Le mulot est un petit rongeur discret, souvent sous-estimé, qui peut causer des dégâts considérables dans les jardins, les cultures agricoles, et même à l’intérieur des habitations. Il est à même de causer de nombreux dégâts, il est essentiel de trouver des solutions pour contrôler sa prolifération. Cet article se propose de plonger en profondeur dans la biologie, le comportement, les dégâts, ainsi que les méthodes de lutte contre ce nuisible. Cet examen détaillé est crucial pour tout jardinier ou agriculteur cherchant à protéger ses cultures de ce ravageur sournois.
Le terme « mulot » désigne principalement plusieurs espèces de rongeurs du genre Apodemus, le plus commun étant le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus). Il existe plusieurs espèces de mulots en France. Nous nous attacherons, ici, à décrire les plus communes qui correspondent à Apodemus sylvaticus (mulot sylvestre) et Apodemus agrarius (mulot des champs ou mulot rayé).
Ces petits mammifères, proches des souris, se distinguent par une taille légèrement supérieure à celle de ces dernières. Le mulot se différencie des souris par ses oreilles, ses yeux et ses pattes postérieures plus grandes. Il diffère du mulot à collier par sa taille inférieure, le collier jaunâtre fin ou parfois inexistant, plus long et jamais complet. Un mulot adulte mesure entre 8 et 10 cm de longueur corporelle, avec une queue qui peut faire jusqu’à 9 cm. Son poids varie généralement entre 20 et 30 grammes. Le mulot mesure environ 20 cm, il vit en général dans un terrier construit en hauteur.
Le mulot se caractérise par un pelage brun sur le dos, avec une teinte plus claire sur le ventre. Le pelage dorsal est gris, fauve et beige tandis que le ventre est gris clair. Son pelage est gris-brun en dessus, plus ou moins roussâtre. Les jeunes mulots sont d’une teinte plus terne, tirant sur le gris, et leur pelage s’éclaircit en grandissant. Les jeunes mulots ressemblent aux souris, mais ils n’ont pas l’odeur de celles-ci. Le pelage des jeunes mulots est gris-brun dessus et gris-blanc dessous. Ses yeux sont noirs et proéminents, bien adaptés à la vision nocturne, tandis que ses oreilles sont relativement grandes par rapport à sa tête, lui conférant une ouïe fine. Le Mulot sylvestre ou Mulot gris est proche de la taille d’une souris. On le distingue aisément par ses grands yeux proéminents et ses oreilles bien développées. La queue, plus courte ou de même longueur que l’ensemble tête-corps, est couverte de poils épars sur toute sa longueur. Le mulot a quatre doigts et cinq orteils plus grands que ceux de la souris. Cette apparence discrète et ses petites pattes agiles en font un rongeur difficile à détecter lorsqu’il se déplace dans les sous-bois ou les champs cultivés.
Le mulot est principalement nocturne, ce qui le rend souvent difficile à observer. Il s’agit d’un animal nocturne et crépusculaire. Animal principalement nocturne, le mulot vit caché pendant la journée et s’active à la tombée de la nuit. Il est connu pour ses mouvements rapides et sa capacité à grimper, ce qui lui permet de se faufiler dans les arbres, les buissons et même les bâtiments. Contrairement à de nombreux autres rongeurs, le mulot ne creuse pas de terriers profonds mais utilise plutôt des galeries superficielles ou se réfugie dans des cavités naturelles. On le reconnaît à son comportement dans la mesure où il s’agit d’un animal sauteur.
Ces rongeurs sont omnivores et se nourrissent d’une variété de matières végétales : graines, baies, racines, ainsi que d’insectes et d’autres invertébrés. Le mulot a une alimentation variée. Cette alimentation variée leur permet de survivre dans divers environnements, des forêts denses aux jardins urbains. Le mulot est un animal à la fois prudent et rusé. En effet, il prend le temps d’évaluer chaque situation avant d’entreprendre une quelconque action. Il n’est pas du genre à se montrer dans un endroit exposé à la vue de tous. Il construit son terrier à partir de feuilles, de mousse et d’herbes déchiquetées.
