Test de l'alimentation Advance ATX-5000 : Faut-il avoir peur ?

Avec les alimentations noname importées directement de Chine, on pensait avoir touché le fond. Grossière erreur. Car on peut trouver dans les boutiques bien de chez nous des choses encore pire. Je sais qu’il est rarement judicieux d’écrire un texte, et à fortiori un article « à chaud », mais là, bon, voila quoi.

09H pétante, arrivée au laboratoire de Canard PC. Sur mon bureau, deux alimentations qui doivent constituer les tests électriques du jour. A ma gauche, une Heden PSX-A380. Un modèle acheté rue Montgallet pour 13€ TTC il y a quelques jours et destiné à répondre à la question suivante : que vaut l’alimentation la moins chère disponible en France en « retail » ? A ma droite, une Advance ATX-5000, un modèle toujours d’entrée de gamme, mais un peu plus chère (19€) et qui représente tout simplement l’une des alimentations les plus vendues en France, de l’avis de plusieurs e-commerçants.

Advance ATX-5000 : Un examen approfondi

Première à passer sur le banc, l’Advance ATX-5000. Avant même de brancher l'alimentation, la méfiance est déjà de mise à la simple lecture de l'étiquette. Annoncé à "480 Watts Max", le bloc ne délivre que 20A sur le rail +12V, soit 240 Watts. Vu que 70% du courant d'un PC est consommé sur ce rail, il s'agit donc plus d'une alimentation de 300 Watts que de 480.

Commençons donc les tests avec une charge de 20%. Première surprise, le PF est mesuré à 0.62 et l'efficacité dépasse à peine les 70%. Le bloc a pourtant été acheté en France et contient le logo CE : il doit donc contenir une électronique de correction du facteur de puissance. Dans note cas, il semble qu'il s'agisse d'une version passive et parfaitement inefficace.

Charge à 50%. Même constat. Passons à 100%. Problème : vu les spécifications de l’alim, nous devons nous limiter à 325 Watts pour respecter les différentes limitations sur les rails. Le tout mis en charge, le temps de vaquer à quelques lectures de datasheets, une forte déflagration retenti, entrainant la mise en sécurité des multiples disjoncteurs du labo. Boom, alim en choux-fleur.

Soit. Une alimentation défectueuse est toujours possible. Heureusement, nous disposons de 3 alimentations du même type. Une seconde rejoint donc le banc de test. Après quelques minutes, multiples détonations, très forte odeur de brulé et crise cardiaque évitée de peu pour l’humble testeur armé de son extincteur. Inutile de dire que tout ceci est parfaitement scandaleux et que nous n'avons pas de mots assez durs contre Advance.

C'est indéniable, chez Advance, on a le feu sacré et dans le cas présent, ce sont les transistors d'entrées, sous dimensionnés, qui ont pris. Que le problème survienne sur une alimentation est une chose. Sur deux dans les mêmes conditions en est une autre. Surtout quand on sait que ces deux alimentations ont étés achetées l'une à Montgallet, l'autre chez un e-commerçant. On peut donc difficilement incriminer un problème sur une série.

Couverture anti-feu à portée de main, les tests pouvaient reprendre avec l'Heden PSX-A830. Par rapport à l'Advance, peu de choses changent : logo quasi-identique, électronique similaire, boitier semblable (je vous fait grâce de la photo) et étiquette louchissime.

Voici donc une alimentation de "480 Watts (Max)". Mais si on lit bien la ligne, on s'aperçoit que ce n'est pas la puissance que l'alim est capable de délivrer, mais celle qu'elle consomme sur le 230V du secteur ! Forcement, avec une efficacité de 70%, on tombe à 330 Watts de restitué côté continu.

La répartition des courants selon les rails. Contrairement à Advance, les valeurs affichées paraissent plus crédibles On a droit à deux rails +12V capables en théorie de délivrer 18A chacun, soit 36A pour les deux. On notera la faute sur l'étiquette qui mentionne une valeur cumulée pour le +5V et le +12V alors qu'il s'agit bien sur du +5V et du +3.3V.

