L'alimentation des volailles en agriculture biologique est un sujet crucial pour garantir la santé des animaux, la qualité des produits et le respect de l'environnement. Cet article explore en profondeur les aspects réglementaires, les avantages, les défis et les solutions liés à cette pratique.
Choisir de la nourriture poule bio, c'est s'assurer que vous offrirez à votre volaille des produits de qualité, garantis sans OGM. Comme chez les êtres humains, sélectionner un produit issu de l'agriculture biologique ne peut avoir que des conséquences positives. Un sac de mélange pour poule pondeuse Bio contiendra en effet des ingrédients triés sur le volet qui participeront au bon développement de vos bêtes.
Opter pour une alimentation des poules avec des produits issus de la production biologique, c’est garantir une qualité irréprochable au grain que vous mettez dans leur mangeoire. Tous les produits contenus dans un sac de mélange pondeuse bio respectent un cahier des charges strict. Composé de blé, d’orge ou encore de tourteaux de soja et de tournesol, le tout certifié sans OGM, il constituera un menu complet plein de bonnes céréales et de vitamines.
Les céréales composent la base du régime alimentaire des gallinacés. Vos aliments complets poules pondeuses ne pourront pas être convenablement digérés s’ils ne sont pas accompagnés de coquilles d’huîtres. Ce fameux sac que l’on retrouve dans tous les poulaillers contient de quoi faciliter la digestion de vos animaux. Les cailloux ou le sables jouent le même rôle de broyage des aliments, ne vous étonnez donc pas si vous surprenez vos bêtes en train d’en ingurgiter.
Le repas de vos pondeuses ne sera pas complet sans un abreuvoir rempli d’eau fraîche et claire. La poule est un animal qui boit beaucoup (entre 250 et 300 ml par jour, jusqu’à 600 lorsqu’il fait chaud !). En plastique ou en métal galvanisé, à pieds, en forme de siphon… Vous trouverez forcément le modèle qui conviendra au mieux à votre installation. Si vous vous procurez un abreuvoir, profitez-en pour vous équiper d’une mangeoire par la même occasion. C’est un autre élément indispensable au bon déroulement de la vie dans votre nouvelle basse-cour.
Si vos poules ingurgitent une bonne partie de vos déchets, elles ne peuvent pas non plus ne consommer que cela. Différentes possibilités s'offrent à vous quant au choix des produits que vous pourrez leur proposer. Cela ne vous empêche pas de leur donner en plus les déchets alimentaires de la maison. Faites cependant attention lorsque vous donnez vos déchets à votre volaille. Certains ne doivent pas se retrouver dans l’estomac de vos amies à plumes, car ils leur seraient néfastes.
Dans toute l’Union européenne, un nouveau règlement européen (UE) 2018/848 concernant la production, la transformation, la distribution, l’importation, le contrôle et l’étiquetage des produits biologiques est applicable depuis le 1er janvier 2022. Il abroge les anciens règlements (CE) no 834/2007, (CE) no 889/2008 et (CE) no 1235/2008. L’Institut national des appellations de l’origine et de la qualité (INAO) veille à l’application homogène de ce règlement européen.
Le règlement européen 2018/848 qui définit les conditions de production de poulets de chair biologiques est applicable à l’ensemble des pays de l'Union européenne.
Une exigence importante en matière de production de poulets de chair biologiques est l'utilisation de souches à croissance lente (avec une liste positive de souches et/ou un gain moyen quotidien qui est plafonné) ou un âge d'abattage d'au moins 81 jours.
La réglementation européenne impose que les matières premières utilisées pour l’alimentation des volailles biologiques proviennent « principalement de la région ».
La production de poussins biologiques permet d'éviter la période de conversion de 10 semaines et donc d'abattre avant 70 jours. À l’heure actuelle, la production de poussins biologiques est très limitée. L’Autriche et l’Allemagne sont les seuls pays où il existe une production de parentaux biologiques pour les poulets de chair.
