L'univers du chocolat est vaste et surprenant, allant des barres chocolatées industrielles aux œuvres d'art éphémères. Cet article explore l'histoire de l'avion en chocolat, en passant par des marques historiques et des créations contemporaines.
Kwatta est une marque belge de produits chocolatés avec une histoire riche et innovante. Au milieu du XIXe siècle, Jozef Gustaaf van Emden, un Néerlandais, possédait une plantation de cacao nommée Kwatta au Surinam. De retour aux Pays-Bas, il fonda en 1883, à Breda, une chocolaterie qu’il baptisa du même nom, en association avec P. de Bondt, d’une famille de pâtissiers-confiseurs.
L’association à l’origine de la Chocoladefabriek De Bondt en Co. ne dura qu’une année, et Van Emden poursuivit seul, en renommant l’entreprise Stoomchocoladefabriek Kwatta. En 1889, les frères Eugène et Jules Stokvis reprirent l'entreprise, mais ce n'est qu'en 1907, grâce à l'initiative d'Alfons van Iersel, qu'elle s'imposa réellement. Il lança la première barre de chocolat emballée, destinée à l'armée néerlandaise, qui partait en manœuvre avec une « barre de chocolat Kwatta ».
Sans doute trouva-t-elle là l’inspiration pour la création du Chocolat Manœuvre, sur l’emballage duquel figuraient un soldat et un matelot - on retrouve ces symboles sur l’affiche Kwatta’s Manoeuvre chocolaad. De veste vredestichter (1914-1918). Le « petit soldat Kwatta » devint l’emblème de la marque, au cœur de nombreuses publicités.
Affiche publicitaire Kwatta datant de 1920
Ce chocolat fondant fut fabriqué sur le site de Bois-d’Haine (Hainaut, Belgique), dont la société Cacao et Chocolat Kwatta disposait suite à son rachat, en 1913, de la chocolaterie bruxelloise Cida (Compagnie Internationale d’Alimentation). Cette usine produisait aussi son célèbre « cacao solubilisé ».
La firme Kwatta aurait été la première à lancer, en 1921, le bâton, petite barre de 30 grammes. L’usine de Bois d’Haine fabriqua aussi la marque Cida (fondant, aux noisette, aux noix, extra fondant, au moka) jusque dans les années 1930. Autres marques Kwatta produites sur ce site : Johnny, Kastar (« chocolat à la crème liquide »), Bica, Ma Vie (« Un aliment fortifiant grâce à sa teneur en vitamines »), etc.
Mais, en 1973, la chocolaterie, affaiblie par une nouvelle politique visant moins à la qualité qu’à la production d’une couverture destinée à l’enrobage des guimauves, fut reprise par le groupe flamand Continental Foods. Suite à ce rachat, la marque Kwatta passa sous le contrôle de la firme gantoise Goemare. La fabrique de Bois d’Haine ferma en 1974. Depuis 2001, la multinationale H. J. Heinz est propriétaire de la marque.
Kwatta propose désormais : sa pâte chocolatée, conditionnée dans son pot caractéristique, au bouchon jaune, et déclinée au chocolat au lait, au chocolat fondant, au chocolat blanc ou dans sa version Choc & Nuts ; deux formules de vermicelles de chocolat (fondant et lait) ; et deux cacaos. Kwatta collabore avec UTZ Certified, qui œuvre pour la production durable d’un cacao de qualité.
La publicité Kwatta est d’autant plus intéressante qu’elle arbore des signatures célèbres. Leonetto Cappiello réalisa une affiche pour le Chocolat Kwatta (1928, Devambez, Paris). André Wilquin conçut une publicité pour le Cacao Solubilisé Kwatta, confrontant, sur un fond « chocolat », une tasse moderne, d’un jaune éclatant, et une boîte à cacao ancienne dont le décor évoque de la faïence de Delft.
Dans les années 1950, dans une composition privilégiant le rose et le rouge, « À s’en lécher les doigts », Hervé Morvan opta pour un garçonnet au regard gourmand, se léchant les doigts de la main, ceux-ci étant constitués de barres de chocolat. Cette image fut reprise sur des buvards, ici accompagnée de celle du même garçonnet buvant goulûment un bol de cacao, ou, là, accompagnée de celle du garçonnet plongeant un doigt dans le pot de Tartine.
