L’alimentation des bovins, ovins et caprins est un facteur déterminant pour leur santé, leur productivité et la qualité des produits qu’ils fournissent. Cet article explore les besoins nutritionnels de ces animaux, les bonnes pratiques d’alimentation et les réglementations en vigueur en France.
L’objectif général du projet de thèse était de produire des connaissances pour contribuer au développement de bonnes pratiques d’alimentation des caprins, ovins et bovins des régions chaudes. La méthodologie utilisée dans ce projet a croisé des méta-analyses à une approche expérimentale.
Les besoins énergétiques d’entretien des caprins, ovins et bovins des régions chaudes seraient plus élevés que ceux des ruminants des régions tempérées. Ces différences ont été partiellement attribuées à la capacité des génotypes animaux de ces régions de mobiliser une fraction des nutriments ingérés à des fonctions non productives dont l’adaptation aux stress et le coût énergétique de l’ingestion et la digestion de rations plus fibreuses.
Des besoins énergétiques pour la production du même ordre de grandeur que ceux des génotypes des régions tempérées ont été estimés. Nos estimations des besoins protéiques d’entretien et de production indiquent que ceux-ci sont plus élevés avec les génotypes tropicaux comparativement aux génotypes tempérés.
La hiérarchie des besoins entre espèces varie avec leurs modalités d’expressions (expression du poids métabolique). Le système d’unité d’alimentation énergétique et protéique de l’INRA, basé sur une approche mécaniste de l’utilisation des aliments, conduit potentiellement à une bonne évaluation des ressources alimentaires.
Une mise à jour de 2010 de ce guide essentiel pour l'éleveur met à jour les recommandations alimentaires basées sur les connaissances acquises récemment grâce à la recherche sur la nutrition des ruminants. La "gestion de l'alimentation" nécessite une compréhension claire de la composition chimique, de la valeur nutritionnelle du fourrage et des matières premières utilisées dans les rations.
La ration alimentaire des bovins, et plus généralement des ruminants, est essentiellement constituée de fourrage. Il existe en plusieurs types, qui se distinguent par leur mode de conservation :
L’herbe tient une place prépondérante dans l'alimentation des bovins (60 % en moyenne).
Les fourrages ne couvrent pas toujours tous les besoins des bovins. L’éleveur, qui connait ses animaux et sait évaluer leurs besoins, va régulièrement adapter la ration qu’il leur distribue. En particulier, il va la compléter avec des aliments concentrés, d’origine végétale et minérale. Une grande partie des compléments de nature végétale est produite sur l’exploitation, notamment les céréales.
Enfin, l’éleveur met à disposition des animaux, au pré ou à l’étable, de l’eau potable et propre.
A chaque étape de la filière, les professionnels s'engagent pour garantir aux consommateurs une viande bovine de bonne qualité. A ce titre, les éleveurs respectent des normes exigeantes notamment pour la nourriture qu’ils distribuent à leurs animaux. En France, les viandes bovines proviennent d’animaux nourris exclusivement de végétaux et de compléments minéraux.
L’apport de compléments alimentaires aux fourrages est encadré par une règlementation rigoureuse, tant à l’échelon national qu’européen. La réglementation impose un étiquetage précis de tous les produits achetés par l’éleveur et destinés à l’alimentation des animaux.
Pour éviter tout risque de contamination des bovins par l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), l’utilisation de farines animales est interdite dans leur alimentation. Depuis 1990, en France, les farines de viandes et d’os sont interdites dans l’alimentation des bovins. En 1994, l’interdiction a été étendue à l’alimentation de tous les ruminants, bovins, ovins et caprins.
En 2000, en France et dans l’Union Européenne, pour éviter toute possibilité de contamination croisée accidentelle des aliments destinés aux ruminants, l’utilisation des farines animales a été suspendue dans l’alimentation de tous les animaux dont les produits sont destinés а la consommation humaine.
De plus, l’ajout d’additifs à action anabolisante ou antibiotique dans les aliments distribués aux bovins est interdit.
La culture, l’importation et l’utilisation de plantes génétiquement modifiées pour l’alimentation animale sont soumises à une règlementation très stricte : seules certaines variétés sont autorisées après évaluation réalisée au cas par cas par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), et par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA). Leur utilisation est ensuite soumise à des règles précises de traçabilité et d’étiquetage et à un contrôle rigoureux de la part des Pouvoirs Publics.
Par ailleurs, les compléments alimentaires commercialisés peuvent être fabriqués à partir de plantes génétiquement modifiées importées de pays où leur culture est autorisée comme c’est le cas pour le soja. Ils sont soumis à un étiquetage informatif obligatoire, précisant la présence d’un organisme génétiquement modifié ou d’un de ses dérivés, dès lors que leur quantité est supérieure à 0,9 %.
Cela permet non seulement d’assurer la traçabilité des produits, mais surtout d’informer clairement l’éleveur sur la composition des compléments alimentaires qu’il achète, et donc lui permettre de choisir l’alimentation qu’il souhaite distribuer à ses animaux.
En France, pour les bovins, la majeure partie de la ration provient de l’herbe des prairies naturelles et de végétaux cultivés sur l’exploitation. Ces animaux à croissance lente, engraissés jusqu’à l’âge de trois ans en moyenne, donnent une viande de qualité réputée.
Après avoir passé environ huit mois au pâturage avec leur mère et avoir été sevrés, leur régime alimentaire alterne des phases de pâturage exclusif, sans autre aliment, au printemps, en été et en automne, avec des phases d’alimentation en bâtiment, l’hiver, quand l’herbe ne pousse plus, reposant sur du foin ou autre fourrage conservé, plus des céréales et des tourteaux.
Il y a bien sûr quelques variantes à cette alimentation type. En région Limousine, certaines génisses sont abattues jeunes vers 10 à 20 mois. De même, les bœufs issus de races laitières sont sevrés très tôt, et reçoivent durant les trois premiers mois de leur vie de l’aliment d’allaitement, du foin, des céréales et des tourteaux avant d’aller au pâturage.
Les bovins mâles issus du troupeau français peuvent avoir plusieurs destinées :
La production de taurillons donne une viande peu colorée. Elle est majoritairement destinée au marché export. Leur alimentation est assez standardisée. Les trois quarts des jeunes bovins produits dans notre pays sont alimentés avec des aliments comportant du maïs-fourrage (plante entière).
L’alimentation des vaches laitières se partage en 3 périodes :
Pour les vaches allaitantes, les périodes se ressemblent si ce n’est que la période de production consiste pour la vache à porter et allaiter son veau. Ayant un besoin énergétique moindre, son alimentation est davantage basée sur les fourrages que celle des vaches laitières. Sur cette période, les vaches passent 60 à 80 % de l’année au pâturage, le plus souvent avec de l’herbe seule.
tags: #alimentation #des #bovins #ovins #et #caprins
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic