Bienvenue dans le monde fascinant des ours polaires, ces majestueux habitants de la banquise. Dans cet article, nous allons explorer leur vie dans les régions polaires, leur alimentation, leur habitat, ainsi que les défis auxquels ils sont confrontés. Les ours polaires, également appelés ours blancs, sont des prédateurs impressionnants qui règnent sur les étendues glacées de l'Arctique.
L’ours polaire est le plus « jeune » de tous les ours. Il semble être arrivé en Arctique il y a environ 100 000 ans. Sur la banquise, il a dû s’adapter à de nouvelles contraintes, les plantes étant absentes, l’ours redevint quasiment exclusivement carnivore.
L’ours polaire habite sur les îles, les côtes et les bancs de glace flottants de l’Arctique. Il s’aventure parfois jusque dans la toundra. On le rencontre depuis l’Alaska jusqu’en Sibérie, en passant par le Canada, le Groenland ou encore la Norvège. Ce plantigrade est aussi à l’aise sur la terre ferme que dans l’eau.
Carte de la répartition des ours polaires
L’ours polaire vit en général à proximité des côtes, sans territoire véritable, privilégiant les zones de forte productivité, peu profondes et agitées par les courants. Sur la banquise, il ne s’éloigne que rarement à plus de 80 km d’une côte, se cantonnant aux régions situées au-dessus du plateau continental. Il se déplace selon l’état de la banquise dont dépend l’abondance des phoques.
Lorsqu’il n’hiberne pas, l’ours polaire vagabonde sur la banquise où il parcourt des distances considérables. Situé sur la côte ouest de la baie d’Hudson, le village canadien de Churchill accueille chaque année, à la mi-novembre, des ours blancs qui attendent la formation de la banquise. Ce village est ainsi surnommé « capitale mondiale de l’ours polaire ».
Les ours blancs sont très bien adaptés au milieu arctique. Leur fourrure blanche les rend mimétiques, leurs oreilles de petite taille limitent la perte de chaleur et leurs larges pattes couvertes de poils, et légèrement palmées, leur permettent de marcher sur la neige fraîche sans s’enfoncer.
Il est également idéal pour la vie aquatique : fourrure imperméable, pattes partiellement palmées. Il utilise ses pattes de devant, partiellement palmées, comme des rames. Ses pattes de derrière agissent comme un gouvernail. Il possède un bon odorat et sent une proie à 10 km. Le sous-poils (poils de bourre) est très dense et court alors que le poil de couverture (poil de jarre) est dru et raide et mesure de 12 à 15 cm. Il couvre tout le corps, sauf la truffe et les coussinets plantaires.
Si cette fourrure nous paraît à première vue d’un blanc immaculé, les poils qui la constituent sont en réalité translucides. C’est la réflexion de la lumière du soleil qui les laisse apparaître blancs.
En plus de son pelage, il possède une épaisse couche de graisse sous sa peau qui augmente la protection thermique. Sa fourrure à un fort pouvoir déperlant (elle est imperméable). Quand l’ours sort de l’eau, il s’ébroue comme un chien.
On voit souvent l’ours dans différentes positions, allongé dans la neige. Sa fourrure est très efficace, mais lorsque le vent s’ajoute à des températures basses, elle n’est plus suffisante pour le protéger du froid.
L'ours polaire n'est pas un ours brun albinos, puisque sa blancheur n’est pas le résultat d'une mutation génétique qui induit un déficit de la production d'un pigment nommé mélanine. Ses poils ne sont pas non plus pigmentés en blanc. Ils sont incolores, translucides et…creux ! C'est la réflexion de la lumière visible sur la surface interne de ces poils creux qui les fait apparaître blancs (exactement comme les flocons de neige) ou jaunâtres (selon l’intensité de la lumière extérieure, la présence d’algues dans les poils…). Sous son pelage, l'ours polaire a une peau complètement noire ce qui lui permet d'absorber l'énergie du spectre infrarouge et donc de conserver sa chaleur.
L’ours polaire est le seul ours à avoir une alimentation quasi exclusivement carnée. La principale source de nourriture de cet ursidé sont les phoques. Il peut également chasser des morses, des grands mammifères (caribous et bœufs musqués), des oiseaux marins et leurs œufs, des poissons ainsi que des petits mammifères comme les renards et les lemmings. Lorsque les proies se font rare, il ne dédaigne pas les cadavres de cétacés tels que les baleines.
L’ours blanc se nourrit principalement de phoques ; ils constituent 90 % de son alimentation. Lorsque la nourriture se fait rare en été, l’ours polaire peut néanmoins manger des oiseaux et leurs oeufs, des crabes, de l’herbe, des baies, des champignons et des charognes. Il n’hésite pas non plus à s’attaquer à d’autres mammifères marins encore bien plus imposants que le phoque. Il lui arrive, par exemple, de chasser le béluga.
Ce géant du Grand Nord est un redoutable prédateur doté d’une étonnante agilité et d’un flair exceptionnel. Il est capable de hisser un phoque de plusieurs centaines de kilos hors de l’eau d’un seul coup de patte ou de repérer une carcasse de cétacé à une vingtaine de kilomètres de distance !