Cette chocolaterie édita des albums d’images dessinées (Zoologie, etc.) dont l’objectif didactique s’alignait sur les « programmes scolaires ». Le commentaire y était fait en français et en flamand. Le soldat du chocolat Manœuvre fut au cœur d’une vaste campagne publicitaire : on pouvait gagner des petits soldats de plomb en découpant les soldats sur l’emballage. Dans les années 1960, la publicité Kwatta exploita les personnages des Schtroumpf, conçus par Peyo en 1958.
La chocolaterie Cida nous a aussi laissé un riche patrimoine publicitaire. Jean d’Ylen (1887-1938) imagina, pour le « Cida chocolat extra sec », un petit marquis du XVIIIe siècle, tout de blanc vêtu, tenant dans les bras deux énormes tablettes de chocolat, et, pour le « cacao Cida », un marmiton de la même époque, les bras chargés de deux grosses boîtes de cacao. Sur une affiche anonyme, plus tardive, un avion en chocolat « bombarde » le globe terrestre de lettres du mot Cida.
Si la marque Cadbury n’est plus à présenter, elle continue d’étonner et de se renouveler afin de contenter les passionnés du chocolat. En 2015, Cadbury a créé un impressionnant avion en chocolat pour célébrer son partenariat avec l'aéroport de Birmingham.
Pesant plus de 70 kilos, soit l’équivalent de 1555 tablettes de chocolat au lait traditionnelles de la marque, l’impressionnante création est équipée d’hélices en chocolat au lait. Attentifs aux détails, les chocolatiers ont réalisé l’avion avec finesse et n’ont pas oublié d’ajouter le logo bien connu de Cadbury sur le flanc de l’appareil. Les finitions n’ont pas été négligées, puis qu’une couche de bronze a été appliquée à l’avion pour lui donner un effet métallique et brillant, alors qu’une couche argentée a été appliquée aux fenêtres et hublots.
Réalisée en seulement deux jours, cette création originale est présentée dans l’espace des départs de l’Aéroport de Birmingham depuis le 15 juillet 2015. Dans ce contexte, l’aéroport accueillera également une gigantesque fresque murale célébrant les événements majeurs qui ont marqué l’histoire de la marque, depuis sa création en 1824.
Les gourmands curieux auront également l’occasion d’observer la création de la sculpture et le travail de précision fourni par les chocolatiers dans une vidéo projetée dans l’aéroport. Cette collaboration ravit la marque de chocolat comme l’aéroport, puisqu’elle est l’occasion de célébrer la ville à travers deux de ses acteurs majeurs.
Les chocolatiers de Cadbury reprendront du service très prochainement, la marque prépare en effet une nouvelle création surprenante qui sera révélée plus tard cette année, afin de célébrer le 25ème anniversaire de la branche Cadbury’s World.
Avion en chocolat Cadbury exposé à l'aéroport de Birmingham
Pour le dimanche 12 avril 2020, jour de Pâques dans la tradition chrétienne, une petite série d’appareils aux couleurs de la plus célèbre des confiseries de cette période a été proposée. Vous allez donc découvrir cinq avions de combat aux couleurs du chocolat. Ça fait moins grossir que les cloches, poules, et œufs et en plus ça ravit les aérophiles.
Suivant la région du monde où nous nous trouvons les chocolats de Pâques nous sont apportés soit par les cloches soit par le lapin de Pâques. Pour les avions couleurs chocolat c’est la rédaction d’Avions Légendaires. Et au travers de ces cinq avions vous aurez autant pour les amateurs de chocolat noir que de chocolat au lait ou même de chocolat blanc.
Alors certes ces cinq avions sont archi-connus mais c’était pour le petit clin d’œil pascal. À toutes et tous que vous soyez croyant ou non, que vous soyez en France ou ailleurs : un très joyeux dimanche de Pâques.
L’histoire est à peine croyable. À quelques jours de l’ouverture du Salon du chocolat de Beaune, l’une des attractions a disparu en 2020. Il s’agit de l’avion en chocolat réalisé par Bruno Rouly. Cette maquette d’un AirBus A330 de six mètres d’envergure a été volée.
Les faits se sont déroulés au cours de la nuit de mardi à mercredi, sur un parking à Arras (Pas-de-Calais). L’avion était entreposé dans une remorque qui a malheureusement attisé la convoitise des voleurs. Il n’est d’ailleurs pas certains qu’ils aient eu connaissance de son contenu. Comme un malheur n’arrive pas seul, cette fameuse remorque contenait aussi des robes en chocolat.
