Le gluten, une protéine présente dans de nombreuses céréales, peut être à l’origine de diverses pathologies. Cet article explore en détail l'allergie alimentaire au gluten, ses symptômes, son diagnostic et les traitements disponibles, tout en distinguant cette condition de la maladie cœliaque et de la sensibilité au gluten non cœliaque.
Lors d’une allergie alimentaire, le système immunitaire s’active de manière inhabituelle et excessive suite à l’exposition à une substance étrangère (appelée allergène) avec laquelle il a été une première fois en contact (lors de la sensibilisation). Lors de cette rencontre au niveau de la paroi du tube digestif, l’organisme produit des anticorps (immunoglobulines E).
Il est important de distinguer l'allergie au gluten de l'intolérance au gluten ou maladie cœliaque. L’allergie alimentaire induit des symptômes immédiatement (quelques minutes ou heures) après l’ingestion de gluten (allergène), alors que ceux de l'intolérance au gluten apparaissent de manière progressive et moins intense. L’allergie apparaît de manière brutale, immédiatement après l’ingestion de gluten.
L'intolérance au gluten, également appelée sensibilité au gluten, est un trouble digestif qui se caractérise par des symptômes tels que des douleurs abdominales, des diarrhées, des ballonnements et des nausées lorsque l'on consomme des aliments contenant du gluten. Elle se produit lorsqu'une personne ne peut pas tolérer le gluten.
La maladie cœliaque est une maladie intestinale chronique, d’origine auto-immune associée à l’ingestion d’aliments contenant du gluten. La maladie cœliaque, encore appelée l’intolérance au gluten ou l’entéropathie au gluten, est une maladie intestinale auto-immune, liée à l’ingestion d’aliments contenant du gluten.
À savoir ! Les spécialistes décrivent une forme particulière de maladie liée au gluten, la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC).
La maladie cœliaque est marquée par une atteinte progressive de l’intestin grêle, en lien à une réaction auto-immune de l’intestin à l’ingestion de gluten. Ainsi, lors de l’absorption des nutriments qui contiennent du gluten, le système immunitaire des patients réagit à la protéine de gluten (la gliadine) par la production de plusieurs anticorps.
L’origine de l'intolérance au gluten est encore inconnue bien que celle-ci serait d'origine immunitaire, avec une prédisposition génétique (présence des gènes HLA-DQ2 et/ou HLA-DQ8) chez plus de 95 % des malades coeliaques. D’autres facteurs pourraient être impliqués comme le microbiome ou des facteurs environnementaux [2]. Certains facteurs favorisent l’apparition de cette pathologie comme une trisomie 21 ou d’autres anomalies chromosomiques, une autre maladie auto-immune et/ou un diabète de type 1.
En effet, 95 % des patients sont porteurs d’un ou deux gènes particuliers (HLA-DQ2 et/ou HLA-DQ8). D’autres facteurs pourraient intervenir dans le développement de l’intolérance au gluten, notamment des facteurs environnementaux et des comorbidités.
Les causes exactes de cette intolérance sont toujours inconnues. Certaines hypothèses suggèrent que des facteurs génétiques, environnementaux ou encore des déséquilibres microbiens dans l'intestin pourraient jouer un rôle dans le développement de cette intolérance. D'autres émettent que les personnes intolérantes au gluten sont porteuses d'un ou des deux gènes spécifiques (HLA-DQ2 et/ou HLA-DQ8)n ou sont atteints de diabète de type 1.
L’allergie alimentaire peut être à l’origine de plusieurs symptômes (digestifs, respiratoires ou cutanés). Elle peut également provoquer un choc anaphylactique. Dans les cas les plus graves, un choc anaphylactique (il se manifeste en général après un effort physique).
Les perturbations digestives induites par l'intolérance au gluten sont des diarrhées, des nausées et vomissements, et/ou d’un manque d’appétit. Avec le temps, ces réactions inflammatoires altèrent les parois digestives. Les principaux symptômes incluent des douleurs abdominales, des diarrhées, des ballonnements, de la fatigue et une perte de poids.
Il y a plusieurs autres symptômes possibles, comme des aphtes récurrents, des cas d’infertilité, des fausses couches répétées, des douleurs articulaires, des vomissements… Ce sont des signes fréquents avant un diagnostic. Parfois, les personnes souffrent de carences en fer à cause de la malabsorption.
Lorsqu’ils existent, les symptômes de la maladie cœliaque sont digestifs. Chez le nourrisson, les premiers symptômes de l’intolérance au gluten se développent quelques semaines après l’introduction du gluten dans l’alimentation. Ils se traduisent par la survenue de diarrhées chroniques (pendant plus de 15 jours) avec des selles abondantes. Le nouveau-né manque d’appétit, et il est moins actif.
Les troubles digestifs, type diarrhée chronique ou intermittente associée à des nausées, vomissement, et éventuellement un manque d’appétit. Les lésions intestinales provoquant la disparition des villosités intestinales altèrent l’absorption des nutriments, ce qui explique la survenue des symptômes non digestifs.
L'intolérance au gluten et la maladie cœliaque sont des troubles liés au gluten, une protéine présente dans les céréales comme le blé, l'orge et le seigle.
