La ferritine est une protéine médicale qui se trouve dans les cellules et qui permet le stockage du fer dans l’organisme. Lors d’un bilan sanguin, le dosage de la ferritine est prescrit pour le diagnostic des valeurs de fer et des réserves, afin de détecter une surcharge, une anémie ou un risque hépatique. Il arrive qu’on constate un taux supérieur à la normale, ce qui peut parfois inquiéter les patients. Un taux de ferritine élevé, généralement supérieur à 400 ng/ml, peut évoquer un cancer, surtout s’il dépasse 500-1000 ng/ml et s’accompagne d’autres signes d’alerte.
Quelles sont les causes communes de l’hyperferritinémie ? Comment la réduire ? Des médecins généralistes sont là pour vous guider.
La ferritine est un marqueur médical qui permet de déterminer la quantité de fer présente dans l’organisme. C’est un paramètre clé pour le diagnostic d’une anémie ferriprive ou d’une surcharge hépatique. Il s’agit d’une protéine localisée à l’intérieur des cellules de nombreux organes (foie, reins, cœur, poumons, moelle osseuse…). On la trouve aussi dans les globules rouges, où elle participe à la formation de l’hémoglobine. Elle assure le stockage du fer dans l’organisme et reflète les réserves de fer, un élément vital pour la santé.
Un taux de ferritine élevé peut résulter de causes telles que l’hémochromatose héréditaire, les maladies hépatique, les transfusions fréquentes ou certaines inflammations. Les symptômes incluent fatigue, douleurs articulaires, troubles cardiaques, et même une anémie paradoxale. Les patients peuvent être inquiets face aux symptômes : fatigue intense, douleurs articulaires ou abdominales, troubles cardiaques, baisse de la libido, vertiges.
Une surcharge de fer peut conduire à un risque accru d’ostéoporose, de diabète, de cirrhose ou de cancer du foie. À long terme, cette hyperferritinémie favorise l’ostéoporose, le diabète, la cirrhose et augmente le risque de cancer hépatique. Pour ces raisons, il est important de prendre le problème au sérieux et de solliciter un traitement auprès d’un professionnel de santé. Des médecins sont disponibles 7J/7 en téléconsultation et peuvent vous faire une ordonnance, si nécessaire.
Le taux sérique de ferritine se mesure au moyen d’une prise de sang, généralement réalisée au niveau du pli du coude (il est recommandé d’être à jeun mais ça n’est pas indispensable). On parle de dosage de la ferritine. Ces valeurs de référence peuvent varier en fonction des laboratoires et de différents critères comme l’âge, le sexe ou encore l’effort physique. Si la ferritine est élevée on parle d’hyperferritinémie (pour un taux supérieur à 300 ng/l) et dans le cas inverse d’hypoferritinémie (à partir d’un taux inférieur à 30 ng/l), souvent associée à une anémie ferriprive.
Si une ferritine basse est le plus souvent liée à une anémie par carence en fer, quelle qu’en soit la cause (règles abondantes, saignements, manque d’apports alimentaires, grossesse…), les symptômes associés peuvent inclure fatigue, vertiges et essoufflement. Les valeurs de fer et de ferritine doivent être interprétées en médecine pour déterminer un diagnostic précis.
Pour faire baisser la ferritine, réduisez la consommation de viandes rouges, abats et aliments riches en fer héminique. Favorisez les aliments riches en fibres, calcium, et les boissons comme le thé vert ou café, qui limitent l’absorption du fer. Pratiquez une activité physique régulière. En cas de surcharge, le don de sang et les saignées thérapeutiques sont efficaces.
Pour réduire efficacement votre taux de ferritine, commencez par limiter la consommation d’aliments riches en fer héminique. Ce dernier est principalement présent dans les produits d’origine animale comme la viande rouge et le foie. Au cours de vos repas, associez des aliments riches en fibres à votre régime quotidien.
Dans le cas où l’hyperferritinémie n’est pas causée par l’hémochromatose, il convient d’identifier via un diagnostic médical la maladie sous-jacente et d’adopter une hygiène de vie adaptée : alimentation riche en aliments pauvres en fer, contrôle du poids en cas de surcharge pondérale, arrêt de l’alcool.
Les saignées sont le traitement de référence en cas de ferritine élevée liée à l’hémochromatose. Elles permettent de réduire la surcharge en fer et de puiser dans les réserves pour fabriquer de nouveaux globules rouges. Les saignées permettent d’éviter la surcharge en fer et donc les dépôts de ferritine.
Pour maintenir un taux de ferritine équilibré, certains aliments doivent être consommés avec modération.
Privilégiez les aliments contenant des tanins, tels que le thé et le café, qui diminuent l'absorption du fer lorsqu'ils sont consommés pendant les repas. Il est aussi recommandé de consommer des légumes tels que les haricots, les carottes, le céleri, la chicorée, ou encore les poireaux, car ils sont pauvres en fer, mais riches en vitamines et minéraux.
