Cuisson des Coques au Vin Blanc : Recette Simple et Savoureuse

Il y a des plats qui évoquent immédiatement la mer, l’iode et la cuisine maison : la matelote de coques en fait partie. Plat traditionnel des côtes atlantiques françaises, les coques à la marinière sont une recette emblématique de la cuisine de la mer. Appréciées pour leur goût iodé et leur chair tendre, les coques se cuisinent facilement avec quelques ingrédients simples comme le vin blanc, l’ail, les échalotes et le persil. C’est une recette que j’aime préparer quand les coques sont bien fraîches, juste ramenées du marché ou pêchées pendant les grandes marées. Elle est dans le même esprit que ma clam chowder mais ici, ce n’est pas une soupe.

Ce plat de coquillages, parfumé au vin blanc et à la crème, s'apprécie en toutes occasions, pourquoi pas avec une assiette de frites ? Un vrai plat iodé avec beaucoup de mâche apporté par les coquillages. La sauce crémée apporte un peu de douceur. Un vin blanc sec, vif, fera ressortir le côté iodé de la préparation.

En tant que néo-bretonne, j’avais envie de vous proposer une recette typique des bords de mer (ou plutôt d’océan) : les coques en persillade. Il s’agit d’un plat très simple à réaliser et qui régale à tous les coups ! L’avantage, c’est qu’une fois vos coques bien propres, elles se cuisinent simplement et avec peu d’ingrédients. Toutes les occasions sont bonnes pour en manger !

Cette recette est idéale de septembre à février, la saison de la coque.

Recette de Diots au vin blanc - 750g

L'importance de bien nettoyer les coques

L’étape primordiale avant de passer en cuisine est de bien laver vos coques. On évite ainsi de tomber sur du sable en dégustant les coques en persillade… C’est tout de même plus sympa ! Un bon nettoyage est donc essentiel avant de les cuisiner.

Comment bien laver les coques ?

  • Rincez-les abondamment: placez les coques dans une passoire et passez-les sous l’eau froide pour éliminer les impuretés de surface.
  • Faites-les dégorger: plongez-les dans un grand saladier d’eau froide salée (30 g de sel par litre) pendant 2 heures, en changeant l’eau toutes les 30 minutes. Cela permet d’éliminer le sable.
  • Brossez-les et rincez-les: après le trempage, frottez légèrement les coquilles et rincez-les une dernière fois sous l’eau claire. Vous n’avez pas de petite brosse : pas d’inquiétude. Frottez-les entre elles !

Astuce: ajoutez un peu de farine dans l’eau de trempage pour accélérer l’expulsion du sable.

Si vous n'avez pas beaucoup de temps, voici comment les nettoyer plus rapidement. Commencez par placer les coques dans une marmite d’eau froide. Frottez-les avec une petite brosse ou entre elles si vous n’avez pas de brosse. Répétez l’opération jusqu’à obtenir une eau claire. Jetez les coques qui sont déjà ouvertes. Laissez-les tremper dans de l’eau claire pendant au moins 30min.

Après ce nettoyage, vos coques seront prêtes. Y’à plus qu’à…

Recette des Coques en Persillade

Lors d’une escapade ensoleillée à la Forêt-Fouesnant dans le Finistère, je suis tombée sur les Viviers de Penfoulic. Quel endroit paradisiaque ! Des coquillages de qualité produits en direct par Béatrice et Fabien (et leur équipe). Avec en bonus, un endroit pour déguster les fruits de mer les pieds dans l’eau face à l’océan. Ca m’a donné des idées et des envies de cuisiner ces bons produits !

Cette fois-ci ce sera des coques en persillade. Vous pouvez les servir comme plat principal accompagnées de pâtes ou pour l’apéro à picorer ! Une recette très simple qui devrait vous plaire et vous dépayser à la première bouchée ! Pour y aller, attention aux horaires des marées : vous n’emprunterez pas le même chemin à marée haute qu’à marée basse ! Et si vous n’avez pas la chance d’être à côté, rendez-vous sur Pourdebon pour les commander. Bon voyage et bon appétit !

On prend un grand bol d'air et on se régale avec ces coques en persillade ! On vous donne même notre astuce pour les nettoyer parfaitement 😉

Ingrédients :

  • 1 kg de coques des Viviers de Penfoulic
  • 2 gousses d'ail
  • 1/2 bouquet de persil frais
  • 2 c. à s. d'huile d'olive
  • 15 g de beurre
  • 10 cl de vin blanc
  • 10 cl d'eau
  • Sel et poivre

Préparation des coques :

  1. Pelez et hachez l’ail.
  2. Lavez votre persil et faites de même afin d’obtenir une persillade.
  3. Dans une marmite, faites chauffer l’huile. Ajoutez le beurre et la persillade. Salez et poivrez.
  4. Laissez cuire pendant environ 3 min.
  5. Ajoutez le vin blanc. Laissez réduire pendant 5min.
  6. Réservez la sauce dans un bol.
  7. Faites cuire les coques dans de l’eau propre pendant 10 min, poivrez. Remuez régulièrement. Les coques doivent s’ouvrir petit à petit.
  8. Retirez-les de la marmite. Gardez un peu de jus de cuisson. Rincez la marmite et ajoutez la persillade. Remettez-y les coques et ajoutez un peu de jus de cuisson filtré des coques.
  9. Mélangez un peu et retirez les coques qui ne sont pas ouvertes.
  10. Servez bien chaud avec des tagliatelles fraîches ou telles quelles pour l’apéro avec des petits cure-dents.

Bon appétit !

Matelote de Coques au Vin Blanc et Crème Fraîche

La matelote de coques au vin blanc et à la crème fait partie de ces plats où tout repose sur la justesse : un feu doux, un bon vin, des coquillages frais et beaucoup d’amour. C’est une recette à la fois iodée et douce, équilibrée et réconfortante. Après les avoir soigneusement dégorgées et désensablées, je les fais s’ouvrir rapidement au vin blanc pour en libérer le goût et récupérer leur jus. Si jus et légumes mijotent doucement, juste le temps que les parfums se mêlent, j’ajoute bien les poissons* décoquillés à la fin pour qu’ils ne deviennent pas caoutchouteux. C’est un plat convivial, à servir bien chaud avec du riz pour absorber la sauce généreuse.

*Le saviez-vous ? En cuisine et en pêcherie, on appelle “poisson” la chair comestible du coquillage.

Ingrédients et Préparation :

  • Matériel: 1 Grande casserole avec couvercle, 1 Cuillère en bois, 1 pince fine ou d'une fourchette, 3 Cul de poule (s), 1 Passoire si possible assez lâche pour laisser passer le sable, de type panier à fondue chinoise.

Préparer les légumes :

Eplucher et laver les légumes. Couper les carottes, les navets et les échalotes en cubes. Couper le poireau en morceaux biseautés.

Préparer les coques :

  1. Rincer les coques et les égoutter.
  2. Dans une grande casserole, verser le vin et le porter à ébullition. Verser le coques et couvrir. Laisser les coques s'ouvrir à la vapeur du vin en secouant régulièrement la casserole pour répartir la chaleur.
  3. Quand les coques sont toutes ouvertes, les égoutter au travers d'une passoire avec un cul de poule dessous pour récupérer le jus.
  4. Décoquiller les coques à l'aide d'une pince pour ne pas vous brûler. Verser doucement la moitié du jus d'ouverture sur les coques en veillant à ne pas mettre de sable sur les coques. Remuer.
  5. Récupérer les coques soit à l'aide d'un panier à fondue chinoise comme moi, soit avec une pince ou vos doigts. L'essentiel est de ne pas remuer le fond, que le sable des coquillages reste dans le jus.
  6. A l'aide d'une passoire fine recouverte d'une étamine, filtrer le jus de dessablage et le reste du jus qu'on n'avait pas versé sur les coques. Re-noyer les coques de ce jus filtré, les récupérer de la même manière que précédemment et refiltrer le jus. Vos coques sont ainsi bien désensablées et votre jus aussi. Les réserver.

Cuire les légumes de la matelote :

  1. Dans la même casserole juste rincée, faire revenir les légumes dans le beurre.
  2. Couvrir et les laisser suer les légumes sans coloration.
  3. Ajouter le jus des coques, poivrer, ajouter le thym, remuer et couvrir.
  4. Laisser cuire jusqu'à ce que les légumes soient tendres mais al dente (environ 10 minutes, plus si vous aimez les légumes très fondants).

Réaliser la sauce de la Matelote :

  1. Ajouter la crème et mélanger.
  2. Porter à ébullition.
  3. Délayer la fécule dans deux cuillérées d'eau. L'incorporer à la sauce et laisser épaissir en remuant.

Servir la matelote de coques au vin blanc et crème fraîche :

  1. Au moment de servir, ciseler le persil ou la ciboulette.
  2. Verser les coques dans la sauce aux légumes bien chaude mais pas en ébullition. Les laisser se réchauffer 1 minute et ajouter un trait de citron.
  3. Servir avec du riz ou des pâtes. Parsemer d'herbes fraîches au dernier moment.

