Alimentation Pendant le Cancer : Conseils Essentiels pour le Bien-Être et la Réussite des Traitements

Les facteurs nutritionnels jouent un rôle crucial pendant et après le cancer, influençant positivement ou négativement selon le type de cancer. Adopter une alimentation adaptée est essentiel, en complément d'une activité physique régulière, pour améliorer la qualité de vie et l'efficacité des traitements.

Évaluation de l'État Nutritionnel

Il est impératif d’évaluer l’état nutritionnel de votre patient tout au long du parcours de soins. Il constitue un enjeu pour permettre la réussite des traitements.

Pour évaluer l’état nutritionnel, il est recommandé de :

  • Peser le patient à chaque visite et de tracer dans le dossier l’évolution de son poids
  • Calculer son indice de masse corporelle (IMC)
  • Évaluer systématiquement ses ingesta

La réduction des ingesta est pour un patient atteint de cancer un facteur majeur de dénutrition.

Pour les personnes atteintes de cancer, la nutrition est un pilier important dans leur prise en charge. En effet, la dénutrition affaiblit l’organisme et diminue l’efficacité des traitements.

La prise en charge diététique et nutritionnelle est intégrée dans le panier de soins oncologiques de support. Des grilles de repérage et d’évaluation des besoins en soins de support destinés aux patients et aux professionnels de santé sont ainsi proposées.

Depuis décembre 2020, il est possible de prescrire un ensemble de bilans et de consultations aux patients bénéficiant d'une ALD dans le cadre de leur parcours de soins global après le traitement d’un cancer. Ce parcours comprend notamment un bilan nutritionnel et des consultations de suivi nutritionnel.

Recommandations Nutritionnelles Générales

Pour l’ensemble des patients, lorsque cela est adapté, il est conseillé de suivre les recommandations nutritionnelles valant pour la population générale.

Conseils Spécifiques pour les Patient(e)s Atteint(e)s de Cancer du Sein

D’après les études, il est conseillé aux patientes atteintes de cancer du sein de limiter les aliments riches en matières grasses et de privilégier les aliments riches en fibres.

Ainsi, les régimes pauvres en matières grasses sont associés à une diminution probable de la mortalité globale et du risque de récidive, et la consommation d’aliments contenant des fibres à une diminution probable de mortalité globale.

Bien que des études suggèrent que la consommation de soja, après diagnostic d’un cancer du sein, puisse être associée à une diminution du risque de récidive, en l’absence de précision sur les quantités, les durées, la temporalité par rapport aux traitements et les possibles interactions délétères avec les traitements, il est déconseillé à ces patientes d’en consommer.

Trouver un équilibre alimentaire après un cancer

Compléments Alimentaires, Jeûne et Plantes Médicinales

Pour tenir compte des possibles interactions délétères avec les traitements et les compléments alimentaires, il est déconseillé aux patients atteints de cancer d’en consommer en l’absence d’indication médicale et de déficit en nutriments nécessitant une supplémentation.

De rares études existent sur l’impact de certains champignons et plantes médicinales chinoises après le diagnostic d’un cancer. Dans l’état actuel des connaissances, il est déconseillé aux patients de s’auto administrer ces extraits ou décoctions pendant les traitements des cancers.

Pendant les traitements, il est déconseillé de pratiquer le jeûne thérapeutique ou un régime restrictif. L’analyse des connaissances scientifiques disponibles ne permet pas de conclure à l’intérêt de ces régimes au cours des traitements de cancers.

L'Importance de la Nutrition à l'Institut Curie

À l’Institut Curie, la nutrition est considérée comme un véritable soin dans la prise en charge globale de la maladie. Le maintien d’un bon statut nutritionnel est crucial pour le bien-être des patients atteints de cancer. Après les traitements le maintien d’habitudes alimentaires adaptées reste important.

Plusieurs facteurs peuvent altérer l’état nutritionnel des personnes atteintes de cancer :

  • La maladie elle-même : 30% à 50% des personnes atteintes de cancer sont amaigries par une perte d’appétit, la fatigue, des troubles métaboliques ou des difficultés à s’alimenter ;
  • Le stress lié à la maladie ;
  • Des troubles digestifs liés aux traitements.

