Les habitudes alimentaires sont en constante mutation, et de nombreuses études nous dévoilent les changements dans nos comportements, qui sont révélateurs de notre époque. Les consommateurs sont de plus en plus exigeants en matière de qualité nutritionnelle, de diversité alimentaire, mais surtout de transparence sur les processus de production tout au long de la chaîne alimentaire, y compris l’impact environnemental et social.
L'Institut d'étude CSA a réalisé en 2021-2022, pour FranceAgriMer et L'Alliance 7 Services, une étude sur l’alimentation spécialisée et fonctionnelle auprès des consommateurs français. Dans le cadre du suivi de la consommation alimentaire des ménages, l’étude vise à dresser un état des lieux des nouvelles tendances de consommation de produits d’alimentation spécialisée (visant une cible particulière : sport, minceur, sans gluten) et de produits d’alimentation fonctionnelle (au sens différenciation/montée en gamme, ici les œufs bio). Elle a également pour objectifs de décrire les consommateurs de ces 4 familles de produits et de mesurer leur part dans la population totale, de détailler les principales pratiques de consommation hors domicile (produits, marques, motivations, circuits fréquentés, moments de consommation, etc.), d’identifier les mixités de consommation entre les familles de produits, ainsi que les raisons de non-achat, et enfin de définir les pistes d’amélioration à travers les attentes des personnes interrogées.
Pour cette étude cofinancée avec L’Alliance 7 (Nutex - secteur Diététique), CSA a choisi une méthodologie en deux volets :
La crise sanitaire a été un accélérateur de tendances, entraînant des changements importants du comportement des consommateurs, que ce soit de leur mode de vie ou de leurs pratiques alimentaires. En effet, ils se sont notamment concentrés sur des problématiques de bien-être, de santé, avec une volonté de consommer mieux et plus responsable.
Sur les 2 507 personnes interrogées, 42 % ont déclaré avoir consommé au moins une fois des produits d’alimentation spécialisée au cours des 12 derniers mois, 23 % au moins une fois un produit d’alimentation sportive, 22 % un produit d’alimentation minceur et 27 % un produit sans gluten. Pour l’alimentation fonctionnelle, 86 % des personnes interrogées disent avoir consommé des produits bio et 39 % ont acheté des œufs bio au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Les achats de produits de l’alimentation spécialisée et fonctionnelle ont progressé au cours des deux dernières années en séduisant davantage de consommateurs (hausse des achats et arrivée de nouveaux acheteurs, particulièrement en alimentation spécialisée). L’analyse met en évidence des profils distincts selon qu’ils sont consommateurs exclusifs d’alimentation spécialisée ou fonctionnelle, ou qu’ils mixent les deux catégories. L’étude montre que 20 % des consommateurs mixent des produits d’alimentation spécialisée et fonctionnelle, 22 % consomment uniquement des produits d’alimentation spécialisée et 19 % uniquement des produits d’alimentation fonctionnelle (œufs bio).
Des similitudes assez fortes apparaissent entre l’alimentation sportive et minceur (consommation individuelle, moments identiques, besoin similaire de contrôle alimentaire équilibre/performance), et entre l’alimentation sans gluten et le bio (pratiques plus familiales, cible plus large, objectif de « faire du bien à son corps », produits associés à la naturalité et au bien-être).
Toutefois, les produits d’alimentation spécialisée bénéficient d’une image peu valorisée, notamment auprès des non-consommateurs (surtout pour le sport et la minceur), contrairement aux produits bio qui ont une bonne image. Les principales attentes des consommateurs portent sur le goût et aussi sur les prix qui sont déclarés trop élevés.
L’alimentation spécialisée et fonctionnelle se caractérise ainsi par la recherche d’objectifs assez spécifiques : performance pour l’alimentation sportive, équilibre alimentaire pour l’alimentation minceur, santé pour l’alimentation sans gluten ou encore naturalité pour les produits biologiques. Toutefois, les mixités entre les familles de produits sont importantes et les passerelles d’une famille à l’autre assez aisées, dans une recherche plus large de bien-être et de santé.
Plus de la moitié des Français (57 %) déclare avoir modifié ses comportements alimentaires et culinaires en 2018. Les visages de cette modification sont multiples : on veille davantage à la provenance de ce que l’on mange, à la manière dont cela est produit, au fait de manger des produits sains.
Avec la montée des préoccupations liées à la surexploitation et à l’épuisement de nos ressources, se tourner vers une alimentation plus durable apparait comme une nécessité. A l’échelle mondiale, une majorité des consommateurs semble vouloir s’engager dans une alimentation plus durable.
