Circuits courts d'alimentation à Millau : Alternatives aux supermarchés et initiatives locales

Où trouver une alternative aux supermarchés à côté de chez vous ? Face à la multitude d’initiatives, parfois éphémères, qui fleurissent sur le territoire, une carte participative est mise à disposition pour localiser les magasins proposant des alternatives.

Lorsque vous cliquez sur un magasin, vous pouvez signaler une erreur : une information manquante ou erronée, ou encore la fermeture définitive de la boutique.

Vous pouvez également ajouter un commerce qui n’apparaît pas sur notre carte.

Le Projet Alimentaire Territorial, porté par le Parc et trois autres structures locales, a été labélisé par le ministère.

La bonne nouvelle est tombée au début du mois de mars : le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a officiellement reconnu comme Plan Alimentaire Territorial la stratégie portée par le Parc naturel des Grands Causses et trois autres structures (l’Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron - APABA, la Chambre d’Agriculture de l’Aveyron et les Loco-Motivés).

Lundi 22 mars, les représentants des quatre entités se sont donc retrouvés dans les locaux du Parc pour signer ce partenariat.

La Ville de Millau a reçu le prix du palmarès des Paysages Alimentaires pour son engagement en faveur d'une alimentation de qualité et durable.

Ce prix salue l’initiative de 48 collectivités dont la démarche touche directement 16,7 millions d’habitants.

Il vient consacrer les efforts engagés pour offrir à nos enfants une alimentation de qualité grâce à 30 producteurs locaux.

Ce palmarès est décerné au printemps par l’association « Un plus Bio » à l’issue d’un processus d’analyse des données de l’Observatoire des Paysages Alimentaires.

Il vise à valoriser les collectivités engagées dans la transformation des systèmes alimentaires sur leurs territoires et met à l’honneur les stratégies gagnantes ou audacieuses.

L’idée est bien de démontrer qu’au-delà de la cantine, les paysages alimentaires sont en train de se construire compétences.

La présence de Millau dans le palmarès des paysages alimentaires récompense également les actions menées depuis la création de la cuisine centrale il y a plus de 20 ans.

Depuis, l’alimentation a toujours été au cœur des différentes politiques publiques qui ont été menées.

Aujourd’hui, la cuisine centrale doit relever de nouveaux défis en s’adaptant à nos besoins actuels tout en anticipant ceux des années à venir.

Le projet de construction d'une nouvelle cuisine centrale s'inscrit dans cette dynamique et ce cercle vertueux des circuits de proximité et de santé publique.

Pour rappel, à la cuisine centrale de Millau, les repas, (faits maison pour 90% d’entre eux) sont préparés avec des produits issus du circuit-court, venant de 30 producteurs situés à moins de 50 kilomètres de la cuisine centrale.

C’est un véritable choix de santé publique mais aussi de soutien à toute la filière agricole locale.

Depuis janvier 2024, et d’après l’organisme Ecocert, il y a 62 % de produits bio à la cantine (contre 25% en 2020).

Créée en 1994 sous le nom des Producteurs fermiers du Sud-Aveyron, rebaptisée en 1999, l’association Fermiers de l’Aveyron œuvre pour la promotion, la représentation et la défense des producteurs fermiers du département.

L’association, Fermiers de l’Aveyron, vit grâce à la volonté et au travail de ses adhérents bénévoles ainsi que le soutien de ses partenaires et sponsors.

Elle contribue par ses manifestations à animer le département de l’Aveyron.

Aujourd’hui, sa légitimité au niveau local lui permet d’être partenaire et de s’impliquer dans les comités d’organisation d’événements de ce type.

Depuis mercredi, l’association d’insertion Le jardin du Chayran présente un stand de fruits et légumes avec quelques pots de miel venant de son domaine, au sein du marché couvert de Millau.

Ce nouveau service vient en supplément des 140 paniers issus de l’agriculture biologique que vend ce chantier de réinsertion dans deux dépôts à Millau.

Le stand n’offrira pas la possibilité de venir chercher ces paniers, il est plutôt un complément ou destiné à une autre clientèle qui ne souhaite pas de paniers.

Le jardin du Chayran, c’est plus qu’une ferme biologique adepte des circuits courts.

En effet, les quinze salariés jardiniers sont des personnes en contrats aidés.

Ils ont moins de 25 ans ou plus de 50, et sont au chômage depuis plus de deux ans ou au RSA.

Ils ont des contrats de 24 heures par semaine pendant six mois, renouvelables jusqu’à deux ans.

C’est une façon de remettre le pied à l’étrier, d’acquérir une formation ou une expérience avant d’affronter le marché du travail plus concurrentiel.

L’installation dans les étals des halles répond aussi à deux demandes.

D’une part, il fallait écouler la production d’une surface maraîchère passée de 3 à 9 hectares, mais également répondre à un désir croissant de la clientèle du centre-ville pour une offre supplémentaire en bio.

En particulier pour les personnes âgées ou les gens qui travaillent et font leurs courses entre midi et 14 h.

Désormais, elle va proposer 40 à 50 variétés de légumes provenant des bords du Tarn, du mercredi au samedi, de 7 h à 14 h.

En termes de prix, ils restent comparables à ceux des paniers vendus en abonnement tout comme ceux qui sont pratiqués sur le marché.

À force d’efforts, la cuisine centrale de Millau n’est plus seulement un service municipal : c’est un véritable levier de développement économique pour les fermes du Sud‑Aveyron.

"Sur un budget restauration de 890 000 €, 450 000 € repartent directement chez nos 30 producteurs situés à moins de 50 km", rappelle Aurélie Eson, adjointe à l’Éducation.

Une manne bienvenue pour les exploitations voisines, confirme Pascal Massol de la Ferme du Céor : "L’alimentation, c’est un bien commun.

Lorsque Millau commande, c’est toute la filière qui respire", salue le président l'’Apaba qui depuis Salmiech transforme le lait de vache en yaourts et en crèmes desserts.

Surtout, les familles n’ont pas subi la flambée des prix alimentaires : malgré l’inflation post‑Covid et la crise énergétique, aucune hausse de tarif n’a été répercutée sur les factures de cantine.

En substance, la cantine millavoise illustre un cercle vertueux : plus de qualité dans l’assiette, plus de débouchés pour les fermes, plus de valeur ajoutée sur place.

Lui qui rappelle, à l’heure où la consommation de bio marque le pas au niveau national, que l’exemple millavois "fruit d’une volonté politique claire, alliée à une logistique bien huilée", suffit à transformer la restauration collective en un puissant moteur de transition agricole et économique.

Le succès de la cuisine centrale crée ses propres limites : les locaux actuels, construits il y a plus de vingt ans, peinent à suivre.

La municipalité s’est donc lancée dans la construction d’une nouvelle cuisine (capacité : 2 000 repas/jour) dotée d’une légumerie, d’une zone de surgélation et d’espaces de stockage agrandis.

"Cette flexibilité offrira aux agriculteurs une vraie sécurité", se réjouit Pascal Massol : "Si l’on a un pic de courges, Millau pourra tout prendre", valide le directeur Julien Aigouy.

Sélection de trois cabinets d’architecture cet été, première pierre dès le prochain mandat.

Faire le choix des circuits courts alimentaires

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