Brioche Pasquier, une entreprise emblématique de la région d'Angers, a une histoire riche et un engagement fort envers le développement rural. Cet article explore l'évolution de l'entreprise, son ancrage dans les Pays de la Loire, et sa contribution à l'économie locale.
La société Pasquier, entreprise angevine spécialisée dans la fabrication de viennoiseries, naît en 1974 à partir de la boulangerie familiale. Elle se diversifie dans les années 1990 avec l'acquisition ou la construction de nouveaux sites en France. Elle s'implante ensuite en Europe : Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne et Italie en 1998, Espagne en 2001.
Invité du Club des entreprises du Bocage bressuirais à débattre sur le thème « Développons nos territoires » lors de sa plénière jeudi soir, Serge Pasquier y amenait une vision peu commune du développement des entreprises dans le monde économique. L’entreprise de fabrication industrielle de brioches met en effet un point d’honneur à s’implanter en milieu rural.
« Pour la première, ce n’était pas un choix. C’était la boulangerie de la commune (NDLR : Les Cerqueux-de-Maulévrier, en Maine-et-Loire). Notre première usine faisait 1.000 m2 et il a bien fallu s’accommoder des barrières de dégel, des réseaux… » Quand il a cédé les rênes de l’entreprise familiale à son frère, Serge Pasquier était à la tête de 18 usines employant 3.400 salariés, toutes en milieu rural.
Cette proximité joue à plein dans le choix d’un nouveau site. « Quand nous avons choisi Brissac-Quincé (49), Angers nous voulait. Mais dans une grande ville, on a affaire à des services. En milieu rural, on a affaire aux élus. Il n’y avait pas de réseau de gaz mais la collectivité a fait le nécessaire et cela profite aussi à la population. Nos entreprises créent des nuisances (bruit), imposent des infrastructures (assainissement) mais on en discute directement avec le maire. »
À ses yeux, tout le monde y gagne. L’entreprise parce qu’elle peut proposer à ses salariés des logements à moindre coût et la collectivité qui maintient sa démographie, même s’il reconnaît que, pour attirer des cadres, « il ne faut pas être loin d’une grande ville ». Serge Pasquier souligne d’autres avantages aux implantations rurales. « Près d’Arras, on nous proposait un site dans une zone industrielle parmi 100 autres boîtes. Mais si l’une d’elles bloque l’échangeur, nous sommes bloqués. Encore une fois, nous fabriquons des produits frais. Je suis un défenseur naturel du milieu rural. »
Désormais implantées à l’étranger, les Brioches Pasquier y ont découvert une spécificité française. « En Grande-Bretagne, il n’y a pas de dispositif d’aide à l’installation en milieu rural. L’État y est moins gourmand mais il rend moins de services.
Aux Cerqueux (Maine-et-Loire), l'usine Pasquier (400 salariés) avale chaque jour 30 tonnes de farine, soit 13 500 tonnes par an. Mélangée à du beurre et des oeufs, la farine du Moulin d'Andrezé subit son ultime transformation : pétrissage, façonnage en boules, puis en brins, tressage manuel, repos en étuve, cuisson et emballage.
Le Moulin d'Andrezé livre les artisans boulangers (marques Festivale, La Nouvelle agriculture et L'Ami du village), les grandes surfaces (marque La Soleillanne) et les industries agroalimentaires.
Au milieu des années 2000, Pasquier crée l'activité biscotte, entre autres en reprenant la société des biscottes L'Angevine, distribuées en boulangerie et principalement installée aux Ponts-de-Cé (100 salariés environ). Elle rachète ensuite les sociétés Albatros (Vendée) et Symphonie (Seine-Maritime). Le groupe finit par être fortement implanté en France, mais aussi en Europe (Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Espagne) ainsi qu'en Amérique et en Asie.
Le groupe familial Brioche Pasquier, numéro un de la viennoiserie industrielle en France, a réalisé sa première acquisition aux Etats-Unis avec la prise de contrôle de l'entreprise patissière Galaxy Desserts. Première acquisition américaine pour le groupe Brioche Pasquier, "Galaxy Desserts sera notre tête de pont aux États-Unis" en vue d'une implantation sur le territoire américain, a déclaré Pascal Pasquier, PDG du groupe du même nom.
Voici un aperçu des chiffres d'affaires et des résultats de quelques filiales de Pasquier en 2012 :
| Société | Chiffre d'affaires | Résultat |
|---|---|---|
| Brioche Pasquier Cerqueux | 125 013 000 € | 17 316 000 € |
| Biscotte Pasquier | 83 740 000 € | -5 642 000 € |
| Pâtisserie Pasquier Cerqueux | 64 444 000 € | 1 359 000 € |
Ouvert en 2009, le site Brioche Pasquier de Brissac est monté en puissance au fil des années. Doté de deux lignes de production de biscottes au démarrage, il a accueilli une troisième ligne en 2012 pour accompagner la croissance de la marque choletaise.
Brissac est l’un des 18 sites de production du groupe familial Brioche Pasquier, basé aux Cerqueux, dans les Mauges. Outre la partie production, le site brissacois comprend un service commercial couvrant tout l’ouest de l’Hexagone, ainsi qu’un département recherche et développement et un bureau méthode qui conçoit toutes les machines de fabrication en interne.
L’usine, qui dégage un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros, cherche à recruter trente collaborateurs en 2023. L’une est consacrée à la production de Grilletines, de petits pains suédois dont la demande est particulièrement forte, selon la directrice, Mélanie Auffret. En service depuis le mois de mai, elle est désormais à pleine capacité.
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