Voici donc pour les "informations" inscrites sur l'étiquette. Pour rire, après avoir effectués quelques tests dont nous vous parlerons plus bas, nous avons soumis l'alimentation à la même charge de 325 Watts qui avait entrainé l'implosion des deux blocs Advance. Mais cette fois, nous avons filmé la scène, au cas où l'impensable se produirait encore une fois.

Mon PC fait des bruits étranges, comment résoudre ses problèmes ?

Bonne nouvelle ! Chez Heden comme chez Advance, la médiocrité est un point avec lequel on ne transige pas. Même test, même sanction. Court-circuit général au bout de quelques minutes et disjonctage de l'intégralité de l'installation électrique. Tout cela avec un courant consommé nettement en dessous des prétendues spécifications.

Heureusement, nous avions pris nos dispositions cette fois et nous avons mesuré la forme du courant consommé avec une charge de 200 Watts et réalisé les tests d'harmoniques. La forme du courant n'a rien d'une sinusoide et les harmoniques mesurées sont largement au delà des seuils permis par les normes européennes. Le maigre PFC qui équipe ces alimentations n'est clairement pas en mesure d'offrir un résultat convainquant.

Sur toute la ligne, ces alimentations sont donc catastrophiques.

Mise à jour du 24/04/2013

Cet article a fait l’objet d’une procédure judiciaire intentée par la société PCA France à notre encontre de 2008 à 2013. Lors des travaux préparatoires à notre défense, nous avons fait effectué de nombreux tests par de grands laboratoires de tests agrées, qui ont confirmés en tous points les résultats obtenus ci-dessus. La Tribunal nous a finalement donné raison face à PCA France, reconnaissant la qualité de notre travail et exigeant uniquement la suppression de deux paragraphes imprécis de la conclusion.

Le mois dernier, nous vous présentions un premier test de l’alimentation Noname Heden PSX-A830 qui a fait beaucoup de bruit. Pour rappel, après l’autodestruction de plusieurs de ces alimentations sur notre banc de test, nous avions mis en doute les caractéristiques revendiquées par l’importateur, la société PCA France. S’en est alors suivi un droit de réponse agressif mettant en doute nos compétences ainsi que des menaces de procès. Un mois plus tard, nous n’avons toujours pas obtenu les documents attestant de la conformité de ce modèle, pas plus que l’assignation devant la justice.

Par contre, de très nombreux lecteurs, assembleurs et revendeurs nous ont fait part de leurs déboires avec les alimentations premier prix en général. Certains témoignages plus poussés nous sont également parvenu, comme celui de Jacques Mezan de Malartic, responsable de la commission CEM (compatibilité électromagnétique) du Réseau des Émetteurs Français (REF-Union, une association reconnue d'utilité publique).

Celui-ci assure que « les perturbations de réception sont désormais très fréquentes et bien souvent dues à des alimentations à découpage de PC ou d'autres appareils électroniques. » et nous indique avoir reçu le témoignage d’un radioamateur dont les communications ont été gravement perturbées par l’alimentation Heden utilisée par le PC d’un voisin. Poursuivant, « le cas de l'alimentation Heden [...] nous a été signalé par un membre de notre association et nous souhaitons porter la réclamation au plus haut niveau possible».

Enfin, Jacques Mezan de Malartic nous informe de l’existence d’une procédure engagée en Angleterre contre un fabricant d’alimentation dont les produits dépassent de loin les normes autorisées en termes d’émissions électromagnétiques.

Pour revenir à l’article que nous avions publié, il constituait simplement une démonstration spectaculaire d’un cas pratique isolé, bien que nous ayons reproduit les tests deux fois. C’est pour cette raison que nous avons décidé de pousser beaucoup, beaucoup plus loin les tests afin de publier l’article le plus complet possible sur les alimentations bas de gamme « Noname ».