On peut toujours espérer que ce butin singulier puisse décourager les voleurs qui auront bien du mal à l’écouler. En attendant, Bruno Rouly n’a pas eu d’autre choix que se mettre la pression en s’engageant à recréer dans un temps record cette collection de robes en chocolat pour défiler ce week-end à Beaune, comme prévu.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'utilisation de drogues pour améliorer les performances des soldats était courante. En 1938, un laboratoire allemand met au point la Pervitin, une nouvelle forme très puissante de méthamphétamine. Un chocolatier berlinois a même l’idée d’en mettre dans des pralines !
La Pervitine était distribuée massivement aux soldats. Au printemps 40, la Wehrmacht achète 35 millions de doses de Pervitine pour en distribuer à ses troupes : la percée des Ardennes, qui va mettre la France à genoux, est certainement due en partie à cette drogue euphorisante qui permet de ne pas dormir et donne un sentiment de toute puissance. Le Blitzkrieg, la guerre éclair, repose sur la Pervitine.
Avec la Pervitin, les soldats ne dorment plus, ou presque. Inutile de dire que la dépendance est considérable, tout comme les effets secondaires : des hallucinations, des maladies de peau et surtout la perte de la sensation de faim et de soif, jusqu’à en oublier de manger et de boire. Beaucoup de morts par arrêts cardiaques de soldats allemands seraient dus à cette drogue.
Alliés et nazis sous amphétamines, documentaire de Steven Hoggard (RU, 2018, 55 min).
L’histoire de la Baleine à cabosse, c’est une histoire de hasards, de rencontres et de goûts ! Après quelques années passées à Paris et le sentiment d’avoir fait le tour de la capitale, Claire & Aurélien décident de partir voir le monde. Chacun écrit trois noms de pays sur un papier, puis les papiers sont mis côte à côte : la Colombie apparaît sur les deux papiers !
Très rapidement, leur voyage les conduit dans une plantation de cacao. Aurélien le grand gourmand, consommateur éternel de chocolats en tous genres, et Claire la phobique du chocolat qui obligeait sa mère, lors des fêtes de Pâques, à cacher sous les buissons des saucissons plutôt que des œufs en chocolat. Ils découvrent les cabosses, la saveur brute et végétale des fèves de cacao dégustées au bas du cacaoyer, la torréfaction « maison » à la casserole. C’est une révélation.
Ils se prennent de passion pour cet arbre aux propriétés si particulières, pour ces fleurs sans odeur qui compliquent la pollinisation, pour ces cabosses si étonnantes… Se posent alors nombre de questions : comment fabrique-t-on du chocolat ? Pourquoi en Europe connaît-on si mal le cacao alors que l’on consomme si régulièrement du chocolat ? Pourquoi le chocolat industriel n’a-t-il pas ce goût si brut du cacao ? Quels sont les terroirs de cacaos fins ?
Pour répondre à ces questions, ils sillonnent pendant plusieurs mois la Colombie, étoile montante des cacaos d’exception et pays mis à l’honneur du Salon du Chocolat de Paris 2017. Ils découvrent alors des terroirs de cacao d’une grande diversité. D’une région à l’autre, les fèves de cacao changent de goût, de couleur, de taille. Ils font le pari qu’une fois transformées, ces fèves donneront des chocolats aux goûts singuliers.
En Colombie, ils se forment auprès d’une Américaine qui fabrique sur place son chocolat de manière artisanale. Ils apprennent l’art de la torréfaction, le rôle du conchage, les techniques de vannage, la subtilité du tempérage. De retour en France, ils montent un premier laboratoire, produisent leurs premiers chocolats qu’ils font déguster à des professionnels chocolatiers, pâtissiers, restaurateurs. C’est un succès.
Leur pari est réussi : des fèves finement sélectionnées donnent, à recette égale, des chocolats tout à fait différents. Ils décident de faire découvrir leurs créations chocolatées au grand public et d’ouvrir une chocolaterie pédagogique où se côtoient fabrication, vente et dégustation de cacaos et de chocolats.
De leur séjour en Colombie, Claire & Aurélien retiennent, au-delà du cacao, une faune foisonnante. Chaque jour ils découvrent de nouveaux animaux. A Tumaco, de retour d’une visite dans les plantations de cacao, ils ont notamment l’occasion de voir des baleines à bosse. Leur forme n’est pas sans évoquer les cabosses de cacao dont ils se sont épris… La Baleine à cabosse est née, créature légendaire qui sillonne les eaux du Pacifique à la recherche de bateaux chargés de cacao.
