Allergie Alimentaire et Prise de Poids: Une Étude Approfondie

L'allergie alimentaire correspond à une réaction non toxique, d'ordre immunologique à un aliment ou à un composant d'un aliment chez un sujet génétiquement prédisposé (atopique). Sa définition ne se limite pas uniquement aux conséquences de l'ingestion d'allergènes d'origine alimentaire. Cependant, certains allergènes peuvent pénétrer par voie respiratoire lors de la cuisson (poisson) ou par simple contact cutané (urticaire de contact au poisson).

L'allergie alimentaire est longtemps restée une entité controversée du fait de l'absence de consensus concernant sa classification parmi les réactions alimentaires adverses qui ne sont pas toutes de nature allergique. Parmi les différentes classifications qui ont été proposées, celle de l'Académie Européenne d'Allergie et d'Immunologie Clinique, basée sur les mécanismes physiopathologiques, a le mérite d'être claire.

Impact du Poids à la Naissance sur le Risque d'Allergies

Si de nombreux facteurs peuvent affecter le poids d'un bébé à la naissance (durée de grossesse, diabète gestationnel...), ce dernier peut lui aussi influencer la santé de l'enfant sur le long terme. De nouvelles recherches publiées par le Robinson Research Institute de l'Université d'Adélaïde montrent que plus un bébé affiche un poids plus élevé que la moyenne à sa naissance, plus il risque de souffrir d'une allergie alimentaire ou d'un eczéma.

Pour arriver à cette conclusion, l'équipe scientifique a analysé les données de 42 études sur les allergies, comprenant en tout deux millions de personnes. « Nous avons analysé les associations entre le poids à la naissance, corrigé en fonction de l'âge gestationnel, et l'incidence des maladies allergiques chez les enfants et les adultes. », explique le Dr Kathy Gatford, principal auteur de l'étude publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology.

Les résultats indiquent que pour chaque kilo supplémentaire à la naissance, le risque de développer des allergies alimentaires augmentait de 44% et de 17% concernant l'eczéma au cours de l'enfance. « Les maladies allergiques comprenant l'eczéma, le rhume des foins, les allergies alimentaires, le choc anaphylactique et l'asthme affectent 30 à 40% de la population mondiale. », ajoute le Dr Kathy Gatford.

Si le lien de cause à effet demeure méconnu, ils soulignent que le principal message pour les mères est que les gros bébés enregistrent un risque accru d'allergie. Les mères concernées devraient donc demander conseil pour modifier les facteurs environnementaux afin de réduire ces risques.

Les chercheurs indiquent par ailleurs que des études sur les allergies chez les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes sont nécessaires pour savoir comment et quand la limitation de la croissance intra-utérine affecte le développement immunitaire et le risque de maladie allergique d'une personne.

Le Gluten et ses Effets Potentiellement Délétères

GLUTEN, SANS GLUTEN, RÉGIME SANS GLUTEN... ÊTES-VOUS CONCERNÉS ?

Le gluten, protéine contenue dans le blé, le seigle ou l’orge, est soupçonné depuis des années de favoriser une inflammation générale de l’organisme ou de causer des problèmes de peau et de santé divers. Des chercheurs de l’université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, viennent de mettre en lumière un nouvel effet délétère du gluten.

La maladie cœliaque est une maladie chronique auto-immune qui concerne 1 % de la population. « Chez certaines personnes, l’ingestion d’une protéine présente dans les farines (blé, orge, seigle) - le gluten - déclenche une réaction exagérée du système immunitaire, d’où une inflammation entraînant la destruction des villosités de la muqueuse intestinale », note la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE). La maladie cœliaque n’est donc pas une allergie alimentaire mais une maladie auto-immune liée à une prédisposition génétique.

Lésions Susceptibles de Dérégler l’Hypothalamus

Plus inquiétant, même avec une alimentation saine et pauvre en graisse, les souris ayant consommé du gluten ont vu leur taux d’astrocytes et de microglies - des cellules immunitaires - augmenter significativement, signe d’une inflammation générale qui pourrait perturber l’hypothalamus, la zone du cerveau qui contrôle les sécrétions hormonales et l’activité du système nerveux végétatif.

« Si le gluten entraîne une inflammation hypothalamique et donc des lésions cérébrales, il peut avoir des effets néfastes à long terme, tels qu’une augmentation du poids corporel et une altération de la régulation de la glycémie », et donc augmenter le risque de diabète, mais aussi de démence sénile, alertent les chercheurs, qui doivent maintenant réaliser de nouvelles recherches pour savoir si ce phénomène observé chez les souris peut-être transposable à l’homme.