Pour cela, il nous fallait un cobaye et c’est de nouveau l’Heden PSX-A830 que nous avons choisi, non pas dans un quelconque esprit de « vengeance », mais parce qu’elle fait partie des modèles low cost les plus distribués en France. Dans cet article, nous allons donc décortiquer ce modèle à un niveau jamais vu afin d’évaluer ce que vaut exactement cette alimentation, composant par composant.

Avant de poursuivre, un point à préciser : les mesures et tests que nous effectuons n’ont pas pour vocation d’être ceux d’un laboratoire agréé. Nous ne décernons pas de certificats officiels garantissant la conformité (ou non) d’une norme. Ce n’est tout simplement pas notre métier. Par contre, comme tous journalistes, nous pouvons donner notre avis sur tel ou tel produit en fonction des éléments que nous jugeons pertinents et cela, dans la limite de nos compétences, de notre bonne foi et du matériel utilisé. A ce sujet, il est intéressant de noter que les appareils de mesures que nous utilisons sont calibrés, eux, par un laboratoire agrée reconnu par les organisations officielles.

Pour mener à bien ces tests, nous avons achetés une quinzaine d’alimentations identiques auprès de deux revendeurs afin de nous assurer que nous ne disposions pas d’un modèle défectueux ou d’une « mauvaise » série. Nous avons ensuite dessoudé un à un tous les composants d’une partie de ces alimentations afin d’en étudier le fonctionnement. Nos résultats sont donc le fruit d’une longue analyse. Mais avant de nous intéresser à sa construction interne, commençons par l’aspect extérieur.

La PSX-A830 V2.2 d’Heden est généralement vendue comme modèle « générique » de 480 Watts, une puissance d’ailleurs revendiquée par le constructeur et inscrite clairement sur l’étiquette. Elle dispose d’un connecteur ATX 20+4 broches, d’un connecteur ATX +12V à 4 broches, de 3 Molex classiques et de 2 fiches SATA. Selon nos informations, ces alimentations sont en fait produites par le constructeur chinois Soly-Tech selon un cahier des charges spécifique à l’importateur français.

Premier détail : sur le site de Soly-Tech, on trouve une gamme d’alimentation ATX portant la mention « Ver2.2 », tout comme sur l’alimentation Heden. Dans cette gamme, aucun modèle ne dépasse les 400 Watts puisque ceux-ci s’échelonnent de 220 à 400 Watts.

Enfin, dernier point à noter, l’étiquette indique la présence d’un PFC (Power Factor Correction - Correction du facteur de puissance) actif (3) comme le prouve très bien la phrase « Alimentation en PFC active ».

Calculons maintenant la puissance disponible à l’aide des indications que nous donne l’étiquette. Ecrit en rouge (1), on retrouve cette puissance de 480 Watts vantée par le fabricant. La répartition des courants est indiquée dans le tableau (2) situé juste en dessous. Celui-ci indique les puissances maximum par tension, puis les puissances maximums cumulées sur les différents rails. On voit ainsi, sur la dernière colonne du tableau que la puissance maximum cumulée sur les rails +3.3V, +5V et +12V est de 455 Watts.

Mais si l’on y regarde de plus prêt, ces valeurs sont totalement erronées, car l’avant-dernière colonne du tableau spécifie une puissance cumulée pour les rails +5V et +12V de seulement … 130 Watts ! Or, toujours selon l’étiquette, le +3.3V ne peut fournir que 14 Ampères, soit à peine plus de 46 Watts. Si l’on respecte les 130 Watts pour les rails +5V et +12V, qu’on rajoute les 46 Watts du rail +3.3V ainsi que les 12 Watts du -12V et les 12.5 Watts du +5 VSB, on obtient une alimentation de 130 + 46 + 12 + 12.5 = 200.5 Watts.

On peut émettre plusieurs hypothèses concernant ces valeurs incohérentes et contradictoires. Il peut s’agir d’une erreur typographique : par exemple, la puissance de 130 Watts inscrites dans l’avant-dernière colonne ne seraient pas celle des rails+5V et le +12V cumulés, mais plutôt celle des rails +3.3V et +5V. Il peut également s’agir d’une manœuvre volontaire pour tromper l’acheteur sur la puissance réelle de l’alimentation.