Pour un 14 juillet, une publication qui tient particulièrement à cœur est proposée. Exceptionnellement, un article en deux parties : la première sera consacrée à l’histoire de ce gâteau un peu particulier et la seconde à la recette proprement dite. C’est la première fois que cette approche est utilisée.
Comme la recette est assez longue, il ne fallait pas l’alourdir d’une introduction à rallonge qui n’intéressera pas tout le monde. L’année dernière pour le 14 juillet, un gâteau « Cocarde », une idée qui avait été bidouillée quelques jours avant de recevoir du monde à la maison. Pas totalement satisfaite du résultat, il y avait moyen de faire mieux.
C’est sans crier gare que la déco de ce nouveau gâteau est tombée dessus en début d’année : il ne restait plus qu’à creuser le concept et à trouver une occasion pour le servir. C’est le mari qui en a donné l’occasion. Cette année, il a changé de poste et il n’a pas pu faire de pot sur son lieu de travail à cause de la Covid-19.
Ils sont tous les deux passionnés d’aviation militaire et c’est d’ailleurs cette passion commune qui leur a permis de se rencontrer. Il semblait donc tout naturel de proposer ce gâteau pour le pot de départ officieux du mari. C’est bien d’avoir une idée de décoration pour un gâteau maintenant il faut la concrétiser.
Pour se concentrer vraiment sur la décoration, il a été décidé de partir sur un gâteau assez facile à réaliser et que j’étais sûr de réussir. Un gâteau aux trois chocolats a ainsi été choisi. Il se compose d’une couche de génoise au chocolat, une couche de mousse au chocolat noir, une couche de génoise au chocolat, une couche de mousse au chocolat au lait et d’une couche de génoise au chocolat.
La silhouette du Rafale est réalisée en ganache au chocolat blanc simple (pas montée) et les parties colorées sont en chantilly au mascarpone. Le pourtour est glacé également à la chantilly blanche et parsemé de pralin maison. Exceptionnellement, il a été recouru à des colorants car il était voulu jouer la carte esthétique et ne voulait pas s'embarquer dans des expériences hasardeuses.
Il s'est posé également la question du choix de l’avion. Il a été longtemps hésité entre le Mirage 2000 et le Rafale. Le 2000 aura eu ma préférence et il aurait été aussi plus facile à réaliser car il a une silhouette plus pure que le Rafale et en plus c’est mon avion moderne préféré. Le mari quant à lui préfère le Rafale et ce dernier a aussi l’avantage d’être plus actuel.
Passons maintenant à la réalisation en elle-même. Comme vous le savez, la pâtisserie n'est pas une passion, même si de temps en temps des défis sont relevés en réalisant des pâtisseries classiques. De plus, il était voulu réaliser ce gâteau et surtout sa déco avec du matériel de pâtisserie de base que j’avais déjà, sans avoir à investir dans des accessoires trop onéreux ou qui n’auraient servi qu’exceptionnellement. Tant qu’à réaliser un défi, autant le faire à fond, hihi !
Concernant le gabarit, il a été demandé au mari de mettre à l’échelle. Il a été pris le parti de simplifier la silhouette de l’avion pour que ce soit quand même un peu plus facile. Il a notamment sacrifié la perche de ravitaillement en vol et il a légèrement modifié la queue de l’appareil. Même si le résultat n’est pas parfait, il est quand même très fière de ce gâteau car non seulement il est assez unique de par sa décoration, il est aussi une bonne illustration de ce qui est mis en avant sur le blog : faire d’abord avec ce que l’on a.
Enfin, il a permis de faire se rencontrer deux passions importantes dans ma vie. Eh oui, il va être osé parler aviation sur un blog de cuisine ! Juste quelques données pour vous présenter quand même le sujet principal de ce gâteau. Le Rafale est un avion de chasse construit par Dassault Aviation. Développé dès la fin des années 1970 et sur la décennie 80, il réalise son premier vol le 4 juillet 1986. Il est très rapidement pressenti pour doter à la fois l’Armée de l’Air (Rafale B et C) et l’Aéronautique navale française (Rafale M) même si son développement sera assez long pour des raisons budgétaires. C’est cette dernière qui recevra les premiers exemplaires à partir de 2001.
Il faudra attendre 2004 pour le voir aux couleurs de l’Armée de l’Air française. C’est bien évidement l’occasion de rendre hommage à nos soldats d’hier et d’aujourd’hui qui ont défendu et défendent notre nation.
tags: #avion #en #chocolat #histoire
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