Le terme "viande de boucherie" s'applique spécifiquement à la chair des bovins, des ovins, des caprins, des porcins et des équidés. Cependant, dans un sens plus général, il peut désigner la chair de volaille ou de gibier. Cet article explore en détail la définition de la boucherie professionnelle, les distinctions entre les différents acteurs du secteur, les exigences de qualité et les réglementations en vigueur.
À première vue, les termes "boucher" et "artisan-boucher" peuvent sembler interchangeables. Pourtant, derrière ces appellations se cachent des réalités distinctes qui impactent la qualité des produits et l'expérience d'achat.
Le boucher est un commerçant spécialisé dans la vente de viande. Il peut être amené à la transformer et à préparer des produits à base de viande, qu’il a préalablement achetés chez des grossistes ou dans des abattoirs. La commercialisation de la viande est la dernière étape de son travail.
L'artisan-boucher va au-delà de la simple vente. Il achète les carcasses directement auprès des agriculteurs-éleveurs ou des négociants grossistes, privilégiant les circuits courts et la qualité. Il se rend lui-même dans les fermes ou les abattoirs pour choisir les animaux, garantissant ainsi une traçabilité optimale et un contrôle rigoureux de la provenance de la viande. Habituellement, l'artisan-boucher se spécialise dans les viandes de bœuf, de veau, de porc, de mouton et d'agneau, offrant ainsi une diversité de saveurs et de textures à ses clients.
La qualité est la même pour tout l'animal. Le sexe de l'animal n'est pas toujours déterminant pour apprécier la qualité de la viande. La race, l'âge, la méthode d'élevage et l'alimentation ont beaucoup plus d'importance : un bœuf castré de 3 à 4 ans, de bonne race, élevé en pâturage sans ensilage, bien suivi pendant son évolution, fournira une viande se situant au sommet de la qualité. D'autres critères sont à prendre également en considération : le transport de l'animal vers les abattoirs, l'abattage, la saignée, l'éviscération, le refroidissement, le stockage ainsi que le temps de maturation.
Cependant, si le jugement de la qualité peut s'effectuer facilement sur des carcasses entières, il sera plus difficile sur les petites pièces. La vulgarisation des découpes en atelier, le conditionnement sous vide ou sous atmosphère contrôlée font qu'il est difficile, même à un professionnel, de déterminer avec exactitude l'origine de la viande. Les valeurs les plus sûres restent la couleur, la graisse infiltrée (le persillé) ou de couverture (le marbré) qui à la cuisson nourrira la viande.
L'appréciation officielle de la qualité s'applique uniquement aux bovins et aux ovins. Deux critères sont retenus pour le bœuf et le mouton, trois pour le veau :
La viande ne peut être consommée aussitôt abattue : après l'abattage, les muscles sont flasques, on dit qu'ils sont "pantelants", ensuite les muscles se contractent sous l'effet d'une acidification importante : c'est la "rigor mortis". Cela dure environ une vingtaine d'heures, ensuite, progressivement, les muscles redeviennent tendres. Cette tendreté culmine après 6 à 8 jours de stockage au froid positif (2° C°). Pendant ce "ressuage", la viande va perdre de 6 à 12 % de son poids par évaporation de son eau de constitution.
La classification des viandes se fait généralement selon leur couleur :
La législation française sur le contrôle sanitaire de la viande est la plus stricte d'Europe. Ce contrôle est assuré par des inspecteurs vétérinaires avant, pendant et après l'abattage. L'abattage doit s'effectuer dans des abattoirs agréés. L'abattage particulier ou forain est interdit. Les viandes saines sont estampillées sur les carcasses et ce sont les seules qui peuvent être commercialisées. Les viandes doivent obligatoirement provenir d'un établissement agréé ou titulaire d'une dérogation à l'obligation d'agrément.
L'agrément sanitaire concerne les établissements préparant, traitant, transformant, manipulant ou entreposant des produits d'origine animale ou des denrées qui en contiennent, et commercialisant leurs produits auprès d'autres établissements. Il est requis dès lors que sont mises en œuvre des matières premières animales non transformées (lait cru, viandes, œufs en coquille par exemple). Un établissement mettant sur le marché ces produits doit, avant toute opération, solliciter cet agrément.
À noter :
Cette demande d'agrément doit être adressée :
Pour que la demande d’agrément soit recevable, le dossier doit être accompagné des documents descriptifs de l’établissement et du plan de maîtrise sanitaire fondé sur les principes de l’HACCP.
Si le dossier de demande d'agrément est jugé complet et recevable, un agrément conditionnel est délivré pour une durée de 3 mois. La période de 3 mois rattachée à la délivrance de l’agrément conditionnel doit être mise à profit par l’exploitant, qui doit être en mesure de fournir à l’issue de celle-ci les éléments de vérification du bon fonctionnement du plan de maîtrise sanitaire au sein de son entreprise. Avant la fin de cette période, une visite de conformité peut être réalisé pour constater le respect des conditions sanitaires. Si les conclusions de cette visite sont favorables, un agrément définitif est attribué. Dans le cas contraire, l’agrément conditionnel peut alors renouvelé pour une nouvelle période de trois mois.
