Ah, les puits de surface… Sur le papier, c’est un peu la promesse de l’indépendance, une fois les déclarations obligatoires réalisées. De l’eau, directement prélevée sous vos pieds, gratuite et sans facture qui tombe chaque mois. Et pourtant, même dans une famille où l’on creuse des puits depuis trois générations, on reste prudent.
Le puits de surface, aussi appelé puits traditionnel ou puits creusé, capte l’eau située dans les nappes superficielles. Il se creuse généralement à une profondeur allant de quelques mètres à une quinzaine de mètres. L’eau provient directement de la pluie infiltrée, ou d’une nappe peu profonde. Une pompe immergée ou de surface permet ensuite de remonter l’eau jusqu’à la maison ou au jardin. Simple, rapide, efficace… enfin, sur le papier !
Alors, après avoir pesé le pour et le contre, pensez-vous qu’un puits de surface soit une solution judicieuse pour votre maison ou préférez-vous jouer la sécurité et rester connecté au réseau public ?
Malgré tout, les puits de surface présentent de vrais atouts, surtout pour ceux qui savent à quoi s’attendre. Leur principal avantage, c’est leur autonomie : une fois creusé et équipé, vous disposez d’une réserve d’eau gratuite pour arroser votre potager, laver la voiture ou alimenter des toilettes sèches.
Ils permettent aussi de réduire sa consommation d’eau potable et de soulager le réseau en période de sécheresse. Un puits permet de réaliser de nombreuses économies.
Les inconvénients sont nombreux, et c’est la raison pour laquelle l’entreprise de mon mari ne pratique plus les puits de surface, uniquement des forages géotechniques. Le marché est porteur certes, mais les retours des clients sont mauvais, car la création d’un puits dépend des souterrains.
Et, personne n’a encore trouvé le remède miracle pour s’assurer que l’eau est présente en sous-sol, et en grande quantité !
Oui, le forage en lui-même peut sembler abordable. Mais, à cela, il faut ajouter le coût du matériel indispensable : pompe immergée, tubage, raccords, électricité… Ces accessoires peuvent rapidement faire grimper la facture.
Mon mari le répète souvent : « le trou, ce n’est que le début ! » En moyenne, il faut prévoir de 1 500 à 3 000 euros pour équiper correctement un puits. Et, attention, certains matériaux doivent être remplacés au bout de quelques années, notamment les pompes.
Là encore, c’est du vécu. Certaines nappes superficielles sont très sensibles aux variations climatiques. Vous pouvez tomber sur une poche d’eau aujourd’hui, mais la voir disparaître en quelques années, voire quelques mois.
Résultat : un puits à sec, inutilisable, et un investissement parti en fumée (ou plutôt en sable !). Et, le pire, c’est que ce genre de surprise n’arrive jamais au bon moment, souvent en plein été, lorsque l’eau est justement la plus précieuse. Un puits peut s’assécher et devenir inutilisable.
Depuis quelques années, creuser un puits n’est plus aussi simple. Il faut désormais faire une déclaration en mairie, même pour un usage familial. Cela suppose parfois des allers-retours administratifs, des analyses d’eau à fournir, et dans certains cas, un refus pur et simple.
Mon mari le dit souvent : « on finit parfois par renoncer avant même d’avoir sorti la pelle ! ». Sans compter que certaines communes imposent des restrictions supplémentaires, en particulier dans les zones protégées ou agricoles.
Dans ce secteur, certaines entreprises s’improvisent foreurs sans avoir les compétences ni le matériel adapté. Résultat : des puits mal creusés, sans études préalables, où l’on espère tomber sur l’eau « au petit bonheur la chance ».
Dans l’entreprise de mon mari, ils ont déjà récupéré des clients déçus, avec des trous inutiles dans leur jardin. Pire encore, certains de ces « professionnels » n’hésitent pas à faire miroiter un débit illusoire pour signer un contrat rapidement.
Nombreux sont ceux qui pensent qu’ils vont créer un véritable geyser dans leur jardin. La réalité est souvent bien moins spectaculaire. Le débit peut être très faible, juste suffisant pour un arrosage de jardin limité.
Adieu les grandes ambitions d’autosuffisance en eau ! C’est une déception fréquente, surtout quand l’investissement initial a été important.