Certains aliments sont particulièrement intéressants car ils réduisent naturellement l’absorption du fer :
Il y a plusieurs légumes qui peuvent être consommés si vous cherchez à maintenir un régime pauvre en fer. Parmi ceux-ci, on compte le concombre, la laitue, le radis et la courgette. Ces légumes contiennent de faibles quantités de fer et peuvent être utilisés dans une variété de repas.
Il est à noter que si ces légumes contiennent peu de fer, ils apportent d'autres nutriments bénéfiques. Il est donc conseillé de les intégrer à une alimentation équilibrée.
Plusieurs aliments sont naturellement pauvres en fer. Certains fruits comme les raisins et les figues sont de bons exemples. Dans la catégorie des légumes, la betterave, le céleri, les poireaux, les poivrons, les pommes de terre, la patate douce et l'aubergine contiennent peu de fer.
Il est également possible de se tourner vers des produits plus spécifiques, comme le seitan, une source de protéines végétales, ou des huiles telles que l'huile d'olive vierge, l'huile de maïs, l'huile de palme et l'huile de soja. Les produits laitiers comme la crème fraîche liquide à fouetter sont également de bonnes options.
On l’ignore souvent, mais de nombreux aliments transformés, tels que les céréales pour petit déjeuner, les barres énergétiques et les suppléments alimentaires, sont enrichis en fer.
Le fer dans le corps est principalement régulé par le foie, un organe aux multiples fonctions qui joue plusieurs rôles essentiels dans la gestion du fer. Le foie stocke le fer où il est lié à une protéine appelée ferritine, et le libère dans la circulation sanguine selon les besoins de l'organisme. Il joue également un rôle dans la synthèse de l’hepcidine, une hormone qui régule l'absorption du fer par l'intestin, mais qui agit aussi sur le recyclage du fer des globules rouges par les macrophages.
Le foie aide à filtrer le sang vieux ou endommagé, recyclant ainsi le fer contenu dans les globules rouges.
Le curcuma est une épice aux multiples bienfaits pour la santé. Ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes aident à protéger le foie, mais aussi à réguler le métabolisme du fer dans le corps.
Le thé vert contient des tanins, des composés naturels qui réduisent l’absorption du fer dans l’organisme. Si vous en consommez souvent, vous pourrez plus facilement contrôler votre taux de ferritine et prévenir les problèmes liés à un excès.
La vitamine C favorise l’absorption du fer chez les adultes. En cas d’hyperferritinémie, les professionnels de la santé et de la nutrition recommandent donc de consommer les fruits et les légumes riches en vitamine C avec parcimonie. Cela permet de réguler l’absorption du fer sans risquer d’augmenter votre taux de ferritine.
Le jeûne intermittent est une méthode naturelle qui aide à réguler le taux de ferritine dans le sang. En limitant les périodes de consommation alimentaire, vous permettez à votre organisme de mieux gérer ses réserves en fer et de détoxifier votre foie.
| Aliments à privilégier | Aliments à éviter |
|---|---|
| Légumes pauvres en fer (concombre, laitue, radis, courgette) | Viandes rouges (bœuf, porc, agneau) |
| Fruits frais (raisins, figues) | Aliments riches en vitamine C (agrumes, poivrons) |
| Thé et café (avec modération pendant les repas) | Aliments transformés enrichis en fer |
| Produits laitiers (avec modération) | Soja, chou vert, haricots, épinards |
L’hémochromatose est une maladie héréditaire qui provoque une absorption excessive du fer par l’intestin. Le corps accumule petit à petit ce fer, notamment dans le pancréas, le cœur et le foie. Sans prise en charge, cette surcharge peut endommager ces organes. En général, les symptômes de l’hémochromatose n’apparaissent pas avant l’âge de 35 - 40 ans.
L’hémochromatose touche environ 1 personne sur 300 en France. Cette maladie génétique, qui entraîne une surcharge en fer dans l’organisme, nécessite une attention particulière à son alimentation. Heureusement, des solutions nutritionnelles existent pour mieux vivre avec cette pathologie.
Les symptômes de l’hémochromatose : La fatigue chronique est souvent le premier signal d’alarme, mais d’autres signes peuvent apparaître : douleurs articulaires, troubles du rythme cardiaque, diabète…
En conclusion, comprendre les interactions alimentaires et physiologiques qui affectent l'absorption du fer est essentiel pour gérer votre apport en ce minéral si important. En identifiant les aliments et les pratiques qui inhibent l'absorption du fer et en adoptant des techniques pour optimiser son assimilation, vous pouvez contribuer à prévenir la carence en fer et ses conséquences. Que ce soit à travers des choix alimentaires judicieux ou des ajustements dans votre consommation de thé ou autre, chaque petite modification peut jouer un rôle significatif dans votre assimilation du fer.
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