Face à l’inflation, de nombreux foyers peinent à se nourrir correctement et ont besoin d’aide face aux difficultés financières. Comment obtenir rapidement un bon alimentaire, accéder à une épicerie sociale ou être orienté par le CCAS de votre commune ? Cet article vous guide à travers les dispositifs d'aide alimentaire en France.
Depuis le mois de juillet 2010, l’aide alimentaire est définie légalement par la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche dans l’Art.L. 230-6 : “L’aide alimentaire a pour objet la fourniture de denrées alimentaires aux personnes les plus démunies. Cette aide est apportée tant par l’Union européenne que par l’État ou toute autre personne morale“.
Cette définition a depuis été complétée par l’article L.266-1 du Code de l’action sociale et des familles, qui précise que : “L’aide alimentaire consiste à fournir des denrées alimentaires à des personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale.
Pour obtenir une aide alimentaire, il n’est pas possible de s’adresser directement aux banques alimentaires. Les Banques Alimentaires s’appuient sur un large réseau d’associations et d’épiceries sociales partenaires. Pour en bénéficier, il faut constituer un dossier d’aide alimentaire (via un travailleur social, CCAS ou association).
Point important : Pour obtenir une aide alimentaire qui prend la forme de tickets ou chèques alimentaires, vous devez faire examiner votre situation auprès du CCAS ou d’une association. Chaque dossier sera étudié pour connaître vos droits au bon alimentaire.
Le chèque alimentaire se présente sous la forme d’un coupon papier ou d’une carte dématérialisée prépayée, utilisable dans les commerces partenaires, marchés de producteurs, AMAP ou épiceries solidaires. Ces chèques peuvent avoir une valeur de 50 € et 100 € par mois. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre CCAS pour savoir si votre commune participe au dispositif.
L’avantage de ces tickets alimentaires (également appelés chèques de services) est la discrétion qu’ils procurent à leurs utilisateurs. En effet, socialement parlant, il n’est pas toujours évident d’assumer son besoin d’aide.
La Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) est une proposition de politique publique visant à garantir, pour toute personne, un accès régulier à une alimentation choisie, de qualité et durable, sur le modèle de la Sécurité sociale (financement solidaire, droits ouverts, gouvernance partagée).
Au niveau national, une proposition de loi d’expérimentation a été déposée à l’Assemblée nationale (15 octobre 2024) et adoptée en commission le 12 février 2025, en vue de tester le dispositif sur des territoires pilotes. Sur le terrain, plusieurs expérimentations locales s’en inspirent déjà : en Gironde (depuis 2024, 193 foyers tirés au sort), à Rennes (carte d’alimentation durable annoncée, 100 € / mois pendant 6 mois dans des quartiers prioritaires), et via des caisses alimentaires communes.
En pratique : la SSA n’est pas (encore) un droit national opposable. Si vous résidez dans un territoire pilote, des aides dédiées (carte, caisse, conventionnement) peuvent exister.
À retenir : le chèque alimentaire (aide ciblée et temporaire) et la SSA (vision universelle et durable, en cours d’expérimentation) sont complémentaires.
Depuis leur création en 1984, Les Banques Alimentaires jouent un rôle déterminant dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la précarité. Il n’est pas possible de s’adresser directement aux banques alimentaires. Les Banques Alimentaires s’appuient sur un large réseau d’associations et d’épiceries sociales partenaires.
Des centres de distribution alimentaire (les épiceries sociales) vous permettent de faire des courses, généralement contre une faible contribution symbolique. Les épiceries sociales mises en place par les nombreuses associations œuvrent, souvent avec le soutien des mairies, pour venir en aide aux personnes ayant reçu les tickets alimentaires de la part du CCAS.
Point important : Les épiceries sociales sont gérées au niveau local. Nous ne pouvons donc pas vous donner la liste de celles qui sont accessibles à tous et celles pour lesquelles il vous faudra une autorisation. Renseignez-vous directement auprès du CCAS.
Coluche a créé les “Restos du Cœur” en 1985 et grâce au soutien de nombreux artistes, l’association a pris rapidement une grande importance en récoltant des fonds. Ce n’est pas tout puisque vous pourrez également rentrer chez vous avec un panier repas équilibré composé de viande ou poisson, de légumes, pâtes ou riz, d’un fromage ou yaourt ainsi que du pain et un fruit.
Pour profiter de cette aide des Restos du Cœur (panier repas), vous devrez vous inscrire. Si la démarche peut paraître difficile à entreprendre, les bénévoles de l’association sont là pour que tout se passe bien. En revanche, pour bénéficier d’un repas chaud en centre ou auprès d’un Camion du Cœur, aucun justificatif de ressources n’est alors demandé.
Depuis 2020, cette association a décidé de prendre particulièrement soin des étudiants ! En effet, grâce à une application simple, récupérer un panier repas gratuit est un jeu d’enfant. Seul problème, Linkee n’est présent que dans les grandes villes.
La Croix-Rouge a été fondée en 1859 lors de la bataille de Solférino afin de porter secours aux soldats des deux camps. La distribution alimentaire effectuée par la Croix-Rouge prend principalement 2 formes : La distribution de repas chaud ou de panier repas pour répondre à un besoin immédiat, mais l’association possède également 80 épiceries sociales réparties en France gérées par les bénévoles de la Croix-Rouge et les salariés.
