Cargill Cacao et Chocolat en France: Histoire et Engagement

Cargill est l’un des leaders mondiaux de l’industrie du cacao et du chocolat. En France, Cargill s’est implantée en 1964, à Saint-Nazaire, avec le commerce international de tourteaux de soja et de maïs. Notre développement est fortement lié à la région du Grand Ouest, principale région agricole française, où se trouve l’essentiel de nos sites.

En France, le site de Grand-Quevilly a pour spécificité de gérer un processus industriel complet, intégrant la trituration des fèves de cacao jusqu’à la production de chocolat industriel, en passant par la pâte, le beurre et la poudre de cacao. Les produits fabriqués sont utilisés dans une multitude de secteurs : confiserie, viennoiserie, biscuiterie, céréales, petit déjeuner, glaces ou encore produits laitiers.

C'est en 2003 que Cargill, groupe américain présent à l'international a racheté un site de traitement du cacao créé en 1997 à Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Des lignes de production de Cargill Grand-Quevilly, sortent chaque année l'équivalent de 200000 tablettes de chocolat de 100 grammes. Sa production de cacao est exporté dans le monde.

En effet, de nombreuses personnes dépendent totalement de l’agriculture pour leur subsistance.

Chocolat éthique en France: de la fève à la tablette • FRANCE 24

Pour lutter contre la déforestation liée à la culture du cacao, notre objectif est d’atteindre 100% de traçabilité au sein de notre chaîne d’approvisionnement Cargill Cocoa Promise à la fin de 2019. A ce stade, 64 % de notre chaîne d’approvisionnement directe a fait l’objet d’une cartographie, soit 77 000 producteurs sur 120 000.

Afin de nous assurer que nous ne recevons pas de livraisons provenant de régions déboisées, nous avons commencé à mettre en place, il y a un an environ, en Côte d’Ivoire, un système de gestion numérique des coopératives (CMS) qui nous permet de retracer le parcours d’un sac de cacao depuis l’exploitation jusqu’à l’étape suivante au sein de la chaîne d’approvisionnement. Les sacs de cacao sont munis d’un dispositif de traçabilité ou d’un code-barres qui permet de les suivre depuis l’exploitation jusqu’à la coopérative.

Le simple fait de scanner ce code-barres permet à la coopérative de savoir de quel champ de cacao proviennent les fèves. C’est la synergie des deux outils, la cartographie GPS et le système de gestion des coopératives (CMS), qui nous permettra de nous assurer que seules les fèves provenant d’exploitations qui n’empiètent pas sur la forêt sont intégrées à notre chaîne d’approvisionnement physique.

Engagement de Cargill pour une filière durable

Depuis plus d’une décennie, Cargill s’est engagée dans le développement d’une filière durable de cacao afin de garantir les moyens de subsistance et la résilience des petites exploitations agricoles dont nous sommes partenaires. En collaboration avec les principales parties prenantes, nous nous attaquons à certains des problèmes persistants de ce secteur, tels que la déforestation, l’exploitation des enfants et d’autres problèmes socio-économiques et environnementaux.

Notre expérience a montré qu’investir dans le bien-être des familles d’agriculteurs - en particulier des femmes et des enfants - stabilise les communautés et leur permet de prospérer. Cargill attache une grande importance à la santé et à la sécurité de tous les employés et interdit le recours au travail des enfants dans le cadre de ses activités. Nous faisons tout notre possible pour éliminer le risque de travail illégal, abusif ou forcé des enfants au sein de nos chaînes d’approvisionnement.

La sensibilisation des familles rurales aux avantages à long terme de la scolarisation et la sensibilisation aux conséquences néfastes des travaux dangereux pour le bien-être physique et mental des enfants ne constituent qu’une première étape. Nombreux sont les enfants qui travaillent dans les plantations de cacao dans un cadre familial.

Recyclage, préservation des ressources naturelles, optimisation des flux logistiques, traitement des émissions… A Grand-Quevilly, les 135 salariés s’appliquent à réduire l’impact environnemental du site (certifié ISO 14001).

Les forêts sont vitales pour la vie sur Terre : 12 % des émissions de gaz à effet de serre sont causées par la déforestation tropicale. Il est impératif que les forêts et l’agriculture puissent coexister.

En France, les investissements réalisés ces dernières années ont fait de Cargill un acteur de premier plan, au-delà du négoce et des oléagineux. Nous sommes notamment devenus un acteur majeur dans la fourniture d’amidon avec l’acquisition en 2002 de Cerestar, de chocolat industriel avec la reprise d’OCG Cacao fin 2003 et surtout d’ingrédients alimentaires avec le rachat des activités alimentaires de Degussa en 2006.

Cargill et le Commerce Équitable

Le cacao représente la première filière d’importation chez ETHIQUALE. Le chocolat correspond environ à de 35% de nos ventes. En 10 ans de travail sur le terrain, nous avons monté 7 filières cacao équitable et bio en partenariat avec des organisations de producteurs. Ce sont 240 familles paysannes en Equateur, 1500 au Pérou, 2000 en Haïti, 450 à Madagascar, 280 en Côte d’Ivoire et 540 au Nicaragua.