Le gluten est omniprésent dans l’alimentation mondiale. Blé, seigle, orge, épeautre, avoine… difficile de l’éviter dans nos régimes, notamment occidentaux.

Détournement de Médicaments Antiallergiques à des Fins Esthétiques

Détourné à des fins esthétiques, pour prendre du poids au niveau des hanches, un médicament antiallergique va être soumis à prescription obligatoire. Il faudra à présent disposer d’une ordonnance pour obtenir de la cyproheptadine (Periactine) en pharmacie.

Ce médicament antihistaminique, utilisé pour soulager les symptômes d’une allergie, d’une urticaire ou d’une conjonctivite, est soumis à prescription obligatoire à compter de ce 10 juillet. En cause : le détournement de ce produit pour provoquer une prise de poids sur les hanches et les fesses, permettant d’obtenir une silhouette en sablier digne de célébrités comme Kim Kardashian. Le mécanisme d’action de cet antihistaminique stimule aussi la faim, et les usagères l’ont compris depuis bien longtemps.

En 1985 déjà, une équipe canadienne se faisait l’écho d’un cas de dépendance à ce produit chez une femme se trouvant trop maigre. En 2022, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) émet une première alerte, constatant un détournement alimenté en partie par les réseaux sociaux.

L’année suivante, c’est au tour de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT) de s’inquiéter. « L’histoire de la pharmacovigilance montre que les médicaments agissant sur le poids ont été systématiquement associés à des problèmes liés à leur profil de risque », souligne-t-elle sur son site (1), citant le dossier du Mediator (benfluorex) ou le mésusage récent de l’Ozempic (sémaglutide). Face aux effets indésirables de la cyproheptadine (somnolence, baisse de vigilance, troubles urinaires, rétention d’urine…) et à son faible usage, elle appelle les autorités à réfléchir à son maintien sur le marché. C’est chose faite.

Outre les risques liés à ce détournement d’usage, la promesse d’une prise de poids ciblée sur les hanches ou les fesses est illusoire. Certes, les femmes accumulent plus volontiers leur masse grasse sur ces zones. Mais rien ne garantit d’obtenir la silhouette en sablier si ardemment recherchée. Pire, en 2011, une étude menée en République démocratique du Congo sur le mésusage de cyproheptadine met en évidence un risque de glissement vers l’obésité chez les utilisatrices.

Tests d'Intolérances Alimentaires et Anticorps IgG

Le dosage des IgG alimentaires identifie les aliments à l’origine des troubles liés à ces intolérances. DigestCheck est destiné aux personnes souffrant de troubles digestifs et permet d’étudier les paramètres impliqués dans l’équilibre intestinal. Test de cartographie du microbiote intestinal bactérien. GlobalCheck est un bilan de biologie fonctionnelle de première intention.

Les trois premières classes correspondent à des anticorps pro-inflammatoires (car activateurs du Complément) et potentiellement engagés dans la formation des complexes immuns responsables des effets délétères de leur présence ; en revanche, la fraction IgG4 ne possède pas ces propriétés et sa présence correspond plutôt à une tolérance immunitaire.

  • Diet restriction in migraine, based on IgG against foods: a clinical double-blind, randomised, cross-over trial. Alpay K1, Ertas M, Orhan EK, Ustay DK, Lieners C, Baykan B. Cephalalgia.
  • IgG-based elimination diet in migraine plus irritable bowel syndrome. Aydinlar EI1, Dikmen PY, Tiftikci A, Saruc M, Aksu M, Gunsoy HG, Tozun N. Headache.
  • Clinical relevance of IgG antibodies against food antigens in Crohn’s disease: a double-blind cross-over diet intervention study. Bentz S1, Hausmann M, Piberger H, Kellermeier S, Paul S, Held L, Falk W, Obermeier F, Fried M, Schölmerich J, Rogler G. Digestion.
  • IgG Antibodies Against Food Antigens are Correlated with Inflammation and Intima Media Thickness in Obese Juveniles. M. Wilders-Truschnig, H. Mangge, C. Lieners, H-. J. Gruber, C. Mayer, W. März.

Corrélation entre Eczéma, Prise de Poids et Obésité

L’obésité est une maladie qui touche de plus en plus de personnes dans le monde. En 2016, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime plus de 650 millions d’adultes obèses et 1,9 milliard en situation de surpoids. Depuis 1975, l’obésité a triplé à travers le monde.