Bien qu’obligatoire pour tous les produits vendus dans l’union européenne depuis 2001, la PSX-A830 d’Heden ne contient aucun dispositif de correction du facteur de puissance (PFC). Et ce, malgré les informations écrites sur l’étiquette. En conséquence, les harmoniques générées dépassent largement les normes.

Côté haute fréquence, la PSX-A830 intègre les condensateurs et inductances obligatoire pour limiter la pollution electro-magnétique. Mais ce n’est pas le cas sur tous les modèles vendus par Heden ! La PSXA330U par exemple, n’en contient absolument aucun.

Sur l’Heden PSX-A830, le redressage est effectué par quatre diodes 4A05 : un montage moins propre, mais plus économique qu’un pont redresseur complet. Une fois redressé, le courant est stocké dans deux condensateurs de 470 µF spécifiés à 200 Volts. Ces composants font parties des plus importants (et les plus chers) de toute l’alimentation.

Les condensateurs utilisés dans l’alimentation sont des modèles chinois sans marque apparente et sont spécifiés à 85°C. Etrangement, tous les condensateurs marqués « 470 µF » que nous avons testés ont été mesurés à seulement 340 µF en moyenne, soit une capacité presque 30% inférieure à la valeur spécifiée ! En pratique, il pourrait s’agir de condensateurs de 330 µF remarqués en 470 µF pour économiser quelques centimes.

Au fur et à mesure que nous dépecions les PSX-A830, il est apparu qu’étrangement, la taille du transformateur semblait varier d’un échantillon à l’autre malgré le fait que les références étaient strictement identiques, tout comme le reste de l’alimentation. LA seule solution était de démonter entièrement ces transformateurs et de les comparer ensuite. Tous ceux que nous avons extraits étaient des modèles ERL-35, référence qui indique la taille du transformateur.

Sur les 12 Heden PSX-A830 éventrées, 5 d’entre elles étaient dotées d’un ERL-28 remarqué et les 7 restantes intégraient un véritable ERL-35.

Tout d’abord, les condensateurs de 470 µF situés en entrée ne sont en fait que des modèles de 330 µF. Ensuite, les transistors chargés du découpage sont de vieux NPN sous-dimensionnés, là ou on pourrait s’attendre à des MOSFETs.

Ces transistors sont spécifiés pour un courant maximal de 16A à 25°C en mode pulsé. Pour vous donner un ordre d’idée, les alimentations Zalman de 360 Watts sont équipées de transistors capables de fournir 36A dans les mêmes conditions.

Le courant disponible en sortie est ainsi directement lié aux diodes Schottky utilisées sur les différents rails. Côté +3.3V, le composant est capable de tenir 16 ampères alors que le rail est spécifié à 14 ampères sur l’étiquette. Tout juste donc, sans compter que ces valeurs sont données à 25°C et qu’on chute à 10A à 90°C. Côté +5V, le SB3045ST peut supporter jusqu’à 30A à température ambiante, mais chute à 20A à 90°C. Ceci reste toutefois en adéquation avec les 21A indiqués sur l’étiquette.

Enfin, c’est le +12V qui pêche le plus. Alors que cette tension est de loin la plus utilisée dans les PC récents (souvent à hauteur de 80% de la puissance totale consommée), le SBL2060C utilisé ne peut délivrer que 20A, grand maximum, alors que l’étiquette parle de 2 x 18 ampères. On en est loin.

A la vue du schéma, archi-classique, on constate qu’il n’y a pourtant qu’un seul rail +12V. Cette fois, pas de surprises : tous les condensateurs sont bien proches de leurs valeurs nominales. Toutefois, les références choisies par le fabricant semblent un peu faiblardes, avec environ 2000 µF au total par rail.

Les composants choisis démontrent encore une fois qu’il est impossible que les valeurs indiquées sur l’étiquette soient respectées. Par exemple, le rail +12V ne peut délivrer les 36 ampères maximum promis et ne contient pas deux rails. Dans des conditions théoriques optimales (inatteignable en pratique), il ne pourrait dépasser les 20A.