Ah, ces fameuses analyses… Obligatoires si l’eau du puits est destinée à la consommation humaine (boisson ou hygiène), elles représentent un coût et une contrainte supplémentaires. Il faut vérifier la présence de nitrates, nitrites, ammonium, fer, manganèse et autres polluants.
Certaines eaux de puits peuvent tacher le linge, abîmer les canalisations ou même rendre malade. L’analyse coûte en moyenne une centaine d’euros et doit être renouvelée régulièrement. Il est obligatoire d’effectuer des analyses d’eau pour votre puits.
Avec plus de 30 ans de métier derrière lui, mon mari a vu passer toutes sortes de situations. Voici ses conseils essentiels pour un puits de surface réussi :
Deux types d’appareil à filtration sont particulièrement utiles pour filtrer une eau de forage ou de puits : le filtre à sédiments et le filtre au charbon actif. Le filtre à sédiments capte et élimine les particules solides contenues dans ces eaux, à savoir le sable, le limon, les impuretés et la rouille. Le filtre à charbon actif, lui, fonctionne selon un processus dit « d’absorption ». Matériau poreux et absorbant, le charbon actif capte les contaminants présents dans l’eau et les retient.
Les filtres à sédiments et au charbon actif peuvent fonctionner de concert pour une double filtration efficace. Ces deux dispositifs s’installent facilement sur une arrivée d’eau principale ou sous un évier. Encore plus rapide et efficace, l’osmose inverse constitue un troisième système de filtration possible.
Installé lui aussi sur une arrivée d’eau, l’osmoseur comprend plusieurs filtres, dont des filtres à sédiments et à charbon. Cet appareil retient les particules présentes dans l’eau en la faisant circuler à travers une membrane semi perméable. Plus cher à l’achat, l’osmoseur est cependant l’appareil le plus efficace pour filtrer l’eau de puits ou de forage. Il débarrasse l’eau de ses impuretés jusqu’à 98 % et diminue également la quantité de calcaire qu’elle contient.
Pour débarrasser l’eau de tout élément de pollution chimique et microbienne, la désinfection est une étape incontournable. Elle s’opère après la filtration. Une première méthode consiste à ajouter une dose de chlore dans l’eau. Une autre méthode particulièrement efficace pour désinfecter les eaux de puits ou de forage consiste à installer un stérilisateur UV à la sortie du bassin de filtration.
Si l’on souhaite désinfecter l’eau d’une piscine, il se pose entre la pompe et les refouloirs. Ce système émet un rayonnement UV qui débarrasse le liquide des bactéries, des virus, des levures et de nombreux champignons et algues.
L’eau de puits ou de forage est puisée dans le sol. Elle peut donc être particulièrement « dure » - ce qui signifie qu’elle contient beaucoup de calcaire. Pour connaître le degré de calcaire dans votre eau, vous pouvez recourir à des bandelettes à tremper ou à un analyseur électronique. Exprimée en degré français (°f), la dureté de l’eau peut poser problème à partir de 25 °f.
Pour endiguer le problème du calcaire, après filtration et désinfection, l’eau de puits ou de forage peut passer par un adoucisseur. Cet appareil sert à diminuer la quantité de calcaire présente dans l’eau.
Votre maison possède un puits ? Vous pourrez utiliser son eau sous certaines conditions. Parce que vous avez le droit de disposer librement des eaux de sources souterraines situées sous votre terrain, n'hésitez pas à utiliser votre puits ou le cas échéant à en faire creuser un. Cependant l'eau prélevée ne peut servir à n'importe quel usage. Pourtant, un puits peut s'avérer bien utile à l'heure où l'eau du réseau devient précieuse. Alors comment utiliser au mieux cette alternative bienvenue ?
L'eau du puits est idéale pour arroser les pelouses, les fleurs et laver la voiture. Et quand on sait qu'il faut en moyenne plus de 15 litres d'eau par mètre carré pour abreuver le jardin et pas moins de 200 litres pour nettoyer une voiture, on apprécie les économies ainsi réalisées.