La sauce est le cœur de cette recette : elle doit être à la fois légère, brillante et bien liée, sans masquer la saveur des coques. Pour la réussir, je choisis un vin blanc, de préférence un Muscadet sur lies ou du Noilly Prat, qui apporte fraîcheur et minéralité sans acidité trop marquée. La crème fraîche entière épaisse et crue reste pour moi la meilleure option : elle supporte la chaleur et donne une texture naturellement veloutée. Pour que la sauce ne tranche pas au moment d’ajouter un trait de citron, j’ajoute un peu de fécule. Elle restera ainsi bien lisse, l’amidon se chargeant de bien lier le tout et évitant que les protéines de la crème ne coagulent sous l’effet de l’acide. Enfin, ne remettez les coques dans la sauce qu’au dernier moment, simplement pour les réchauffer : elles conserveront ainsi toute leur tendreté.

Je sers toujours les coques en matelote avec un accompagnement simple, qui laisse la place à la sauce. Comme il y a beaucoup de légumes dans ma recette, j’équilibre le tout avec un féculent. Cela donne un repas complet, laitage compris avec la crème. Le plus classique reste un riz nature ou un riz pilaf, dont les grains absorbent parfaitement le jus au vin blanc et à la crème. Si vous aimez les saveurs un peu plus rustiques, un riz complet ou un mélange de céréales fonctionne aussi très bien. Pour un repas de fêtes, vous pouvez utiliser un riz noir ou un mélange de trois riz de couleur (blanc, rouge et noir), c’est du plus bel éffet. Et si vous préparez cette recette pour un dîner un peu plus festif, accompagnez-la d’un verre du même vin blanc utilisé pour la cuisson - un Muscadet ou un Chardonnay léger feront parfaitement l’affaire.

Conseils et Astuces

  • Cuisson Rapide: La cuisson des coques est très rapide : 2 à 3 minutes suffisent dans une casserole à couvert, pour qu’elles commencent à s’ouvrir. Au-delà, elles deviennent caoutchouteuses. Secouez ou remuez régulièrement l’ensemble pour que les coques encore fermées s’ouvrent rapidement.
  • Préparation Anticipée: Vous pouvez préparer ce plat la veille (jus, vin blanc, légumes et sauce à la crème liée à la fécule) mais en gardant les coques à part pour ne pas les surcuire. Vous les ajouterez seulement au moment de servir.
  • Conservation des Coques: Conservez les coques dans un cul de poule rempli d’eau avec du gros sel. Comptez 13 g de sel par litre d’eau pour qu’elles se croient dans la mer. Couvrez d’une assiette, car comme elles restent vivantes, elles vont faire des jets d’eau dans votre frigo ! Elles doivent rester vivantes jusqu’à la cuisson.
  • Variations: Oui, cette recette fonctionne parfaitement avec des palourdes, des praires ou même des moules, en ajustant légèrement le temps de cuisson. Pour une version plus légère, divisez la crème par deux et multipliez la fécule par deux. Cela donne une recette plus légère tout en gardant un peu de matière grasse pour la texture et la saveur.

Informations sur les Viviers de Penfoulic

Tous deux passionnés par les produits de la mer et désireux d’avoir un jour notre propre chantier conchylicole, Béatrice et moi-même, Fabien, nous sommes installés en décembre 2014 dans l’Anse de Penfoulic à La Forêt Fouesnant (29). Nous avons pris la suite d’Eric Olivier (les Viviers Olivier tenus pendant 17 ans) qui se consacre maintenant exclusivement à la production de coques.

Nous produisons donc des coques, des palourdes grises et des moules élevées en poche afin d’éviter la prédation des dorades royales. Le naissain de coques et de palourdes est naturel, pêché par des pêcheurs professionnels dans la baie de Pénestin et, nous est livré à partir du mois de septembre. Nous semons ce naissain sur nos parcs à raison de 2 kg par m². Selon l’exposition des parcs, plus ou moins hauts, il nous faut attendre entre 12 et 18 mois pour obtenir une coque commercialisable. Le ramassage se fait à marée basse (2 heures avant et 2 heures après la basse mer), à la fourche, sur la partie superficielle de la vase, sachant que ces coquillages sont des fouisseurs.

Concernant les huîtres (creuses et plates), nous travaillons exclusivement des huîtres dites naturelles à savoir nées et élevées en mer. Pas d’huîtres d’écloserie et encore moins des triploïdes chez nous. Nous insistons beaucoup sur ce critère qui est pour nous une vraie philosophie de travail. A ce jour, pour les huîtres creuses, nous faisons essentiellement du grossissement.

En parallèle, nous proposons toute une gamme de coquillages pêchés aux Glénan, en direct avec un pêcheur qui nous dépose quotidiennement sa pêche. Il s’agit de palourdes roses, de praires chambrières, de vernis, de telline aplaties, de vénus et en saison de coquilles St-Jacques et d’oursins.

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