La maladie de Cushing, également appelée «dysfonctionnement intermédiaire hypophysaire de Pars» (PPID), est fréquente chez les chevaux âgés, touchant particulièrement ceux de plus de quinze ans. Elle est issue d’un dérèglement hormonal. Bien qu’il n’existe pas de traitement pour guérir un cheval de cette maladie, adapter son alimentation permet de lui apporter confort et bien-être. Cette maladie, liée à un déséquilibre hormonal, est spontanée et fréquente chez les chevaux âgés. En effet, 21% des chevaux atteints ont plus de 15 ans.
Il est important de rappeler les caractéristiques de la maladie de Cushing. À l’origine de la maladie de Cushing : une dégradation de cellules de l’hypothalamus, une glande située à la base du cerveau. Cette dégénérescence provoque un grossissement de l’hypophyse, qui produit une quantité importante de la protéine ACTH. Elle va ensuite stimuler la production d’hormones de stress, responsables des symptômes ressentis par le cheval.
Les signes de la maladie chez un cheval sont difficiles à reconnaître, et ils ne le deviennent qu’à un stade avancé de la maladie. Les symptômes les plus fréquents sont les suivants :
D’autres manifestations cliniques peuvent néanmoins apparaître de manière plus précoce et subtile : diminution des performances sportives, baisse de fertilité, amyotrophie de la ligne du dos, légère modification du comportement, changements de l’aspect des sabots et de la boite cornée sans boiterie, léger retard de la mue printanière avec ou sans hypertrichose locale.
Le diagnostic du syndrome de Cushing se fait généralement en plusieurs étapes. Tout d’abord, le vétérinaire peut détecter des signes caractéristiques de la maladie de Cushing (hirsutisme, fourbure…). En fonction du résultat de la prise de sang, ainsi que de la présence ou non de certains symptômes, le vétérinaire va pouvoir poser un diagnostic ou devoir compléter celui-ci.
En effet, le taux d’ACTH présent dans le sang varie selon la période de la journée mais également selon la période de l’année. ⚠️ Par ailleurs, l’ACTH plasmatique basale connait une variation saisonnière chez tous les chevaux. Des données récentes recueillies sur un très grand nombre d’individus suggèrent que la période de production accrue d'ACTH est déclenchée par le solstice d'été et s'étend de juillet à novembre inclus. Il en est de même pour les chevaux souffrant de PPID. Des études complémentaires ont permis d’établir des intervalles de référence saisonniers permettant ainsi d’utiliser le dosage de l'ACTH toute l'année pour dépister la maladie de Cushing. ⚠️ Enfin, il est important de noter que l’insulinorésistance est fréquemment présente chez les chevaux souffrant de PPID.
Les deux tests complémentaires sont généralement le test de suppression à la dexaméthasone ou le test de stimulation à la TRH (thyrotropin-releasing hormone).
L’alimentation a un rôle essentiel dans le traitement d’un cheval atteint de la maladie de Cushing. Elle permet de lui apporter davantage de confort et peut même contribuer à son espérance de vie. Aucun traitement n’existe pour soigner la maladie.
La gestion de l’alimentation d’un cheval atteint de la maladie de Cushing est similaire à un cheval atteint de fourbure. C’est-à-dire que l’on va rechercher à travers l’alimentation, le maintien d’un poids adapté, et des apports riches en fibre et pauvres en glucides non structuraux (sucre, amidon, fructane).
Si en plus de la fonte musculaire le cheval est amaigri, la distribution d’un aliment complet (en plus de la mise à disposition de foin à volonté) facilite la reprise d’état corporel. Dans ce cas, il convient de privilégier les aliments essentiellement constitués de fibres et de matières grasses. En complément de cette alimentation, il est recommandé d'apporter des pré/pro/post-biotiques et des matières grasses. Le Reverdy FLORE est une association de probiotiques et postbiotiques qui contribue au meilleur fonctionnement de la flore intestinale. Elle se caractérise notamment par une amélioration de la digestibilité des fibres et donc une prise d’état corporel.