En fonction de la composition de l'eau de votre puits, vous pourrez vous en servir pour arroser le potager et même alimenter les w-c et le lave-linge. Le puits doit impérativement être raccordé à un réseau de tuyauterie différent de celui de distribution d'eau potable fournie par la ville. Cette séparation est très importante ; elle évite la contamination de l'eau de ville par un retour de puits.
Quant à la consommer, d'une manière générale l'eau issue d'un puits est considérée comme non potable. Elle ne peut être utilisée pour l'alimentation que si l'habitation n'est pas raccordée au réseau public, et qu'après un traitement spécifique de potabilisation.
Depuis le 1er janvier 2009, si vous prélevez l'eau d'un puits, ou si vous voulez en creuser un, pour un usage domestique, vous avez l'obligation de le déclarer auprès de la mairie où il se trouve. Par usage domestique, on entend tout prélèvement inférieur ou égal à 1 000 m3 d'eau par an, destiné à l'arrosage, aux soins d'hygiène ou à l'alimentation humaine.
Pour un puits ou un forage profond de plus de 10 m, vous devez également faire une déclaration à la DASS et procéder à un contrôle de l'eau.
Si vous décidez de faire creuser un puits, vérifiez que votre sous-sol contient une source d'eau. Quelques éléments extérieurs peuvent vous mettre sur la piste : si vous avez des remontées humides dans le sous-sol de votre maison ou si vos voisins ont déjà un puits, il y a fort à parier qu'une réserve d'eau souterraine passe non loin de là.
Vous pouvez aussi consulter les cartes des nappes phréatiques détenues par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM). Ces indications vous orienteront sur l'endroit où creuser mais également sur le type de puits à adopter.
A l'image des modèles anciens, ces puits s'approvisionnent en collectant les eaux dites de surface. La structure du puits est perméable ; l'eau de pluie s'infiltre dans le sol puis remplit le puits à travers ses parois. L'eau est ensuite extraite, via une pompe de surface. Ce type de construction n'est pas très profond, en général moins de dix mètres.
Mais attention, il ne convient pas aux sols peu perméables aux eaux de pluies, comme les sols argileux.
A la différence du puits traditionnel, le forage va capter l'eau en profondeur dans les nappes phréatiques et les rivières souterraines. L'ouvrage présente donc un diamètre réduit, une vingtaine de centimètres en général, mais s'enfonce à plusieurs dizaines de mètres sous terre.
Ce système offre plusieurs avantages : les eaux souterraines sont moins exposées à la pollution de surface et leur débit horaire est important. Ainsi le forage peut capter plus de 3 m3/h.
Inconvénients : l'achat d'une pompe et les travaux de construction d'un forage sont relativement élevés.
Il existe une solution pratique pour puiser de l'eau sans installer de pompe : le puits artésien. Il s'agit d'un puits où l'eau jaillit spontanément. Parce qu'à l'endroit où l'on fore, la nappe phréatique est sous pression. L'eau remonte donc dans la colonne de forage.
Le puits canadien est un système de ventilation et d’aération de votre habitation qui puise l’air extérieur et se sert de la géothermie pour le réchauffer ou le rafraichir, selon vos besoins. Économique, écologique et pratique, il est encore méconnu, mais pourtant très efficace.
Un puits canadien est un dispositif géothermique de circulation de l’air avant son entrée dans l’habitation. L’hiver, l’air extérieur est plus froid que la température du sol ; le puits canadien sert donc à diffuser de la chaleur à l’intérieur, l’air étant préchauffé naturellement par le sol. L’été, au contraire, le sol est plus frais que l’air extérieur. En conséquence, le dispositif diffuse de l’air frais à l’intérieur, naturellement refroidi par la fraîcheur du sol.
| Caractéristique | Puits Traditionnel | Forage |
|---|---|---|
| Profondeur | Peu profond (moins de 10m) | Profond (plusieurs dizaines de mètres) |
| Diamètre | Large | Réduit (20-25 cm) |
| Source d'eau | Eaux de surface | Nappes phréatiques profondes |
| Débit | Faible | Important (jusqu'à 5m3/heure) |
| Qualité de l'eau | Moins pure (nécessite une surveillance constante) | Plus pure (analyse annuelle) |
| Coût | Moins cher | Plus cher (4 à 10 fois plus) |
| Installation | Manuelle ou mécanique | Avec foreuse |
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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