Alimentation Après AVC: Recommandations Essentielles pour la Récupération

Après un accident vasculaire cérébral (AVC), l'alimentation joue un rôle central dans la récupération et la prévention d'un nouvel épisode. Face aux nombreux conseils et restrictions alimentaires, il est naturel que les personnes touchées par l'AVC et leur entourage se sentent parfois désorientés. Dans ce contexte, le choix des aliments et l'élaboration de repas adaptés contribuent à soutenir la santé et le bien-être.

Le quotidien peut être compliqué, notamment avec l'apparition de difficultés comme la perte d'appétit ou les troubles de la déglutition, qui nécessitent d'adapter les repas aux besoins de chacun. En établissement de santé, les professionnels accompagnent chaque personne touchée en tenant compte de ses besoins nutritionnels, de ses préférences et de ses capacités, afin de garantir des repas sûrs, variés et adaptés à la situation médicale.

Quels Aliments Privilégier en Cas d’AVC ?

Après un AVC, la consultation du médecin traitant, du neurologue, du diététicien ou du spécialiste ayant assuré la prise en soin de la phase aiguë s'avère recommandée pour établir un programme nutritionnel adapté. Une alimentation simple, variée et cuisinée maison contribue à retrouver un équilibre nutritionnel favorable à la récupération après un AVC.

Aliments recommandés:

  • Consommez 5 fruits et légumes par jour.
  • Des féculents complets à chaque repas, pâtes, riz, pommes de terre, semoule, pain.
  • Des légumes secs une fois par semaine.
  • 3 produits laitiers par jour (1 portion de fromage, pas plus).
  • Choisissez les viandes les plus maigres.
  • Du poisson, 2 à 3 fois par semaine (dont 1 fois du poisson gras).

En revanche, limitez les viennoiseries et pâtisseries, ainsi que les boissons sucrées et celles alcoolisées. Côté « matières grasses », privilégiez le végétal plutôt que le beurre… Enfin, pour les assaisonnements, le sel c’est avec modération. Préférez les herbes (persil, estragon, ciboulette…), les épices (cannelle, muscade, poivre…), oignon, ail, échalote.

Et bien sûr, faites attention à la taille de vos portions, à la maison comme au restaurant. Soyez attentif aux signaux de votre corps pour savoir quand vous avez faim et quand vous êtes rassasié.

Les fruits et légumes crus constituent de riches sources de fibres, potassium, acide folique, vitamines, minéraux, flavonoïdes, lignanes et autres micronutriments. Leur transformation industrielle en modifie la structure. Elle change leur composition chimique, leur valeur nutritionnelle, leur digestibilité et la biodisponibilité de certains constituants.

Une revue de littérature a répertorié l’ensemble des revues systématiques et méta-analyses d’études prospectives examinant les liens entre le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et la consommation des différents groupes alimentaires. Pour la catégorie des fruits et légumes, ce nombre s’élève à 21 %, avec un effet plus marqué des fruits (23 %) que des légumes (14 %).

La consommation de produits laitiers est associée à une réduction du risque d’AVC de 13 %. Cet effet protecteur est particulièrement marqué pour les produits laitiers pauvres en matière grasse et les fromages. Une relation dose-effet non linéaire a été mise en évidence entre la consommation de lait et le risque d’AVC.

Les consommateurs réguliers de poisson présentent un risque diminué d’AVC entre 9 et 14 % par rapport aux très faibles consommateurs. Les gros consommateurs de fruits secs oléagineux présentent une diminution du risque d’AVC de l’ordre de 10 % comparativement aux faibles consommateurs.

Le risque d’AVC est diminué de 23 % chez les consommateurs de thé. L’analyse de l’effet de dose montre une diminution de ce risque de 13 à 18 % pour une augmentation de la consommation de 3 tasses par jour. L’analyse par sous-groupes met particulièrement en avant le thé vert pour ses effets protecteurs.

Il semble exister une relation non linéaire entre la consommation de café et le risque d’AVC. Parmi tous les groupes d’aliments étudiés, seul celui des viandes rouges et transformées montre une relation positive avec le risque d’AVC. En effet, une consommation élevée de viandes rouges est associée à une augmentation du risque de 9 % comparativement à une consommation faible. Cette valeur s’élève à 14 % pour les viandes transformées.

En conclusion, cette revue de littérature apporte des preuves solides sur les liens entre la consommation des aliments des différents groupes et le risque d’AVC. Des consommations élevées de fruits, légumes, fruits secs oléagineux, produits laitiers, poisson et thé, ainsi que des consommations modérées de café et de chocolat sont à promouvoir pour réduire ce risque.