L’ours polaire est un prédateur très spécialisé dans la chasse aux phoques, et plus largement aux mammifères marins. Les deux espèces les plus souvent chassées sont le phoque marbré (94 %), dont les adultes n’excèdent pas 80 kg, et le phoque barbu (6 %) qui peut atteindre 400 kg. Occasionnellement, le phoque du Groenland, le phoque à capuchon, voire le phoque veau marin, peuvent être la proie des ours polaires. Dans certains cas, au Svalbard ou sur l’île Wrangel, les ours tentent de s’attaquer aux morses. Au titre des prises accessoires, dans des circonstances particulières, citons le bélouga, proche cousin du narval.
L’ours possède 3 techniques de chasse différentes pour capturer des phoques selon la période de l’année:
L’apprentissage de la chasse commence dès la sortie de la tanière. L’ours polaire est un mangeur méticuleux. Lorsqu’il dépèce un phoque, c’est presque de manière chirurgicale. Ce qui l’intéresse en premier lieu, c’est la graisse blanche qui enveloppe le corps de l’animal juste sous la peau. L’épaisseur en est variable, mais toujours de plusieurs centimètres.
Après avoir tué sa proie, le carnivore la dépouille : à l’aide de ses puissantes griffes recourbées et de ses canines, il déchire la peau et mange le maximum de graisse, sans toucher à la chair. La digestion et l’absorption de la graisse nécessitent peu d’énergie, et l’ours polaire l’assimile à près de 98 %. Il la dévore très rapidement après avoir tué le phoque, compensant ainsi la dépense d’énergie liée à la chasse. En outre, il aura déjà consommé l’essentiel au cas où un congénère plus puissant viendrait lui voler la carcasse.
Au début de l’été, avant de quitter la banquise, l’ours polaire peut aussi dévorer la viande lorsque les proies se font rares. La dépouille est alors nettoyée jusqu’au dernier morceau sans même casser une côte. Les carcasses de narvals abandonnées par les chasseurs, les cadavres de phoques ou de caribous sont autant de nourriture facile.
Une femelle donne un à quatre oursons tous les trois ans. Fécondée par le mâle en juin, la femelle porte l’embryon pendant 5 mois. On dit qu’elle a un cycle reproducteur à “implantation différée”. Comme nous l’avons déjà précisé, il faut que la femelle ait emmagasiné suffisamment de graisses pour que l’embryon puisse se développer en novembre et les oursons naissent en hiver. Aveugles, sourds et sans dents, ils sont sans défenses et mesurent 20 centimètres pour 600 grammes.
Les accouplements s’étalent de mars à juin, après quoi mâles et femelles repartent chacun de leur côté. Ces dernières entament ensuite une longue gestation de 6 à 8 mois mais dont la durée réelle du développement embryonnaire ne dure que 55 jours. Les oursons naissent le plus souvent au nombre de un ou deux dans une tanière creusée dans la neige en automne par leur mère. Pesant à peine entre 600 et 700 grammes à leur naissance, ils sont absolument minuscules par rapport à la taille d’un adulte.
Lors de leur sortie de la tanière au printemps suivant, les jeunes pèsent déjà entre 10 et 15 kilos. Ils sont allaités par leur mère pendant environ 2 ans et resteront à ses côtés jusqu’à l’âge de leurs 3 ans, avant de devenir totalement indépendants.
L’ours polaire est classé « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le réchauffement climatique est la principale cause de disparition des ours polaires.
Ils dépendent de la banquise pour vivre, chasser et se reproduire. En bouleversant le cycle de formation de la banquise arctique, le réchauffement climatique bouleverse leur cycle de vie. Ainsi, les ours polaires doivent diminuer la période de chasse et stockent de moins en moins de graisse.
Selon certains scénarios, la banquise pourrait totalement disparaître en été d’ici le milieu du 21e siècle, menaçant directement la survie de ces animaux. Ils sont donc les premiers à pâtir du réchauffement climatique.
De plus, leur survie est menacée par la pollution des océans. Les polluants organiques persistants rejetés en mer s’accumulent le long de la chaîne alimentaire. Etant au sommet de leur chaîne alimentaire, les ours polaires dévorent les phoques et peuvent accumuler des polluants en grande quantité.
Les polluants organiques persistants (POP) comprennent un grand nombre de substances dangereuses. La plupart d'entre elles est officiellement interdite mais leur élimination du milieu est très lente et persistent pendant de nombreuses années.
Des cas d’hybridation entre des ours polaires et des ours bruns ont déjà été constatés. Contraints de descendre de plus en plus au sud, les ours polaires sont donc amenés à rencontrer les ours bruns.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Nom scientifique | Ursus maritimus |
| Habitat | Arctique (îles, côtes, banquise) |
| Alimentation | Principalement des phoques, parfois morses, oiseaux, etc. |
| Taille des mâles | Jusqu'à 3 mètres de long |
| Poids des femelles | Jusqu'à 350 kg |
| Statut UICN | Vulnérable |
| Menaces | Réchauffement climatique, pollution |
tags: #alimentation #ours #polaire
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