Difficultés à concevoir, cycles irréguliers, fatigue persistante… Et si l’origine de ces troubles venait d’un déséquilibre hormonal souvent méconnu : un excès de prolactine ? Un cycle menstruel irrégulier, une absence de règles ou des difficultés à tomber enceinte peuvent parfois s’expliquer par une prolactine trop élevée.
La prolactine (PRL) est une hormone synthétisée par les cellules lactotropes de l'anté-hypophyse. La régulation de cette hormone est assurée par le système dopaminergique au niveau de l'hypothalamus, qui a une influence négative sur sa secrétion. Physiologiquement, la secrétion de PRL est pulsatile et suit un rythme nycthéméral avec un pic entre 4 et 10 h du matin et un point bas entre 15 h et 23 h.
La prolactine est une hormone produite par l’hypophyse, une petite glande située à la base du cerveau. Elle joue un rôle clé dans la lactation, car elle stimule la production de lait après l’accouchement. Chez la femme, un taux équilibré de prolactine est essentiel pour permettre une ovulation régulière.
Un excès de prolactine, aussi appelé hyperprolactinémie, peut se manifester par différents symptômes, parfois discrets ou confondus avec d’autres troubles hormonaux. Ainsi, chez de nombreuses femmes, l’hyperprolactinémie est souvent découverte fortuitement lors d’un bilan de fertilité ou d’un dosage hormonal.
Un taux de prolactine élevé peut avoir plusieurs origines. Certaines sont physiologiques et passagères : le stress, une activité physique intense, un manque de sommeil, ou encore un rapport sexuel peuvent faire temporairement monter la prolactine. D’autres causes sont plus durables et nécessitent une prise en charge.
Un bilan hormonal complet est donc essentiel pour identifier l’origine exacte de l’hyperprolactinémie et adapter la prise en charge.
Lorsque le taux de prolactine est trop élevé, il perturbe le bon déroulement du cycle menstruel et, en particulier, l’ovulation. Résultat : l’ovaire ne libère pas d’ovule, ou de façon irrégulière. Les cycles deviennent longs, absents ou imprévisibles, ce qui complique le repérage de la période fertile.
Ce déséquilibre affecte aussi la qualité de la glaire cervicale et de l’endomètre, rendant plus difficile l’implantation d’un embryon. Ce déséquilibre peut également provoquer une diminution ou un blocage de l’ovulation, ce qui entraîne des difficultés à concevoir. Même sans ovulation, des saignements peuvent continuer à apparaître à intervalles réguliers, donnant l’illusion d’un cycle “normal”, alors que l’ovulation a disparu. La phase lutéale est souvent la première à être impactée, avec une production de progestérone insuffisante qui pourra causer un syndrome prémenstruel marqué, ainsi qu'une infertilité (difficultés à tomber enceinte, arrêts de grossesse prématurés...).
Pour faire baisser naturellement un taux de prolactine élevé, il est conseillé de réduire le stress car c’est un facteur clé dans la stimulation de cette hormone. Certaines plantes et compléments peuvent également soutenir l’équilibre : la vitamine B6 (pyridoxine) contribue à réguler la prolactine, tout comme le gattilier (Vitex agnus-castus), connu pour ses effets positifs sur l’axe hypothalamo-hypophysaire.
Côté alimentation, privilégier les aliments riches en zinc, magnésium, oméga-3 et antioxydants aide à soutenir l’équilibre hormonal global.
Voici quelques conseils supplémentaires:
Ce que vous mettez dans votre assiette peut améliorer la qualité de l’ovulation chez la femme ou du sperme chez l’homme. Il est important de faire les bons choix alimentaires :
Attention au soja : Il faut surtout se méfier du soja et plus particulièrement des protéines et des isoflavones de soja.
L'acide folique ou vitamine B9 est la plus importante car non seulement elle diminue le risque de fausse couche ou d'anomalie congénitale, mais elle participe également au bon déroulement du cycle féminin. Chez l'homme, elle a également un effet positif sur la qualité du sperme.
La vitamine B6 est également efficace car elle inhibe la prolactine et la vitamine E semble, elle aussi, pouvoir réduire les niveaux de cette hormone. Veillez à vérifier auprès d’un professionnel de la santé, les bons dosages de ces plantes et/ou vitamines. L’automédication, même naturelle, comporte des risques.
Outre l'alimentation, d'autres facteurs peuvent influencer les taux de prolactine. Il est essentiel de les prendre en compte pour une prise en charge globale :
| Nutriment/Aliment | Bénéfices | Exemples |
|---|---|---|
| Vitamine B6 | Régule la prolactine | Levure de bière, céréales complètes |
| Gattilier | Effets positifs sur l'axe hypothalamo-hypophysaire | Compléments alimentaires |
| Zinc | Soutient l'équilibre hormonal | Fruits de mer, viande rouge |
| Magnésium | Soutient l'équilibre hormonal | Légumes verts, noix |
| Oméga-3 | Soutient l'équilibre hormonal | Poissons gras, graines de lin |
| Antioxydants | Soutiennent l'équilibre hormonal | Fruits et légumes colorés |
En conclusion, l'alimentation et les habitudes de vie jouent un rôle crucial dans la régulation des taux de prolactine. Adopter une approche globale et personnalisée, en consultant des professionnels de santé, est essentiel pour optimiser votre équilibre hormonal et votre fertilité.
tags: #aliments #pour #diminuer #la #prolactine
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic