Chaque année en France, 40 % des cancers seraient causés par des facteurs de risque dits évitables, c’est-à-dire liés à notre mode de vie et notre environnement. Il est donc crucial de s'intéresser à l'impact de notre alimentation sur la santé, notamment en matière de prévention du cancer du poumon.
Une récente étude scientifique révèle que l’alimentation pourrait influencer le risque de cancer du poumon, traditionnellement lié au tabagisme et à la pollution. On sait déjà que l’alimentation joue un rôle essentiel dans l’apparition de maladies cardio-vasculaires ou encore de certains cancers, notamment ceux de l’estomac, du sein, du côlon et du rectum. Mais pas seulement.
L’alimentation peut réduire le risque de cancer pulmonaire en modifiant le processus de détoxification des carcinogènes présents dans l’air. Changeons nos habitudes alimentaires ! En France, 58 % des adultes mangent moins de 5 fruits et légumes par jour et 73 % ne consomment pas les quantités recommandées en produits laitiers (Source : Santé publique France - Esteban).
Une récente étude américaine pointe le rôle du glycogène, forme de sucre stockée dans l’organisme, dans le développement du cancer du poumon. Des chercheurs de l’Université de Floride et de l’Université du Kentucky ont découvert un lien entre le glycogène, un glucide, et certains types de cancer pulmonaire, notamment l’adénocarcinome.
Pour en tirer cette conclusion, ces chercheurs de l’université de Floride (États-Unis) se sont penchés sur le rôle du glycogène, une forme de glucose stockée dans l’organisme comme réserve d’énergie. Leurs résultats tendent à prouver que ce glucide, qui s’accumule en grandes quantités dans leurs tissus pulmonaires, est directement lié à une croissance plus rapide de la tumeur. Cette molécule, présente en quantités élevées dans les tissus cancéreux, semble alimenter la prolifération des cellules cancéreuses. Les expériences sur des souris montrent que des régimes riches en glucides et en graisses favorisent le développement tumoral.
À la lumière de ces résultats, il apparaît donc que les aliments que l’on consomme - en particulier dans le cas d’un régime déséquilibré - servent de carburant aux cellules cancéreuses, particulièrement dans le cas du cancer du poumon. Au-delà, le glycogène pourrait également devenir un biomarqueur permettant de surveiller le développement de ces cancers. L’étude de leurs niveaux dans les tissus pulmonaires pourrait indiquer aux médecins le niveau de danger pour le patient, et donc les aider à leur offrir un traitement plus adapté.
Afin d’éviter l’apparition d’un cancer du poumon, il est bien sûr important de ne pas fumer. Mais pour les fumeurs, comme pour les victimes de tabagisme passif, savez-vous qu’il existe des aliments qui permettent de diminuer le risque de développer cette maladie, qui fait chaque année des milliers de mort ?
Chou-fleur, chou de Bruxelles, brocoli : les crucifères possèderaient la capacité de protéger les poumons du cancer. Ils contiennent en effet du sulforaphane, une molécule qui permettrait de stimuler les gènes anti-cancer et de décourager les mécanismes liés à la cancérogénèse. Ils possèdent également une substance appelée indole-3-méthanol, capable de réparer les dommages causés aux cellules avant qu’elles ne deviennent cancérigènes. Attention cependant à les consommer peu cuits (cuisson à la vapeur, à la poêle) ou crus pour profiter au maximum de tous leurs bienfaits.
Après leur ingestion, les glucosinolates des crucifères se transforment en divers métabolites, dont des isothiocyanates (ITC), des nitriles, des indole-3-carbinols (I3C) et des oxazolidine-2-thiones ¹. Des études précliniques ont montré que les I3C et les ITC possèdent des propriétés chimiopréventives.
Notre méta-analyse de ces 31 études a montré une relation inverse significative entre consommation de crucifères et risque de cancer du poumon. Il existait une forte hétérogénéité de résultats entre les études, indiquant que plusieurs facteurs pouvaient modifier cette relation inverse. Pour examiner les sources potentielles de cette disparité, une méta-analyse stratifiée en fonction du sexe, du tabagisme et de ces deux paramètres réunis a été menée.
Sachant que les concentrations élevées de benzène détectées dans la fumée de cigarette et l’air pollué sont détoxifiées par les métabolites de l’acide mercapturique, ces 2 essais ont mesuré les concentrations urinaires d’acide mercapturique (produit de l’élimination du benzène). différents composés d’ITC en quantités variables, ces deux études ont observé une hausse de l’acide mercapturique dans les urines.
La compréhension du rôle des facteurs nutritionnels chez les patients atteints de cancer, que ce soit pendant ou après les traitements, présente plusieurs spécificités par rapport à l’identification de facteurs en prévention primaire. Il est crucial de ne pas faire perdre du poids aux patients présentant une surcharge pondérale du fait du risque associé de perte de masse musculaire et de dénutrition.
Le pamplemousse contient des substances appelées « furanocoumarines » situées dans la partie blanche sous l’écorce qui peuvent provoquer des interactions toxiques avec certains médicaments. De même, il est recommandé d’éviter la consommation de thé vert le jour du traitement ainsi que les deux jours qui le précèdent et qui le suivent. En effet, le thé vert peut augmenter la toxicité des traitements de chimiothérapie et réduire l’efficacité de la chimiothérapie ou de la radiothérapie (Réseau NACRe, 2019). Il n’existe actuellement pas de preuve montrant l’effet bénéfique du thé vert pendant le traitement du cancer.
Voici quelques points clés à retenir :
Principaux facteurs de risque: le tabagisme et la pollution atmosphérique.
| Aliment/Habitude | Recommandation |
|---|---|
| Fruits et légumes | Consommer au moins 5 portions par jour |
| Produits laitiers | Consommer les quantités recommandées |
| Crucifères (brocoli, chou-fleur) | Consommer régulièrement, peu cuits ou crus |
| Alcool | Éviter la consommation |
| Activité physique | Pratiquer une activité régulière |
| Thé vert (pendant traitement) | Éviter le jour du traitement et les deux jours précédents/suivants |
| Pamplemousse (pendant traitement) | Éviter en raison des interactions médicamenteuses |
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