Certains commerces de détail peuvent bénéficier d’une dérogation à l’obligation d’agrément sanitaire. Tout exploitant d’un commerce de détail, qui fournit des denrées d’origine animale qu’il a produites à destination d’autres établissements de vente au détail, peut solliciter une dérogation à l’obligation d’agrément, si cette activité est exercée de manière marginale, localisée et restreinte.
L'attestation de qualification professionnelle peut être demandée à la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) par les personnes souhaitant faire reconnaître leur expérience professionnelle ou leur diplôme autre que français pour exercer le contrôle effectif et permanent de l'activité en France. La demande doit être adressée à la CMA territorialement compétente. Un récépissé de remise de demande est adressé au demandeur dans un délai d'un mois suivant sa réception par la CMA. Si le dossier est incomplet, la CMA demande à l'intéressé de le compléter dans les 15 jours du dépôt du dossier.
Le ressortissant d’un État de l’UE ou d’un autre État partie à l’accord sur l’EEE qui remplit l’une des conditions précitées peut obtenir la reconnaissance de ses qualifications professionnelles et la délivrance d’une attestation de qualification professionnelle. La CMA peut demander la communication d’informations complémentaires concernant sa formation ou son expérience professionnelle pour déterminer l’existence éventuelle de différences substantielles avec la qualification professionnelle exigée en France.
La CMA, saisie d’une demande de délivrance d’une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle, notifie au demandeur sa décision tendant à lui faire accomplir une des mesures de compensation. Si le demandeur opte pour l’épreuve d’aptitude, celle-ci prend la forme d’un examen devant un jury. Elle est organisée dans un délai de six mois à compter de la réception par la CMA de la décision du demandeur d’opter pour cette épreuve. Si le demandeur opte pour le stage d’adaptation, à la fin de celui-ci, le demandeur adresse à la CMA une attestation certifiant qu’il a valablement accompli ce stage, accompagnée d’une évaluation de l’organisme qui l’a encadré.
Si l’intéressé veut contester la décision de la CMA de le soumettre à une mesure de compensation, il doit d’abord initier un recours administratif auprès du préfet du département dans lequel la CMA a son siège, dans les deux mois suivant la notification de la décision de la CMA. La décision de recourir à une mesure de compensation peut être contestée par l’intéressé qui doit former un recours administratif auprès du préfet dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision.
La profession est principalement accessible avec un CAP. L'alternance est la voie royale pour ce métier. Il existe également de nombreuses formations pour se perfectionner.
Voici quelques formations disponibles :
Le boucher à son compte ou le chef boucher salarié d'une grande surface achète généralement lui-même la viande qu'il va vendre. Il choisit les carcasses ou quartiers de viande auprès des abattoirs, des coopératives ou des grossistes. Certains artisans bouchers achètent les animaux vivants sur leur lieu de production pour encore plus de traçabilité. Commerçant de détail, le boucher est en contact direct avec le consommateur. Il lui apporte des informations sur la provenance de la viande, des conseils pour choisir un morceau, le cuisiner, les temps de cuisson et le présenter dans les règles de l'art.
Le boucher achète les animaux en carcasses ou en quartiers, aux abattoirs, chez les grossistes ou dans des coopératives professionnelles. Sur son billot, le boucher désosse les carcasses, découpe la viande en morceaux pour la présenter à la vente au détail. Il vide et nettoie également les volailles, les lapins et les gibiers.
Le boucher peut se spécialiser en fonction de la viande travaillée (bœuf, cheval, porc, moutons...). Il décore les plats et valorise son activité en proposant à la clientèle des plats cuisinés prêts à emporter. En contact avec la clientèle, le boucher a une activité de commerçant. Il accueille les consommateurs, vend la viande, donne des conseils sur la préparation et la cuisson.
L’utilisation d’outils tranchants exige une grande dextérité et une attention soutenue. La manipulation de produits crus exige le strict respect de règles d’hygiène. S’il est à son compte, des connaissances comptables sont nécessaires pour gérer son commerce. Dans une grande surface, les ouvriers bouchers préparent et conditionnent la viande.
Le boucher peut travailler dans une boucherie artisanale ou industrielle, au rayon boucherie d'une grande surface ou dans un abattoir. Le boucher exerce son travail seul ou en équipe. Il est le plus souvent debout. Une partie de l’activité se fait en chambre froide où il faut s’adapter à des variations brusques de température et transporter des charges parfois lourdes.
Les horaires de travail varient selon les entreprises. L’activité peut débuter le matin avant six heures et se terminer le soir entre 19 h et 20 h, avec une coupure l’après-midi. Le boucher travaille le samedi, dimanche matin et certains jours fériés. Il a alors des jours de repos en semaine.
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