Prendre soin de votre corps, être à son écoute et l’aider à mieux gérer la présence du virus et à mieux tolérer les traitements est essentiel pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). La qualité de votre vie va dépendre de plusieurs facteurs : si votre diagnostic a été précoce ou tardif, la façon dont vous prenez votre traitement, le niveau de votre immunité (défenses du corps), les effets secondaires de votre traitement, les interactions médicamenteuses et les comorbidités.
L’amélioration de votre qualité de vie contribue au succès de votre traitement et à votre bien-être général. Elle est également influencée par votre activité physique, votre état psychologique, votre niveau d’autonomie, votre situation économique et financière, vos relations sociales, etc.
Une alimentation équilibrée est cruciale pour les PVVIH. Il est important de varier son alimentation et de privilégier les produits frais. De manière générale, avoir une alimentation variée et équilibrée est un facteur de bonne santé ; aussi quand on est séropo on a tout intérêt à éviter de cumuler les problèmes de santé.
Voici quelques recommandations alimentaires de base :
Les aliments riches en matières grasses et en sucre doivent être consommés moins souvent et en petites quantités, tout comme le sel et les cubes de bouillon (qui favorisent l’hypertension).
Exemple d'une assiette équilibrée.
Voici un exemple de journée alimentaire équilibrée suggérée par les experts :
Le principal problème qui peut entraîner des modifications d'alimentation est le traitement. Les principaux troubles sont une intolérance au sucre, ou à certaines graisses. Lorsqu'il y a un trouble métabolique sous traitement, c'est une autre paire de manches, car, là, il y a une adaptation spécifique à faire, en regard d'un danger potentiel.
Il est essentiel de consulter un professionnel de la santé en cas de problèmes spécifiques liés au traitement.
Chaque année en France, environ 1500 femmes vivant avec le VIH donnent naissance à un nouveau-né. Les conseils doivent commencer aussi précocement que cela est possible (si possible avant la conception) et se poursuivre pendant la grossesse et après l’accouchement.
L'allaitement fait malheureusement partie des modes de transmission du vih de la mère à l'enfant. Une maman séropositive n'allaitera donc pas son bébé dans les pays où l'allaitement artificiel est possible.
Dans de nombreux pays, les recommandations d’experts-es, régulièrement actualisées pour tenir compte des avancées de la science, ont une influence considérable dans l’organisation de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Les recommandations états-uniennes rappellent que le maintien d’une charge virale indétectable pendant la grossesse et après l’accouchement « réduisent le risque de transmission au sein à moins de 1 %, mais pas à zéro ».
Pour autant, les recommandations américaines prévoient que « Les personnes séropositives qui suivent un [traitement antirétroviral] avec une charge virale indétectable maintenue et qui choisissent d’allaiter doivent être soutenues dans cette décision ». Si l’échange prévu doit inclure des informations sur les risques de transmission du virus et sur l’importance d’une suppression virale durable pour allaiter, les experts-es américains-nes rappellent que cet échange doit prendre la forme d’une discussion sans jugement.
Les facteurs tels que l’accessibilité des ressources et les antécédents en matière d’observance thérapeutique doivent être pris en compte. En défendant la notion de « décision partagée », les experts-es américains-nes respectent le principe d’auto-détermination des personnes fondamental de la lutte contre le VIH. Il s’agit de ne pas prendre de décision pour les personnes mais avec elles et ainsi de les replacer au cœur de leur projet d’enfantement. La participation des personnes aux décisions qui les concernent permet d’améliorer l’observance aux traitements et d’individualiser les décisions thérapeutiques.
L’accompagnement inconditionnel de toutes les personnes allaitantes vivant avec le VIH, qu’elles fassent le choix d’allaiter ou non leur enfant, constitue également un facteur de réduction des risques de transmission du virus. Il s’agit de prendre en compte le contexte de vie réelle : le souhait d’allaiter existe et se concrétise quoiqu’il en soit.
En tant que personne vivant avec le VIH, vous êtes plus à risque de développer des maladies si vous fumez (maladies cardiovasculaires, hypertension, maladies pulmonaires, cancers, etc.) et donc de raccourcir votre espérance de vie. Arrêter de fumer est donc essentiel pour améliorer votre qualité de vie au quotidien mais aussi pour réduire vos risques de comorbidités liées au tabac et de décès.
Comme pour le tabac, l’alcool est plus nocif pour les personnes vivant avec le VIH que pour le reste de la population générale. Il est donc recommandé de boire modérément, c’est-à-dire pas plus d’un verre de vin par jour ou 4 à 5 bouteilles de bière par semaine.
Le sommeil est important pour votre santé physique et mentale. Sans un bon sommeil, vous êtes plus à risque de développer des pathologies (telles que les maladies cardiaques) et des troubles psychologiques (comme la dépression ou l’anxiété).
Conseils nutritionnels pour les personnes vivant avec le VIH.
Si vous êtes suivi dans un centre de référence VIH, vous pouvez consulter une diététicienne gratuitement. L’objectif de la diététicienne n’est pas de vous empêcher de manger, mais de vous aider à vous sentir mieux (par exemple, si vous avez des difficultés à faire des efforts physiques). Vous pouvez vous y rendre sur rendez-vous à votre demande ou recommandation de l’équipe soignante.
Une diététicienne peut analyser avec vous votre alimentation et vous faire des propositions d'alimentation équilibrée.
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