Les équipes dédiées de l’Institut Curie conseillent et accompagnent les patients tout au long de leur prise en charge pour veiller à leur bon état nutritionnel, lutter contre la perte ou la prise de poids et également les aider à adapter leur alimentation en fonction des effets secondaires des traitements et assurer une complémentation nutritionnelle.

Missions de l'Unité de Nutrition de l'Institut Curie

Sur les sites de Paris et de Saint-Cloud, les diététiciennes nutritionnistes veillent à prévenir, corriger ou améliorer les éventuels troubles nutritionnels de chaque patient durant sa prise en charge.

L’équipe conseille pendant l’hospitalisation ou en consultation sur prescription du médecin oncologue, en cas de baisse d’appétit, de gêne pour déglutir, de troubles digestifs et / ou d’un amaigrissement en veillant à respecter les recommandations nationales en nutrition clinique.

Globalement, les missions de l’unité de nutrition de l’Institut Curie sont :

  • La promotion des recommandations nationales et internationales pour la prévention pendant et après cancer
  • Conseiller les patients d’un point de vue nutritionnel selon les situations cliniques : effets secondaires des traitements, troubles du goût, gêne à la déglutition, troubles du transit etc.
  • Assurer la prévention et dépistage de la dénutrition.
  • Traiter la dénutrition : alimentation enrichie hypercalorique et hyperprotidique, complémentation nutritionnelle orale et conseils diététiques personnalisés
  • Instaurer et suivre la nutrition artificielle : nutrition entérale avec voie d’abord nasogastrique ou gastrostomie, et nutrition parentérale sur Voies Veineuses Périphérique.

Une diététicienne référente est présente dans tous les services d’hospitalisation adulte et pédiatrie de l’Institut Curie pour conseiller le patient et l’aider à adapter son alimentation à ses besoins.

Webconférences de l'Institut Curie dédiées à la nutrition

Pour tous les patients traités à l’Institut Curie, des web-conférences « Nutrition et Cancer » sont proposées chaque mois en visioconférence afin de les sensibiliser et les accompagner au mieux.

  • Nutrition pendant et après cancer: web-conférence mensuelle d’1h30 sur Teams. Sensibilisation et conseils sur l’alimentation pendant et après un cancer. Prévention sur le risque de perte ou de prise de poids / Focus sur le cancer du sein localisé / Information sur le jeûne et les régimes restrictifs.
  • Surpoids, obésité et cancer: web-conférence trimestrielle d’1h30 sur Teams. Le surpoids et l’obésité favorisent-ils la survenue de cancers ? Par quels mécanismes ? Quels sont les facteurs favorisant la prise de poids ?

Troubles du Goût et de l’Alimentation

Les traitements anticancéreux ont souvent des effets secondaires (nausées, vomissements, anorexie, inflammation, altération du goût et de l’odorat…) qui peuvent induire une perte d’appétit. Ces troubles peuvent conduire à la dénutrition. Pour en atténuer l’impact, des conseils spécifiques aux troubles observés sont à prendre en compte.

Prévention de la Dénutrition

Une des complications fréquentes des cancers et de leurs traitements est la dénutrition. Une dénutrition peut gêner ou empêcher le traitement. A pathologie égale, un patient dénutri a un risque de mortalité plus important qu’un patient non dénutri. C’est pourquoi la dénutrition doit être prévenue et traitée.

Prévention de la Prise de Poids

Au cours du traitement du cancer du sein, la prise de poids concerne près d’une patiente sur deux. Cette prise de poids augmente le risque de récidive, de second cancer, de mortalité liée au cancer initial et de mortalité toutes causes confondues. C’est pourquoi elle doit être évitée ou limitée.

Recommandations Nutritionnelles pour la Pratique Clinique

La prise en charge nutritionnelle joue un rôle clé dans toutes les phases du traitement oncologique. Des progrès majeurs ont été accomplis ces 20 dernières années, mais des efforts en recherche clinique sont encore nécessaires.

La compréhension du rôle des facteurs nutritionnels chez les patients atteints de cancer, que ce soit pendant ou après les traitements, présente plusieurs spécificités par rapport à l’identification de facteurs en prévention primaire.

