-Blagnac, à la Villa Méditerranéenne de Marseille, en Guadeloupe, à la Canopée des Halles de Paris (Prix d’excellence 2015), mais aussi à la construction de la rhumerie Havana-Club de Cuba, ou au centre de maintenance A330 d’Istres, pour ne citer qu’eux.

En 2018, ils investissent en construction une extension, à Fleurance, de plus de 2.000 m2. Eux qui emploient quelque 300 personnes en Lomagne réalisent les 50% de leur chiffre d’affaires dans les Dom Tom et à l’export.

A la fin des années 1970, le groupe acquiert ainsi Castel et Fromaget un spécialiste des charpentes métalliques. Secteur dans lequel Fayat va continuer à investir et qui lui a par exemple permis récemment de décrocher la construction, avec Vinci, du futur stade de Bordeaux, des hangars d’assemblage d’Airbus ou de la canopée des Halles à Paris.

En 1977, le groupe continu sa stratégie d’expansion et de diversification en se lançant dans la construction métallique avec le rachat de CASTEL et FROMAGET à Fleurance.

En 1977, l’entreprise Castel et Fromaget, originaire du Gers, rejoint en tant qu’entité, le groupe Fayat et devient rapidement un acteur clé de son secteur en proposant des solutions techniques avancées et en réalisant des projets d’envergure.

Au bout de vingt ans aux côtés de Clément Fayat, il prend la direction de Castel et Fromaget, basée à Fleurance (Gers), qui deviendra l’élément central du pôle métal de Fayat.

Aujourd’hui, Castel et Fromaget occupe une position de leader national.

Fayat Métal est un acteur majeur dans la construction métallique et le levage-manutention. Cette division emblématique du groupe Fayat est reconnue pour son engagement envers la qualité, l’innovation et la satisfaction de ses clients.

La Canopée des Halles de Paris, un projet emblématique réalisé par Castel et Fromaget.

L'Impact de Subclic sur la Gestion de la Sous-Traitance chez Castel et Fromaget

Pour améliorer ses processus de sous-traitance, l’entreprise a opté pour l’innovation numérique et a fait appel à la plateforme Subclic en 2021 pour dématérialiser sa gestion. Deux ans plus tard, Michaël Faille, directeur administratif chez Castel et Fromaget, fait le bilan des avantages quotidiens apportés par la plateforme.

M.Faille, Directeur Administratif et Financier chez Castel & Fromaget, explique que la dématérialisation des contrats est devenue une priorité en 2021, accélérée par la crise COVID. Subclic s'est avéré être une solution convaincante, déjà en cours de déploiement au sein du Groupe.

L'intégration de la solution s'est faite en plusieurs phases, en commençant par le siège à Fleurance, puis dans les agences. Aujourd'hui, tout est dématérialisé et en ligne, offrant un gain de temps et une simplification du processus administratif.

Selon M.Faille, Subclic présente trois points forts majeurs :

  • Fluidification et facilitation du processus administratif de création des contrats en interne, avec un suivi en temps réel.
  • Gain de temps et de place considérable grâce à l'archivage dématérialisé.
  • Garantie que tous les sous-traitants ont déposé leurs documents administratifs obligatoires et que leur conformité a été vérifiée.

Malgré une certaine réticence initiale au changement, Subclic a été rapidement intégré grâce à sa simplicité et son côté intuitif. La solution s'est adaptée aux processus internes de l'entreprise, notamment pour les conducteurs de travaux et chefs de projets qui utilisent l'outil pour visualiser les opérations.

La crainte initiale concernait l'utilisation de la plateforme par les petites structures de sous-traitance. Cependant, avec un peu de pratique et d'accompagnement, elles ont rapidement adopté Subclic, d'autant plus que l'outil est gratuit pour elles.

Subclic est devenu un outil clé pour Castel et Fromaget, avec plus d’une centaine de membres de leur équipe utilisant l’outil quotidiennement pour la gestion de leurs contrats de sous-traitance.

En conclusion, Subclic s'est révélé être une solution précieuse pour Castel et Fromaget, leur permettant simplifier et fluidifier leurs processus de sous-traitance : l'entreprise a pu bénéficier de nombreux avantages, grâce à la contractualisation en ligne.

Les châteaux forts

Le Groupe Fayat : Un Pilier Derrière Castel et Fromaget

Fondé, en 1957, par Clément Fayat, toujours à la tête de l’entreprise, le groupe n’a depuis cessé de croître et de se diversifier. L’entreprise est née en 1957 à Libourne (33), où Clément FAYAT, qui a arrêté l’école à l’âge de quinze ans pour devenir apprenti maçon, fonda sa première entreprise de travaux publics, la SNT, à l’âge de 24 ans.

Très vite, sous l’impulsion de ce jeune entrepreneur dynamique, l’entreprise de terrassement connait une forte croissance dans un contexte économique alors favorable.

En 1985, le groupe, pour soutenir sa croissance externe, entame une série de rachats dans le domaine des matériels de travaux publics (engins de manutention, de levage et matériels routier) avec les rachats consécutifs de ADC, ERMONT et MARINI (Italie).

Le rouleau compresseur de croissance est en marche, l’entreprise se lança dans une nouvelle série de rachats: BEC Frères en 2002 (terrassement et génie civil), de BOMAG en 2004, leader du matériel de compactage, et enfin de RAZEL en 2004, s’offrant par la même de nombreuses perspectives à l’international, en Afrique notamment. Le rachat de l’entreprise CARI en 2010 viendra clore la série, renforçant le cœur du métier du groupe, à savoir le bâtiment et les travaux publics.

C’est bien sous la volonté d’un homme que le groupe connaît aujourd’hui la situation qui est la sienne. Clément FAYAT, fils d’un ouvrier maçon, apprenti maçon de formation, est aujourd’hui classé 35ème fortune de France et pèse plus de 1,2 milliards d’euros.

L’homme, qui attribue sa réussite à « la volonté, la ténacité et à beaucoup d’audace » a su bâtir un empire employant aujourd’hui près de 18 000 personnes.

Le capital de l’entreprise appartient entièrement à son fondateur et la direction est basée sur un modèle familiale avec Clément FAYAT en président et fondateur, son fils aîné Jean Claude FAYAT, directeur général, et son fils cadet, Laurent FAYAT, également directeur général.

Ce dernier a par ailleurs reçu les insignes de commandeur de la légion d’honneur de la main d’Alain JUPPE au mois de Juillet 2012, qui a remercié l’homme « qui a participé à la renaissance de Bordeaux, a été juge au tribunal de commerce et administrateur du port de Bordeaux ».

Hissé désormais au rang de 4ème groupe de BTP français derrière les géants historiques BOUYGUES, VINCI et EIFFAGE, le groupe et son fondateur ne cachent pas leurs ambitions de ne pas en rester là.

C’est en toute discrétion, au cœur de l’été, que le patriarche Clément Fayat a cédé la direction de l’entreprise à ses deux fils Jean-Claude et Laurent. Le premier devenant président, le second directeur général. Une transition en douceur pour un groupe de BTP, fondé en 1956 et qui n’a jamais quitté sa trajectoire ascendante.

Cinquante ans après sa création à Libourne, l’entreprise qui n’a quasiment jamais connu d’exercice déficitaire et emploie aujourd’hui plus de 18.000 personnes dans le monde, devrait afficher un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros cette année.

Ce qui en fait de loin la première entreprise indépendante du BTP et numéro quatre du secteur après les trois majors.

La stratégie de Clément Fayat a pourtant été simple : une croissance externe entretenue par quelque 120 acquisitions au fil de son histoire, une grande autonomie laissée aux filiales et un réinvestissement systématique des bénéfices.

Si cette gestion prudente et rigoureuse de corrézien permet au groupe d’afficher 836 millions de fonds propres, elle s’alliait à une furieuse volonté de croissance pour prendre du poids et gagner de nouveaux métiers.

Puis dans les années 1980, c’est le virage vers le matériel industriel, notamment les engins de levage, complété vingt ans plus tard par le matériel routier ce qui lui offre un poids important à l’international.

Entre temps, le groupe bordelais a acquis une importante entreprise en région parisienne ce qui lui permettait de doubler sa taille. En 2008, l’acquisition de l’entreprise Razel permet au groupe de débarquer en Afrique.

Le groupe qui réalise déjà environ un tiers de son activité à l’étranger, espère s’y ouvrir de nouveaux marchés notamment au Mozambique ou en Afrique du sud.

Si les héritiers ont bien l’intention de poursuivre la même stratégie, ils vont l’infléchir. Sauf belle opportunité, l’entreprise ne devrait pas se lancer dans de nouvelles acquisitions.

« Après plusieurs acquisitions structurantes ces dernières années, il nous faut désormais stabiliser l’organisation pendant quelques temps », explique Jean-Claude Fayat. L’entreprise va aussi rationnaliser son organisation autour de quatre grandes divisions et un directeur général nommé par métier.

« Notre organisation très plane avec des sociétés indépendantes les unes des autres n’était plus tenable étant donné notre taille », explique Jean-Claude Fayat.

Le dernier projet en date, emblématique pour le groupe girondin, sera la construction d’un nouveau siège social qui devrait sortir de terre à Bordeaux mais sur la rive droite de la Garonne sur le territoire du projet Euratlantique.

Hommage à Michel Bouchet

Avec le décès de Michel Bouchet, c’est un personnage historique du groupe de BTP Fayat qui vient de s’éteindre. Entré chez Fayat en 1967, il a été emporté par la maladie le 25 juillet dernier. Michel Bouchet était à la retraite depuis 2010, mais il conservait sa place d’administrateur du groupe et avait gardé un rôle important auprès des fils de Clément Fayat, le fondateur, qui dirigent le groupe aujourd’hui (Jean-Claude, président, et Laurent, directeur général).

Dans un communiqué publié hier, la direction du groupe Fayat rappelle que « Michel Bouchet a participé à l’aventure du groupe aux côtés de Clément Fayat depuis 1967 ; il a profondément marqué sa stratégie et son histoire, tant commerciale qu’humaine.

Jeune ingénieur ESTP, il entre comme ingénieur bâtiment chez Fayat Entreprise à Libourne. Il deviendra en quelques années directeur de la section bâtiment.

En 1977, il prend la direction générale de Castel et Fromaget, entreprise de construction métallique que le groupe vient de racheter et qu’il faut intégrer et développer. À partir de 1983, Michel Bouchet devient directeur général du groupe aux côtés de Clément Fayat.

L’aventure en question a commencé en 1957 lorsque Clément Fayat, un Corrézien de 25 ans, a créé sa première entreprise de bâtiment à Libourne. Autodidacte et travailleur, Clément Fayat ne cessera de faire prospérer son affaire, notamment par le biais de rachats successifs d’entreprises de la même branche. C’est dix ans après la fondation de la première société que Michel Bouchet fait son entrée.

Aujourd’hui, le groupe compte un peu plus de 19 000 salariés, répartis dans 138 filiales et 120 pays différents. C’est le n°4 du BTP en France, derrière Vinci, Bouygues, et Eiffage, avec un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros. L’un de ses chantiers les plus emblématiques en France, c’est la construction avec Vinci du futur stade de Bordeaux-Lac.

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