Dans le même temps, on assiste à une explosion des cas d’eczéma atopique : le nombre de patients souffrant de dermatite atopique est triplé dans les pays industrialisés en seulement 30 ans. Avec ces observations, pourrait-on établir un lien de corrélation entre eczéma et prise de poids ?

L’obésité favorise de nombreux problèmes de santé : hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète et dépression notamment. Hyperkératose plantaire : il s’agit d’une production excessive de cornée au niveau des pieds. La peau des talons des personnes obèses est épaissie et fissurée. Le psoriasis : selon France Psoriasis, le psoriasis modéré et sévère est souvent associé à de l’obésité.

De la même manière que l’excès de poids favorise l’apparition du psoriasis, peut-on dire que prendre du poids est un facteur déclencheur voire aggravant de vos poussées d’eczéma atopique ? En réalité, la dermatite atopique est bien plus complexe qu’une simple irritation de la peau. Elle est un fardeau pour le patient, conduisant à de nombreuses comorbidités, comme l’obésité.

Selon plusieurs études, la dermatite atopique est l’une des maladies de peau qui présente l’impact le plus lourd à vivre pour les patients. L’eczéma atopique semble être un facteur aggravant de l’obésité, mais l’inverse est-il vrai ?

Une petite étude publiée en 2020 sur un panel de 40 personnes souffrant d’eczéma et d’obésité a permis de constater deux choses : les personnes qui ont participé à un programme de perte de poids (exercices aérobie accompagné d’un régime hypocalorique) connaissaient une amélioration de leurs symptômes dermatologiques. Une autre étude suggère que la probabilité de développer un eczéma corrèle potentiellement de façon positive avec une augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC).

Dans l’état actuel des recherches, la perte de poids n’explique pas l’eczéma mais il n’est jamais mauvais pour votre santé de pratiquer une activité physique régulière, que vous souffriez d’eczéma ou d’obésité.

Choisissez avec attention votre tenue de sport : préférez des habits amples en coton ou en matière respirantes. Aucune étude scientifique ne propose de régime alimentaire spécifique pour les personnes obèses et souffrant d’eczéma. Ni les régimes anti-inflammatoire du type régime méditerranéen, ni d’autres types de régimes.

Si vous avez de l’eczéma et que vous voulez perdre du poids, rendez-vous chez un allergologue avant de vous lancer dans un changement drastique de votre alimentation. Ce professionnel de santé réalisera une série de tests pour déterminer si votre maladie dermato provient de votre nourriture.

Même si la perte de poids n’explique pas une amélioration de votre eczéma, le sport n’a aucun effet secondaire néfaste sur votre santé, bien au contraire.

Indice de Masse Corporelle (IMC)

L’indice de masse corporelle (IMC) est un indice simple du poids par rapport à la taille; il est couramment utilisé pour classifier le surpoids et l’obésité chez les adultes. Il est défini comme étant le poids de la personne en kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres (kg/m2). Les personnes avec un IMC > 25 kg/m2 répondent au critère du surpoids (IMC 25-29,9). Un IMC > 30 indique l’obésité.

Alors que de nombreux facteurs peuvent influer sur le poids d’un individu, le surpoids et l’obésité sont principalement dus à un déséquilibre entre l’apport énergétique de l’alimentation et l’énergie dépensée (par des activités physiques et par les fonctions corporelles).

Activités Inflammatoires Systémiques et Allergies Alimentaires

Des activités inflammatoires systémiques sont trouvées avec l’obésité. La substance messagère TNF-alpha bloque les récepteurs de l’insuline et empêchent donc l’approvisionnement énergétique de la cellule. Le sucre présent dans le sang ne peut pas être transporté - ou seulement dans une mesure limitée - dans la cellule qui en a besoin de toute urgence.

  1. Puisque le sucre reste dans le sang, le taux de sucre sanguin reste élevé. Le foie transforme de plus en plus le sucre sanguin en acides gras qui sont ensuite déposés dans les cellules adipeuses. Le blocage des récepteurs d’insuline entraîne la libération de plus en plus d’insuline. La concentration accrue d’insuline empêche la reconversion des acides gras en sucre sanguin.
  2. Les cellules individuelles ont moins d’énergie à leur disposition. Par conséquent, l’activité de la cellule est réduite et la vitesse du métabolisme basal, c.-à-d.