Ne pas faire perdre du poids aux patients présentant une surcharge pondérale du fait du risque associé de perte de masse musculaire et de dénutrition.

Le pamplemousse contient des substances appelées « furanocoumarines » situées dans la partie blanche sous l’écorce qui peuvent provoquer des interactions toxiques avec certains médicaments. De même, il est recommandé d’éviter la consommation de thé vert le jour du traitement ainsi que les deux jours qui le précèdent et qui le suivent. En effet, le thé vert peut augmenter la toxicité des traitements de chimiothérapie et réduire l’efficacité de la chimiothérapie ou de la radiothérapie (Réseau NACRe, 2019). Il n’existe actuellement pas de preuve montrant l’effet bénéfique du thé vert pendant le traitement du cancer.

5 Astuces Simples pour une Alimentation Vitalisante

Ces conseils sont tirés des recommandations de Kris Carr et de la naturopathe Céline Touati :

  1. Faites le plein de vitamines, de minéraux et d’enzymes : Consommez au moins 5 portions de fruits et légumes par jour pour bénéficier d'une grande quantité de nutriments essentiels. Variez les couleurs pour un apport diversifié en phytonutriments.
  2. Privilégiez le végétal cru : Consommez les fruits et légumes crus autant que possible, car la cuisson à haute température détruit les vitamines antioxydantes. Si vous préférez les aliments cuits, optez pour des cuissons douces comme la cuisson à l'étouffée ou à la vapeur.
  3. Chouchoutez votre cerveau : Apportez à votre cerveau une source d’énergie constante en consommant des aliments à index glycémique (IG) bas. Assurez-vous de consommer des lipides de qualité, notamment des omégas 3, présents dans les huiles de colza, de lin, de cameline, de noix, les algues, la mâche, le pourpier et les oléagineux.
  4. Hydratez-vous : Buvez au moins 1,6 à 2 litres d'eau par jour. Consommez également des eaux de fruits et de légumes pour nettoyer votre organisme en douceur.
  5. Réduisez le stress : Augmentez votre consommation d’aliments riches en magnésium pour lutter contre la fatigue chronique et le manque d’énergie causés par le stress. Optez pour les céréales complètes, les légumes secs, les fruits secs, les amandes, les noix, les noisettes, les graines de sésame, les légumes verts à feuilles foncées, l’avocat, la banane et le chocolat noir.

Recommandations Alimentaires et Prévention du Cancer

En France, 19 000 nouveaux cas de cancer peuvent être prévenus par une alimentation en lien avec certaines recommandations qui, selon les scientifiques, ont un impact réel sur l'espérance et la qualité de vie.

  • Limitez la consommation d'alcool : L'alcool est le principal facteur de risque alimentaire de cancer en France. Lorsqu'il est associé au tabac, il joue un rôle important dans le cancer de la langue, de la gorge, du sein et du foie.
  • Évitez les produits industriels : Parce qu'ils contiennent généralement peu ou pas de « substances biologiquement actives », bénéfiques pour la santé, les produits industriels ne peuvent fournir une protection anticancéreuse. De plus, les produits industriels sont généralement riches en énergie et favorisent donc le surpoids et l'obésité, qui sont deux facteurs de risque pour plus d'une dizaine de cancers.
  • Consommez des compléments alimentaires uniquement sur avis médical.
  • Modérez votre consommation de viande : L’excès de consommation de viande froide et de viande cuite à haute température, augmentera le risque de cancer de l'intestin. La consommation de viande ne doit pas dépasser 10% de l'apport énergétique quotidien. Mangez moins de viande rouge (jusqu'à 500 grammes par semaine), comme le bœuf, le veau, le porc et l'agneau.
  • Privilégiez les fruits et légumes : De nombreuses études ont montré que les personnes qui consommaient activement des fruits et des légumes développaient moins de cancers des voies digestives (bouche, œsophage, estomac, côlon), des voies respiratoires (bronches et poumon) et du pancréas.
  • Limitez les jus de fruits : Les jus de fruit passent dans la catégorie des boissons sucrées. Leur consommation devrait se limiter à 1 verre par jour.
  • Utilisez des épices, condiments, aromates et fines herbes pour donner du goût à vos plats.
  • Réduisez votre consommation de sel : La dose recommandée de sel/jour est en moyenne de 5 g. Attention aux apports cachés en sel dans les conserves, les plats préparés industriels et les produits transformés.

Alimentation Équilibrée et Bien-Être

Une alimentation saine et équilibrée associée à une activité physique quotidienne adaptée est une source de bien-être. Ceci est d'autant plus vrai quand il faut mobiliser toute son énergie pour combattre la maladie.

Le diagnostic du cancer ainsi que les traitements associés ont parfois des répercussions sur l’alimentation.

Des troubles comme la perte d’appétit, la modification du goût et de l’odorat, la fatigue peuvent mener à un déséquilibre alimentaire. Les conséquences sont visibles et se traduisent, selon les cas, par des pertes ou des prises de poids, mais également par une diminution du tonus général.

Il est primordial de continuer à se faire plaisir à travers son alimentation et ainsi être en mesure de fournir toute l’énergie nécessaire pour lutter contre la maladie. En somme il est important de vivre le plus normalement possible.

Qu'est-ce qu'une Alimentation Équilibrée ?

L’alimentation doit avant tout rester un plaisir même si la maladie et ses traitements modifient les habitudes et les envies. Ainsi, il faut identifier les aliments qui font envie et supprimer ceux qui peuvent poser des problèmes de tolérance.

L’apport calorique journalier doit être suffisant et adapté à chaque personne (en fonction de la taille, du poids, du sexe, de l'âge, de l'activité physique, etc.).

Une alimentation équilibrée doit être variée afin de prévenir les carences et être constituée d’au moins 3 repas par jour.

Principes Clés d'une Alimentation Équilibrée

  • Boire selon sa soif entre 1,5 et 2 litres d'eau par jour : L'eau constituant 60 % du poids de notre corps, son apport est fondamental sous toutes ses formes (eau plate, eau gazeuse, thé, tisane, bouillon, café léger, etc.).
  • Manger 5 fruits ou légumes par jour : Qu’ils soient crus, cuits, frais, surgelés ou en conserve, il est conseillé de consommer cinq portions de fruits et légumes par jour (environ 80 g par portion), soit 400 g minimum.
  • Des féculents à chaque repas : Les féculents, comme le pain, les pâtes, le riz, les céréales, les légumes secs (lentilles, etc.) ou les pommes de terre, sont une source importante de fibres, de vitamines et de minéraux.
  • Des produits laitiers 3 fois par jour : Ils sont une source de calcium, de protéines et de vitamines comme le lait, les yaourts, le fromage blanc, les petits-suisses et les fromages affinés.
  • La viande, les œufs, les produits de la pêche : au moins une fois par jour. Source importante de protéines et de fer, il est préférable de privilégier les viandes maigres (volailles) et de consommer du poisson deux fois par semaine.
  • Les matières grasses végétales et animales en petite quantité : Présentes à chaque repas, il convient de privilégier celles d’origine végétale (huiles, crème de soja) et de limiter celles d’origine animale (beurre, crème fraîche).
  • Les aliments sucrés, salés ou les boissons sucrées et alcoolisées : Ils sont à consommer avec modération, juste pour le plaisir. La consommation d’alcool est à éviter autant que possible.

Ce qu'il Faut Savoir

  • Les compléments alimentaires ne remplacent pas l’apport de fruits et de légumes.
  • Une alimentation équilibrée couvre d’elle-même les besoins nutritionnels.
  • Un bon équilibre nutritionnel se compose sur une semaine, pas à chaque repas.

Surveillance du Poids

Pour maintenir son poids de forme, il est conseillé de le surveiller en se pesant deux fois par semaine, dans les mêmes conditions (même heure, même balance, même vêtement) et en prenant comme référence le poids d’avant la maladie.

En cas de variation de plus de 10 %, il faut le signaler à son oncologue.

Que Faire en Cas de Perte de Poids ?

La perte de poids indique que l’énergie apportée par l'alimentation est inférieure aux dépenses énergétiques de l’organisme. Il faut alors augmenter l’apport de certains aliments riches en énergie.