Enfin, la Croix-Rouge propose également des chèques d’accompagnement personnalisé (CAP). Ils sont à utiliser dans de nombreux commerces soutenant cette initiative. Mais notez tout de même que si ces tickets vous permettent de faire vos courses normalement, vous ne pourrez les dépenser sur l’ensemble des produits qui sont proposés. En effet, vous n’aurez accès qu’aux produits alimentaires et d’hygiène (savon, couches pour bébé, etc.). Les produits comme l’alcool ne pourront être achetés avec les CAP. Les commerces où vous pouvez les utiliser sont partenaires des antennes locales de la Croix-Rouge. C’est pourquoi nous ne pouvons vous en fournir une liste.
Le Secours Populaire est né en 1945 et son but est de lutter contre la pauvreté et l’exclusion en France. La plupart des personnes qui poussent les portes de l’association pour la première fois sollicitent une aide alimentaire à laquelle le Secours populaire répond immédiatement. Le premier objectif est de desserrer l’étau de la nécessité qui contraint l’individu à la survie au jour le jour.
Pas de prix définis pour les produits disponibles, mais une contribution symbolique est demandée afin de contribuer aux actions du Secours Populaire.
Le Secours populaire et ses partenaires locaux développent des agricultures maraîchères respectueuses de l’environnement. Les populations acquièrent des compétences techniques par le biais de formations, s’organisent via des coopératives pour garantir leur sécurité alimentaire. Leur production maraîchère et l’élevage d’animaux leur permettent d’assurer leur autosuffisance alimentaire. Les surplus sont vendus, ce qui leur permet d’avoir un revenu et d’envisager un avenir plus clément.
Le Secours populaire mène aussi des actions de santé nutritionnelle auprès des enfants les plus fragiles.
Utilisez la fonction Rechercher une implantation partout en France en bas de page pour retrouver le Secours populaire le plus proche de chez vous.
Grâce aux Marchés pop, le Secours populaire permet aux familles de manger sainement comme ici à La Rochelle.
L’alimentation est aussi un formidable levier pour lutter contre la solitude et créer du lien social. Moments d’échanges et de convivialité, des ateliers cuisine sont organisés pour redonner l’envie de cuisiner leurs repas aux personnes dont le budget très serré nécessite inventivité et débrouillardise.
Le Secours populaire soutient des jardins solidaires : des familles entretiennent ensemble un potager dont la production de légumes et de fruits pourra agrémenter leurs repas, voire contribuer à soutenir d’autres personnes aidées.
Préparez à minima : pièce d’identité, justificatif de domicile (ou domiciliation si vous n’en avez pas), ressources des 3 derniers mois (salaires, prestations, pensions), charges (loyer, énergie, transports, dettes), et composition du foyer (livret de famille, certificats de scolarité).
Signalez vos contraintes alimentaires lors de l’entretien. De nombreuses structures proposent un choix (ex. sans porc) ou des produits adaptés quand c’est possible.
L’aide alimentaire est encadrée par un décret du 19 janvier 2012. Ce dernier définit les denrées concernées et précise que seules les associations habilitées peuvent recevoir des contributions publiques destinées à la mise en œuvre de l’aide alimentaire.
Afin de répondre aux objectifs de la lutte contre la précarité alimentaire et aux objectifs de la politique de l'alimentation, l’État débloque chaque année, des crédits destinés à subventionner les associations caritatives nationales ou locales, pour permettre aux publics « les plus fragiles » d'accéder à « une alimentation de qualité ».
L’aide alimentaire est majoritairement attribuée en fonction des ressources de la personne.
Le don de denrées alimentaires aux plus démunis constitue un levier essentiel de la lutte contre la précarité en permettant l’accès de tous à une nourriture sûre, saine, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante.
Le dispositif de défiscalisation des dons, essentiel pour l’approvisionnement des associations d’aide alimentaire, est inscrit à l’article 238bis du code général des impôts (CGI) et ouvre droit au bénéfice d’une réduction d’impôt pour les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés.
Des modèles de convention de don ont été élaborés à destination de chaque secteur donateur, en concertation avec les acteurs professionnels et les associations d’aide alimentaire.
Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire est plus que jamais impliqué pour continuer à contribuer au développement des dons alimentaires et accompagner les associations de manière durable.
Des mesures de simplification sur les dons agricoles et alimentaires y compris sur le volet fiscal (Cf. La loi n°2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République modifie les conditions ouvrant droit à la défiscalisation des dons. En effet, cette loi instaure une obligation déclarative pour les organismes sans but lucratif ayant reçu des dons ouvrant droit à l’émission d’un reçu fiscal.
Dans le contexte de crise des associations d’aide alimentaire en septembre 2023, ces obligations apparaissent mal adaptées au fonctionnement des associations d’aide alimentaire et tendent à fragiliser le don alimentaire, selon les acteurs concernés.
| Association | Type d'Aide | Conditions d'Accès |
|---|---|---|
| Restos du Cœur | Paniers repas, repas chauds | Inscription annuelle, justificatif de ressources (sauf pour les repas chauds) |
| Croix-Rouge | Repas chauds, paniers repas, épiceries sociales, chèques d'accompagnement personnalisé (CAP) | Variable selon les antennes locales |
| Secours Populaire | Distributions alimentaires, libres-services, Marchés pop' | Variable selon les comités locaux, contribution symbolique demandée |
| Banques Alimentaires | Fourniture de denrées aux associations et épiceries sociales | Accès indirect via les partenaires |
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