De plus, certains cahiers des charges spécifiques ou règlements produits par des associations proposent une série de spécifications qui vont au-delà des exigences de la réglementation européenne, créant d’autres disparités entre pays européens.
La production biologique de poulets de chair a pris une part croissante du marché français ces dix dernières années, malgré un contexte actuel plus difficile. Dans cette production, le parcours est un atout pour l’éleveur, les animaux et l’environnement.
La France est le plus grand producteur européen de poulets de chair biologiques (35 % de l’ensemble des volailles biologiques de l’Union) dans un contexte de production française très segmentée avec des poulets de chair de type standard, sous certification de conformité produit (CCP), Label Rouge, d’indication géographique protégée (IGP) ou issus de l’agriculture biologique (AB).
En 2021, le cheptel de poulets biologiques représentait 1,9 % du cheptel français de poulets, soit presque 15 millions de poulets de chair biologiques répartis dans 1 043 exploitations certifiées biologiques produisant des poulets de chair (Agence Bio, 2021). Cette production est fortement régionalisée (Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine). Les deux départements qui concentrent le plus d’élevages sont la Vendée et les Deux-Sèvres, avec une centaine d’exploitations chacun.
Au niveau de la consommation, la volaille biologique représentait, en 2020, 14 % des poulets entiers et 4 % des découpes de poulets achetés par les ménages français. Le cheptel s’est stabilisé depuis 2019, après avoir connu une forte augmentation depuis 2016.
En 2020, les produits sous signe officiel de qualité ont suscité un engouement. Le consommateur s’est réorienté vers des produits biologiques servant de repère, dans un contexte de crise sanitaire.
L’accès à un parcours extérieur, obligatoire pour les productions biologiques, constitue un des facteurs essentiels pour le respect du bien-être des animaux aux yeux du consommateur.
Le parcours de volailles est une surface favorisant le bien-être des animaux, le confort de l’éleveur et les services écosystémiques des élevages plein air. Il est souvent perçu comme une parcelle sous-exploitée.
Lorsqu’il est considéré comme une partie intégrante du système d’élevage et que son aménagement est bien réfléchi, les risques potentiels peuvent être maîtrisés et le parcours peut être à l’origine d’une multitude de services à la fois sociétaux, environnementaux et économiques.
Évolution du cheptel de poulets biologiques en France :
Un enjeu important des élevages biologiques avicoles concerne la sous-utilisation du parcours par les animaux : bien que ceux-ci puissent accéder à cette zone, son utilisation n’est pas uniforme au sein d’un même lot.
L’accès aux parcours expose les oiseaux à la faune sauvage, qui peut provoquer du stress et des pertes par prédation et être le réservoir de multiples agents infectieux ; certains sont particulièrement préoccupants en AB en raison des restrictions thérapeutiques.
Les principales infections bactériennes sont à Campylobacter et Salmonella (infections soumises à déclaration car elles posent un problème de santé humaine, alors que leur présence n’induit pas de signes de maladie chez le poulet). Parmi les maladies virales, outre les virus influenza (voir encadré 1), la bursite infectieuse (virus de Gumboro) est encore présente.
INRAE ainsi que d’autres institutions publiques comme l’Anses et les instituts techniques (ITAVI, ITAB, Iteipmai) mettent en œuvre des recherches afin d’objectiver et de quantifier les activités antimicrobiennes/immunomodulatrices de nombreux extraits de plantes (Girard et al., 2021 ; Tomal et al., 2022 ; Travel et al., 2021, 2022), d’algues (Coudert et al., 2020), d’insectes (Sedano et al., 2024) et de peptides antimicrobiens (Guyot et al., 2020).
