Le paludisme, également appelé malaria, est une maladie tropicale grave causée par un parasite transmis à l'être humain par la piqûre de moustiques du genre Anopheles. Cette maladie touche près de 200 millions de personnes chaque année et entraîne un taux de décès global d'environ un tiers. Il est donc crucial de se protéger contre le paludisme lors de voyages en zones tropicales.
Moustique femelle Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme en Afrique.
Le paludisme est transmis à l’être humain par la piqûre d’un moustique du genre Anopheles, lui-même infecté par le parasite du genre Plasmodium après avoir piqué un humain impaludé. La femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. La transmission de Plasmodium d’un humain à un autre se fait donc par l’intermédiaire du moustique, le principal en cause étant Anopheles gambiae sur le continent africain. D’abord, la femelle moustique pique l’humain et lui injecte le parasite (sous forme de sporozoïte). Les parasites ainsi produits (les mérozoïtes) ont une forme différente qui leur permet d’infecter les globules rouges et continuer leur multiplication.
Les manifestations cliniques du paludisme sont très diverses. 8 à 30 jours après l’infection, une fièvre se déclare. Elle peut s'accompagner d'un affaiblissement, de maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, diarrhées et/ou toux. Une fièvre accompagnée de tremblements, de sueurs froides et de transpiration intense peut survenir cycliquement, dues aux différentes phases du cycle parasitaire. Dans les régions où le paludisme est hautement endémique, une partie des individus portent en eux le parasite sans être symptomatique.
Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale. Même si un traitement adapté a été suivi, il reste possible de faire une crise de paludisme, parfois d’apparition tardive. La prévention passe par la lutte antimoustique, avec des moustiquaires et des produits antimoustiques. Il existe également des traitements préventifs prescrits par un médecin avant un voyage, qui tiennent compte des zones visitées (risque, existence ou non de résistance), de la durée du voyage et aussi de la personne.
L’âge, une grossesse en cours, des antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques ou encore une possible interaction médicamenteuse, sont des facteurs à prendre en compte chez la personne traitée.
Pour combattre cette maladie en amont de votre voyage et en l’absence de traitement préventif total comme un vaccin, on peut se prémunir contre les causes de la maladie, dont le principal vecteur est la piqûre des moustiques de la famille des Anopheles.
Moustiquaire, un outil indispensable pour se protéger des piqûres de moustiques.
Avant de partir en voyage en zone tropicale, il est obligatoire de se faire vacciner contre certaines de ces maladies endémiques, qui peuvent bien souvent se révéler mortelles. Parmi celles-ci, on retrouve la fièvre jaune, absente en Asie, mais pour laquelle le vaccin est nécessaire si vous partez en Afrique intertropicale ou en Amérique du Sud. Cette maladie infectieuse s’avère mortelle dans environ 60% des cas, il est donc primordial d’être vacciné dès lors que l’on est âgé de plus de 6 mois.
Un autre vaccin peut être nécessaire avant votre départ pour les zones tropicales : celui contre la typhoïde. Les risques d’attraper cette maladie sont élevés dans les pays du sous-continent indien, de l’Asie du Sud-Est, d’Amérique du Sud et du Maghreb. Avec un taux de mortalité avoisinant les 30%, il est primordial d’être vacciné avant de partir vers une zone à risques, et dès l’âge de deux ans. Depuis 2004, il existe un vaccin conjugué pour la typhoïde et l’hépatite A, le Tyavax®, cette-dernière étant également une maladie contre laquelle la vaccination est nécessaire avant de partir en voyage.
L’hépatite A, en effet, est présente dès que l’on sort de ce que l’OMS définit comme une « zone de sécurité », regroupant les pays d’Amérique du Nord, d’Europe Occidentale, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et enfin le Japon. Si elle est rarement mortelle, l’hépatite A est une maladie très violente et incroyablement tenace, il est donc important de se faire vacciner au moins deux semaines avant votre départ, trois semaines pour une protection optimale.
Enfin, une maladie souvent considérée comme disparue dans les pays industrialisés, la rage fait tout de même l’objet d’une vaccination dans certaines situations, notamment si vous savez que vous allez être isolés ou hors de portée d’un centre antirabique pendant plus de 48h, car la rage est une des rares maladies à toujours être fatale chez l’homme. Le processus de vaccination se fait en 3 injections, la première et la seconde à une semaine d’intervalle et la troisième deux semaines plus tard.
Par ailleurs, il est aussi nécessaire d’être à jour sur les vaccins obligatoires en France, notamment le Diphtérie-Tétanos-Polio, l’hépatite B, la méningite, le vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole.
Aujourd’hui, le seul vaccin disponible contre le paludisme est le « RTS,S ». Il montre cependant une efficacité modérée et cible seulement le parasite P. falciparum.
Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine contre le paludisme à P. La chloroquine pour le traitement de l’infection à P. La primaquine, en plus du traitement principal, peut aider à prévenir les rechutes de l’infection à P. vivax et à P.
Par exemple concernant l’artémisinine : depuis 2008, les premiers cas de parasites résistants à l’artémisinine ont été détectés en Asie du Sud-Est ; cette résistance se traduit par une augmentation du temps d’élimination des parasites présents dans le sang des sujets traités par un ACT (Artemisinin-based Combined Therapy).
Les zones tropicales sont elles-mêmes divisées en groupes par les médecins en fonction de la résistance du parasite responsable du paludisme à la chloroquine, composant principal des antipaludéens. Ces groupes servent à votre généraliste pour décider quel type de prophylaxie, médicaments et temps de traitement, vous prescrire avant votre départ pour les tropiques.
Les pays où l’on trouve des incidences de paludisme sont divisés en trois groupes numérotés, auquel s’ajoute les pays du Groupe 0, où l’on ne dénombre pas de cas de paludisme. Ainsi les pays du groupe 1 abritent une population de parasite qui ne sont pas chloroquinorésistants, tandis que le groupe 3 est considéré comme un ensemble de zone où la prévalence de la chloroquinorésistance est élevée.
Si elle ne détruit pas les bactéries ou les virus, une alimentation saine et équilibrée booste notre système immunitaire. Moins malades et moins fatigués, nous résisterons mieux au stress et aux attaques extérieures. En intégrant certains légumes, crustacés, plantes et boissons à votre alimentation quotidienne, vous renforcez naturellement vos défenses immunitaires et augmentez vos chances de rester en bonne santé.
Aliments riches en nutriments pour renforcer le système immunitaire.
Lorsque vous voyagez en zone tropicale, les occasions où votre nourriture sera la même qu’en France seront peu nombreuses, et votre système digestif pourrait ne pas être prêt à un changement si soudain. Les probiotiques désignent l’intégralité des micro-organismes utiles à votre système digestif, qu’ils soient des bactéries ou des levures inoffensives. Ils s’intègrent à votre flore intestinale et vous aideront à la réguler lorsque vous voyagerez en zone tropicale, mais plus généralement dans des pays où le régime alimentaire est radicalement différent de votre alimentation habituelle.
Plus concrètement l’ennemi n°1 du voyageur, c’est la turista.
boire de l’eau en bouteille (débouchée devant vous) ou de l’eau purifiée à l’aide de produit de désinfection.
Si malgré ces précautions les premiers symptômes bien connus se font sentir, il faut absolument boire beaucoup pour se réhydrater.
Si les tropiques sont synonymes de soleil, de plages de sable fin et de mer turquoise, ils sont aussi le lieu de divers dangers pour votre santé. Les pharmaciens de Pharma GDD vous expliquent comment être prêts à résister aux attaques des moustiques, aux maladies tropicales et à tous les petits imprévus qui pourraient ternir votre voyage en zone tropicale. Ces règles simples vous permettront de partir l’esprit tranquille. Certaines maladies sont endémiques aux zones tropicales, et nos défenses immunitaires ne sont donc pas préparées correctement à les combattre. En effet, notre système immunitaire, lorsqu’il est exposé à un nouveau virus ou une nouvelle bactérie, va produire des anticorps adaptés à celui-ci et être plus efficace pour l’éliminer par la suite. Or, dans le cas présent, si vous n’avez jamais été exposé, vous ne disposez pas de ces anticorps, il faut donc que vous les produisiez artificiellement.
Lors de vos voyages, diverses maladies infectieuses peuvent vous menacer. On retrouve également certaines maladies, tels que les gastro-entérites et les infections alimentaires qui sont courantes. Ces maladies souvent dues à l’ingestion d’eau ou de nourriture contaminée. La typhoïde et l’hépatite A sont également des infections alimentaires courantes dans certaines régions du monde.
La tourista, également connue sous le nom de diarrhée du voyageur, est l’une des maladies attrapées lors d’un voyage les plus courantes, affectant les voyageurs de toutes destinations, particulièrement dans les pays en développement. Cette infection intestinale est généralement causée par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés par des bactéries telles qu’Escherichia coli, ainsi que par des virus ou des parasites. Si des symptômes apparaissent malgré ces précautions, il est recommandé de rester hydraté en buvant des solutions de réhydratation orale et de consulter un médecin si les symptômes persistent.
Pour un séjour sous les tropiques en toute sérénité, il est important de bien préparer votre voyage. Bien avant la réalisation de votre valise, pensez à faire le point sur les vaccinations nécessaires, la lutte contre le paludisme, la prévention contre les moustiques.
En plus de ces précautions, il est recommandé de consulter les conseils aux voyageurs de l’Organisation mondiale de la santé pour obtenir des informations spécifiques à votre destination. Les vaccins sont une mesure essentielle pour se protéger des maladies attrapées lors d’un voyage. Il est important de consulter un centre de vaccination avant de partir pour déterminer les vaccins nécessaires à votre destination.
Pour prévenir la dengue et d’autres maladies, évitez les zones infestées par les moustiques pendant les heures de pointe (au lever et au coucher du soleil). La vaccination contre la fièvre jaune est essentielle pour les voyages en Afrique et en Amérique du Sud. En cas de suspicion de maladie grave comme l’hépatite, des tests spécifiques et un suivi médical seront nécessaires.
En suivant ces recommandations et en prenant les précautions nécessaires, vous pourrez réduire les risques de maladies attrapées lors d’un voyage. Protégez votre santé, retrouvez nos conseil santé à travers nos guides.
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