Véritable symbole de la gastronomie française, le fromage est un produit aussi bien connu pour son goût prononcé, que pour l’odeur qu’il dégage. Un fromage qui n’aurait aucune odeur, serait susceptible d’être un fromage qui n’aurait pas de goût, dont la saveur serait très faible et dont la dégustation pourrait également être banale. En réalité, cette expression est quelque peu excessive, car en tant que bon amateur de fromage, on apprécie ces odeurs. Un fromage se doit en quelque sorte d’avoir une odeur remarquée et remarquable.
Mais au-delà des fromages, certains aliments du monde entier sont réputés pour leurs odeurs particulièrement fortes, voire insupportables. Voici une liste non exhaustive de ces aliments qui ne laissent personne indifférent :
Certaines odeurs sont tellement puissantes qu’elles semblent s’imprimer à jamais dans notre mémoire. Voici quelques fromages français qui ne passent pas inaperçus :
Le fromage Époisses, un fromage de Bourgogne à l'odeur prononcée
Au-delà des frontières françaises, d'autres aliments sont également connus pour leurs odeurs singulières :
Le durian, un fruit d'Asie du Sud-Est connu pour son odeur forte
L'odorat, à la base, c’est un atout important dans notre survie, il permet de différencier ce qui est bon pour nous de ce qui ne l’est pas (genre la viande pourrie qui commence à sentir et qui risque de t’envoyer directement à la morgue). Mais de temps en temps un aliment se pointe avec une odeur à te déboucher le nez pour les cinq années à venir mais avec un goût pas dégueu, voire très très agréable. Celui-là, c’est l’exception à la règle, la petite pépite d’or bien cachée dans la boue, celui qu’on ne doit pas juger avant de l’avoir goûté. Quand on y réfléchit, c’est vrai que c’est ouf d’aimer autant quelque chose qui a une si mauvaise odeur.
Plusieurs scientifiques ont essayé de déterminer la pire odeur qui soit. La première chose qui ressort de ces tentatives est claire: il est difficile de sortir du lot un seul grand gagnant de ce concours fétide, pour la simple et bonne raison que l'appréciation d'une senteur reste totalement subjective.
En analysant plus de 1.500 propriétés de 150 molécules différentes, les membres de l'étude ont établi une relation entre l'aspect agréable d'une odeur et ses propriétés physico-chimiques, autrement dit la façon dont ses molécules sont agencées, explique Science Alert. Ce n'est pas tout. Notre cerveau est également à l'œuvre dans la perception des odeurs. Les informations collectées par nos narines sont triées en fonction de nos expériences passées et les odeurs sont analysées par rapport à celles qu'on a pu sentir auparavant. L'évolution serait également en jeu et nous serions par exemple dégoûtés par des effluves que nous devons historiquement craindre pour nous protéger.
Asperges, choux, poireaux... Si ces légumes nous sont bénéfiques, ils dégagent néanmoins des odeurs désagréables qui peuvent diminuer notre envie de les manger. Lorsqu'on évoque les nombreux bienfaits des légumes pour l'organisme, on parle souvent des fibres, des vitamines, des antioxydants... Le soufre joue pourtant un rôle-clef. On le retrouve dans la synthèse d'acides aminés, notamment des briques élémentaires pour synthétiser la kératine (constituant des ongles, poils et cheveux). Le soufre est aussi un élément qui favorise la cicatrisation et améliore les problèmes de peau en général. Problème : ces légumes riches en soufre dégagent des odeurs désagréables car le soufre sent mauvais. Il est certes bon pour la santé, mais il est nauséabond.
Si les légumes riches en fibres facilitent le transit intestinal, ils contiennent aussi des thioglucosides (thio = soufre et glucoside = sucre). Ces molécules, dérivées des sucres, contiennent des atomes de soufre. Elles sont en partie responsables des saveurs piquantes des radis, de la moutarde, des ails, des oignons, de certains navets plus ou moins piquants, du cresson, du raifort... On a du mal à digérer ces sucres, qui fermentent facilement dans l'organisme. Il faut donc aider au maximum notre organisme à digérer ces fibres et sucres fermentescibles.
Tout d'abord, il faut bien cuire les légumes pour dégrader les fibres. Manger du chou-fleur cru est à la mode mais cela n'est pas idéal pour la digestion. Des oignons ou des échalotes compotés longuement sont beaucoup plus digestes. Pour aider à couper les fibres, on peut ajouter un peu de bicarbonate dans l'eau de cuisson. Les légumes verts seront bien verts, appétissants, et cela permettra de dégrader les fibres. Enfin, n'utilisez pas l'eau de cuisson. Dans l'idéal, faites cuire dans une première eau 5 à 10 minutes, puis changez l'eau et poursuivez la cuisson. Vous éliminerez ainsi les premières molécules aromatiques.
Il ne faut pas passer à côté de ces aliments qui sont aussi d'excellentes sources de minéraux (calcium, phosphore, magnésium) et de vitamines (C notamment) et d'antioxydants (la lutéine par exemple responsable des couleurs jaune vert).
Les odeurs d'asperges sont liées à des molécules riches en soufre. Mais c'est surtout les urines qui sentent l'asperge ! Le principal responsable moléculaire est le méthylmercaptan (méthanethiol). Les asperges en contiennent une grande quantité, et elles contiennent aussi beaucoup de potassium, c'est la raison pour laquelle elles sont de très bons diurétiques. Et 15 à 30 minutes après leur ingestion, l'urine sent déjà l'asperge. Selon une récente étude, nous ne sommes pas tous égaux devant ce phénomène. Le composé soufré (méthylmercaptan) n'existe pas directement dans les asperges. C'est un produit de dégradation de l'acide asparagusique qui, lui, est naturellement présent dans ces légumes. 8% de la population ne posséderait pas l'enzyme capable de dégrader cet acide.
En résumé, pour limiter les odeurs désagréables de ces aliments, faites les cuire dans une grande quantité d'eau ou en deux bains. N'utilisez pas l'eau de cuisson et mettez une pincée de bicarbonate.
| Technique | Explication |
|---|---|
| Cuisson adéquate | Bien cuire les légumes pour dégrader les fibres et faciliter la digestion. |
| Bicarbonate de soude | Ajouter un peu de bicarbonate dans l'eau de cuisson pour aider à couper les fibres. |
| Changer l'eau de cuisson | Faire cuire dans une première eau 5 à 10 minutes, puis changer l'eau et poursuivre la cuisson pour éliminer les molécules aromatiques initiales. |
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