  • Les aliments sucrés : On peut augmenter la dose de sucre dans les yaourts ou le thé par exemple, ou encore consommer du miel, de la confiture, du chocolat. Et pourquoi ne pas se faire plaisir en dégustant une glace, un dessert lacté ou une pâtisserie ?
  • Les aliments gras : Il est possible d’ajouter de la crème fraîche, de l’huile ou du beurre dans les pâtes, le riz, les légumes ou les soupes. Certains aliments peuvent être introduits dans l’alimentation comme le fromage sec ou encore certains fruits secs (noix, cacahuètes, pistaches, etc.).
  • Les aliments riches en protéines : Un œuf ou du fromage peut être rajouté dans une salade. Une soupe peut être agrémentée avec du jambon mixé, un jaune d’œuf, du lait entier ou en poudre ou du fromage râpé.
  • Les compléments nutritionnels artificiels : Dans certains cas, des compléments nutritionnels riches en protéines peuvent être prescrits par le médecin. Ce ne sont pas des substituts de repas mais bien des compléments alimentaires, ils ne remplacent donc pas le repas. Ils seront pris en charge par la sécurité sociale et font partie intégrante du traitement. Ils existent sous différentes formes (solide et liquide) et sont à consommer de préférence froids à distance des repas (au minimum 1 h 30 avant les repas). Avant de prendre des compléments alimentaires, il est important d'en parler à son médecin.

Que Faire en Cas de Prise de Poids ?

Une prise de poids peut être provoquée par la maladie, par la prise de certains traitements de chimiothérapie, d’hormonothérapie ou à base de corticoïdes. Aussi, le premier réflexe est d'en parler à son médecin.

Dans le cas d’un traitement long à base de corticoïdes, il sera notamment conseillé de :

  • Faire 3 repas par jour sans grignotage entre les repas et de manière générale, ne pas se resservir à table ;
  • Boire au moins 2 litres d’eau par jour ;
  • Réduire l'apport en sel. Il est possible de diminuer le sel dans les plats en le remplaçant astucieusement par des épices (curry, curcuma), herbes ou encore des aromates (ail) ;
  • Limiter les aliments sucrés : pâtisseries, boissons sucrées ;
  • Limiter les aliments gras : charcuterie, fromage sec, biscuits salés, chips.

De plus, une activité physique régulière et adaptée est fortement recommandée quand elle est possible. Bouger diminue la fatigue et l’anxiété mais est également associé à une meilleure réponse aux traitements, à une diminution du risque de récidive et permet de conserver une bonne qualité de vie.

Quelques Conseils Pratiques

Des restrictions et des conseils spécifiques peuvent être donnés par le personnel soignant selon la maladie et les traitements.

Les traitements anticancéreux peuvent affaiblir le système immunitaire. Il est donc primordial d'observer une hygiène irréprochable lors de la préparation des repas (lavage des mains, des aliments avant et après épluchage, du réfrigérateur et garder une cuisine toujours bien entretenue).

Il est préférable de privilégier les modes de cuisson qui préserveront les vitamines (vapeur, en papillote ou mijoté) et d’éviter les fritures et le barbecue au feu de bois ou au charbon.

Il est important de prendre le temps à chaque repas (au minimum 20 minutes) et de bien mâcher les aliments. Le moment du repas doit se dérouler dans une ambiance agréable. Si les odeurs fortes, notamment de cuisine, sont gênantes, il faut essayer de les éviter (salle à manger, balcon, terrasse, etc.).

Résumé des Recommandations Nutritionnelles
Recommandation Détails
Évaluation Nutritionnelle Peser régulièrement, calculer l'IMC, évaluer les ingesta
Apports Généraux Suivre les recommandations pour la population générale
Cancer du Sein Limiter les graisses, privilégier les fibres
Compléments Consommer seulement sur indication médicale
Alcool Limiter ou éviter
Produits Industriels Éviter
Viande Rouge Modérer la consommation
Fruits et Légumes Consommer au moins 5 portions par jour
Hydratation Boire 1.5 à 2 litres d'eau par jour

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