Le mulot sylvestre est originaire d’Europe et d’Asie de l’Ouest. Le Mulot sylvestre est sans doute le rongeur le plus ubiquiste et le plus répandu en Europe. Il est présent majoritairement en Europe, en Asie ainsi qu’en Afrique du Nord. On le retrouve largement répandu à travers toute l’Europe, de la Scandinavie au nord, jusqu’à la région méditerranéenne au sud. On le retrouve principalement en extérieur : champs, bois, lisières, prés, jardins, parcs, haies, buissons, dunes, terres humides, etc. Il s’adapte aisément à divers habitats, qu’il s’agisse de forêts, de prairies, de terres agricoles, ou de jardins urbains. En France, le mulot est particulièrement commun, présent dans presque toutes les régions, à l’exception des zones trop arides ou excessivement urbanisées. On retrouve le mulot à Grasse dans les bois, les jardins, les parcs, les champs, les greniers.
Le mulot est un rongeur de petite taille que l'on trouve en campagne et en montagne jusqu'à 2500 mètres d'altitude. Proche cousin de la souris, le mulot vit principalement la nuit.
Le cycle de vie du mulot sylvestre est relativement court, mais caractérisé par une grande prolificité. La période de reproduction du mulot a lieu principalement entre mars et octobre même si les mâles et femelles peuvent s’accoupler toute l’année. La période de reproduction de ce rongeur s’étend de mars à octobre avec une forte croissance en été. Un couple de mulots peut engendrer plusieurs portées par an, généralement entre quatre et six portées. Le nombre de petits dans une portée varie de 2 à 9. Il peut y avoir entre 2 à 6 portées par an. Chaque portée compte entre quatre et huit petits. La période de gestation dure environ 24 jours, et les jeunes sont sevrés après trois semaines. La période de gestation dure une vingtaine de jours. Ils atteignent la maturité sexuelle à l’âge de deux mois, ce qui permet une multiplication rapide des populations. Les nouveaux nés sont nus et aveugles.
Le mulot a une espérance de vie moyenne d’environ 1 à 2 ans dans la nature, bien que de nombreux individus ne survivent pas au-delà de quelques mois en raison de la prédation et des conditions environnementales. La durée de vie moyenne du mulot à l’état sauvage est de 3 mois. Elle peut, toutefois, aller jusqu’à 20 mois. Son espérance de vie est assez courte, il vit en moyenne un an. À l’état sauvage, il peut vivre de 3 à 20 mois. Toutefois, le mulot a plusieurs prédateurs, à savoir les serpents, les chats ou les hiboux. Cependant, dans des conditions favorables et en l’absence de prédateurs, les populations de mulots peuvent croître de manière exponentielle, entraînant des infestations rapides.
Les mulots prospèrent dans des environnements où ils trouvent à la fois de la nourriture et un abri adéquat. Les conditions climatiques tempérées, avec des hivers doux et des étés humides, sont idéales pour ces rongeurs. Les prairies, les forêts mixtes, les haies, les bordures de champs, ainsi que les jardins bien fournis en végétation, offrent des habitats parfaits pour ces animaux. Ils sont également attirés par les zones cultivées où les céréales, les légumineuses et autres plantes cultivées sont présentes en abondance. Leurs activités sont souvent exacerbées en automne, lorsque les graines et les fruits sont disponibles en grande quantité. De plus, le mulot est capable de survivre en hiver en se réfugiant dans des galeries souterraines ou en se nourrissant de réserves accumulées durant l’été et l’automne. On le retrouve souvent dans les maisons, il a l’habitude de s’abriter à l’intérieur des murs.
Le mulot a un régime alimentaire varié, mais il montre une nette préférence pour certaines plantes et graines. Son alimentation se compose en grande partie de graines mais également des fruits (glands, faines, noisettes), des parties vertes des plantes et, à l’occasion, des invertébrés (insectes, vers, mollusques...). Les cultures céréalières comme le blé, l’orge et le maïs sont particulièrement vulnérables. Le mulot aime également les racines de légumes tels que les carottes, les pommes de terre et les betteraves. Les arbres fruitiers ne sont pas épargnés, les mulots étant capables de ronger l’écorce des jeunes arbres, causant ainsi des dommages significatifs. Dans les jardins, les tulipes et autres bulbes sont souvent attaqués, les mulots creusant pour atteindre les bulbes sous terre. Ils peuvent également s’en prendre aux semis et jeunes plants, qu’ils déterrent ou rongent avant qu’ils n’aient le temps de se développer. Le mulot sylvestre est un petit rongeur qui vit à la campagne et se nourrit de ce qu’il trouve. C’est son régime alimentaire qui le transforme en ravageur de jardin : il se nourrit de graines, de baies, d’insectes, de racines comme la carotte, le céleri, le navet, les pommes de terre et attaque des légumes comme les poireaux et les tomates. Le mulot est donc un véritable nuisible qui peut causer beaucoup de dégâts.