En effet, plusieurs études ont révélé que les chevaux atteints par le Cushing/PPID seraient carencés en vitamine C. Or, cette dernière joue un rôle essentiel dans l’immunité qui baisse avec l’âge et les dérèglements hormonaux observés chez ces chevaux. Enfin, une étude récente (mars 2020) a démontré que les chevaux souffrant de la maladie de Cushing/PPID seraient également déficitaires en vitamine B12. Le saviez-vous : Chez l’humain, les carences en vitamine B12 auraient un lien direct avec les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Voici quelques exemples d'aliments adaptés pour les chevaux atteints de Cushing :
Il existe également d'autres produits pouvant être bénéfiques :
| Aliment | Description | Avantages |
|---|---|---|
| Cube de foin compressé | Foin compressé en cube | Riche en fibres, sans poussière |
| Aliment pour vieux chevaux | Fourrages déshydratés nutritifs | Pauvre en céréales, riche en énergie |
| Bouchon de foin | 100% fibres végétales, sans céréale | Idéal pour les chevaux intolérants aux céréales |
| HARTOG SENIOR | Mélange de fibres courtes et tendres | Adapté aux vieux chevaux |
| Muesli sans céréales | Aliment complet | Convient aux chevaux atteints de Cushing |
| Granulé de foin | Foin compressé en granulés | Riche en fibres, sans poussière |
Tout d’abord, votre vétérinaire proposera un traitement du syndrome de Cushing en lui-même. Aujourd’hui il n’existe qu’un seul traitement de référence : le pergolide. Comme il n’est pas possible de guérir du trouble endocrinien initial, le pergolide est un traitement qui va se donner tous les jours et pour le reste de la vie du cheval.
Le suivi vétérinaire va être essentiel car il va permettre d’ajuster la dose pour le cheval, notamment en effectuant régulièrement des dosages de l’ACTH dans le sang mais également en regardant les différents symptômes du cheval et leur évolution. Il faut savoir qu’au tout début du traitement, certains effets secondaires peuvent apparaitre comme une perte d’appétit, il faut alors en avertir le vétérinaire pour adapter le traitement au cheval. Plus le traitement sera adapté au cas du cheval, et meilleure sera la réponse. D’où l’importance de trouver avec votre vétérinaire le dosage le plus précis possible, qui convienne le mieux à votre cheval.
Le traitement avec du pergolide est un traitement efficace du syndrome de Cushing et les différentes études ont montré que 100% des chevaux ont eu une diminution de l’ACTH avec ce traitement. En plus de cela, ce traitement est très efficace sur de nombreux symptômes notamment la léthargie, la PUPD ou encore l’hirsutisme. Des effets sont aussi constatés sur la fourbure et la baisse d’immunité mais sont un peu plus lent à arriver.
En parallèle du traitement avec le pergolide, il va également être important de prendre en charge l’environnement global du cheval. L’association du traitement médicamenteux et de l’environnement seront les facteurs clés pour offrir une qualité de vie optimale pour le cheval souffrant du syndrome de Cushing.
Comme le cheval avec la maladie de Cushing à tendance à avoir une immunité un peu plus faible, essayez au maximum de prévenir les risques d’infections. Ainsi, planifiez avec votre vétérinaire le protocole de vermifugation/coproscopie afin d’éviter au maximum l’infestation par des parasites digestifs (vers…). Assurez vous également de respecter le protocole de vaccination pour votre cheval pour le protéger au mieux voire de l’adapter en cas de besoin.
Dans le même objectif, un suivi régulier au niveau des pieds et des dents va permettre d’éviter toute infection dans ces zones. Chez les chevaux qui souffrent d’hirsutisme, il peut être envisagé lors de la période estivale de les tondre pour leur confort en cas de chaleur.
Enfin, pour une prise en charge encore plus adaptée à votre cheval, vous pouvez envisager d’utiliser des compléments alimentaires. Par exemple, lors des périodes plus à risque comme les changements de saison, vous pouvez faire une cure afin de renforcer l’immunité de votre cheval. Un complément comme Immuno RS va apporter des ingrédients permettant un soutien immunitaire et une protection globale. Dans le cas de chevaux ayant eu un fort amaigrissement et une fonte musculaire importante, un complément comme le Myostem Mass va permettre de limiter cette fonte musculaire mais aussi d’optimiser la production de protéines et de muscles. Dans le cas où la locomotion est impactée, vous pouvez envisager d’utiliser Harpagyl, à base d’harpagophytum qui va permettre de limiter au maximum les raideurs.
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