Le fonctionnement est très simple : ce petit PCB s’intercale entre l’alimentation +12V dédié au ventilateur du PCB principal et le ventilateur en lui-même, un modèle 8 cm de GlobeFan Tech. Il fait ensuite varier la vitesse de rotation en fonction de la température relevée par la sonde.

Comme chacun le sait, la directive RoHS est rentrée en vigueur en 2006 et proscrit l’usage des soudures au plomb dans tous les appareils vendus. Nous avons donc cherché un moyen de savoir si un PCB contenait du plomb ou pas.

Comme nous venons de le démontrer, il est maintenant clair que la PSX-A830 d’Heden est, au mieux, une alimentation de 240 Watts. Ceci explique naturellement son autodestruction lorsque nous la testions avec une charge de 325 Watts, pourtant nettement inférieure aux indications du constructeur. On peut donc maintenant se demander ce que vaut la PSX-A830 en tant qu’alimentation de 240 Watts.

De 20 à 100% de charge (donc de 48 à 240 Watts), l’efficacité n’est pas si mauvaise, avec une moyenne de 73%. Certes, on est loin des 85% obtenus par des alimentations haut de gamme, mais on aurait pu s’attendre à pire. Ces chiffres sont d’ailleurs très proches de ceux de l’alimentation à 5€ que nous avions ramené directement de Chine. L’efficacité du +5VSB souffre par contre de la mauvaise conception de ce rail : la diode de régulation est soudée sur le PCB d’une manière pas franchement catholique.

Poursuivons avec les tests de transitions ou l’on constate exactement le même comportement que pour les tests de Ripple : a partir de 150 Watts, la chute de tension provoquée par un brusque changement de l’intensité devient notable. A 240 Watts, on termine juste au dessus du minimum permis par la norme ATX. Dans le sens inverse par contre (passage de 15A à 2A), rien à signaler : la hausse de tension qui en résulte

Le verdict de ce test est sans appel et même alarmant puisque ces alimentations ont claqué très rapidement alors que la puissance demandée était de seulement 325 watts, les alimentations ont même entrainé des courts-circuits dans la pièce de test (ce qui veut dire que le fusible de l'alimentation n'a pas fonctionné).

L'importance de bien lire les spécifications

Les alimentations sont bien souvent réduites à l'interprétation de leur puissance maximale. On conseille alors un modèle en fonction du nombre de Watts affiché sur la boîte. Or, la puissance d'une alimentation ne se limite justement pas à sa puissance maximale. En effet, une alimentation dispose de plusieurs lignes de tensions.

  • +3.3V : la mémoire vive, une partie de la carte mère - environ 25W au total
  • +5V : les disques durs, les lecteurs optiques - environ 35W au total
  • +12V : le processeur, la carte graphique - 70 à 85% de la consommation d'une machine.

Il apparaît de manière assez claire que, combinées, les lignes 3.3V et 5V ne représentent que peu d'importance sur la consommation d'une machine et qu'il faut donc privilégier une alimentation donnant beaucoup de puissance sur le 12V. Car justement, certains fabricants jouent d'ingéniosité pour proposer des alimentations de (fausse) grande puissance.

Lorsque 480W est moins puissant que 450W !

Prenons un exemple concret avec l'alimentation Advance ATX-5012, un modèle premier prix. Celle-ci est annoncée comme pouvant délivrer 480W au maximum. En lisant l'étiquette, il apparaît que cette valeur ne pourra être atteinte qu'un court instant et que la puissance maximale combinée est de 380W. Ensuite, cette même étiquette nous apprend que l'alimentation peut délivrer jusqu'à 210W sur les lignes 3.3V et 5V ! La puissance maximale pouvant être donnée au processeur et à la carte graphique ne devra donc pas excéder 170W !