Les dégâts causés par les mulots peuvent être considérables, surtout en cas de forte infestation. Dans les cultures céréalières, les mulots consomment non seulement les graines, mais ils endommagent aussi les plants en creusant des galeries à leur base, ce qui peut conduire à leur dessèchement et à une diminution de la productivité. Dans les vergers, les mulots peuvent ronger l’écorce des jeunes arbres, ce qui peut entraîner des maladies, des infections fongiques, ou même la mort de l’arbre s’il est complètement ceinturé. Les dommages aux bulbes de fleurs peuvent être si importants que les jardiniers amateurs et professionnels constatent souvent des pertes totales, les bulbes étant dévorés avant même de pouvoir germer. Le mulot est un petit animal nuisible pour les cultivateurs, car il détruit les plantes du potager. Le mulot mange des graines et peut ainsi générer des pertes. Consommateur de fruits et légumes, il dégrade sensiblement les cultures maraîchères. Dans les champs, il peut détruire rapidement une récolte en raison de sa reproduction intense. De plus, il peut s’attaquer aux semences et annihiler le travail des exploitants.
La prévention est la première ligne de défense contre les infestations de mulots. Il est essentiel de maintenir un environnement propre et bien entretenu autour des cultures et des jardins. Cela inclut le désherbage régulier pour réduire les cachettes potentielles, le retrait des tas de compost et de déchets végétaux qui peuvent attirer ces rongeurs, et la gestion adéquate des haies et des bordures de champs. En agriculture, la rotation des cultures peut également contribuer à réduire les risques d’infestation. L’alternance de cultures moins appétentes pour les mulots, telles que le colza ou les légumineuses, peut aider à briser le cycle de prolifération de ces nuisibles.
Pour protéger les jeunes plants et les bulbes, il est possible d’utiliser des grillages ou des filets de protection sous terre. Ces barrières physiques empêchent les mulots d’accéder aux racines et aux bulbes. Dans les vergers, l’utilisation de colliers ou de manchons autour des troncs d’arbres peut prévenir les dégâts causés par le rongement de l’écorce. L’entretien des infrastructures, comme les bâtiments agricoles, est également crucial pour éviter que les mulots ne s’y installent. Il est recommandé de colmater les fissures, de bien fermer les portes et fenêtres, et de vérifier régulièrement les points d’accès potentiels.
La lutte biologique contre les mulots repose principalement sur l’encouragement des prédateurs naturels. Les rapaces nocturnes, tels que les chouettes et les hiboux, sont des chasseurs efficaces de mulots. Installer des perchoirs ou des nichoirs à proximité des zones infestées peut attirer ces prédateurs et réduire naturellement la population de mulots. Les serpents, notamment les couleuvres, jouent également un rôle dans le contrôle des populations de mulots. De plus, certains mammifères carnivores comme les renards, les belettes et les fouines sont des prédateurs naturels du mulot. Enfin, sachez que le chat est un prédateur du mulot, tout comme les rapaces que vous pouvez attirer en installant des perchoirs.
En complément de la lutte biologique, l’utilisation de pièges mécaniques peut être efficace pour contrôler les populations de mulots. Il est important de placer ces pièges dans les zones d’activité fréquente des mulots, comme les bords des champs, les haies ou près des galeries visibles. Les pièges doivent être inspectés et réinitialisés régulièrement pour maximiser leur efficacité. Il existe aussi des répulsifs biologiques à base de plantes, comme l’huile essentielle de menthe poivrée, qui peuvent être utilisés pour éloigner les mulots. Cependant, leur efficacité peut varier et ils doivent être appliqués fréquemment pour être réellement dissuasifs.
Pour préserver votre potager ou arbres fruitiers, seules les méthodes non chimiques sont possibles. En revanche pour protéger votre habitat, des solutions chimiques sont autorisées, vous pouvez vous référer à l’article « Comment contrôler les rongeurs ? ».
Les méthodes culturales peuvent également être employées pour contrôler les populations de mulots. Par exemple, le travail du sol en automne, juste avant l’hiver, peut exposer les galeries de mulots et réduire leurs chances de survie. De même, la réduction des bordures non cultivées ou le maintien d’une végétation basse autour des cultures peut limiter les habitats favorables à ces rongeurs. Enfin, certaines pratiques comme l’irrigation fréquente ou le labour profond peuvent perturber les galeries de mulots et les obliger à se déplacer vers des zones moins propices, réduisant ainsi leur impact sur les cultures. La fertilisation avec du tourteau de ricin offre une bonne solution répulsive et naturelle.
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