Elle se manifeste de manière différente d’une personne à l’autre, mais on peut généralement observer des signes quelques minutes à quelques heures après l’absorption de l’aliment contenant du gluten. Il peut s’agir de réactions cutanées de type urticaire ou des difficultés à respirer, voire un œdème de Quincke.
| Symptômes | Allergie au Gluten | Maladie Cœliaque | Sensibilité au Gluten Non Cœliaque |
|---|---|---|---|
| Apparition | Immédiate | Progressive | Variable |
| Digestifs | Nausées, vomissements, diarrhées | Diarrhées chroniques, ballonnements | Troubles digestifs mineurs |
| Autres | Urticaire, difficultés respiratoires | Carences nutritionnelles, fatigue | Non spécifiques |
Lorsque certains symptômes caractéristiques apparaissent après l’ingestion d’un aliment contenant du gluten, il est indispensable de consulter son médecin traitant. Pour poser le diagnostic d’allergie au gluten, le médecin réalise un bilan allergologique complet. Il procède d’abord à un interrogatoire précis (antécédents personnels et familiaux d’allergies, circonstances d’apparition des symptômes, facteurs favorisants ou aggravants, éventuels traitements en cours…).
Il peut ensuite avoir recours à différents tests allergologiques. Ces tests consistent à déposer une goutte de solution contenant du gluten (ou un patch imprégné de la solution) directement sur la peau, pour évaluer la réaction de l’organisme. Le diagnostic de l'intolérance au gluten peut être effectué par un médecin ou un professionnel de santé.
La première étape consiste généralement à effectuer un test sanguin (prise de sang) sur le patient pour détecter la présence d’anticorps transglutaminase tissulaire dans le sang. Dans certains cas, le médecin peut également recommander une épreuve de provocation, qui consiste à réintroduire le gluten dans l'alimentation pour voir si cela provoque des symptômes d'intolérance au gluten.
Pour détecter une hypersensibilité au gluten, qu’elle soit cœliaque ou non, il est nécessaire que la personne consomme du gluten depuis au moins 2 mois avant de réaliser le test. Pour le diagnostic de l’allergie IgE-médiée, plusieurs dosages d’IgE spécifiques sont disponibles pour le blé (9, 24) : blé (f4) mais qui ne dose pas les IgE vis-à-vis des prolamines ; gluten (f79) ; gliadine (f98) ; rTri a 14 LTP (f433) qui ne serait positif qu’en cas de sensibilisation au blé et non en cas de sensibilisation aux graminées fourragères ; rTri a 19 □-5 gliadine (f416) qui est hautement fiable et maintenant largement utilisé pour le diagnostic de l’anaphylaxie au blé induite par l’exercice physique, bien qu’il puisse être pris en défaut dans 20 % des cas, et qui peut aussi être positif dans l’allergie au blé IgE-médiée sans anaphylaxie induite par l’exercice ; Tri a aA/TI spécifiques des ATIs.
La confirmation du diagnostic d’intolérance au gluten nécessite des biopsies de l’intestin grêle lors d’une endoscopie digestive haute, qui permet de mettre en évidence les lésions intestinales. L’endoscopie digestive haute permet, en effet, d’observer la partie supérieure de l’appareil digestif, à savoir l’œsophage, l’estomac et le duodénum (partie haute de l’intestin grêle).
Préventif, le traitement de l’allergie au gluten repose sur l’éviction totale de l’allergène (le gluten) de l’alimentation. Dès que le diagnostic d’allergie au gluten est confirmé, le médecin prescrit un régime sans gluten à son patient. Le seul traitement efficace pour pallier aux symptômes de la maladie coeliaque est le régime sans gluten à vie.
Le traitement de la maladie cœliaque repose sur une éviction totale du gluten de l’alimentation. Bien que contraignante, cette mesure diététique reste le seul traitement efficace sur l’intolérance, par ailleurs, il est dépourvu d’effet indésirable et évite la survenue de complications.
Le traitement de l'intolérance au gluten consiste principalement en un régime alimentaire sans gluten. Cela signifie éviter de consommer des aliments contenant du gluten, tels que le pain, les pâtes, les céréales et les gâteaux. Il peut être difficile de suivre un régime sans gluten, en particulier au début.
Le régime sans gluten est un traitement à vie qui impose l’éviction de nombreux aliments. Attention, ce régime n’est indiqué qu’après la confirmation du diagnostic de maladie cœliaque. Il n’est pas conseillé sans avis médical préalable.
Le régime sans gluten consiste à exclure de l’alimentation du patient tous les aliments contenant du gluten, à savoir : les blés, l’orge, le seigle et les céréales hybrides. À noter ! Le gluten est également présent dans la charcuterie, le sucre glace, les mélanges d’épices et d’assaisonnements, et les médicaments.
Les aliments qui contiennent du gluten, comme le pain et les féculents, peuvent être remplacés par du riz, du maïs, du sarrasin ou des pommes de terre. D'autre part, il existe aujourd'hui un certain nombre de nouvelles alternatives (des pâtes sans gluten, par exemple). toujours bien étudier l’étiquetage des produits industriels : la simple présence de traces de l’allergène dans un aliment peut parfois déclencher une réaction allergique.
Certains médicaments contiennent également du gluten. Le gluten est principalement formé en panification en boulangerie, ou comme agent liant utilisé comme additif dans les produits agro-alimentaires transformés. Ces protéines sont présentes dans de nombreuses céréales telles que le blé, l'orge, le seigle... On peut également trouver du gluten dans la charcuterie. C’est pourquoi il est indispensable de bien consulter l’étiquette du produit et de toujours se renseigner sur la composition d’un aliment avant de le consommer.
Ces dernières années, de nombreux produits sans gluten sont proposés par de nombreuses industries agro-alimentaires. Ces produits sont très réglementés (règlement européen n° 41/2009), de ce fait, la mention "sans gluten" indique qu’un aliment détient moins de 20 mg de gluten/kg de produit fini et "très faible teneur en gluten", entre 21 et 100 mg/kg de produit fini.
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