Cette volonté de changement aboutit à de plus en plus d’actions concrètes en faveur d’une alimentation plus durable. En France par exemple, 68 % de la population déclare faire attention à acheter des légumes de saison, 55 % achète des produits locaux et 46 % limite la consommation de viande dans leur foyer. Les jeunes générations sont plus sensibilisées à la question environnementale.
Cet engagement pour une alimentation plus durable est aussi limité par les inquiétudes des consommateurs. Une alimentation plus durable est encore synonyme de coûts élevés, de risque de carences en lien avec la végétalisation ou encore de perte de diversité et de plaisir.
Dans un contexte où 41 % des Français et 33 % des Allemands déclarent avoir arrêté d’acheter des produits d’entreprises n’ayant pas agi de manière éthique, la transparence fait partie des grandes priorités des entreprises. Mettre en avant une bonne rémunération des producteurs, la provenance des matières premières ou encore l’Eco-score des produits sont des leviers d’action majeurs des entreprises agroalimentaires.
Lactalis Ingredients s’engage pour une nutrition toujours plus saine et pour limiter son impact environnemental. Deux points ont été travaillés en priorité : la réduction de l’empreinte carbone de nos activités et l’amélioration du bien-être animal. Pour agir sur la production laitière en amont, le Groupe Lactalis a mis en place deux solutions innovantes.
La solution Valorex Eco-sens permet d’une part de mieux équilibrer l’alimentation des vaches en fonction de la quantité de méthane produite. D’autre part, l’outil Cool Farm Tool, permet de mesurer l’empreinte carbone de nos fermes partenaires. Enfin, nous n’oublions pas les collaborateurs de l’entreprise. Nous mettons en place des dispositifs pour préserver leur santé et leur sécurité au travail.
Les consommateurs se montrent de plus en plus soucieux de s’alimenter de façon saine et durable en préservant l’environnement. Dans son rôle d’instance indépendante de concertation, le CNA a identifié les nouveaux comportements alimentaires qui se développent depuis une dizaine d’années et qui reflètent des préoccupations fortes de consommation alimentaire plus saine et plus respectueuse de l’environnement.
Pour atteindre ces objectifs, le CNA présente un ensemble de recommandations. Par exemple, il propose de développer l’affichage environnemental sur les produits alimentaires et de renforcer l’encadrement de la publicité et du marketing alimentaires sur internet. Il suggère aussi de renforcer la formation des professionnels de la restauration collective afin que les menus végétariens soient plus attractifs.
Voici quelques tendances clés identifiées :
Les artisans sont directement impactés par ces évolutions. Voici quelques exemples :
Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à s’engager dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et ce pour diverses raisons à la fois économiques, environnementales et sociétales. Cela a un impact sur les artisans :
Face aux scandales alimentaires récents (viande de cheval…), les consommateurs français ont développé une certaine méfiance vis-à-vis des produits standardisés. Les artisans devraient également être amenés à communiquer volontairement davantage d’informations :
Le mode de vie urbain et l’exigence croissante de rapidité de la société moderne ont restreint le temps accordé par les Français à l’achat et à la préparation des repas. Ils aspirent à davantage de temps pour les loisirs et recherchent praticité et gain de temps concernant leurs prises alimentaires, qu’ils trouvent notamment dans la consommation d’aliments-services (plats préparés, sandwichs, restauration et livraison à domicile…):
Face aux inquiétudes liées à la mondialisation et à une croissance économique modérée, les consommateurs privilégient la proximité en matière alimentaire, encourageant les productions locales, les produits régionaux et la vente directe. La proximité peut ainsi être géographique (produits locaux/régionaux) et relationnelle (circuits courts, relation avec le primeur, l’artisan…). Cela a un impact positif pour les artisans qui cultivent une proximité relationnelle et une image de spécialistes.
En conclusion, les attentes des consommateurs en matière d'alimentation sont en constante évolution, influencées par des préoccupations de santé, de durabilité, de transparence et de praticité. Les entreprises et les artisans doivent s'adapter à ces nouvelles tendances pour répondre aux besoins et aux valeurs des consommateurs.
| Type d'Alimentation | Pourcentage de Consommateurs (au moins une fois dans les 12 derniers mois) |
|---|---|
| Alimentation Spécialisée | 42% |
| Alimentation Sportive | 23% |
| Alimentation Minceur | 22% |
| Sans Gluten | 27% |
| Produits Bio | 86% |
| Oeufs Bio | 39% |
tags: #attentes #des #consommateurs #en #matière #d'alimentation
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic