La lactoferrine, une protéine multifonctionnelle présente naturellement dans le lait maternel et d'autres fluides corporels, suscite un intérêt croissant dans le domaine de la santé et de la nutrition. Découverte il y a plus de 80 ans, cette glycoprotéine continue de fasciner les chercheurs par ses nombreuses propriétés bénéfiques pour l'organisme.
Cette molécule se distingue par sa polyvalence et son importance dans de nombreux processus physiologiques. Sa présence dans le lait maternel, en particulier, souligne son rôle crucial dans le développement et la protection des nouveau-nés.
La lactoferrine est une glycoprotéine de la famille des transferrines, présente naturellement dans divers fluides corporels, notamment le lait maternel, la salive, les larmes et les sécrétions nasales. C'est une molécule complexe composée d'une seule chaîne polypeptidique d'environ 703 acides aminés.
Sa structure tridimensionnelle se caractérise par deux lobes globulaires, chacun capable de lier un ion fer (Fe3+). La liaison à ces glucides lui confère une grande stabilité.
On considère ainsi que la lactoferrine est un chélateur du fer possédant deux sites de fixation au fer, contrairement à la transferrine qui en est un transporteur. La chélation est l’action de liaison d’un ligand à un atome métallique (ici le fer). Il s’agit par ailleurs d’une glycoprotéine d’environ 77 kDa (protéine liée à un ou plusieurs sucres).
Elle joue un rôle crucial dans l'absorption et le transport du fer dans l'organisme.
Les mécanismes d’action de la lactoferrine sont multiples. Ils ont fait l’objet de plus de 9000 études scientifiques depuis les années 1970 et récemment d’environ 300 nouvelles études par an.
Bien qu'elle soit présente dans divers fluides corporels, ses sources alimentaires sont relativement limitées:
Le lait maternel et principalement le colostrum (celui des premiers jours) sont les sources naturelles les plus riches en lactoferrine humaine.
Le lait de vache en contient, mais dans des proportions moindres que le lait maternel humain (dix fois moins environ). La teneur varie également selon la race bovine et le stade de lactation de l’animal.
Le blanc d’œuf compte de faibles concentrations de lactoferrine.
La capacité de liaison au fer de la lactoferrine dépend directement de son taux de saturation. Selon la saturation en fer de la molécule, on distingue deux formes de lactoferrine.
Sous forme d’apolactoferrine, la protéine est donc entièrement disponible pour fixer le fer. Cette forme de la lactoferrine possède une bioactivité optimale et permet d’assurer efficacement son rôle dans la régulation de la teneur en fer dans l’organisme (homéostasie du fer).
La lactoferrine est synthétisée en continu par les mammifères et est notamment présente dans le lait, la salive, la bile ou encore les larmes. Elle est particulièrement concentrée dans le lait maternel des mammifères, notamment dans le colostrum, première nourriture des bébés allaités.
Cette protéine joue un rôle crucial dans les défenses immunitaires chez les nouveau-nés en raison de sa capacité à fixer le fer. La lactoferrine du lait maternel humain aurait, chez les bébés allaités, des vertus anti-inflammatoires et anti-microbiennes. Son action anti-infectieuse serait liée à sa capacité à fixer le fer, le rendant indisponible pour le développement des microorganismes pathogènes.
Elle serait également liée à sa fixation sur la membrane des bactéries. Cette fixation pourrait détruire les parois des bactéries et leur adhésion sur les cellules hôtes. De plus, elle permettrait la reconnaissance des bactéries par les cellules immunitaires.
La lactoferrine joue un rôle primordial dans la régulation des teneurs en fer dans l’organisme. Elle garantit l’homéostasie du fer (équilibre des concentrations endogènes).
Dans le cas d’un manque en fer, la lactoferrine va fixer le fer pour augmenter sa teneur dans l’organisme. Dans le cas d’un excès en fer, la lactoferrine peut, à l’inverse, relarguer du fer. Le phénomène de chélation du fer pour la lactoferrine est donc réversible.
La lactoferrine du lait maternel serait également bénéfique à la flore intestinale du nourrisson. Son rôle est crucial dans la lutte contre les infections intestinales, stimulant de manière bénéfique le système immunitaire du nourrisson. Elle diminue l’environnement pro-inflammatoire chez le nouveau-né, à l’origine des allergies cutanées et respiratoires.
Elle contribue, par exemple, à renforcer le système immunitaire d’une personne et à préserver sa santé digestive. Des études montrent que la lactoferrine possède des pouvoirs anti-inflammatoires et anti-oxydants.
La lactoferrine joue également un rôle clé dans la maturation intestinale chez les nourrissons. Sa configuration étant très proche de celle du lait maternel, elle apporte aux nouveau-nés les mêmes bienfaits, dont ils ont besoin pour se développer.
La supplémentation en lactoferrine a tout son intérêt pour apporter naturellement cette protéine essentielle à notre organisme et renforcer ses défenses.
Les suppléments de lactoferrine sont connus pour stimuler le système immunitaire. Ils activent les cellules immunitaires telles que les cellules NK (Natural Killer) et les lymphocytes T, qui jouent un rôle crucial dans la défense contre les infections virales et bactériennes.
Des études préliminaires indiquent que le supplément de lactoferrine pourrait jouer un rôle dans le soutien du traitement du cancer en renforçant la réponse immunitaire et en augmentant l'efficacité des traitements standard comme la chimiothérapie.
Voici quelques exemples de compléments alimentaires contenant de la lactoferrine :
La lactoferrine bovine et la lactoferrine humaine sont similaires et possèdent donc des structures protéiques proches. Tout comme le lait maternel humain, la forme apolactoferrine est la forme majoritaire de la Proferrin® (>90%).
Le taux de saturation en fer de notre lot actuel est très bas, avec une valeur mesurée à 6,4%. Cette valeur est indicative et peut varier légèrement d’un lot à l’autre. L’apolactoferrine étant la forme majoritaire, la protéine garde ainsi intégralement sa capacité à fixer le fer. Sa bioactivité est maximale et lui permet d’assurer pleinement son rôle de chélateur et de transporteur du fer.
De plus, la lactoferrine bovine est un actif sûr, approuvé Novel Food par l’EFSA. Son innocuité a été démontrée par de nombreuses études scientifiques dans le cadre d’une utilisation dans les denrées alimentaires (préparations pour nourrissons, boissons, gâteaux…).
La lactoferrine qualité Proferrin® sélectionnée par Nutrixeal est issue de lait de vache frais, cru, provenant de France. Contrairement à d’autres lactoferrines présentes sur le marché, celle de Nutrixeal est issue de lait frais non pasteurisé. Sa structure protéique est donc préservée des traitements thermiques et conserve sa forme native, non dénaturée.
En particulier, un essai clinique randomisé (Ono et al., 2010) a montré qu’une supplémentation en lactoferrine (300 mg/jour pendant 8 semaines) chez des adultes en surpoids entraînait une réduction significative de la masse grasse viscérale, sans effets secondaires notables.
Cette action s’expliquerait par :
Cependant, ces effets sont modérés et doivent être considérés comme un soutien métabolique, et non comme une solution miracle. La lactoferrine pour perdre poids peut donc s’inscrire dans une approche globale, incluant alimentation équilibrée et activité physique.
La lactoferrine se prend généralement à jeun, en gélules ou en poudre.
Conseils d'utilisation :
Les doses journalières recommandées sont de 200 à 600 mg.
La consommation et la supplémentation de lactoferrine ne comportent pas de contre-indication à l’exception d’allergies au lactose et/ou au lait de vache. Par précaution, il est préférable de consulter un médecin avant toute supplémentation en lactoferrine en cas de grossesse ou d’allaitement, et pour les jeunes enfants.
Il n'y a que très peu, voir pas d'effets secondaires lors d'une cure de Lactoferrine. La lactoferrine est d'ailleurs mieux tolérée que la supplémentation en fer au niveau digestif.
La lactoferrine est un puissant modulateur de la réponse inflammatoire. Elle a la capacité de protéger l'organisme des agressions de pathogènes mais aussi de diminuer l'environnement pro inflammatoire.
La lactoferrine est une protéine présente dans le lait maternel et d’autres fluides corporels qui peut bénéficier à la fertilité et à la grossesse. Grâce à ses propriétés immunomodulatrices, elle aide à prévenir les infections et à créer un environnement plus sûr pour la conception.
Sa capacité à réguler les niveaux de fer est cruciale, car ce minéral est essentiel au développement fœtal.
La lactoferrine joue également un rôle majeur en matière de santé de la peau, selon la recherche, notamment en ce qui concerne la cicatrisation des plaies cutanées, en améliorant la phase inflammatoire initiale.
La lactoferrine stimule la prolifération et la migration des fibroblastes et des kératinocytes, et augmente la synthèse des composants de la matrice extracellulaire, comme le collagène et l’acide hyaluronique.
| Source | Concentration (environ) | Remarques |
|---|---|---|
| Lait Maternel (Colostrum) | 7 g/L | Source la plus riche, diminue avec la lactation. |
| Lait Maternel (Mature) | 2 g/L | Concentration stable après le colostrum. |
| Lait de Vache | 0.1-0.15 g/L | Concentration significativement plus basse que le lait maternel. |
| Suppléments Alimentaires | Variable (100-400 mg par dose) | Forme concentrée et purifiée de lactoferrine. |
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