10 ALIMENTS À ÉVITER APRÈS UNE CRISE D’AVC - TOUT SAVOIR

Aliments à éviter ou à consommer avec modération

Les graisses saturées présentes dans certains aliments peuvent augmenter le taux de cholestérol. De même, les plats industriels contiennent généralement beaucoup de sel, de sucre et de graisses, des éléments à surveiller après un AVC. Les boissons sucrées augmentent l'apport calorique et peuvent perturber l'équilibre glycémique. Un apport trop important en sel favorise l'hypertension, tandis qu'une consommation excessive d'alcool est associée à un risque accru d'AVC chez certaines personnes. L'adaptation de l'alimentation et la limitation de ces aliments contribuent à la préservation de la santé après un AVC.

Consommation modérée de matières grasses animales et de produits sucrés:

  • Limitez les viennoiseries et pâtisseries.
  • Évitez les boissons sucrées et celles alcoolisées.
  • Préférez les matières grasses végétales au beurre.
  • Modérez votre consommation de sel.

Adapter l’alimentation au quotidien

La consultation des professionnels de santé adaptés constitue la première étape : médecin traitant, neurologue, diététicien ou le spécialiste qui a suivi la phase aiguë. Le recours à des aides matérielles ou techniques, comme la vaisselle ergonomique ou l'assistance d'un aidant, peut être nécessaire.

Les établissements de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) accompagnent les patients grâce à une approche pluridisciplinaire : soins, rééducation, prévention, organisation du retour à domicile.

Immédiatement après un accident vasculaire cérébral (AVC), un traitement approprié (l’injection de médicaments fluidifiants pour dissoudre le caillot au niveau de l’artère bouchée ou une intervention chirurgicale) permet d’empêcher la dégradation au niveau du cerveau.

Bien choisir ses aliments permet en effet de retrouver une santé optimale et prévenir tout nouvel accident.

L'importance de l'activité physique

Avec l’alimentation, la pratique d’une activité physique joue un rôle non négligeable pour prévenir la survenue d’un second accident. En effet, bouger présente des effets bénéfiques sur la neuroplasticité (capacité du cerveau à se réorganiser après une lésion), cela améliore la récupération fonctionnelle et la solidité osseuse souvent fragilisée après un AVC. Les capacités cardio-respiratoires s’en trouvent améliorées. Sans oublier que le risque de syndrome dépressif - souvent présent chez les patients post-AVC - est considérablement diminué.

Bien entendu, les séquelles étant extrêmement variables d’un patient à l’autre, seul votre médecin pourra vous donner le feu vert pour reprendre une activité. Et pas besoin d’envisager des séances interminables. Le simple fait de reprendre la marche aide à améliorer la performance motrice, la démarche, l'équilibre.

Puis dans un second temps, une activité modérée favorisera l’endurance et renforcera les fonctions cognitives et neuromotrices tout en réduisant les facteurs de risque cardio-vasculaire. Quant à la durée, les séances peuvent varier de 10 à 60 minutes avec une augmentation progressive, selon les capacités de chacun. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Arrêter de fumer

Le tabagisme est l’un des facteurs de risque les plus connus d’AVC et de rechute. On estime notamment que l’arrêt du tabac réduit le risque de rechute en permettant, entre autres, aux traitements de prévention secondaire - tels que les traitements antihypertenseurs - d’être pleinement actifs.

Écrasez votre dernière cigarette est l’une des manières les plus efficaces de réduire votre risque d’un autre accident.

Tableau récapitulatif des recommandations alimentaires

Groupe d'aliments Recommandations Bénéfices
Fruits et légumes 5 portions par jour, privilégier les crus Réduction du risque d'AVC (21%), riches en fibres, vitamines et minéraux
Féculents complets À chaque repas Source d'énergie, fibres
Légumes secs Une fois par semaine Source de protéines et de fibres
Produits laitiers 3 portions par jour, privilégier les faibles en matières grasses Réduction du risque d'AVC (13%)
Viandes maigres Privilégier les viandes blanches Source de protéines
Poisson 2 à 3 fois par semaine, dont une fois du poisson gras Réduction du risque d'AVC (9-14%)
Fruits secs oléagineux Consommation régulière Réduction du risque d'AVC (10%)
Thé Consommation régulière, privilégier le thé vert Réduction du risque d'AVC (23%)
Viandes rouges et transformées Limiter la consommation Augmentation du risque d'AVC

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