Le boycott de marques est une stratégie de plus en plus utilisée par les consommateurs pour exprimer leur désaccord avec les pratiques des entreprises. Ces actions, souvent amplifiées par les réseaux sociaux, peuvent avoir des conséquences significatives sur les marques visées. Cet article explore divers exemples de boycotts, leurs raisons, et leur impact potentiel.
Le boycott des marques par les consommateurs est une tendance en hausse, marquée par des mouvements de protestation puissants et souvent viraux.
Quelles sont les raisons qui poussent les Français et Françaises à boycotter des marques et produits ?
Principalement des jeunes : 44% des 18-24 ans affirment avoir déjà boycotté contre 36% des 35-44 ans. Et surtout des CSP+. C’est plus facile de changer de marque ou de produit quand on a les moyens. Logique.
Pour aider les consommateurs à aligner leurs achats avec leurs convictions, une application innovante nommée Buycott a été développée. Disponible sur iOS et Android, Buycott permet aux utilisateurs de scanner les codes-barres des produits pour obtenir des informations sur les pratiques des entreprises les fabriquant.
Les utilisateurs peuvent rejoindre des campagnes spécifiques, comme celles contre les OGM ou pour les droits LGBT, et ainsi boycotter les marques qui ne partagent pas leurs valeurs.
En 2005, 172 organisations de la société palestinienne lançaient un appel à une campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël visant à contraindre cet État à respecter le droit international.
Ci-dessous une liste de produits, de services et d’entreprises que l’AFPS encourage à boycotter en raison de leurs liens avérés avec le régime d’apartheid israélien et les crimes qu’il commet à l’encontre du peuple palestinien.
Suite aux déclarations du Président Donald Trump d’annexer le Canada et le Groenland (appartenant au Danemark), les populations de ces deux pays se sont mobilisés et appellent à boycotter les produits américains. En parallèle, son vassal s’est illustré avec des discours ultra-nationalistes et des salus nazi, provoquant cette même hydre de boycotter les véhicules Tesla.
Les ventes ont d'ailleurs été divisées par deux en Europe suite à ses prises de position. Certains propriétaires de Tesla essaient de se désolidariser du fondateur en accolant une étiquette “I bought this before Elon went crazy”, qu’on peut traduire par “je l’ai achetée avant qu’Elon ne devienne fou”.
Nous faisons la distinction entre les produits d’origine américaine, pouvant être fabriqués en France, des produits made in USA, c’est-à-dire fabriqués aux Etats-Unis et directement importés en France et dans l’Union Européenne.
La culture américaine est parfaitement implantée dans l’espace européen, que ce soit leurs produits (Coca-Cola, Lay’s, etc.), leurs chaînes de restauration rapide (McDonald, Starbuck, etc.) ou leurs services (Netflix, Amazon, etc.), nous nous sommes américanisés.
Il faut faire la distinction entre les marques américaines qui sont implantées sur le sol français et qui ont des entreprises, des usines et des salariés en France des autres marques américaines qui fabriquent aux États-Unis et qui exportent en France.
Ce sont ces produits made in USA qu’il faut boycotter, si vous souhaitez suivre ce mouvement. Directement importés des États-Unis, ces produits ne créent pas de chaîne de valeur pour la France.
Dans la liste, on trouve :
YouGov a réalisé un sondage sur le boycott, pour savoir si les Français exerçaient leur pouvoir de consommateurs pour faire plier les marques.
D'après le résultat du sondage, une partie des Français est bien disposée à faire entendre sa voix de consommateur. Ils sont ainsi 40% à déclarer boycotter une marque à la suite d’un scandale.
Parmi les boycotteurs, 30% sont redevenus consommateurs d’une marque qu’ils avaient laissée tomber après un scandale. Et 25% affirment consommer moins qu’avant le bad buzz.
En revanche, pour 62% des ex-consommateurs, quand c’est fini, c’est fini. Ils n’utilisent plus la marque tombée en disgrâce et comptent bien continuer encore. Parfois pour toujours. Pour 49% d'entre eux, leur sentence est irrévocable. 15% reconsidèrent leur position au bout d’un an et 13% sont prêts à se priver d’une entreprise crado pendant 6 mois.
Globalement, 80% des Français qui boycottent le font pour plus de 6 mois.
Sans grande surprise, c’est le secteur de l’alimentation et des boissons qui est en tête (50% des adeptes du boycott). Du scandale de la viande de cheval à ceux des pesticides qui se retrouvent dans nos assiettes, il faut dire que le secteur est particulièrement sujet aux bad buzz. Et comme ça nous concerne directement, on y est très sensible.
C’est la même chose pour les marques de cosmétiques et soins de la peau, troisième industrie la plus boycottée par les Français. Juste devant le prêt-à-porter, secteur récemment au cœur du scandale du travail forcé des Ouïghours dans des camps chinois.
Visé par 27% des boycotts, le secteur automobile est le deuxième plus sujet à la pratique. Mais il présente de grandes disparités de genre : 36% des hommes ont déjà boycotté une marque du secteur contre seulement 10% des femmes.
Les marques peuvent-elles regagner le cœur - et surtout le porte-monnaie - de ces adeptes du boycott ? Oui, mais pas à n’importe quelle condition.
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