À plus long terme, une piste d’étude ambitieuse serait l’aménagement de l’environnement d’élevage pour favoriser l’expression du comportement d’automédication des animaux, c’est-à-dire la possibilité pour l’animal de choisir soit sur le parcours, soit sous forme d’additifs dans l’aliment ou l’eau de boisson, les plantes ou extraits de plantes, minéraux (grit), micronutriments dont il a besoin pour limiter ses pathologies, se purifier de produits toxiques ou revenir à un état physiologique d’homéostasie (Rodriguez & Wrangham, 1993).
La grippe aviaire est une infection virale hautement contagieuse des oiseaux sauvages et d’élevage, causée par des virus influenza de type A. Selon leur virulence, on distingue deux catégories de virus : les virus faiblement pathogènes (IAFP) ou les virus hautement pathogènes (IAHP), ces derniers appartenant tous aux sous-types H5 ou H7.
Pour l’instant, un avis de l’Anses du 5 décembre 2022, relatif aux « conditions de mise à l’abri des volailles élevées en plein air » considère que la mise à l’abri des volailles reste la mesure la plus efficace pour éviter le contact des volailles avec l’avifaune sauvage.
Pour tenir compte de la problématique d’atteinte au bien-être des animaux qui sont affectés par des mesures de mise à l’abri, sous certaines conditions, l’accès à un parcours extérieur réduit pour les volailles est désormais autorisé pendant la période la plus à risque et l’Anses considère que des travaux de recherche sont nécessaires afin d’améliorer les conditions de mise à l’abri des volailles habituellement élevées en plein air.
La surface nécessaire pour un élevage avicole biologique est supérieure aux autres modes d’élevage, que ce soit concernant la partie bâtiment ou l’ajout d’une surface de parcours. Le parcours doit ensuite être clôturé, ce qui engendre des frais de mise en place pour l’éleveur.
La conception de ce parcours doit tenir compte de la praticité d’utilisation : flux sur le site, circulation du matériel agricole, curage du bâtiment et/ou son déplacement dans le cas d’un bâtiment mobile ; mais elle doit également prendre en compte la facilité d’accès au parcours pour les volailles : positionnement du bâtiment et de ses ouvertures, forme du parcours adaptée autour du bâtiment pour favoriser la sortie des volailles.
L’entretien du parcours doit être réfléchi en amont de sa mise en place pour que cela soit optimisé. La gestion de la clôture est un poste de travail important et chronophage, notamment pour garantir la bonne conduction du courant dans les fils électriques disposés autour du parcours et ainsi éviter toute intrusion de prédateurs terrestres.
Des systèmes de trappes à fermeture manuelles ou automatiques peuvent aussi permettre de protéger les volailles dans le bâtiment la nuit, si la clôture n’est pas suffisamment sûre. Cela ajoute donc une charge pour la personne responsable de l’élevage, qui doit s’assurer de la qualité de la clôture tout au long de l’année, mais d’autant plus à la période de forte pousse végétale (coïncidant avec la période de reproduction de certains prédateurs tels que le renard, qui renforce leur pression sur les élevages avicoles à cette période).
Malgré l’étanchéité de la clôture, les volailles peuvent être soumises à une prédation aérienne sur le parcours (Bonnefous et al., 2022). La pression de certains rapaces peut même conduire à rendre obligatoire l’installation de filets pour couvrir la totalité du parcours, ce qui ajoute une contrainte forte.
D’après une enquête, réalisée auprès de plusieurs éleveurs de poules pondeuses AB dans le cadre du projet VALORAGE, 37 % des éleveurs interrogés en région Pays de la Loire expriment des difficultés de gestion du parcours vis-à-vis de la prédation terrestre et aérienne (Alimentation 100 % bio, 2022).
Une autre contrainte liée à l’élevage de plein air est la gestion des épizooties d’influenza aviaire, avec la claustration qui nécessite des mesures d’adaptation (enrichissements, accès à un jardin d’hiver…) pour...
La nourriture poule bio que vous avez sélectionnée fera, il n’y a aucun doute, le bonheur de vos protégées. Et elles vous en remercieront bien en vous offrant chaque jour une récolte de bons œufs frais dont vous vous régalerez !
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