Deuxième exemple, le bon élève, avec la Corsair CMPSU-450HX, un modèle plus haut de gamme. Comme son nom le laisse supposer, il s'agit ici d'un modèle 450W. Dans ce cas, l'étiquette du produit annonce une puissance maximale combinée de 130W pour les lignes 3.3V et 5V (20A chacun) et 396W pour le 12V. L'alimentation est plus de deux fois plus puissante que l'Advance ATX-5012, pourtant vendue comme pouvant délivrer 30W de plus que la Corsair.

Il convient donc de bien faire attention aux étiquettes des produits premiers prix et de ne surtout pas se fier à la puissance globale, souvent affichée en gros sur la boîte.

En bonnes alimes de 500watts tu as par exemple la corsaire hx 520watts, la seasonic S12 500watts, les Antec earthwatts et neohe 500, la fortron bluestorm...la ADVANCE ATX-5000S qui est très bien notée par ce site et d'autres.

Personnellement, j´ai cramé une alim "noname" de 350W sur une machine consommant moins de 200W... et j´aurais pu y perdre toute ma machine. Il est donc impératif de ne prendre que de la marque (Antec, Hyper, Fortron...) car ces produits offrent généralement une meilleure protection : sur tensions, sous tensions, sur-intensité, sous-intensité...

Comment vérifier si votre alimentation faiblit ?

Tout d´abord, il faut commencer par lire les indications fournies sur l´alimentation elle-même. Si les ampérages et les puissances conviennent, on pourra procéder à des relevés sous Windows avec AsusProbe (pour les cartes mères Asus) ou MotherBoardMonitor. Une alimentation qui faiblie verra ses tensions varier significativement selon la charge de la machine. Une variation de plus de 3% (soit 0.4V pour la ligne 12V, 0.15V pour celle de 5V et 0.1V pour le 3.3V) est à éviter.

Des plantages à répétition peuvent avoir comme origine une alimentation qui ne convient pas : les tensions chutent au mauvais moment, générant des erreurs de calculs. Erreurs pas nécessairement visibles, mais qui finissent par corrompre les données de la machine, et générer des plantages plus ou moins sauvages. C´est pour cette raison qu´il est impératif de réinstaller son OS après remplacement d´une mauvaise alimentation !

La répartition des ampérages. Les PC récents ont principalement besoin du 12V. 25 à 30A sur le 5V est généralement suffisant. +5V, +12V, +12V et +3.3V charge maximale : 460W. C´est la ligne la plus importante, car c´est elle qui donne la puissance réellement disponible. Cette valeur doit être très proche de la puissance "de vente".

Si la puissance totale disponible (422W) est proche de la valeur annoncée, c´est la répartition des puissances qui ne convient pas. Le 5V est largement surdimensionné avec 50A tandis que le 12V est trop faible avec seulement 18A.

Cette fois, même en supposant qu´on utilise toutes les lignes au maximum, celles-ci ne sont même pas capables de fournir les 480W pour lesquels les produits sont annoncés ! Et comble de l´ironie, il est marqué sur l´étiquette : "Heden : le partenaire des pros"...

Tableau comparatif : Advance ATX-5000 vs Corsair CMPSU-450HX

Caractéristique Advance ATX-5012 (Annoncée 480W) Corsair CMPSU-450HX (450W)
Puissance maximale combinée 380W Non spécifié, implicitement 450W
Puissance maximale sur 3.3V et 5V 210W 130W
Puissance maximale disponible pour CPU/GPU 170W 396W (sur 12V)

Les alims Advance sont de très basse qualité. Les marques qu'on peut te conseiller c'est Antec, BeQuiet, Enermax, Fortron... Et tu n'as pas dit la puissance de ton alim.

En l'occurrence, la réputation d'un pestiféré à fuir à toutes jambes. A l'inverse il y a des constructeurs qui se sont fait une réputation de fiabilité, notamment FSP Fortron, Enermax. Ça ce n'est pas fondé sur le marketing mais sur l'expérience statistique.

Dans la mesure où les alims Advance utilisent des composants électroniques pauvres, elles peuvent endommager tes composants qui rendront leur âme l'un après l'autre, en particulier pour ce qui est CPU, GPU et carte-mère.

tags: #alimentation #advance #480w #test

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