Dans le cas d’une allergie alimentaire liée aux IgG, le système immunitaire produit des anticorps IgG dirigés contre certaines aliments. Les anticorps IgG sont produits en quantités croissantes, le TNF alpha sera libéré en plus grandes quantités et plus de récepteurs destinés à l’insuline seront bloqués.

L’identification des denrées alimentaires qui peuvent déclencher des états inflammatoires pourrait offrir une bonne possibilité d’exercer une influence positive sur l’inflammation par un changement correspondant dans le régime alimentaire. Les IgG semblent être le meilleur indicateur pour identifier qu’un aliment est pro-inflammatoire. Chaque fois qu’un aliment entre en contact avec un anticorps IgG correspondant, une réponse inflammatoire est déclenchée.

Par exemple, l’étude «Des anticorps IgG dirigés contre des antigènes alimentaires sont en corrélation avec l’inflammation et l’épaisseur intima-média chez les jeunes obèses» Wilders-Truschnig et al. La publication en ligne 2007; DOI 10.1055/s-2007-993165 a montré une corrélation significative entre l’obésité, un niveau d’anticorps IgG élevé et une inflammation.

Différenciation entre Intolérances Alimentaires IgG Dépendantes et Réactions Allergiques IgE Médiées

Il est important de différencier les intolérances alimentaires IgG dépendantes des réactions allergiques IgE médiées. L’allergie IgE médiée, dite de type I, est une allergie de type immédiat générée par une première phase de sensibilisation correspondant à la synthèse d’IgE spécifiques (phase cliniquement muette) puis une phase dite « de révélation » ou « effectrice », qui est la phase cliniquement symptomatique, liée à l’activation immédiate par l’allergène des plusieurs cellules.

La cellule effectrice principale est le mastocyte : il porte des récepteurs FcεRI fixant les IgE par leur fragment Fc. Lors d’un nouveau contact avec l’allergène, les IgE le reconnaissent et lient les épitopes correspondants, s’agrègent entre eux (pontage) et induisent un signal transmis etamplifié par les sous-unités du FcεRI, déclenchant ainsi une dégranulation du mastocyte. La dégranulation est suivie par la libération de médiateurs lipidiques et par une néosynthèse protéique (tryptase, histamine…) responsable de l’induction des manifestations cliniques très variées avec des manifestations oro-pharyngées, respiratoires, cutanéo-muqueuses, gastro-intestinales allant jusqu’aux réactions généralisées (choc anaphylactique).

L’intolérance alimentaire IgG dépendants est basé sur une sensibilité à certains aliments et non IgE médiée, avec un mécanisme différent de celui décrit précédemment. De multiples réactions locales inflammatoires se produisent face à l’agression de certains aliments immunologiquement mal tolérés. En résulte une perturbation de l’équilibre de la flore intestinale ou dysbiose. Cette dysbiose rend la muqueuse intestinale poreuse et la barrière perméable et sera à l’origine du passage de macromolécules indésirables et des toxines vers le courant sanguin.

Des complexes immuns (interaction antigènes alimentaire-anticorps de type IgG) sont ainsi formés. Ces derniers vont se distribuer dans différents organes et perturber un certain nombre de fonctions et de métabolismes, selon un mécanisme non encore élucidé et être à l’origine de nombreuses pathologies chroniques :

  • symptômes du côlon irritable: diarrhées, constipation et/ou alternances de diarrhées et constipations, flatulences et ballonnements, spasmes abdominaux, colite
  • troubles du métabolisme lipidique. Obésité, surpoids ou à l’inverse difficulté à prendre du poids (par malabsorption digestive).
  • fatigue chronique et fibromyalgie.
  • céphalées et migraines
  • pathologies ORL (congestions naso-sinusiennes ou pseudo-sinusites notamment) et affections respiratoires dont l’asthme
  • certaines affections dermatologiques : eczéma, urticaire, peau sèche, acné, dermatite, angioedème, vieillissement cutané.
  • pathologies de l’appareil locomoteur (musculaire, tendineuse et articulaire) dégénérative et inflammatoire, ostéoporose.
  • certaines affections psychologiques : dépressions et troubles du comportement (anorexie-boulimie).
  • Possiblement diverses maladies auto-immunes dont l’hypothyroïdie associée à la maladie de Hashimoto.

Ces manifestations cliniques sont chronologiquement retardées, et surviennent entre 4h et 3 jours après la prise alimentaire.

