Les chênes verts, symboles de nos campagnes et forêts, jouent un rôle essentiel dans l'écosystème. Bien que faisant partie intégrante du paysage, notamment des prairies, ils peuvent parfois poser des problèmes en raison de leur potentiel toxique. Cet article explore en détail l'alimentation des chênes verts, leur impact écologique, les risques liés à la consommation de certaines de leurs parties, et leurs diverses utilisations.
Le « chêne » est un nom vernaculaire désignant plusieurs centaines d’espèces d’arbres du genre Quercus, appartenant à la famille des Fagacées (Fagaceae). Ces arbres feuillus, très communs dans nos campagnes et forêts, peuvent mesurer d’une à plusieurs dizaines de mètres de haut et vivre jusqu’à plusieurs centaines d’années.
En France, les deux principales espèces (chêne pédonculé et chêne sessile) sont répandues sur l’ensemble du territoire. Ils sont omniprésents aussi bien dans le bocage (dans les prairies, au sein des haies…) qu’en lisières de bois et dans les forêts. Lorsqu’elles sont principalement constituées de chênes, ces dernières portent d’ailleurs le nom de « chênaies ».
Les feuilles du chêne, alternes, glabres (sans poils) et à bords lisses, sont découpées en lobes irréguliers et arrondis. Elles peuvent mesurer jusqu’à une quinzaine de centimètres de longueur et une dizaine de centimètres de largeur. Leur face supérieure est lisse et d’un vert foncé, tandis que leur face inférieure est d’un vert mat plus clair. La nervure primaire est large et saillante sur le dessous de chaque feuille ; les nervures secondaires sont assez visibles.
Pour les chênes âgés de minimum 15-20 ans, la période de floraison a lieu en avril-mai. Les chênes ont la particularité d’être des espèces monoïques, ce qui signifie que leurs fleurs mâles et femelles sont distinctes, mais présentes sur le même arbre. Appelées « chatons », les inflorescences sont formées de petites fleurs de couleur jaune-verdâtre disposées en grappes souples et pendantes.
Les fruits du chêne, appelés « glands », sont des akènes (fruits secs indéhiscents, c’est-à-dire qui ne s’ouvrent pas spontanément à maturité, à graine unique) recouverts d’une cupule écailleuse à leur base, qui les relie au rameau. D’abord verts lorsqu’ils se développent au cours de l’été, les glands prennent ensuite une couleur brun-roux quand ils arrivent à maturité entre les mois de septembre et octobre.
Les chênes contiennent des composés potentiellement toxiques, les « tannins », présents en forte concentration dans les glands et les jeunes pousses. Dans la nature, certaines plantes développent des stratégies pour se défendre contre leurs agresseurs (herbivores, parasites…). Certains végétaux comme le chêne, le noyer, le châtaignier ou encore la vigne synthétisent par exemple des tannins dans leurs bourgeons, fruits, écorce et racines.
Les glycoprotéines de la salive diminuent les propriétés lubrificatrices de la salive, leur action est à l’origine d’un goût astringent (donnant une sensation de sécheresse dans la bouche).
Certains animaux comme les cerfs, les sangliers, les écureuils, les chèvres ou encore les porcs, consomment régulièrement des glands sans présenter de signes d’intoxication. Au fil des années, ces espèces ont en effet développé des mécanismes de défense contre les effets néfastes des tannins. Ils sécrètent par exemple dans leur salive une enzyme appelée tannase, qui se lie de manière spécifique aux tannins, limitant la fixation de ces derniers aux protéines d'intérêt pour l'animal (enzymes digestives…).
N’ayant pas développé de tels mécanismes de défense, les herbivores domestiques (bovins, ovins, équins…) sont quant à eux sensibles aux tannins des glands. Si une adaptation physiologique identique à celle des herbivores sauvages a été suggérée chez certains équidés exposés de façon chronique aux glands, la majeure partie des équidés restent sensibles et des cas d’intoxication aux glands sont régulièrement rapportés.
Toutes les parties de l’arbre contiennent des tannins, mais la concentration est maximale au niveau des glands et des jeunes pousses. On observe donc une forte saisonnalité de l’intoxication.
Les équidés s’intoxiquent le plus souvent à l’automne, généralement entre mi-septembre et fin octobre, moment où les glands arrivent à maturité et tombent au sol (ce phénomène est connu sous le nom de « glandées »). Le risque est cependant variable d’une année sur l’autre. Il dépend notamment de :
Lors d'années particulièrement semencières, de grandes quantités de glands sont ainsi susceptibles de tomber au sol en peu de temps. À la suite d’étés secs, des épisodes venteux à l’automne peuvent provoquer une chute précoce et massive de glands à peine mûrs (encore verts, donc plus riches en tannins) au sol.
L’évolution clinique de l’intoxication peut parfois être très rapide et revêtir une forme suraiguë, notamment en cas d’ingestion massive de glands (ou de jeunes pousses de chêne) par le cheval sur plusieurs jours consécutifs. Le pronostic vital est alors engagé, en particulier lors d’évolution rapide vers un état de choc. La mort survient alors de façon brutale, quelques heures seulement après l’expression des premiers signes cliniques.
La quantité de glands (ou de jeunes pousses de chêne) ingéré(e)s peut aussi être plus modérée mais souvent répétée dans le temps, sur plusieurs semaines par exemple. L’évolution clinique de l’intoxication est alors plus lente et le pronostic moins sombre. Les chevaux manifestent dans ce cas une forme subaigüe, avec apparition de divers symptômes dans les 12 à 36 heures qui suivent l’ingestion :
Une prise en charge rapide est nécessaire afin de limiter les effets des tannins sur les organes, notamment les reins et le foie. Il n’existe pas de traitement spécifique disponible pour les équidés. Le traitement est à la fois symptomatique, éliminatoire et conservateur. Il consiste en un lavage gastrique pour éliminer la source toxique et l’administration de laxatifs (huile de paraffine) en cas de constipation, associés à une fluidothérapie intraveineuse.
Pour limiter les risques d’intoxication, il suffit simplement de rester vigilant et de mettre en place quelques mesures préventives toutes simples à l’automne (et éventuellement au printemps) si besoin. Tout commence par une surveillance de la production de glands. Lors d’années particulièrement semencières, avec des glandées massives :
Le Chêne Vert offre de nombreuses utilisations, allant de l'alimentation à la médecine, en passant par l'écologie.
Les glands du Chêne Vert sont comestibles, mais ils contiennent des tanins qu'il faut éliminer avant de les consommer.
Les tanins présents dans les feuilles et l'écorce du Chêne Vert peuvent être utilisés pour leurs propriétés astringentes, notamment pour combattre les selles molles.
Le Chêne Vert joue un rôle important dans l'écosystème :
L'entreprise ALIMENTATION LES CHENES VERTS est une SAS créée le 13/02/2024. Voici quelques informations clés :
Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 13/02/2024. Elle a été mise à jour le 06/12/2025.
Le magasin Alimentation les Chenes Verts à La Trinité sert également de point Mondial Relay. Voici les informations pratiques :
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