Quelques 80 000 personnes dépendent de près ou de loin des actions menées par ces coopératives soutenues par ETHIQUABLE. Près de 40 millions d’individus vivent de la culture du cacao. Plus de 90% d’entre eux sont des paysans qui exploitent moins 10 hectares et gagnent moins de 5 dollars par jour et par travailleur.

À l’autre bout de la chaîne, plus de 90% de la transformation et de la distribution de cacao et de chocolat sont contrôlés par dix entreprises multinationales. Les cinq plus grandes entreprises de broyage de fèves de cacao, Cargill (14,5%), ADM (13,5%), Barry Callebaut (12,5%), Petra Foods (7%) et Blommer (5,3%) contrôlent plus de la moitié de la transformation primaire du cacao.

Face à cette extrême concentration des entreprises à l’aval de la filière cacao, les petits producteurs sont atomisés, dispersés, sans capacité d’agir pour défendre leurs intérêts. Au cours des deux dernières décennies, le retrait des Etats dans la régulation des filières a contribué à creuser cette asymétrie entre producteurs et industriels. Cette situation explique qu’en valeurs ajustées, les prix réels perçus par les producteurs ont été constamment en baisse depuis les années 70.

Avec des revenus de 100 à 500 USD par an et par travailleur, les familles de cacaoculteurs sont restées dans une grande précarité. Les plus fragiles d’entre-eux parce qu’ils ont moins de terre et une trop faible productivité se situent en dessous du seuil de pauvreté. L’abandon du cacao par les jeunes générations est un phénomène constant dans différents pays producteurs. Les jeunes qui ne voient pas d’avenir dans le cacao s’orientent vers la production d’autres denrées plus lucratives ou migrent vers les villes.

Dans un tel contexte de concentration du marché, le commerce équitable que nous défendons ne peut pas se limiter à un prix plus rémunérateur. Il doit s’inscrire dans une vision plus large de renforcement des organisations de producteurs pour améliorer leurs capacités de négociation et défendre leurs intérêts dans les filières.

Nos prix stables et rémunérateurs, nos actions d’accompagnement ou nos préfinancements permettent d’assurer la viabilité économique des coopératives, mais leur donne aussi la possibilité de former des femmes et des hommes, pour qu’elles-ils puissent demain peser sur l’avenir de la filière.

Le commerce équitable que nous défendons a pour moteur principal l’empowerment, le renforcement des capacités et de l’autonomisation des organisations de producteurs. Là où les producteurs ne sont pas organisés, il doit favoriser la création de nouvelles organisations et accompagner leur phase de démarrage. C’est ce que nous avons fait, par exemple, dans la région d’Esmeraldas en Equateur en permettant à la jeune coopérative FONMSOEAM de se structurer et d’acquérir progressivement des capacités.

Pour ETHIQUABLE une organisation de producteurs doit parvenir à maîtriser la fonction d’exportation. La confier à un exportateur au nom de l’efficacité ou du réalisme économique, nous semble contraire au but recherché, celui de favoriser l’autonomie des producteurs au sein de la filière.

A Madagascar, par exemple, pays où les filières d’exportation sont dominées par des commerçants efficaces et puissants, se lancer dans une première exportation de façon autonome était un enjeux considérable pour la coopérative Lazan’ny Sambirano.

Les échanges internationaux de cacao sont aujourd'hui contrôlés par cinq firmes transnationales, dont le groupe britannique E.D. & F. Man et les firmes américaines (très présentes également sur les marchés mondiaux des céréales et des oléagineux) Cargill et Archer Daniels Midland, qui réalisent ensemble 80 p. 100 des achats de cacao.

À leur suite, cinq firmes transforment 70 p. 100 du cacao mondial et six transnationales se partagent 80 p. 100 du marché mondial du chocolat. Aucune de ces firmes n'est présente dans la production même de cacao : leurs stratégies sont fondées sur le contrôle de l'aval (transformation, conditionnement et commercialisation) de la filière cacao-chocolat. Elles se concurrencent vivement entre elles en multipliant de nouveaux produits et de nouveaux goûts, à grand renfort de campagnes publicitaires, ce qui leur permet de s'approprier l'essentiel de la valeur ajoutée de la filière.

Les "géants" du chocolat, ce sont eux : la Côte d'Ivoire et le Ghana représentent à eux seuls les deux tiers de la production mondiale de cacao. L'intelligence artificielle est utilisée pour reconnaître les plantations de cacao. Les scientifiques espèrent que leurs cartes précises de l'étendue des plantations de cacao permettra justement de mieux contrôler la façon dont ces cultures empiètent sur les forêts protégées, ce qui permettrait ainsi de contribuer à la lutte contre la déforestation.

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