La recherche et le dosage des IgG alimentaires représente un outil du diagnostic et d’une approche thérapeutique personnalisée permettant d’identifier les sources d’inflammation chronique. Le retrait des aliments « IgG positifs » permet de diminuer cette inflammation et contribue à une amélioration des symptômes voir la disparition des symptômes des pathologies liées à l’inflammation chronique, on parle de régime d’exclusion.

Le dosage d’IgG alimentaires peut être prescrit devant toute maladie inflammatoire chronique, diabète, hypothyroïdie, atteintes intestinales, maladie de Crohn, côlon irritable, manifestations cutanées de type eczéma atopique, acné, psoriasis, érythème, prurit, affectation respiratoire, asthme, maladie cardiovasculaire, hypertension artérielle, syndrome métabolique, surcharge pondérale, obésité, syndrome de malabsorption, migraine, troubles psychiques - dépression, fatigue chronique, maladies auto-immunes, fibromyalgie…

Ce test doit cependant rester un complément des analyses biologiques et diagnostiques habituelles.

Panel Code Analyse Cotation
Panel 25 aliments PAG25 99 €
Panel 50 aliments PAG50 149 €
Panel 50 aliments vegan PA50V 169 €
Panel 100 aliments PA100 239 €
Panel 287 aliments PA87 349 €

Augmentation de la Prévalence des Allergies Alimentaires et Rôle des Aliments Ultra-Transformés

La prévalence des allergies alimentaires est en hausse dans les pays industrialisés. Les études se succèdent montrant une incidence et une prévalence en nette augmentation depuis deux décennies. La prévalence atteindrait désormais 4 à 5 % chez les enfants de moins de 5 ans.

Cette hausse s’est faite parallèlement à une augmentation de la consommation par les jeunes enfants, d’aliments industrialisés, parmi lesquels les aliments ultra-transformés. Une étude menée récemment au Royaume Uni révèle que les aliments ultra-transformés* représentent près des 2/3 des calories consommées par les enfants de 2 à 5 ans.

Il semble donc nécessaire d’explorer le possible lien entre la hausse des allergies alimentaires et la consommation de ce type d’aliments.

Une étude présentée par l’EAACI (European Academy of Allergy & Clinical Immunology) (Berni Canani R. et coll., 2024) illustre l’intérêt croissant porté à l’influence de l’alimentation sur la santé et confirme que la consommation de fructose, de boissons sucrées et de sucre est associée à un risque d’allergie alimentaire chez l’enfant.

Dans cette étude, la consommation de préparations alimentaires infantiles industrielles est bien associée à l’allergie alimentaire des enfants. Les auteurs concluent que « les aliments ultra-transformés doivent être considérés comme un facteur environnemental important contribuant à l’augmentation de la prévalence des allergies pédiatriques. Ce rôle doit toutefois être évalué en tenant compte du contexte génétique et des autres facteurs environnementaux ».

Les AGE et les émulsifiants : les principaux suspects Rosan Meyer, qui présentait ce sujet au XIIesymposium CICBAA d’Angers, évoque comme explication l’hypothèse de la « fausse menace ». Selon cette hypothèse, l’allergie alimentaire serait en lien avec la présence dans l’alimentation de taux élevés de produits de glycation avancés (AGE, pour Advanced Glycation End products) formés industriellement par des liaisons non enzymatiques des sucres avec des protéines et des lipides.

Ces produits de glycation avancée, imitant les alarmines (cytokines pro-inflammatoires), seraient à l’origine d’une « fausse menace » soit une mauvaise interprétation d’une menace provenant d’allergènes alimentaires, alertant sur une altération de la barrière épithéliale intestinale et favorisant la production d’IL-33 et l’activation des cellules T2.

Les AGE ne semblent pas les seuls responsables, puisque les émulsifiants contenus dans les produits ultra-transformés altèrent eux aussi la barrière épithéliale intestinale, modifient la densité et la composition du microbiote intestinal et favorisent la production de molécules pro-inflammatoires. Pour R. Meyer, ces données doivent inciter à encourager les parents à cuisiner eux-mêmes et à éviter les aliments ultra-transformés.

*Le terme aliments ultra-transformés décrit les aliments ayant subi de nombreuses transformations industrielles. Ils contiennent notamment : des additifs qui améliorent la palatabilité et la conservation, et des matières premières transformées (graisses hydrogénées, amidons modifiés, etc.), ingrédients rarement utilisés dans la cuisine familiale.

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