Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble intestinal fonctionnel qui provoque des maux de ventre, de l'inconfort digestif, des troubles du transit, des ballonnements et affecte environ 5% de la population. Il peut toucher les personnes de tous les âges, mais il se déclare souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Il touche davantage les femmes que les hommes, et il y a souvent une composante familiale.
Douleurs, crampes intestinales... Les symptômes du SII sont variés et il n’existe pas de tests médicaux pour déterminer précisément si un patient en est atteint ou pas. Ainsi, une partie du processus de diagnostic consiste à exclure la présence d’autres maladies connues, ce qui peut demander des examens complémentaires : analyses de sang, d’échantillons de selles, imagerie médicale et/ou tests alimentaires.
Après l’exclusion d’autres causes, le médecin pourra poser un diagnostic de SII en se basant sur les critères de Rome IV. Le SII se caractérise par une douleur abdominale récurrente survenant en moyenne au moins 1 jour par semaine dans les 3 derniers mois, avec des symptômes apparus au moins six mois avant le diagnostic (1). Le SII avec constipation est plus répandu chez les femmes que les hommes, peut-être en raison des différences hormonales.
Il n'existe pas de médicaments pour soigner l'intestin irritable. Le traitement médicamenteux ne peut aider qu'à soulager des symptômes. D'autres mesures sur l'hygiène de vie peuvent aider. Par exemple, comme le stress accroît le SII, il est conseillé d'apprendre à mieux gérer son stress, par de la relaxation, de la sophrologie, de la méditation... Une aide psychologique et des antidépresseurs sont aussi parfois utilisés. Le syndrome de l’intestin irritable (SII) pourrait en partie être lié au stress ou à un épisode de fatigue intense.
Une étude récente de l'université de Göteborg a montré que des ajustements alimentaires réduisent les symptômes de l’intestin irritable chez plus de sept patients sur dix. Cette étude a comparé trois traitements : deux diététiques (conseils diététiques + régime pauvre en FODMAPs, ou bien régime low carb) et un basé sur l’utilisation de médicaments (3). Les participants étaient des adultes présentant des symptômes sévères ou modérés du SII.
Parmi les participants ayant reçu des conseils diététiques traditionnels avec le régime pauvre en FODMAPs, 76 % ont vu leurs symptômes diminuer de manière significative, contre 71 % dans le groupe « low carb » et 58 % dans le groupe « médicaments ».
Le régime pauvre en FODMAPs, imaginé au début des années 2000, a vu sa popularité croître car il représente une solution pour beaucoup de personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable. Les molécules de FODMAPs sont des glucides dits à chaîne courte, présents dans certains aliments, qui sont peu absorbés par l’intestin et se retrouvent dans le côlon (4).
Pour la Dre Martine Cotinat, gastro-entérologue, nutritionniste et auteure de Soignez le reflux naturellement,"le régime pauvre en FODMAPs est un super régime pour soulager rapidement les symptômes digestifs. Il est d'ailleurs reconnu par les instances officielles en gastro-entérologie pour cela. Mais il ne résout pas le problème de base qui nécessite de trouver un nouvel équilibre.
Les aliments riches en FODMAPs sont ceux qui contiennent du fructose en excès (pomme, mangue, pastèque, miel, sirop de maïs à haute teneur en fructose), du lactose (lait…), riches en fructo-oligosaccharides (artichaut, asperges, betterave, choux, aubergine, ail, poireau, oignon, blé, seigle, pomme, pastèque, kakis, endive…), riches en galacto-oligosacchardides (légumineuses), contenant des polyols (pomme, abricot, avocat, mûres, pêche, poire, prune et pruneau, pastèque, chou-fleur, champignon, maïs doux). Le blé est donc à éviter.
Le régime sans FODMAP, généralement recommandé aux patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, est un régime strict qui exclut différents aliments, dont le gluten et le lactose. L’étude a porté sur 105 personnes souffrant du syndrome de l'intestin irritable. Pendant quatre semaines, elles ont mangé beaucoup moins de sucre et d’amidon. Outre les friandises sucrées, la consommation de féculents était limitée (une portion de pain complet ou de porridge par jour), le porc, le bœuf, l’agneau, le poisson, la dinde, le poulet, les œufs, les légumes verts pouvaient être consommés sans aucune restriction ; les aliments ultra-transformés devaient également être évités.
Le régime pauvre en FODMAPs doit être réalisé avec l'aide d'un professionnel de santé spécialisé en nutrition (diététicien-nutritionniste ou médecin nutritionniste). En effet, s'il est mal réalisé, ce régime peut être source de carence micronutritionnelle, d'isolement social et de dysbiose intestinale (déséquilibre de la flore intestinale). De ce fait, ce régime se déroule en trois phases :
La réintroduction des FODMAPs se fait via un test d’ingestion d’un groupe de FODMAP en petite quantité, par exemple le lait pour les Disaccharides (lactose). Il faut tester la tolérance au lait en petite quantité et augmenter les doses de manière croissante en 3 temps afin de définir un seuil pour chacun, tout en alternant avec un jour de repos en chaque prise. Il est recommandé de les réintroduire en dehors des repas pour identifier facilement les symptômes et pour ne pas confondre avec un autre aliment. Si les symptômes ressentis sont modérés, on stoppe la réintroduction et on passe à un autre aliment.
| JOUR 1 | JOUR 2 | JOUR 3 | JOUR 4 | JOUR 5 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Réintroduction du lactose | 100 mL de lait | Jour de repos | 200 mL de lait | Jour de repos | 300 mL de lait |
Après 3 jours de repos, il est possible de faire ce même cheminement avec un autre groupe de FODMAPs comme le miel pour les Monosaccharides (fructose). Attention, on réintroduit uniquement une seule famille de FODMAP par semaine.
| JOUR 8 | JOUR 9 | JOUR 10 | JOUR 11 | JOUR 12 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Réintroduction du fructose | 1 g de miel | Jour de repos | 2 g de miel | Jour de repos | 3 g de miel |
Pour y remédier, il important de privilégier les fibres solubles aux fibres insolubles. Les fibres insolubles irritent la paroi intestinale et accélèrent la motricité de l’intestin.
Respecter les conseils de base en alimentation santé dans le cadre de troubles fonctionnels intestinaux est très important avant d’exclure un quelconque aliment. En effet, pour éviter toute carence et tout dommage social, l’alimentation se base sur les principes suivants :
Différentes données suggèrent que les probiotiques, qui se présentent souvent sous la forme de gélules ou de poudre renfermant des micro-organismes vivants, pourraient être bénéfiques pour traiter le syndrome de l’intestin irritable. Les résultats parfois divergents peuvent s'expliquer par la diversité des souches utilisées.
La menthe poivrée (Mentha piperita) est un remède populaire contre le SII, qui a démontré son efficacité dans plusieurs études (1). Les fibres alimentaires sont des glucides qui ne sont ni digérés ni absorbés dans l’intestin grêle. "Les fibres alimentaires sont fréquemment recommandées pour améliorer les symptômes chez les patients atteints de SII avec constipation prédominante", explique le Pr Sabaté, gastro-entérologue (1).
Les compléments alimentaires peuvent jouer un rôle essentiel dans la gestion du syndrome du côlon irritable (SCI), ils offrent un soutien supplémentaire pour atténuer certaines manifestations associées à cette maladie. C'est ici que le complément alimentaire transit TransitPulse entre en jeu. Le complément alimentaire transit TransitPulse se présente comme une solution efficace et durable pour atténuer les inconforts digestifs, les ballonnements, les transits irréguliers, et les problèmes d'élimination.
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